11/11/2018

Merci!

 

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Le 17 novembre à la Bibliothèque Majakovskaja de Saint Pétersbourg et le 19 novembre dans la grande librairie Biblioglobus de Moscou, je présenterai mon cinquième ouvrage traduit en russe.

Le choix de l’édition bilingue revient à la maison qui me publie depuis 2004, soit depuis 14 ans déjà. Les autres éditeurs, suisse, italien et géorgien ont suivi ce modèle comme vous le constaterez ici.

Le lien que j’entretiens avec la Russie date de mon adolescence et c’est pour étudier le russe que je me suis inscrite à la Faculté des Lettres de Genève.

Mais c’est au début des années 2000, alors que je menais des recherches en linguistique russe, que l’occasion m’a été donnée de rencontrer la première traductrice de mon premier recueil de nouvelles..

En tant que linguiste, j’ai travaillé, entre autre, sur l’analyse de discours politiques.

Cette formation, ajoutée à celle qui m’a permis de séjourner en ex-URSS et plus tard en tant qu’écrivain, en Fédération de Russie, ce sont elles qui inspirent les réactions que je partage avec vous sur ce blog.

Aucun activisme politique n’est à y chercher, pas davantage de relations quelconques avec le Kremlin et ce qu’on lui attribue d’agences de propagande à distiller.

Les points de vue que je livre, je vous les soumets car il me tient à coeur de ne pas laisser passer tout et n’importe quoi sur un pays que j’aime, on l’a bien compris.

Merci à vous toutes et tous de suivre et d’animer ce blog de vos commentaires qui, sans cesse, me donnent l’occasion d’affiner encore, les points de vue que j’y publie.

 

04/11/2018

Ombres sur la ville ...

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Chaque premier dimanche de novembre, à Genève, se tient une cérémonie face au Mur des Réformateurs. On y célèbre la mémoire de la Réforme dont on a fêté le 500e anniversaire l’an dernier.

Quelle que soit la relation qu’on entretienne à l’Eglise, quelque soit la confession des un(e)s et des autres, nier l’Histoire ou tenter de la reformuler reste, on le sait, une pratique à laquelle d’aucuns s’adonnent sans scrupules.

De fait, chacune et chacun y va de son regard sur celle que l’on appelle aussi la Cité de Calvin.

Au moment où les agissements de ses autorités municipales révèlent toute leur dimension, comment dire, humaine? Trop humaine? Très humaine, toutes sortes de réactions se font entendre, ce qui, en soi, n’a rien de très surprenant.

C’est pour l’estime que leur portent encore les citoyen(ne)s lambda que nombre d’entre elles et eux expriment leur amertume. C’est pour ne pas s’être encore totalement détourné(e)s de la chose politique que certain(e)s citoyen(ne)s réagissent.

Certes, nos élu(e)s ne sont pas des dieux ni même des demi-dieux et on n’attend pas qu’elles ou ils le soient!

Autant de projections sur la personne humaine s’observe pourtant encore et toujours. Or, on le sait bien, un(e) élu(e) agit en fonction de contraintes mais aussi, s’il ou elle en est doué(e), avec talent et charisme.

Mais à se livrer à pareilles pratiques telles que celles qui ont été visées par le rapport de la Cour des Comptes de Genève, l’Exécutif de sa Ville a montré qu’il en était loin.

Et surtout, qu’il avait bien peu d’estime pour tant de celles et de ceux qui contribuent à s’acquitter de l’impôt alors que leurs fins de mois sont difficiles.

Pareil mépris affiché blesse celle et celui qui a encore quelque respect pour la fonction exercée par les autorités auxquelles il a accordé sa confiance.

Quant à celui qui présidait jusqu’il y a peu le Conseil d’Etat de Genève, autant éviter d’en parler à lire comment  cette journaliste a été traitée par quelques fanatiques, bien sûr...

 

03/11/2018

Relativiser, disent certains...

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capture d’écran: lucullus succulus.com

Ce qu’on lit, ce qu’on entend alors que Genève est secouée par une affaire qui vise la gestion des deniers publics, est aussi révélateur que le rapport de la Cour des Comptes qui pointe le comportement d’élu(e)s de tous bords politiques.

Que les partisans de tel ou telle élu(e) lui maintiennent leur soutien et appellent à la clémence est plus ou moins dans l’ordre des choses. Le fait est que lorsqu’on est investi de responsabilités, il est attendu de la part de qui les a confiées qu’elles soient honorées.

Et ce d’autant que les élu(e)s de tous bords ne manquent pas souvent l’occasion de rappeler aux citoyennes et aux citoyens le respect d’autrui, de la diversité et j’en passe.

Or c’est précisément ce point-là qui fait réagir.

Bien sûr qu’on connaît l’adage selon lequel on invite autrui à faire ce qui est dit et pas ce qui est fait. Bien sûr que tout est toujours relatif et que la nature humaine est ce qu’elle est.

Tout cela est connu.

Il n’en demeure pas moins vrai qu’à tout relativiser, on ouvre la voie au « tout est permis ». Si tel est le choix que l’on veut faire pour nos sociétés, soit! Mais qu’on le dise et alors plus rien ne sera attendu d’élu(e)s!

  

02/11/2018

Ciel!

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Racaille, ce terme, vous devez sans doute vous en souvenir, avait marqué les esprits en France. C’était en 2005, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, s’était rendu à Argenteuil.

A une femme qui l’interpelle depuis la fenêtre de son appartement, il avait lancé ce: « Vous en avez assez de cette bande de racailles ? On va vous en débarrasser ».

A Genève, depuis que la Cour des Comptes a révélé comment les élu(e)s de la Ville, tous bords politiques confondus, s’arrangeaient avec les deniers publics, les réactions se multiplient.

Un peu comme si le ciel tombait sur la tête de fidèles.

Il est vrai que tout le monde n’a pas encore été forcément tenté par le simpliste « tous pourris ». Dans ce cas, s’énonce l’indignation ici et là. Mais que vaut-elle? 

Racaille, serait peur-être considéré comme une insulte à l’égard de ces édiles. Et pourtant, engagés au service de la collectivité et à ses frais, c’est elle que leur désinvolture affichée insulte.

Mais il semble que l’exercice du pouvoir s’accommode sans trop d'états d’âme de parer à quelque nécessités personnelles, sans doute, estimées d’utilité publique...

 

01/11/2018

Cet instant...

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                                                                                 capture d’écran youtube

Cet instant où, au coeur de la ville, un visage, une chevelure, une silhouette se sont détachés dans la nuit à peine tombée, j’ai envie de le partager ici avec vous. 

Ce n’est pas chaque jour que l’on se retrouve face à une telle artiste... Je n’ai donc pu retenir la question:

-Martha Argerich?

-Oui!

Son sourire, son regard, la main qu’elle m’a tendue et que j’ai prise dans la mienne, consciente du nombre incalculable d’oeuvres que ses doigts avaient interprétées pour le plus grand bonheur de son public, cette main, elle me l’a offerte là, au milieu des badauds.

Et puis, son bus est arrivé et nous nous sommes quittées.

 

21:40 Publié dans Air du temps, Amour, Culture, Destins, Etre, Genève, Humanité | Tags : argerich, piano, musique | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

11/10/2018

L’Etat garant de?

 

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                                                                      capture d’écran du site philonet.fr

Deux sujets d’actualité méritent qu’on s’y arrête.

Dans l’un, il est question d’exode de riches contribuables du territoire genevois, dans l’autre, du souhait de l’ONU de remettre en cause l’interdiction de la burqa en France.

A lire ce que Le Figaro rapporte de ce souhait de l’ONU, il est possible qu’il demeure lettre morte. Le fait est que tout cela ne peut laisser indifférent. Tout autant, de ce dont nous faire part Le Temps en relation avec le départ de riches contribuables qui fuient la taxation fiscale que leur impose Genève.

Dans les deux cas, se pose la question de la liberté. Liberté de croire et de vivre selon ses valeurs, liberté de gagner et de vivre selon ses ressources.Et dans les deux cas, c’est le rôle de l’Etat qui est interrogé.

Celui-ci, comme on le sait, doit se porter garant, entre autre, de la paix sociale. Or porter une burqa ou gagner des milliards n’est pas le propre de chacune et de chacun. Il s’agit de minorités.

Aussi, légiférer en faveur de la majorité, en démocratie, semble être la règle.

Mais comme les exceptions la confirment, selon le proverbe bien connu, on attend la réponse qui sera apportée à l’expression de ces deux réactions, l’une en faveur du port de la burqa en France, l’autre, pour une prise en considération plus amène des riches contribuables à Genève.

 

26/09/2018

De Matignon à Barcelone en passant par l’Essonne...

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Voici qui est fait, Manuel Valls est officiellement candidat à la Mairie de Barcelone.

Il serait intéressant de savoir comment les citoyennes et les citoyens de la capitale catalane envisagent cette candidature!

Qu’un ancien Premier Ministre français se retrouve à la tête d’une Mairie catalane et pas des moindres, a tout de même de quoi surprendre.

Apparemment, cela semble plutôt bien reçu sur place.

En Suisse, lors d’une récente campagne qui a été menée à la suite du départ d’un Conseiller Fédéral, deux des trois candidats en lice étaient binationaux.

L’un d’eux, Ignazio Cassis, qui a été élu, avait avant cela décidé de rendre son passeport italien et de ne conserver, de ses deux nationalités, que la seule suisse.

L’autre candidat binational, Pierre Maudet, désormais pris dans une tourmente médiatico-judiciaire, est toujours binational franco-suisse.

Sait-on jamais que le cas de Manuel Valls lui donne des idées?

24/09/2018

Moment de bonheur

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Et voici, pour changer un peu de l’actualité politique, des polémiques et autres (dés)informations, un moment de pur bonheur.

Oui, ça arrive, autant s’en réjouir!

Il existe ce qu’on appelle des flash mob, vous savez, ces concerts improvisés qui ne le sont, en réalité, pas tant que cela et qui se donnent dans des lieux publics, rues, places, gares ou encore galeries marchandes.

Là, c’est tout autre chose et l’effet produit est aussi saisissant que bienfaisant.

Il s’agit d’un concert totalement improvisé qui s’est donné à l’aéroport de Genève, le 20 septembre au soir avec le virtuose Fabrizio von Arx, accompagné par la Camerata du Léman.

Suite au retard annoncé de l’avion que l’orchestre devrait prendre pour Venise, les musiciens ont sorti leurs instruments et offert un concert au public qui les entourait.

Voici, pour qui n’aurait pas encore vu cette vidéo qui a déjà été reprise par plusieurs médias parmi lesquels, la RTS, La Presse, Euronews et le Huffingtonpost, dont une capture d’écran figure en illustration de ce sujet.  

Les images sont de Pascal Bitz.

13/09/2018

La vérité serait dans le vin...

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Quand les personnalités du monde politique se lancent dans la philosophie, c’est toujours intéressant sinon amusant.

On les observe sortir leurs références à telle autorité en la matière ou alors, dans un autre registre, à ce qu’il est convenu d’appeler la sagesse populaire.

Aussi bien lit-on du meilleur élu parmi les élu(s)s que la vérité se trouverait dans le vin, ceci, bien sûr énoncé en référence au célèbre « in vino veritas ».

La nouvelle du jour est de savoir le Président du Conseil d’Etat genevois prêt à en découdre avec ses pourfendeurs.

C’est son droit tout comme l’est celui de qui veut y voir un peu plus clair dans les agissements de cette personnalité politique de poids selon ses inconditionnels soutiens.

« In vino veritas » peut-être, au point où en est cette vérité qu’autant cherchent quand d’autres affirment la détenir, que la qualité de ses contours se révèle bien floue...

 

12/09/2018

Le monde comme il va...

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Le monde comme il va, c’est, entre autre cet article et les commentaires non dénués de violence qu’il suscite sur certains réseaux sociaux.

Le monde comme il va descend Christine Angot dont malgré tout, nombre de médias relaient le livre.

Le monde comme il va se contorsionne à commenter l’affaire qui anime Genève et qui pourrait se solder de manière imprévisible tant l’homme visé, n’est peut-être pas à bout de cartouches, lui non plus.

Le monde comme il va, c’est ce site de référence protestante « Réformés.ch », qui relaie l’information selon laquelle des victimes de Poutine luttent au nom du christianisme

Le monde comme il va, c’est bien sûr, celui des droits humains, de la liberté d’expression, du souci pour les plus indigents et de tant d’autres préoccupations d’ordre moral puisque c’est lui qui mobilise tant.

Vous en doutiez? 

06/09/2018

Curée

 

Qu’une personnalité politique se retrouve dans la tourmente médiatique devient presque habituel. Et parler de tourmente est peu dire quand on sait comment elle ressemble bien plutôt à une curée.

On l’a vu avec DSK, on l’a vu avec François Fillon, on y assiste désormais, ici à Genève, avec le meilleur de ses élus, Pierre Maudet.

Qu’on apprécie l’homme ou non, le sort qui lui est réservé est peu enviable. Loin de toute considération relative à l’engouement qu'ont suscité ses qualités, c’est sa mise à terre qui interpelle.

Car venir nous parler de principes bafoués, de confiance trahie et autre irrespect manifesté par un élu envers ses pairs, envers le parlement et envers le peuple genevois, est-ce bien raisonnable?

Pierre Maudet a menti, nous est-il répété en boucle.

Et cela seul suffit à la levée de boucliers. Son séjour tous frais payés par un cheikh arabe est une chose, le fait qu’il ait falsifié la version à en donner une autre et c’est elle qui est grave selon ces justiciers.

Eh bien, si l’on devait poursuivre tous les menteurs de nos démocraties, toutes celles et ceux qui racontent n’importe quoi et qui jouissent d’un crédit assuré, un nombre incalculable d’échafauds serait à dresser à la hâte!

Je n’ai aucune sympathie particulière pour Pierre Maudet mais encore moins pour les lynchages publics.

 

05/09/2018

Genève et l’affaire qui vise le Président de son gouvernement

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Vous vous souvenez sans doute de cet ouvrage qui fait référence, en tous les cas pour nos médias si préoccupés par la personnalité du Président russe.

Michel Eltchaninoff, son auteur, s’est tout simplement placé dans la tête de Vladimir Poutine et c’est de là qu’il s’est exprimé pour, de fait, donner comme titre à son exploit Dans la tête de Vladimir Poutine.

Bien.

Ce soir, nombre de Genevois, peut-être, se demandent ce qu’il y a dans la tête du Président de leur gouvernement. En tous les cas, la question se pose alors que tant d’éloges lui ont valu d’être le meilleur élu de ses pairs.

L’homme avoue, ce soir, avoir caché une partie de la vérité tandis qu’il s’est emmêlé dans plusieurs versions d’un séjour aux Emirats arabes unis, en famille et accompagné de son chef de cabinet.

Au-delà du montant qui s’élève à plusieurs dizaines de milliers de francs suisses, au-delà des dons de quelques milliers de francs aux Eglises protestante et catholique auxquels a consenti le Président du Conseil d’Etat de Genève pour compenser ce séjour tous frais payés, c’est ce qui a incité cet homme à se comporter ainsi qui interroge.

Aussi ne disposons-nous pas, pour l’instant du moins, d’expert tel Michel Eltchaninoff capable de nous parler depuis la tête de notre élu genevois.

Cela dit, avec le battage médiatique qui entoure cette affaire, il ne doit pas être très confortable de s’y trouver. 

 

01/09/2018

La Russie sera toujours avec vous a déclaré Vladimir Poutine aux habitants du Donbass

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Les rédactions de nos médias n’en peuvent plus de commenter le départ du gouvernement d’un de ses ministres phare et l’éventuelle arrivée de son successeur, Genève s’anime sinon s'enflamme autour des agissements supposés mensongers du Président de son Conseil d’Etat, pendant ce temps-là, l’Ukraine -voire l’Europe centrale elle-même- risque l’embrasement.

Car après l’attentat qui a coûté la vie au dirigeant de la République Populaire de Donetsk auto-proclamée, les accusations sans preuve fusent. Qui a voulu la mort d’Alexandre Zakhartchenko? Pour les uns, c’est Kiev, pour les autres, c’est Moscou. Pour d’autres encore, il s’agirait là d’un règlement de compte entre bandes « mafieuses »  ou « terroristes » rivales.

Quoi qu’il en soit, ce qui s’est passé hier au centre-même de Donetsk est, je le répète une fois encore, grave.

Pour qui incline à penser que le Kremlin aurait voulu se débarrasser d’un homme encombrant, il va de soi que les déclarations du Président de la Fédération de Russie ne ressembleront qu'à de simples formules.

A chacune et à chacun sa conception de condoléances présentées.

Mais si elles sonnent faux aux oreilles de nombre d’Occidentaux, à celles d’autres, elles résonnent dans un sens qui ne laisse rien présager de bon. L’avenir, sans doute proche, dira ce qu’il en aura été.

Ne reste plus qu’à souhaiter qu’il ne soit pas noir.

18/08/2018

Où vont les femmes?

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                                                               capture d’écran EnsembleàGauche

Cinq femmes se font violemment tabasser dans la rue au petit matin et voici que désormais des élues de droite et de gauche «se déchirent sur les violences faites aux femmes » comme l'indique la Tribune de Genève.

C’est dire si le sujet est récupéré au plan politique! Et pas que par les femmes, comme je l’ai mentionné ici, tant c’était à prévoir!

A chaque drame, à chaque événement tragique qui survient ici ou là, le même scénario se répète parce qu’on préfère tout de suite accuser, juger et faire valoir les intérêts que l’on défend.

Pour le reste et comme cela a été énoncé ici, une femme vit quelque expérience pénible avec deux hommes et voilà qu’elle en conclut que leur comportement déviant a un nom, le sexisme.

Qu’il existe des obsédés sexuels est une réalité. Elle n’est pas, pour autant, à imputer à quelque sexisme que ce soit.

A la déviance, à l’agressivité, à la violence, tout être humain est exposé. A force de traquer l’homme, à force de poser la femme en victime, on crée des statuts qui enferment les un(e)s et les autres.

Revendiquer des droits, viser l’égalité salariale entre hommes et femmes et l’accès à tous les métiers, à toutes les professions ou autres fonctions est un combat socio-politique mené de longue date.

Le fait est que certaines activités sur les chantiers, à la voirie, pour ne citer que celles-ci, ne semblent pas compter au nombre de celles qui seraient convoitées par les femmes. Pourquoi?

La question est ouverte.

 

17/08/2018

Jusqu’où iront les féministes?

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Les agressions qui ont été portées à Genève contre cinq femmes et contre un policier à quelques jours d’intervalle ont suscité nombre de réactions et c’est normal.

Ces faits ont choqué et déclenché en même temps toutes sortes de polémiques, chacune et chacun y allant de son interprétation et de son souhait de mettre telle ou telle identité en avant.

Alors que la nationalité de deux agresseurs au moins a été révélée, française dans un cas, suisse dans l’autre, il importait à nombre de commentatrices et de commentateurs de bien préciser que l’un d’eux avait été décrit comme étant de type maghrébin.

En d’autres termes, la violence des ces faits devait à tout prix pouvoir être attribuée à tel ou tel profil. 

En même temps, à lire cette tribune libre d’une femme soucieuse de légiférer pour lutter contre ce qu’elle appelle sexisme, on se demande jusqu’où iront certaines féministes.

Car l’auteure fait part de ce qui lui est arrivé comme indiqué dans la capture d’écran qui illustre ce sujet. A l’évidence, pareilles expériences marquent et choquent.

De là à les attribuer à du «sexisme» comme s’y emploie celle qui en a été victime, non. Ces comportements sont d’ordre pathologique. En quoi incarneraient-ils le «sexisme» ?

Il serait grand temps de cesser surenchère et dérive! Non, les hommes ne sont pas des agresseurs en puissance, pas davantage des détraqués prêts à jouir partout et n’importe comment. 

16/08/2018

On apprend que l’agresseur présumé du policier désormais sorti du coma est d’origine suisse.

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C’est la Tribune de Genève qui le révèle, ce qui ôte de facto du grain à moudre aux xénophobes ou autres nationalistes convaincus.

Cela dit, on se rappelle l’intervention d’une élue helvète qui avait estimé que « LA » Suisse n’existait pas. Il en avait été question ici. Dans ce cas, l’agresseur serait-il originaire d’un pays qui n’existe pas?

Pour l’heure et quoi qu’il en soit, l’homme est sous les verrous.

La violence qui s’exerce non seulement envers les femmes mais envers toute personne est une réalité.

A ce jour, aucune réponse idéale n’existe, nul ne l’ignore. Chacune et chacun y va de sa solution, de la plus radicale à la plus laxiste.

Est-ce là une raison de baisser les bras, bien sûr que non. Mais rien ne va de soi, sachant ce qu’implique toute  modification de loi.

En attendant, on se réunit, on discute, dans le cadre de colloques ou autres réunions en tous genres.

Autant d’occasions d’exposer des points de vue qui déboucheront on non sur quelques nouvelles mesures à prendre, que « LA » Suisse existe ou pas.

 

13/08/2018

Genève, violente agression d’un policier

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A quand, une manifestation de SolidaritéS ou de tout autre parti politique en soutien à ce policier agressé et dans le coma?

Les femmes seules ne sont pas victimes de violence.

Toute personne qui s’oppose à la brutalité de fous furieux s’y expose. En l’occurrence, les fonctionnaires au service de l’ordre public.

Lisez cet article dont l’ensemble pourrait être cité ici et vous réaliserez comment la situation évolue non seulement à Genève mais en Suisse, ce pays que certains considèrent encore comme idyllique.

Il l’est peut-être, vu sous un certain angle. Lequel, cela reste à définir.

En attendant, il ne semble plus vraiment se distinguer d’autres qui dressent le même constat que celui énoncé dans l’article.

A l’absence de toute considération apportée à la fonction de policier, s’ajoute le manque de moyens mis en oeuvre pour l’exercer.

Autrement dit, à chacune et à chacun de s’arranger avec ce dont il dispose et adieu va!

 

11/08/2018

L’Elysée malmené

 

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Une nouvelle affaire met en cause un très proche du Président français, Alexis Kohler pour ne pas le nommer.

Déjà visé par une première plainte dont il avait été question ici, en voici encore une qui interroge quand on sait que les agissements de ce fidèle parmi les fidèles d’Emmanuel Macron relevaient de longue date déjà de ce qui s’apparenterait à un conflit d’intérêts.

Mais ni l’ancien Maire alors Les Républicains du Havre, cité dans cet article publié par le HuffPost et désormais Premier Ministre En Marche, ni le non moins désormais Président de la République n’ont semblé y voir quoi que ce soit à redire.

Il va de soi que le Secrétaire Général de l’Elysée se défend de tout conflit d’intérêt et la justice tranchera. Il n’en demeure pas moins toujours aussi surprenant que ces deux affaires soient révélées par un média qui a plutôt affiché son soutien à Emmanuel Macron.

Certes, on dira que les journalistes font leur travail et c’est tant mieux.

Le fait est que chacune de ces affaires, l’une dite Benalla, l’autre pas encore appelée Kohler, éclatent alors que, lors de la première, on apprenait que des secours communs franco-russes avaient été acheminés en Syrie et qu’au moment de la seconde, on lit que les deux présidents français et russe se sont entretenus au téléphone.

Pour aborder, entre autres la situation en Syrie, a annoncé le Kremlin.

 

10/08/2018

Cinq femmes violemment passées à tabac et de nombreuses questions

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Voici un cas typique en voie d’être récupéré par tous les bords politiques confondus.

A Genève, cinq femmes ont été violemment agressées, ce mercredi 8 août aux aurores, à la sortie d’une boîte de nuit. Le peu que l’on sait des faits est grave, l’une des victimes est dans le coma.

On apprend, à la lecture de ce qui en est rapporté dans l’édition papier de la Tribune de Genève du 9 août, que la scène a été filmée, que la première femme qui s’est fait tabasser était accompagnée d’un ami et que quatre femmes venues porter secours à la victime ont subi le même sort qu’elle.

A savoir, coups de poing, coups de pied et, indice ou non, coups de béquille.

Aussitôt, une manifestation a été organisée en soutien aux cinq femmes. Il est, certes, beau d’exprimer sa solidarité tant les faits choquent. Cela dit, à entendre ce qui a été rapporté ici des propos tenus lors de ce rassemblement, on reste un peu perplexe.

D’abord, parce que réclamer que les femmes puissent se promener dans la rue comme il leur sied à toute heure du jour et de la nuit ne va sans doute pas intimider qui veut en découdre, ensuite, parce que seules les femmes ne tombent pas sous les coups de leurs agresseurs, enfin, parce que l’on ignore tout de ce qui a déclenché cette scène de violence.

Car parmi le nombre d’éléments que l’on ignore, figurent aussi les raisons du silence qui entoure l’homme qui accompagnait la femme battue. Autant dire que face à tant de mystères, ne restent que les yeux pour pleurer et la réserve à garder tant nous ne connaissons, de la situation, que le tragique et sinistre résultat.

Qu’il soit à imputer aux racailles venues d’hors les frontières ou aux nouveaux arrivés dits migrants, cela ne manque pas non plus d’être évoqué par qui guette toute occasion pour faire valoir ses visions politiques. Aussi, avant de brandir telle ou telle cause à défendre, féministe ou anti-migratoire, penser aux seules victimes de toute forme de violence serait déjà bienvenu.

En pensée avec ces femmes, leurs proches et leurs familles.

 

03/08/2018

Conséquences de #metoo en question

 

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                                                                                           capture d’écran Léman Bleu

Plusieurs affaires en relation avec du harcèlement sexuel sinon davantage encore, interrogent les relations entre hommes et femmes, de quelque âge soient-ils.

On sait nombre de personnes mobilisées pour défendre les droits des un(e)s et des autres, ce qu’il adviendra de leur combat, l’avenir le dira tout comme il le dit déjà de précédentes luttes féministes, entre autres.

A Genève, un professeur a été radié de l’enseignement secondaire, fait rarissime. Cette sanction prise à l’encontre d’un homme qu’aucune plainte pénale en relation avec du harcèlement sexuel n’avait jusque là visé, interpelle et divise le corps enseignant.

Cela n’enlève en rien la gravité des faits qui lui sont reprochés.

Mais cela questionne le fonctionnement d’une administration publique. Car sous enquête, ce fonctionnaire n’a pas eu le droit, par exemple, de proposer sa démission, alors même qu’il avait reconnu les faits.

La sévérité de la mesure prise à son encontre semble s’inscrire dans un contexte politique sensible.

26/06/2018

Moment de grâce

 

Quand, d’un coup, les personnes attablées à une terrasse de café cessent de parler et tournent leurs regards en direction d’un piano qui s’est soudain mis à résonner non loin d’eux, alors le monde est comme en suspension.

Il offre ce jeune garçon de 11 ans qui joue Chopin, Bethoven, Schubert et d’autres compositeurs plus contemporains.

Il révèle un papa, non loin du piano, qui regarde son fils en toute simplicité.

C’est lui qui m’a indiqué l’âge de son enfant quand je suis venue vers lui pour lui dire l’engouement que son jeu suscitait dans le public. 

Il ne s’y était pas attardé. Et cependant, dans la rue, les gens formaient comme un cercle autour de l’enfant.

Quelle heureuse initiative de cet artiste anglais que de lancer le projet d’installer des pianos ici et là dans les villes. Plus de 1800 d’entre eux ont déjà trouvé bon accueil dans 60 villes du monde.

Qu’il est bon de partager pareils moments de grâce! Qu’elle est bienfaisante, cette spontanéité qui rassemble et réunit, ne serait-ce que quelques minutes!

Et lorsqu’alentour flotte l’enivrante odeur du tilleul, le chant de la vie atténue sa brutalité.

 

23:46 Publié dans Air du temps, Culture, Etre, Genève, Humanité, Poésie, société, Suisse | Tags : #jouezjesuisavous, piano, musique, villes | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

23/06/2018

Ce 21 juin, le Pape foulait un sol calviniste et Paris ouvrait son Elysée au public

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Vous avez sans doute toutes et tous appris, d’une manière ou d’une autre, comment la Cour du Palais de l’Elysée avait été ouverte au public?

C’était ce 21 juin dernier.

Tandis que, dans la journée, Genève accueillait le Pape François, Paris, fidèle à la tradition instaurée par l’ancien Ministre socialiste de la Culture Jack Lang, célébrait la Fête de la musique.

Or, si l’on sait bien que des goûts et des couleurs, on discute, je vous invite à lire cet article d’Agoravox qui explique en quoi et pourquoi la faschosphère se serait révélée. Et cet autre article duquel est tirée la capture d’écran ci-dessus.

On relèvera, au passage, la manière dont Christophe Castaner, délégué général de La République En Marche, incite ses followers sur Twitter, en guise de résistance, à partager au maximum la photo qui illustre ce sujet.

Cela dit, à lire la traduction qu’a donnée Quotidien de certaines paroles de chanson, telles que, par exemple, 

T'es vénère parce que je me suis fait sucer la bite et lécher les boules,

on se rappelle, bien sûr, que la France -ou disons celle qui a accordé son suffrage et sa confiance à l’actuel Président- a porté au pouvoir un homme de grande culture.

21/06/2018

En ce 21 juin,le Pape François est à Genève

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La venue du Pape François en terre calviniste ne manque pas de faire réagir. Normal, au regard de l’Histoire et aussi des séquelles qu’elle n’a pas manqué de laisser. 

Les gommer au nom du rassemblement entre « frères et soeurs » anime, néanmoins, plus d’un fidèle chrétien. Preuve en est l’invitation lancée au Vatican par le Conseil Oecuménique des Eglises (CEO) et qui vaut à Genève et à la Suisse d’accueillir la Souverain Pontife. 

Notre chaîne publique d’information, la RTS pour ne pas la nommer, a rendu compte en direct de l’arrivée du Pape à Genève et de la cérémonie d’accueil qui s’est tenue au Conseil Oecuménique des Eglises.

En studio et autour de Darius Rochebin, quatre invités se sont exprimés. Les échanges ont été aussi courtois qu’intéressants.

Il est toutefois bien trop tôt pour prédire l’impact réel qu’aura cet événement déjà qualifié d’historique par bon nombre de commentatrices et de commentateurs.

Si un souhait peut être exprimé ici, ce serait celui de voir, enfin, se rejoindre les discours et les actes.

Car appeler à la réunion des Chrétiens est une chose mais les soutenir partout où ils sont mal traités, honnis, persécutés, une autre.

En effet, que penser d’un pays appelé Fille aînée de l’Eglise qui n’inscrit pas même la christianophobie dans son plan d’Etat?

Il en a été question ici-même.

Alors oui, s’unir pour privilégier l’amour du prochain est louable mais veiller à ce qu’il soit sans omission, tout autant!

 

18/06/2018

Non, Alexeï Navalny n’est pas le principal opposant de Vladimir Poutine!

 

Il est tout de même remarquable d’observer comment autant de personnes commentent la politique d’un pays sans jamais chercher à s’informer de sa réalité.

Vous l’aurez sans doute entendu répéter en boucle, le principal opposant de Vladimir Poutine serait Alexeï Navalny. Pour autant de défenseurs de l’information qui se mobilisent contre les fake news, on pourrait mieux faire.

Le principal parti d’opposition, en Russie, est le parti communiste.

Cela a été énoncé ici-même, entre autres rappels, connus de qui le veut bien. Mais non, on s’obstine, on persiste et on signe, l’opposant No1 serait cet homme qui vient donner des leçons de morale, entre autre, à la Suisse tandis que la corruption ne semble pas vraiment lui être un domaine étranger.

Quant au reste, comme, par exemple, ces déclarations péremptoires d’une élue genevoise selon lesquelles la Russie serait un Etat homophobe, peut-être serait-elle avisée de se renseigner avant de parler. A cela aussi et en son temps, il avait été apporté le rectificatif qui s’imposait.

Mais bon, si on préfère se rendre complice de pédophilie comme différents cas l’ont démontré en France et dans d’autres pays de notre Cher Occident, qu’à cela ne tienne, au moins sera-t-on au clair!

 

13/06/2018

Kim Jong-un-Donald Trump, Pape François bientôt dans la Cité de Calvin, Mondial de football en Russie, etc.etc...

 

L’actualité nous offre toutes sortes de sujets de réflexion. En traiter de manière réactionnelle n’y changera pas grand chose. Les puissances qui occupent le devant de la scène sont bien réelles et sans doute s’arrangent-elles entre elles pour mener notre monde.

Cette analyse de Roland Lombardi en témoigne. Elle porte sur la situation en Syrie et indique comment les uns et les autres s’organisent entre eux.

Il a souvent été énoncé, ici, qu'à nous autres citoyens lambda, ne restaient sans doute que l’appel à lancer un peu telle la bouteille que l’on jette à la mer.

Avec le destin très aléatoire qu’on lui sait, elle peut, malgré tout atteindre un but. Mais de là à ce qu’il bouleverse la donne d’une planète qui paraît vraiment être aux mains de quelques uns, il y a un pas. 

Qu’il soit franchi reste un voeu pieux.

Et même, cedit voeux serait-il exaucé qu’il créera sans doute une autre organisation planétaire. Avec ses nouvelles forces et ses nouvelles faiblesses. Ainsi va le monde, diront les fatalistes. Oui et cependant, ne pas baisser les bras et renoncer à y participer demeure toujours un défi.

A relever ou pas, il n’en demeure pas moins tentant pour qui aime le combat ou l’aventure. Car il s’agit bel et bien de cela avec, pour les justifier, les discours adaptés et aussitôt contestés par qui ne rêve que de « vérité »...

 

11/06/2018

Quand l’émotion domine

 

Comme souvent, de gré ou de force, une affaire en devient une autre. Pour toutes sortes de raisons, volontaires ou non, ce qui, au départ est assez simple se complexifie.

Ainsi en va-t-il de ce qui ressemblait à un cri du coeur lancé par un réalisateur de films sensiblesVu la notoriété qui entoure le cinéaste Fernand Melgar, le voici donc au coeur de multiples controverses et polémiques.

Or que lui est-il reproché sinon le fait d’avoir publié sur son profil Facebook les photos de personnes dont il écrit qu’elle seraient celles qui dealent dans son quartier.

Ce n’est donc pas l’émotion en tant que telle qui semble contestée mais le fait qu’elle ait débordé le cadre de l’acceptable sinon de la légalité.

Pas davantage non plus ne paraît lui être reproché son combat pour que le deal de rue soit mieux pris en compte par les autorités municipales de sa ville. Non, ce qui a motivé la réaction de 200 signataires d’une lettre ouverte est le fait d’avoir rendu publiques des photos de personnes sensées être celles qui vendraient de la drogue.

Or Fernand Melgar avait proposé de soumettre le sujet au débat dans le cadre du poste qui devait lui être attribué à la Haute Ecole d’Art et de Design de Genève (HEAD). Mais la suite, pour qui ne la connaîtrait pas, a voulu qu’il renonce à ce poste.

Cette décision lui appartient.

En revanche, distinguer les diverses problématiques soulevées par ce qui est en passe de devenir l’affaire Melgar éviterait autant de tirs croisés et autres prises de positions de personnalités de tous bords qui alimentent désormais nombre de querelles intra-ou inter-partisanes.

 

04/06/2018

Au sommet de nos Républiques et à l'épreuve

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Voici que le secrétaire général de l’Elysée est visé par une enquête.

Ouverte ce lundi 4 juin par le Parquet National Financier (PNF) elle a été confiée à la brigade de répression de la délinquance économique de la préfecture de police de Paris, selon cet article de Franceinfo.

A lire les noms des protagonistes de l’affaire, on retrouve celui de la famille Aponte, propriétaire de la société Mediterranean Shipping Company (MSC) qui avait offert à notre désormais Président du Conseil d'Etat genevois, de revenir avec lui en jet privé d’une mission économique en Iran plutôt que dans l’avion affrété par le Conseil Fédéral.

Inutile de dire qu’aussi bien Alexis Kohler que Pierre Maudet se défendent de tout mélange de genres ou autres soupçons qui entacherait leur réputation.

Déjà visé par une autre affaire qui n’a, en rien, gêné sa prestation de serment pour accomplir la nouvelle mission qui lui a été confiée, le magistrat s’est expliqué au sujet de ce voyage révélé par la très sérieuse Neue Zürcher Zeitung (NZZ) et repris par différents médias.

Il va de soi que tout cela ne relève que de soupçons de la plus mauvaise foi, on l’a bien compris à la manière dont l’une et l’autre de ces personnalités se défendent.

On sait, surtout, que s’en prendre à des personnages haut placés peut s’avérer acrobatique, sauf à ce que, vraiment, on leur fasse entendre qu’ils ne sont pas les bienvenus aux postes-clés de nos démocraties républicaines.

Les exemples à cet égard ne manquent pas de qui a eu à subir un sort exécuté par une justice particulièrement zélée. 

A propos de cette justice TGV, comme l’avait appelée François Fillon en son temps, aurait-elle participé à la grève des cheminots qui l’aurait soudain ralentie dans cet élan qu’on lui a connu et qui a scellé le sort du candidat du parti Les Républicains?

 

23/05/2018

Pas de solutions mais des questions

 

Dans le précédent sujet de ce blog dont je remercie, au passage, les personnes qui y ont réagi par autant de partages sur Facebook ou de commentaires, l’un d’eux, justement, a soulevé un point intéressant.

Pierre Jenni, pour ne pas le nommer, s’est en effet exprimé sur ce qu’était, selon lui, un blog. Je lui ai répondu que si l’occasion le permettait, je reviendrais sur le sujet, ce que je fais.

Si chacune et chacun a sa manière de concevoir un blog -celui qu’il ou elle tient- pour ce qui me concerne, c’est l'envie de partager et d’échanger des points de vue qui m’anime.

Ce blog n’est pas un blog politique comme d’aucuns le qualifient. Je ne suis membre d’aucun parti,  j’aime, par contre, suivre l’actualité et y réagir.

Et si en débattre peut paraître vain quand on sait comment le pouvoir s’exerce au détriment, parfois, de ce qui le remet en cause, rester silencieux peut tout autant relever de l’acquiescement tacite sinon du renoncement.

C’est pourquoi, écrire sur tel ou tel sujet me semble au moins ouvrir un espace de réflexion.

Aussi bien me tient-il à coeur de soulever des problématiques sensibles. Et les réactions qu’elles suscitent m’apparaissent comme autant de nouvelles pistes à explorer et de questions à poser.

 

22/05/2018

A nos portes, la guerre

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Vous aimez lire des livres, voir des films, vous informer ou, au moins, tenter de vous faire une opinion, alors voici de quoi. Sauf que le sujet dont il est question ici ne relève d’aucune fiction sinon de celle de leurs auteurs.

Car oui, il faut bien le dire, la manière avec laquelle est abordée la situation dans le Sud-Est de l’Ukraine toujours en guerre, révèle avant tout la divergence -sinon le grand écart- de sensibilités.

Son livre, l’écrivain russe Zahar Prilepine l’a présenté à Paris et à Genève, son film, le réalisateur ukrainien Serguei Loznitsa l’a présenté à CannesJusque là, on ne peut que saluer l’objectivité de la France, au moins, qui rend compte de deux approches d'une guerre qui tue encore et encore à nos portes.

La perspective d’une réconciliation entre les deux camps qu’elle oppose semble de plus en plus s’éloigner alors que tant de blessures saignent de part et d’autre de la ligne de front qui les sépare.

Et c’est bel et bien là ce qu’il y a de plus tragique.

Qu’un peuple ait pu être pris dans pareille guerre fratricide peut être imputable à qui l’on veut désigner comme responsable. Le fait est que les victimes se comptent d’un côté comme de l’autre d’une population fortement mise à mal.

Dans ce cas, alimenter un conflit comme s’y emploient encore autant de milices en tous genres au profit de puissants intérêts ne peut mener qu’au pire gâchis humain.

 

21/05/2018

A lire, ce communiqué du Syndicat de la Police Judiciaire

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L’affaire qui secoue Genève, le Syndicat de la Police Judiciaire propose de l’appeler Travel Gate. Sur son site, a été publié un communiqué qu’il serait bon que chacune et chacun lise.

J’en ai déjà indiqué le lien en commentaire au précédent sujet de ce blog, le porter à la connaissance du plus grand nombre importe à différents égards.

Tout d’abord pour les précisions qui sont apportées en relation avec ce qui a pu être dit et qui a fait sortir le Syndicat de la Police Judiciaire de sa réserve.

Ensuite, pour le contexte particulièrement sensible de la situation qu’il révèle alors qu'un enquêteur de la brigade financière a accompli son devoir et que le Magistrat en charge de la police est concerné par ledit devoir accompli.

Que certaines personnalités prennent la défense de Pierre Maudet les regarde mais que les rôles et les responsabilités des uns et des autres soient respectées serait tout de même bienvenu!

Les compétences que d’aucuns reconnaissent à celui qui était pressenti pour occuper le poste de Président de l'exécutif ne l’exonèrent pas de son comportement.

Raison pour laquelle il serait bon de ne pas inverser les rôles et de souhaiter que la justice oeuvre au mieux et dans les meilleurs délais.