15/06/2018

Lutter, pour quel résultat?

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Pour la plus grande partie d’entre nous, nous avons envie, en tous les cas, d'avoir confiance dans les institutions de nos pays.

Tout autant considérons-nous utile de faire valoir nos droits, de vote, par exemple. Or que vaut un scrutin qui ne compte que trente pour cent de voix, quarante pour compter un peu plus large? 

Au prétexte que l'abstention ne serait qu’à imputer à celles et à ceux qui considèrent qu’il ne vaut plus la peine de se prononcer pour tel(le) ou tel(le) candidat(e) ou pour tel ou tel sujet de scrutin, on règle ainsi le problème.

Alors oui, déconsidérer un droit qui vous est accordé est regrettable. Tout autant, le refus de s’interroger sur le choix opéré par ces personnes qui ne veulent plus s’exprimer dans les urnes.

Car elles sont sans doute démotivées, conscientes que ce qui se passe à des niveaux qui les dépassent, leur échappe.

Parce qu’on leur aura aussi fait comprendre, d’une manière ou d’une autre, que leur avis ou rien revenait au même.

Que faire, dans ce cas-là? Se lancer dans une lutte à la David contre Goliath? Certain(e)s s’y emploient avec succès variables à la clé.

Dans le précédent sujet de ce blog, il a été question de pédophilie. 

A découvrir le document indiqué en lien par une commentatrice du sujet, on ne peut que comprendre comment fonctionnent certaines de ces institutions en lesquelles on aimerait tant pouvoir encore accorder note confiance

Or il apparaît que des méthodes, si souvent reprochées à des gouvernements de pays vite qualifiés de dictatures, sont appliquées en nos si chères et valeureuses démocraties. 

 

13/06/2018

Kim Jong-un-Donald Trump, Pape François bientôt dans la Cité de Calvin, Mondial de football en Russie, etc.etc...

 

L’actualité nous offre toutes sortes de sujets de réflexion. En traiter de manière réactionnelle n’y changera pas grand chose. Les puissances qui occupent le devant de la scène sont bien réelles et sans doute s’arrangent-elles entre elles pour mener notre monde.

Cette analyse de Roland Lombardi en témoigne. Elle porte sur la situation en Syrie et indique comment les uns et les autres s’organisent entre eux.

Il a souvent été énoncé, ici, qu'à nous autres citoyens lambda, ne restaient sans doute que l’appel à lancer un peu telle la bouteille que l’on jette à la mer.

Avec le destin très aléatoire qu’on lui sait, elle peut, malgré tout atteindre un but. Mais de là à ce qu’il bouleverse la donne d’une planète qui paraît vraiment être aux mains de quelques uns, il y a un pas. 

Qu’il soit franchi reste un voeu pieux.

Et même, cedit voeux serait-il exaucé qu’il créera sans doute une autre organisation planétaire. Avec ses nouvelles forces et ses nouvelles faiblesses. Ainsi va le monde, diront les fatalistes. Oui et cependant, ne pas baisser les bras et renoncer à y participer demeure toujours un défi.

A relever ou pas, il n’en demeure pas moins tentant pour qui aime le combat ou l’aventure. Car il s’agit bel et bien de cela avec, pour les justifier, les discours adaptés et aussitôt contestés par qui ne rêve que de « vérité »...

 

05/06/2018

A qui le tour?

 

 

Souvent est énoncé le terme de créativité au sein d'entreprises ou ailleurs. Voici qui reste, bien sûr, encourageant et à encourager. Pour autant, non loin de là veille le terme désormais consacré de management.

Or même si Wikipedia se fend d’une explication intéressante sur l’étymologie du mot, il n’en demeure pas moins vrai que la présence de plus en plus massive d'anglicismes dans nos idiomes ne tient pas du hasard.

On a là le reflet de l’emprise d’une civilisation et, avec elle, d’une manière de penser le monde.

Quels qu’en soient les atouts, elle témoigne d’une vision approximative et ce, à l’instar de toutes celles qui l’ont précédée et qui lui succéderont.

Elle n’en est cependant pas moins là, pour l’heure.

Active à se déployer partout dans le monde, un jour néanmoins, elle disparaîtra au profit d’une autre. 

Laquelle et dans combien de temps, telle semble bien être là l’énigme. A moins que l’une ou l’autre d’entre vous n’ait une idée à ce sujet?

01/06/2018

Haine et manipulations

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A lire ce sujet de Francinfo qui revient sur le faux assassinat du journaliste Arkadi Babtchenko, la question se pose vraiment de savoir ce qu’est le journalisme sinon la politique.

Tout serait à citer de cet article que je vous invite vivement à découvrir pour mesurer ce qu’il en est du monde dans lequel nous évoluons.

On sait, bien sûr, combien j’aime la Russie. Cela n’implique ni cécité ni haine envers quiconque ne partage pas le sentiment que je porte à ce pays.

Or, force est de constater que lorsque les pires procédés se mettent en place pour envenimer la relation si complexe entre l’Ukraine et la Russie, l’amertume envahit.

Car à parcourir ce qui s’énonce pour commenter la mise en scène macabre réalisée par Kiev, on comprend que tout est bon pour rappeler, par exemple, les méthodes pratiquées du temps de l’ex-URSS et créer, par là, un lien  négatif entre les deux pays alors que tant d’autres dimensions les lient l’un à l’autre.

Il en ressort qu’aucune tentative quelconque d’entente n’est recherchée. Seul le rejet radical est encouragé avec tous les moyens à disposition pour l’ancrer de manière irréversible.

A cet égard, les différents échanges que j’ai pu avoir avec le journaliste de référence cité dans l’article ont révélé que les poursuivre relevait de l’espoir le plus fou sinon de l’impossible.

Et comme il alimente nombre de nos médias, autant dire que nous sommes informés comme il convient que nous le soyons.

 

31/05/2018

Babtchenko pas assassiné, qui nos médias assassinent-ils?

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Je fais appel à vous, lectrices et lecteurs de ce sujet de blog.

En effet, vous avez sans doute toutes et tous appris comment ce journaliste russe d’opposition comme on dit, en clair, peu favorable sinon hostile à la politique du Kremlin, aurait été assassiné pour, soudain, réapparaître vivant.

Cela s’est passé en Ukraine. Et ce sont les autorités de ce pays qui ont communiqué à cet égard. Elles ont indiqué qu’il s’était agi-là d’une mise en scène.

Dont acte.

Mais si je fais appel à vous, c’est tout simplement pour vous demander ce que vous pensez de la manière dont il en est rendu compte par certains médias parmi lesquels, par exemple, France-Culture.

Je vous prie de bien suivre la manière avec laquelle un fait commis en Ukraine et reconnu comme il l’a été par les autorités du pays, en arrive à -presque- être imputé à la Russie.

Pourquoi je sollicite votre avis? 

Pour être certaine d’avoir bien entendu et compris comment on parvient à ne pas parler du pays organisateur de cette macabre mascarade pour, bien plutôt, charger la Russie.

 

 

25/05/2018

En-deça de rencontres au sommet

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C’est bien, les rencontres au sommet. C’est bien de discuter de tel et tel front de guerre. Il le faut, on le sait et seule la diplomatie et la politique peuvent mettre fin à l’agression armée où qu’elle sévisse.

Avec quel succès, cela reste toujours variable et nombre d’accords dont ceux de Minsk en témoignent qui ne sont pas respectés.

Nous sommes, ici, dans des régions de l’Europe où sévissent toutes sortes de conflits sociaux, civils et autres. Mais là, à quelques heures de vol de nos capitales, c’est un tout autre scénario qui se joue. 

Un pays, l’Ukraine en l’occurrence, est aux prises avec une violence qui ne semble plus vraiment intéresser nos médias. On ne peut évidemment pas couvrir tout ce qui se passe dans le monde, nul ne l’ignore, c’est pourquoi en parler ici peut au moins contribuer à ne pas laisser dans l’oubli cette humanité en souffrance.

Voici encore un témoignage que je vous invite à découvrir ici, celui de la Maire de Zaïtsevo

Le village se trouve sur la ligne de front qui sépare les Républiques de Louhansk et de Donetsk du reste du pays. Coupé en deux, il est, comme l’indique cet article, le symbole de la guerre du Donbass.

Qui d’entre nous souhaiterait voir l’immeuble où il vit, les enfants qu’il a chéris, les proches qu’il a aimés, disparaître dans les ruines d’une guerre initiée pour le seul profit de puissants qui rivalisent de méthodes criminelles pour accroître encore et encore leur pouvoir?

 

24/05/2018

Donbass, appel

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                                                                                          capture d’écran, youtube

Sur mon mur Facebook, le sujet de blog que j'ai consacré au Donbass, a donné lieu à quelques échanges animés. C’est surtout suite à l’évocation de l’OSCE comme site de référence où s’informer pour se tenir au courant de la situation dans le Sud-Est de l’Ukraine, que les sensibilités ont divergé. 

Parmi les personnes qui se sont exprimées, il en est qui se trouvent sur place et vivent la guerre au quotidien. Il en est, aussi, qui ont de la famille de part et d’autre de la ligne de front et sont ainsi tenues au courant de ce qui s’y passe. Or il leur est assez vite apparu que ce qui était rapporté dans les médias, différait souvent sensiblement de ce à quoi elles étaient elles-même confrontées sur le terrain.

Ce contraste souvent frappant entre une situation à laquelle on assiste et ce qui en est relaté par les médias dits mainstream, nombre de mes ami(e)s qui n’en avaient pas conscience, ont fini par l’admettre tandis qu’elles ou eux-mêmes avaient été témoins de tel ou tel événement et de ce qui en était ensuite relaté par tel ou tel média. 

S’agissant maintenant de l’OSCE, si la présenter comme source de référence a suscité quelques réactions, c’est que son rôle a pu, sur place, être parfois mal ressenti. Alors, bien sûr qu’il faut relever la complexité de la tâche des observateurs. Mais tout autant peut-il être admis que l’OSCE soit susceptible d'être discutée quant à son impartialité.

Pour ce qui me concerne, j’ai tenté de prendre des informations partout où c’était possible et d’en rendre compte ici. J’ai aussi tenu à réagir à la manière si souvent biaisée qu’ont eue la plupart de nos journalistes d’informer alors que leur parti pris était évident. Certains d’entre eux auxquels j’ai transmis mes remarques ont apprécié, d’autres ont ignoré.

Cela dit, je réitère cet appel que j’ai tant de fois lancé à la diplomatie de parvenir, enfin, à un véritable cessez-le-feu dans cette région de l’Europe qui se déchire et saigne. Et je vous invite toutes et tous à découvrir ce message d’une résidente de Gorlovka.

 

22/05/2018

A nos portes, la guerre

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Vous aimez lire des livres, voir des films, vous informer ou, au moins, tenter de vous faire une opinion, alors voici de quoi. Sauf que le sujet dont il est question ici ne relève d’aucune fiction sinon de celle de leurs auteurs.

Car oui, il faut bien le dire, la manière avec laquelle est abordée la situation dans le Sud-Est de l’Ukraine toujours en guerre, révèle avant tout la divergence -sinon le grand écart- de sensibilités.

Son livre, l’écrivain russe Zahar Prilepine l’a présenté à Paris et à Genève, son film, le réalisateur ukrainien Serguei Loznitsa l’a présenté à CannesJusque là, on ne peut que saluer l’objectivité de la France, au moins, qui rend compte de deux approches d'une guerre qui tue encore et encore à nos portes.

La perspective d’une réconciliation entre les deux camps qu’elle oppose semble de plus en plus s’éloigner alors que tant de blessures saignent de part et d’autre de la ligne de front qui les sépare.

Et c’est bel et bien là ce qu’il y a de plus tragique.

Qu’un peuple ait pu être pris dans pareille guerre fratricide peut être imputable à qui l’on veut désigner comme responsable. Le fait est que les victimes se comptent d’un côté comme de l’autre d’une population fortement mise à mal.

Dans ce cas, alimenter un conflit comme s’y emploient encore autant de milices en tous genres au profit de puissants intérêts ne peut mener qu’au pire gâchis humain.

 

08/05/2018

En ce 8 mai

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Le 19 décembre 1964, les cendres de Jean Moulin sont transférées au Panthéon. A cette occasion, André Malraux prononce un discours vibrant d’émotion que je vous propose de suivre ici.

Les commentaires sont aussi à lire. Et parmi eux, celui qui renvoie au texte de l’hommage rendu.

Pour qui n’a pas connu cette guerre du seul fait, déjà, de ne pas avoir vécu en France à ce moment-là, ce discours permet de réaliser, au moins en partie, ce qu’elle a impliqué pour qui a tenté de résister à l’occupant nazi.

Si, en ce 8 mai, on célèbre l’armistice en France et que le jour est férié, il n’en a pas toujours été ainsi. Cet article nous explique ce qu’il en est et en a été au cours des présidences qui se sont succédé.

Que le rapport au passé soit vécu et relaté de manière très diverse est une réalité. Une autre, est sa réécriture ou son effacement.

Ce qui démontre combien son intégration au plan collectif et individuel reste un défi. Zones d’ombres, parts d’injustice, autant de combats sont menés pour que leur reconnaissance advienne. Avec le succès que l’on sait, souvent, très relatif.

Et cependant, il est des moments fondateurs qui réunissent. C’est sans doute l’intensité avec laquelle ils ont été partagés qui les inscrivent dans la durée.  

 

03/05/2018

Accord sur le nucléaire iranien revu et autres considérations sur un avenir brumeux...

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Une conversation entre Mikhaïl Gorbatchev et le politicien Giuletto Chiesa, également ancien correspondant de L'Unità et de La Stampa à Moscou a été publiée en commentaire sous le précédent sujet de ce blog.

Selon Wikipedia, le second s’est lié d’amitié au premier et a fondé avec lui le World Political Forum.

Publié et partagé sur différents sites et réseaux sociaux, l’entretien entre les deux hommes ne manque pas d’intérêt.

En effet, mis en relation avec les récentes déclarations de Dominique de Villepin relatives à la visite rendue par le Président français à son homologue états-uniens, se profile de manière assez évidente ce qui se trame au Moyen-Orient.

C’est à la minute 6 que l’Ancien Premier Ministre français s’exprime au sujet de la remise en jeu de l’accord sur le nucléaire iranien. Il faut l’écouter dire d’Emmanuel Macron: il n’a pas dévoilé, à mon sens, tout son jeu...

On discerne, dans les propos tenus par Dominique de Villepin, comment se joue, en définitive, le sort de tout le Moyen-Orient si cet accord était revu, à savoir, doté d’un nouvel accord tel que l’a formulé le Président français.

On comprend d’autant mieux comment il s’agirait, pour la France entre autre, de reprendre le dessus en Syrie. Et, de fait, le risque d’embrasement sinon la position délicate dans laquelle va se retrouver la Russie comme le révèle l’entretien entre Mikhaïl Gorbatchev et Giuletto Chiesa.

 

01/05/2018

Attaquer la Syrie serait donc légitime?

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Donc si l’on comprend bien, attaquer un pays souverain ne pose pas vraiment de problème à l’auto-proclamée communauté internationale.

Quoi qu’on pense d’un Président et de son gouvernement, certes plus souvent appelé régime de Damas selon la rhétorique médiatique en usage, est-il légal d’attaquer la souveraineté de son territoire?

Ce dimanche 29 avril, la Syrie a connu une nouvelle agression dont il est rendu compte sur différents sites.

On nous a expliqué que légal n’équivalait pas à légitime et que, de fait, il importait de faire valoir la légitimité d’attaques quand une population était en souffrance.

Cette distinction, entre légal et légitime, rappelez-vous, c’est le Président français qui s’est appliqué à la développer.

Dans ce cas, qu’attend-on pour procéder ainsi dans d’autres pays dont les peuples sont mis en lambeaux par la guerre que leur mènent des puissances ennemies?

En voici, un avenir radieux pour autant de légitimistes, non?

29/04/2018

Images, sondages et divergences

 

macron,philippe,sondages,images

Dans quelle mesure l’orientation d’un média y est pour quoi que ce soit dans l’appréciation d’un Chef d’Etat et de son gouvernement se discute souvent.

En l’occurrence, voici deux points de vue qui ne manquent pas d’intérêt.

Francetvinfo, chiffres à l’appui, traite de la perception qu’a le peuple français de son gouvernement tandis que le journal Les Echos fait part de l’image de la France vue de l’étranger.

Que des regards divergent sur une personnalité ou un gouvernement n’a rien de surprenant. Le fait est que les deux articles cités ci-dessus sont assez éloquents en la matière.

Reste maintenant à savoir lequel de ces deux points de vue va l’emporter.

Car si, comme cela s’énonce parfois, un Président et son gouvernement ne représentent plus grand chose dans le cadre de la gouvernance mondiale tant on les présente comme pions ou marionnettes, l’avis des peuples, dans ce cas, importe peu.

Sauf à se dresser contre qui les musèle. Mais est-ce vraiment envisageable, la question reste ouverte.

27/04/2018

Suisse-Syrie, exportation de gaz en question

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Depuis quelques jours, la RTS évoque dans chacune des éditions de son téléjournal, invités à l’appui, l’exportation en 2014 vers la Syrie d’Isopropanol, gaz chimique commun mais permettant la fabrication de gaz sarin.

Le sujet, de médiatique est devenu politique tandis que des députés s’en sont emparés pour exiger une enquête.

Bien. 

Dans ce cas, les autorités du pays auront à se justifier. Jusqu’à présent, c’est le Secrétariat d’Etat à l’Economie qui a communiqué en relation avec cette exportation.

Il sera intéressant de suivre cette affaire tandis qu’à La Haye, ce 26 avril, un enfant syrien a témoigné dans le cadre d’une conférence de presse sollicitée par la mission russe de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques.

Cet enfant, qui apparaît dans la vidéo dont la RTS passe et repasse les images pour illustrer son sujet en relation avec l’exportation suisse d’isopropanol vers la Syrie, cet enfant donc explique ce qu’on lui a demandé de faire et ce qui s’est passé en réalité.

Son témoignage, ajouté à ceux de collaborateurs du service des urgences et de réanimation de l’hôpital de Douma qui ont assisté aux scènes filmées qui ont tant mobilisé l’Occident et incité les grands protecteurs états-uniens, anglais et français à frapper la Syrie, ne semblent pas être parvenues à la rédaction de la RTS.

Pas davantage non plus, n’ont-elles-dû atteindre ces parlementaires suisses si désireux d’enquêter. Il faut dire que le témoignage d’un enfant syrien relayé par des Russes a de quoi ne pas trop inquiéter ce beau monde tant on sait bien à quel niveau de propagande se livre le Kremlin et ses affidés...

 

24/04/2018

Tableau de nouvelle famille?

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On est loin du french bashing s’est-il dit sur franceinfo pour commenter la visite d’Etat d’Emmanuel Macron, invité de Donald Trump.

Mais les raisons de ce french bashing ont fait et semblent toujours faire la fierté de la France. Cela n’a, évidemment, pas été mentionné.

Pourtant, même celles et ceux qui n’ont pas forcément apprécié l’ensemble des actions de Dominique de Villepin lui restent reconnaissants du discours qu’il a tenu le 14 février 2003 à l’ONU pour signifier le refus de la France de s’engager dans une guerre contre Irak.

Or de ce french bashing qui ne relève plus, désormais, que d’un lointain passé au prétexte de cette soudaine nouvelle alliance entre les Etats-Unis et la France pour frapper un pays souverain, la Syrie, on se demande ce qu’en pensent Jacques Chirac et son ancien ministre des Affaires Etrangères.

Dominique de Villepin est souvent sollicité par les médias pour s’exprimer. Encore ici, pour commenter la visite d’Etat de la France aux Etats-Unis.

Serait-ce pour sa sympathie envers Emmanuel Macron ou pour ses propres qualités desquelles on se rappellerait soudain alors que nombre de médias l’avaient plutôt tenu à l’écart durant sa tentative de campagne pour la présidentielle française de 2012, allez savoir! 

Le fait est qu’en diplomate qu’il est, il trouve les mots pour commenter la position de cette France qui s’affiche avec les Etats-Unis et qui ne peut laisser indifférent.

22/04/2018

Quel avenir?

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                                                                               capture d’écran Ouest-France, 30 mai 2017

Alors qu’il a été tant de fois énoncé que le Président de tous les Français était transgressif, la preuve - s’il en fallait encore- nous en est donnée ici. Le message est clair et cohérent, le voici au cas où il vous aurait échappé, Jean-Luc Mélenchon tenait à le rendre public.

User de son droit d’expression, même à prêcher dans le désert, anime toute personne qui refuse de demeurer passive face à ce qui l’entoure. Ainsi les propos tenus par le tribun de la France insoumise sont-ils à considérer tant ils mettent en lumière ce que toutes celles et tous ceux qui se sont réjouis du côté transgressif d’Emmanuel Macron portent comme responsabilité.

Car une France qui agit en dehors de tout cadre légal international court tout simplement le risque de ne plus être entendue.

Alors, comme réussite diplomatique, puisque tel aurait été le sens de l’attaque menée contre le pays souverain qu’est, jusqu’à nouvel ordre, la Syrie, la France aurait mieux pu.

Mais comme nombre de personnes restent persuadées que le Président et son gouvernement mènent de bonnes réformes pour le pays, ce que dit l'insoumis n’ébranlera sans doute rien au crédit dont jouit toujours Emmanuel Macron.

Autant dire que toutes celles et tous ceux qui ne se reconnaissent pas en lui n’ont guère d’autre choix que de le faire savoir. C’est peu mais c’est au moins refuser de soutenir la transgression.

 

20/04/2018

Quand la diplomatie permet de dire tout et son contraire

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L’attaque qui a récemment visé la Syrie et qui a été menée de manière conjointe par les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France a souvent été commentée en rappelant celle qui avait frappé l’Irak et à laquelle la France avait refusé de participer.

Pour toutes sortes de raisons, cette comparaison a été considérée comme inadéquate.

Il n’en demeure pas moins intéressant d'observer comment Dominique de Villepin -dont le discours tenu à l’ONU le 14 février 2003 est resté dans nombre de mémoires au point, justement, d’être cité à nouveau- comment donc, l’Ancien Ministre de Jacques Chirac se situe par rapport à la Syrie.

En 2012, il se disait prêt à une intervention militaire en Syrie. Ensuite, il a commencé à réviser sa position et a rejoint François Fillon et Jean-Luc Mélenchon qui, tous deux, n’ont jamais varié et toujours rejeté la solution militaire.

Lors de l’élection présidentielle française de 2017, Dominique de Villepin n’a jamais caché son soutien à Emmanuel Macron. Par ailleurs, on sait l’Ancien Premier Ministre favorable au dialogue à maintenir plutôt qu'aux armes à fourbir.

Or, en Chine où il a été invité à donner une conférence, il a déclaré que la frappe militaire menée en Syrie sous la direction des Etats-Unis n’est pas une solution parfaite au problème qui touche cette région.

On le sait diplomate. On connaît aussi sa maîtrise de la langue. A l’évidence, là, il excelle ...

 

 

18/04/2018

La France...

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Après l’interview d’Emmanuel Macron qui a été menée par Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel, les critiques n’ont pas manqué et nombreuses sont celles qui ont visé les deux journalistes.

Or c’est négliger le fait qu’ils s'étaient entendus au préalable avec l’Elysée sur les modalités de la rencontre. De même, le Président de la République française, tout comme ses intervieweurs, se sont réjouis de mener le même exercice l’an prochain.

Alors, de qui se moque-t-on?

Certainement pas d’Emmanuel Macron qui n’a pas semblé bouder son plaisir à faire face aux deux journalistes. Aussi bien, ce à quoi on a eu droit, ce 15 avril au soir, est un moment médiatique particulièrement révélateur.

Partie de poker menteur ou simulacre de jeu de la vérité, le débat auquel le contribuable qui l’a financé a été convié a mis en scène des personnalités prêtes à en découdre.

Au point que toutes les trois se sont donné rendez-vous pour renouveler l’exercice sinon le spectacle. Il n’est toutefois pas certain que, l’an prochain, les conditions soient les mêmes.

D’abord parce que la France est en plein ébullition sociale, ensuite, parce que nous faire croire que l’attaque contre la Syrie était nécessaire pour, entre autre, ramener la Russie à la table des négociations est une vaste supercherie.

Déjà que les propos tenus par Emmanuel Macron sur l’influence qu’il aurait eue sur son homologue états-uniens ont été démentis par la Maison Blanche, ceux qu’il a ensuite confiés à l’épouse de Jean-Jacques Bourdin, la journaliste Anne Nivatl’ont tout autant été par le Kremlin.

A se demander si la France a vraiment besoin d'un Président qui se positionne en égal sinon en supérieur pour exister...

17/04/2018

Ce Kremlin qui fait tant parler de lui...

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                                                                                           image Wikipedia

On le sent ému, Emmanuel Todd. Et il ne mâche pas ses mots. Pas davantage n’esquive-t-il les maux dont il rend compte.

Je vous propose donc de l’écouter parler ici. En quelque 27 minutes, il énonce toutes sortes de propos avec lesquels, évidemment, on est tout à fait en droit de ne pas être d’accord.

Mais au moins vaut-il la peine d’en prendre connaissance pour qui souhaite se faire une autre idée que celle qui domine la plus grande partie de nos médias.

Vous le savez, vous qui suivez ce blog, que souvent j’ai réagi aux jugements à l’emporte-pièce pour privilégier un autre regard, en l’occurrence sur la Russie.

Combien de fois n’ai-je rappelé que ce pays était en grande partie derrière son Président tandis que tant de nos journalistes se plaisent à mettre l’accent sur un pays qui serait homophobe et dirigé par un dictateur?

Combien de fois aussi, n’ai-je rappelé ce qui lie le Russe à sa terre et le rend, de fait aussi, patriote alors qu’on veut faire de lui un nationaliste?

Mais il va de soi que juger sans connaître est bien plus facile et cela aussi, Emmanuel Todd le déplore dans cet interview.

Beatrix, intervenante régulière de ce blog a indiqué en commentaire, le lien qui permet de lire l’échange qui s’est déroulé sur France Culture.

A saluer la station de radio qui a su donner la parole au chercheur français.

 

14/04/2018

Frappes sur Damas, l’ONU rejette la résolution russe, médias, la haute voltige

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Si vous voulez comprendre ce qui se passe en Syrie, vous aurez droit à à peu près tout et son contraire. 

Tout le monde sauve la face, on a un peu l’impression que tout le monde est content, dit le correspondant de la RTS aux Etats-Unis. On voit que la Russie s’oriente plutôt vers une riposte dans le domaine de l’information, de la propagande (sic) explique sa correspondante à Moscou.

Sur France5, les invités de l’émission C dans l’air mènent un débat qui ne manque pas d’intérêt. Mais   y apprendre, par exemple, que l’attaque menée dans la nuit de ces 13 au 14 avril contre un Etat souverain n’est pas qualifiée de militaire mais de politique, voire de diplomatique a de quoi laisser perplexe.

En effet, depuis quand la diplomatie passerait-elle par des frappes, qui plus est, illégales selon l’ONU comme ont tout de même dû l'admettre les interlocuteurs de l’émission suite à une question d’internaute qui leur a été posée?

Pour le reste, sur les réseaux sociaux, faire part de ses émotions et s'adonner à toutes sortes d’interprétations est humain mais face à tant d’inconnues et, surtout, à tant d’informations contradictoires, on ne peut que conjecturer sinon rester sur la réserve.

  

13/04/2018

Ainsi va le monde libre...

 

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                                                                                          capture d’écran Le Parisien

Ils ne se comptent plus, les appels à la raison. Ils émanent de toutes parts.

Qu’on les entende ou non, nul ne semble en mesure de l’affirmer alors que demeure l’incertitude sinon le flou sur la situation en Syrie.

En témoigne l’image qui illustre ce sujet et l’article du grand quotidien français Le Parisien qui l’accompagne.

Il ne suffit plus d’être brillant connaisseur, expert doté de mille et une compétences. Lorsqu’un pouvoir veut s’exercer, il s’applique.

Et que cedit pouvoir soit qualifié de démocratique n’y change strictement rien. La batterie d’arguments et de valeurs dont il se dote et qu’il brandit à la face du monde suffisent à le justifier.

On se bat au nom de droits humains bafoués, est-il ressassé en boucle. On est dans l’obligation de se débarrasser de tel et tel Président abusif au nom du peuple qu’il tyrannise.

Le refrain est si connu qu’il s’entame sans problème et à chaque nouvelle occasion. Les exemple ne manquent pas et nombre d’entre nous s’en souviennent qui ne cessent de les évoquer.

Or l’intelligence ni le bon sens n’ont plus droit au chapitre. Mais nous vivons dans des pays où domine la liberté d’expression, faut-il le rappeler.

La preuve, nombre d’esprits raisonnables se saisissent de ce droit de parole. Pour quel résultat sinon celui d’être remercié et aussi vite oublié.

Ainsi va le monde libre...

11/04/2018

L’avenir radieux

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Dans l’attente de la décision que prendront Donald Trump et Emmanuel Macron, on a droit aux menaces. Les missiles arrivent, selon le premier, la Syrie et ses alliés n’ont qu’à bien se tenir.

Dans le précédent sujet de ce blog, a été déposé un commentaire signé petard, relatif aux documents déclassifiés états-uniens. Il est à lire pour découvrir comment ont été tenus les engagements au sujet de l’OTAN.

Bien sûr que, souvent, ils ont été dénoncés comme abusifs.

Il en a été question ici-même tandis qu’a été évoquée la commémoration de la chute du mur de Berlin en 2014On y entend le dernier Président de l’URSS s’exprimer au micro de la RTS dans un lien indiqué en référence.

Ses déclarations sont éloquentes et prennent tout leur sens et leur poids avec les révélations désormais confirmées par les documents déclassifiés,

Mensonge et trahison doivent-ils donc gouverner le monde?

Poser la question est plus qu’y répondre. C’est rappeler comment est bafouée la confiance accordée par les uns et les autres au nom d’un avenir meilleur et si radieux qu’il tue tout ce qui s’y oppose.

 

10/04/2018

Deux hommes et le sort de peuples et de pays en jeu

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Nous autres citoyens lambdas, pouvons échanger tant qu’on veut sur les réseaux sociaux, les décisions se prennent dans de telles hautes sphères du pouvoir que nos craintes, nos avis ou nos remarques n’y feront pas grand chose.

Les uns prévoient le pire depuis qu’a débuté ce qui a longtemps été appelé crise ukrainienne avant de devenir la guerre en Ukraine.

En réalité, ce qui s’est passé depuis, a constitué une escalade de tensions avec sanctions à l’appui contre la Russie qui y a non seulement résisté mais réussi à inverser le rapport de force en Syrie.

Autant dire que certains ne l’ont pas vu d’un bon oeil, raison, semble-t-il de ce regain de violence et d’attaques sans preuve menées contre la Russie avec, entre autre, l’affaire Skripal. Comme celle-ci semble de moins en moins crédible, a surgi soudain, l’attaque chimique présumée dans la Ghouta.

Quoi qu’il en soit, on se demande bien ce qu’on représente pour ces deux chefs d’Etat, Donald Trump et Emmanuel Macron. Les voici qui se donnent quelques heures pour décider du sort de peuples et de pays, juste pour affirmer leur puissance de feu.

Ecrire ou ne pas écrire à ce propos n’a aucune incidence.

Mais rester silencieux, c’est se résigner et, en définitive, accepter que le monde soit entre les mains d’une poignée d’intérêts et d’hommes qui les défendent à n’importe quel prix.

 

09/04/2018

Syrie, l’acharnement persiste

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Ces trois présidents affichant leur volonté de cessez-le-feu durable, dont l’image illustre ce sujet, ont du souci à se faire alors qu’un aéroport militaire syrien a été bombardé dans la nuit de ce dimanche à lundi.

Qui veut la guerre? La Russie, sans doute puisqu’elle est responsable d’à peu près tout et son contraire.

Ecoutez ce témoignage d’Yves Bonnet, ex-patron de la Direction de la surveillance du territoire (DST) et président du centre international de recherches et d’études sur le terrorisme.

L’interview date d’il y a bientôt un an, elle a été menée par la chaîne de propagande (sic) RT France.

Plusieurs de ses propos sont à relever. Chacune et chacun de vous s’y emploiera selon sa sensibilité et ses intérêts. 

Il n’en demeure pas moins vrai que certains points sont bien (re)mis sur les i.

Entre autre celui de l’ennemi tout désigné que l’on s’obstine à définir russe. Cet acharnement à viser un pays qui ne va pas s’en laisser conter, je l’ai plusieurs fois écrit ici, est irresponsable et met nos populations en danger.

Mais qui souhaite entendre ce discours tandis que journée faite on nous remâche les mêmes salades russophobes?

En dépit de nombre de prises de position qui avertissent du danger réel d’embrasement mondial, rien n’y fait, nos va-t-en guerre persistent. Et signent quand ils ne recourent pas à ce qui s’appelle false flag ...

 

06/04/2018

La question des migrants au-delà des a priori

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Tout le monde a -ou croit avoir- un avis sur la question des migrants. Or dès que l’on se retrouve confronté de très près au sujet, il est fort probable que le regard se modifie. Et ce, dans un sens ou dans un autre.

Une sociologue française parle de ce qu’elle a vécu au pied de chez elle et explique comment elle a décidé de considérer l’ensemble de la situation qui la concernait à différents égards.

Dans un livre qui vient de paraître aux Editions du Seuil, elle évoque le squat d’un lycée désaffecté du XIXe arrondissement de Paris. Occupé par des migrants passés d’un peu plus d’une centaine à plus d’un milier en quelques mois, il a suscité toutes sortes de réactions, cela va sans dire.

L’auteure de l’ouvrage fait part d’un point de vue particulièrement original dès lors qu’il rassemble celui de l’habitante qu’elle est du quartier, de parent qu’elle est d’élève du collège voisin et de sociologue quelle est aussi des quartiers populaires.

Je vous invite à découvrir cet interview qui permet de sortir de certains a priori ou autres idées toutes faites et de mesurer à quel point, lorsqu’on est pris dans pareille réalité, rien n’est aussi simple que cela.

Isabelle Coutant fait part, en effet, d’un travail remarquable qui met en cause les approches intellectuelles déconnectées de ce qui se passe sur le terrain aussi bien que les récupérations ou autres instrumentatlisations d’autant de situations humaines.

Ce problème des migrants nous concerne toutes et tous, qu’on le veuille ou non.

Et ce n’est pas par des attitudes extrêmes qu’on le règlera au mieux. Mais qui a envie de se livrer à une véritable réflexion sur le sujet tandis qu’il radicalise de plus en plus les uns et les autres?

 

05/04/2018

Une mère

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Ce 4 avril, a été diffusée sur BFMTV, une interview de la mère du Colonel Arnaud Beltrame. Interrogée par Ruth Elkrief, elle énonce des propos qui sont à écouter avec la plus grande attention.

En effet, la manière avec laquelle Nicole Beltrame répond aux questions qui lui sont posées ne peut laisser indifférent. Et cela, pour autant de raisons que chacune et chacun aura de comparer sa version des faits à celle qu’elle en donne elle-même.

Non seulement elle livre une interprétation du geste de son fils autre que celle donnée par toutes sortes de personnes et de personnalités, mais encore, elle révèle un état psychologique qui semble laisser peu de commentateurs indifférents.

Cependant et plutôt que de juger comme s’y emploient sans vergogne certains d’entre eux, comprendre cette mère importe.

Car désormais que son fils est devenu une part de tant de monde et pas seulement en France mais bien au-delà et dans d’innombrables autres pays de la planète, ce que livre Nicole Beltrame est loin d’être anodin.

Aussi, son témoignage force-t-il la réflexion. Et même la journaliste Ruth Elkrief, pourtant rodée aux interviews, semble y être amenée. Ce qui, en soi, n’est déjà pas banal.

 

03/04/2018

Nos zélées élites...

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On peut, bien sûr, tout relativiser.

On peut considérer le monde et sa Comédie humaine, pour reprendre le titre de l’oeuvre d’Honoré de Balzac.

On peut donc prendre tout avec distance et ironie. Mais quand même, lorsque des vies sont en jeu, on entre dans le cynisme.

Certes, celui-ci ne semble pas faire reculer nombre de nos élites.

Aussi, après qu’une bonne partie d’entre elles a déclaré urbi et orbi que la Russie était certainement en cause dans l’empoissonnement d’un ex-agent double et de sa fille au Royaume-Uni, voici que le laboratoire militaire britannique nous apprend qu’aucune preuve n’existe que l’agent innervant vienne de Russie.

Donc on lance à la face du monde une accusation, suivie de sanctions prises par un pays étranger à celui où s’est déroulée l’affaire, sanctions relayées par d’autres pays étrangers encore et voici une explication qui arrive après que des centaines de diplomates ont été virés de leur poste de travail.

Mais qui élit-on pour mettre ainsi les peuples à mal? 

 

02/04/2018

Vaincre. A n’importe quel prix?

 

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Donc, si on comprend bien, les paroles données, les lois instituées ne seraient là que pour d’autant être trahies.

En tant que tel, cela n’est pas une nouveauté et se vérifie à toutes sortes de niveaux et dans toutes sortes de milieux où sévit l’abus de pouvoir.

Que la Russie soit classée parmi les pays qui bafouerait droits en tous genres n’est toutefois qu’un très fallacieux prétexte pour la mettre au ban de l’auto-proclamée communauté internationale.

Car en matière de transgression ou autres abus de droits, elle semble au moins égalée sinon dépassée.

C’est cela qui suscite la contestation, cette manière de déconsidérer un pays au prétexte qu’il ne respecterait pas telle ou telle juridiction quand d’autres ne cessent d'en piétiner en toute impunité.

Les exemples ne se comptent plus sans que la moindre réaction de cette communauté internationale pourtant si vite offusquée ne les aient condamnés ou ne les condamnent.

Du coup, au seul motif de refuser de voir un pays, en l’occurrence la Russie, diabolisée, on est classé groupie ou fan de son Président.

Alors qu’il s’agit d’un tout autre discours tenu par nombre d’entre celles et ceux qui réagissent à ce deux poids deux mesures.

Mais vu que le procédé de noircir l'autre pour d’autant se blanchir soi-même semble si bien rôdé pour fonctionner, le discuter relève presque de l’interdit.

Ainsi naissent les conflits, pis, les guerres, par refus de toute autre alternative.

 

01/04/2018

Ceci n’est pas un poisson d’avril, Joyeuses Pâques et merci!

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capture d’écran youtube, Cathédrale Ste Cécile d'Albi

 

Chères lectrices et chers lecteurs de ce blog,

En ce dimanche pascal et à la lecture de différents articles qui m’ont été signalés dans le cadre de sujets traités ici, il m’importe de vous faire part de toute ma reconnaissance.

En effet, si un blog vit des publications qui l’alimentent, les apports des personnes qui le commentent lui profitent aussi, pour autant, bien sûr, quelles suscitent la controverse utile plutôt que l’attaque en règle qui ne vise qu’à discréditer tel ou telle intervenant(e).

En l’occurrence et pour que chacune et chacun de vous prenne la mesure de ce qui nous est présenté comme information destinée à nous ouvrir les yeux sur ce que serait la Russie avec ses relais de propagande financés par le Kremlin, vous me savez très réactive.

Cependant, je suis loin d’être la seule. Et nombre de celles et de ceux qui refusent de s’en laisser conter par nos médias dits mainstream ne sont pas plus inféodés que je ne le serais à un pouvoir ou à un régime quelconque qui les solliciterait pour diffuser leur bonne parole.

Rien de cela sinon de faire part d’approches qui viennent en contrepoint d’autres, enclines à nourrir des tensions qui, extrémismes à l’appui, seraient susceptibles de dégénérer en conflits irréversibles.

Le dernier fait grave survenu de désinformation caractérisée et dont les conséquences nous demeurent toujours inconnues, est cette affaire d’empoisonnement de l’ex-agent double Sergueï Skripal et de sa fille.

A cet égard, je vous invite toutes et tous à découvrir les articles indiqués en liens par Silvia et Daniel qui ont commenté le précédent sujet de ce blog.

Ce qui se passe ne peut être pris à la légère. Et si ce blog et vous toutes et tous qui lui donnez vie peut être au moins un espace de réflexion et de prise de conscience, il n’aura pas été vain.

Et même, le serait-il qu’il a au moins le mérite d’exister en marge de ce choeur qui chante à l’unisson la gloire des uns pour mieux vouer les autres aux gémonies.

Merci à toutes et à tous et Joyeuses Pâques à vous et aux vôtres!

31/03/2018

Skripal, soudain les questions?

 

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Et voici que l’on se contorsionne pour dire quoi, au juste? Que la Russie ne serait peut-être pas si coupable que cela? Que le Royaume-Uni qui l’a accusée sans le moindre début de commencement de preuve, serait peut-être allé vite en besogne?

Doit-on en rire, se réjouir ou même, se féliciter que quelque esprit critique se réveille soudain et a posteriori? La sagesse proverbiale ne manque, certes, pas de termes pour dire les vertus du retard.

Cependant, à quoi joue-t-on là?

A plus ou moins grande échelle et dans autant de foyers de tensions, ce sont des vies qui sont en jeu et pas seulement celles de cet ex-agent double et de sa fille désormais en état, semble-t-il, de parler.

Des existences bousculées, aussi, celles d’autant de diplomates et des leurs, certainement ravis d’avoir dû plier bagage sur ordre. Ce genre d’aléas fait sans doute partie des fonctions qu’ils occupent. Ce n’est pas ce qui les rend, pour autant, sympathiques.

Mais viendra peut-être le temps où l’on réalisera l’erreur commise d’avoir malmené une Russie qui doit sans cesse endosser ce qu'on lui prête comme agressions et autres crimes tandis qu’elle a toujours prôné le dialogue avec ses partenaires.

Qui l’a souhaité, cependant?

 

30/03/2018

En ce vendredi saint

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                                                                                         capture d’écran youtube

Bien sûr que les religions ne sont plus en vogue sinon pour en afficher quelque signe dit ostentatoire et marquer, ainsi, son identité.

En nos contrées où le christianisme a, des siècles durant, été considéré comme religion d’Etat, leur calendrier en témoigne encore.

Aussi, nombre de congés sont-ils toujours liés aux fêtes chrétiennes, tels ceux de Noël et de Pâques, pour ne citer que les plus importants.

Mais qui sait ce qu’elles représentent, ces fêtes et ce qu’on y célèbre? Noël, pour nombre d’entre nous équivaut à ce que d’aucuns estiment être une course aux cadeaux, et Pâques, la course aux oeufs quand elle ne se réduit carrément pas au gavage de chocolat.

Non, il ne s’agit pas là, de prêcher de parole quelconque. Il est juste question de rappeler les racines chrétiennes de l’Europe, entre autre continent où elles demeurent vivaces en dépit de tout. 

Qu’on le veuille ou non, le christianisme fonde la culture occidentale. Qu’on le veuille ou non, le christianisme est une religion qui a nourri arts et littératureQu’on le veuille ou non, ce qui, pour certains ne serait que fables, a inspiré vocations et missions.

Avant de renier ce passé au nom de toutes sortes de bons ou de mauvais prétextes, en conserver l’essentiel et se rappeler ce qu’il a offert de grand plutôt que de sans cesse le ramener à autant de ses déviances, ne serait-ce pas une manière de résister à la sauvagerie et à la terreur?

Le débat reste ouvert vu la sensibilité du sujet et ce qu’on ne manque jamais de citer à charge de l’institution qui incarne le christianisme.

Il m’importait, toutefois, de rappeler qu’en ce vendredi saint, c’est le sacrifice du Christ qu’on célèbre. Mort sur la croix au milieu de bandits et de scélérats, il a été trahi, arrêté et condamné.