19/04/2017

Gay Russia porte plainte.

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On sait la propension qu’affiche nombre de nos élites médiatiques et politiques à fustiger le non respect de droits humains. On le constate à tous moments. Tout autant remarque-t-on la manière dont lesdits droits à défendre sont triés sur le volet.

Aussi, voici qui ne semble pas encore avoir mobilisé rédactions et officines de communication tandis que l’on découvrait, il y a peu, comment étaient réprimés les homosexuels en Tchétchénie.

En effet, souvenez-vous, il en avait été question ici-même. France2 y avait consacré le temps d’un reportage quand Le Courrier Internatinal, pour sa part, précisait encore comment Novaja Gazeta - ce media russe qui délivrait l’information- avait été traité en Tchétchénie.

Or voici que l’on apprend par Karine Bechet-Golovko que Gay Russia a porté plainte. On trouve l’information également sur la page Facebook de l’association.

Inutile de dire que cela ne semble pas avoir retenu davantage que cela nos rédactions. Aucune trace à cette heure, de cette information.

Madame Salerno, élue genevoise qui brigue le poste de Conseillère d’Etat appréciera, elle qui s’est tant mobilisée pour la cause LGBT.

Pour le reste, à chacune et à chacun d’en tirer ses conclusions. Le fait est que parler d’information en pareil cas dénoncé par les gays russes eux-mêmes, en dit déjà assez pour avoir de quoi méditer... pour qui le veut bien, évidemment!

 

18/04/2017

Puisse la France se rappeler ces mots gravés sur le monument du 2e régiment spécial russe!

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Enfants de France!

Quand l’ennemi sera vaincu et que vous pourrez librement cueillir des fleurs sur ces champs, souvenez-vous de nous, vos amis russes et apportez-nous des fleurs.

Ces mots, gravés sur l’un des monuments érigés en mémoire du corps expéditionnaire russe venu en aide à la France, François Hollande s’en rappelle-t-il?

Lui qui, lorsqu’il a commémoré les soldats tombés au Chemin des Dames, ce dimanche 16 avril, a lancé un appel à la préservation de l’Europe, a-t-il un instant songé que l’ennemi n’était pas là où il voulait bien le voir?

Parce qu’à lire cet article, le silence observé par le Président français envers toute célébration qui eût mis la Russie à l’honneur, serait à imputer au début de la crise ukrainienne.

Un article du journal Le Monde mentionne qu’il est le premier président de la République à avoir rendu hommage aux mutins du Chemin des Dames alors qu’il y a vingt ans déjà, il avait créé la polémique mais que Nicolas Sarkozy avait, lui aussi, voulu honorer ces soldats fusillés.

Quoi qu’il en soit, c’est sous sa présidence que la mémoire du corps expéditionnaire russe avait été honorée à Paris en 2011. Et c’est ce même monument que les soutiens du groupe punk russe avait estimé bon de saccager.

Puisse, un jour enfin, l’amitié entre la Russie et la France se rétablir, ne serait-ce que pour que les mots, inscrits sur le monument, ne l’aient été en vain et que ne soit salie à jamais la mémoire des soldats russes morts pour la France. 

 

17/04/2017

Un Président sur le départ, le sang à l’honneur...

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Rappelez-vous, c’était il y a un peu plus d’un an.

Le 4 mars 2016, le très prochain ex-Président de tous les Français remettait la Légion d’Honneur au Prince héritier saoudien.

La décoration avait fait jaser et c’est peu dire.

Voici que dans le cadre de ce qui est appelé la promotion de Pâques, François Hollande distingue Laurent Fabius. Oui, vous savez, celui qui a salué Al Nosra pour son bon boulot.

Difficile, pour cette présidence bientôt achevée, de dissimuler quelques préférences sinon de confirmer certaines options politiques. Et ce d’autant lorsqu’on se permet d’appeler un homologue par son seul nom de famille.

Voyez ici, à la minute 1,58 comment, après avoir énoncé divers noms de la politique française, le Président de la Fédération de Russie est évoqué.

A ma connaissance, peu de Chefs d’Etat s’ils se sont accordés ce privilège, se sont exprimés ainsi en parlant d’un de leurs collègues.

Mais un Président sur le départ, peut-être que ça ose tout?

 

16/04/2017

Syrie, la terreur torpille même l'espoir

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Imaginez-vous, dans un autobus prêts au départ vers l’espoir et soudain, tout vole en éclat.

L’attentat suicide, déjà qualifié de plus meurtrier qui ait été commis en Syrie, a fauché la vie de plus d’une soixantaine d’enfants.

Ce samedi 15 avril, ce sont, au total près de cent trente personnes qui ont été entraînées vers la mort par un kamikaze.

Une guerre, on sait son lot d’horreurs. Mais on sait aussi qu’un terme peut y être mis.

Là, ces bus étaient ceux qui devaient, justement, transférer des personnes d’un lieu à un autre selon un accord trouvé entre groupes rebelles et forces armées loyalistes.

Alors?

Si même une tentative qui s’inscrit dans un plan de résolution du conflit est sabotée par la terreur, combien d’autres encore devra-t-on compter jusqu’à ce que cette guerre prenne fin?

La France condamne fermement l’attentat, la formule est devenue telle qu’elle se vide peu à peu de tout sens.

En cette fin de dimanche de Pâques, une immense tristesse étreint.

 

23:35 Publié dans Avaries, Etat islamique, Guerre, Humanité, Moyen-Orient, Politique, Pouvoirs, Syrie | Tags : syrie, terrorisme, guerre | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

Les onze candidats de la campagne présidentielle française, moment médiatique inédit

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Excellent moment de télévision, ce 15 avril au soir sur France2.

L’émission On n’est pas couché de Laurent Ruquier, on peut l’aimer ou pas, le fait est qu’elle a offert un bon débat entre journalistes.

Les anciens animateurs de l’émission avaient tous été invités à parler de la campagne présidentielle française.

La liberté de ton de chacune et de chacun a offert une vison plutôt inédite et appréciable de cette campagne.

Chaque candidate, chaque candidat a été évoqué(e), dans sa personnalité, dans son programme et le plus souvent, sans langue de bois.

Des interventions fortes, quelques passes d’armes mais une qualité médiatique peu fréquente.

A visionner sur le site de l’émission.

 

14/04/2017

Afghanistan, Tchétchénie, les infos à la une

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Mise à part l’information selon laquelle une bombe a été lancée par les Etats-Unis en Afghanistan, une autre information fait le tour des médias. 

Elle a même figuré avec reportage à l’appui au 20 heures de France2 de ce 14 avril. Il est vrai qu’en ces temps guerriers, elle a toute son importance.

Ce d’autant qu'on a pu suivre, à Moscou, Dominique Derda, correspondant de la chaîne publique française qui nous raconte comment y sont traqués des homosexuels persécutés en Tchétchénie et venus trouver refuge dans la capitale russe.

Il est tout de même curieux que la France et tant d’autres qui relaient cette information soient si sensibles au sort, certes très peu enviable, de ces hommes alors que dans nombre d’autres pays de la planète, leurs conditions de vie sont loin d’être meilleures et c’est peu dire. 

Serait-ce que les documentaires soient plus aisés à tourner en Russie qu’ailleurs? Au Cameroun, à en croire cet article, par exemple, il y aurait pourtant de quoi aller enquêter.

A lire ce qui est expliqué de la cause homosexuelle dans le monde, on comprend qu’elle est loin d’être aussi simple que ce que nos médias veulent bien en dire.

A se demander si c’est réellement la cause gay qui les intéresse et pas plutôt certains pays. Le titre de l’article du Courrier International, en tous les cas, ne manque pas sa cible.

 

13/04/2017

L’Occident joue avec le feu

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Lire, dans l’éditorial de La Tribune de Genève de ce 13 avril, que le meilleur moyen de réagir à l’attentat de Dortmund, était de maintenir le match à jouer pour, ainsi, se montrer plus fort que la terreur, selon le slogan hélas trop de fois entendu ces derniers mois, comme l’écrit Arnaud Dubuis, confirme, une fois encore la position de l’Occident.

Le prix à payer, dans nos villes, ajouté à celui, bien plus lourd qui pèse sur la Syrie, sur l’Irak, sur le Yemen et tant d’autres pays encore que des intérêts de puissants ont mis à feu et à sang, ne doit rien à celle qu’on ne cesse de viser, la Russie.

Qui a enflammé le Moyen-Orient? Qui, avant cela, a mis à sac tant d’autres pays pour y apporter la démocratie? La Russie? Bien sûr que non puisqu’elle-même est dans le collimateur de nos apôtres démocrates.

C’est pourtant bien la Russie qui, de longue date, appelle à une coalition internationale contre le terrorisme!

Il va de soi que lorsqu’en France, on a des Jack Lang et des Laurent Fabius qui s’expriment sur le Qatar et l’Arabie Saoudite, pour le premier, Al Nosra, pour le second on comprend ce qu’il en est.

Que notre Occident si soucieux de démocratie ait fait allégeance sinon alliance avec de telles mouvances, qu’il ait accepté de dépendre de telles puissances, c’est dire!

Et persister ainsi en s’acharnant à rendre une image dévoyée de la Russie pour en faire notre ennemie tandis qu’avec elle, on partage une Histoire et une culture, c’est tout simplement trahir.

Alors non, s’imaginer plus fort que la terreur, c’est, au contraire, se résoudre chaque fois un peu plus à cautionner les forces qui la mandatent.

 

12/04/2017

L’Occident, au gré de bombes, expose les siens. Mais c’est la Russie qu’il poursuit

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Que fait l’Occident contre l’Etat islamique?

S’indigner?

C’est vrai que comme manière de résister, c’est assez efficace. Tout comme celle de dire que l’on va continuer de consommer en terrasse après s’être tous appelés Charlie.

L’Occident et ses chefs d’Etat réunis renouvellent à chaque attentat leurs condoléances, certes de manière moins empressée lorsqu’il s’agit de les présenter à la Russie.

On se rappelle comment la Maire de Paris a enfin daigné éteindre la tour Eiffel en hommage aux victimes du métro de Saint Pétersbourg.

Mais que veut-on? Voir mourir sous nos yeux encore autant de civils possible? Assister à la mort en direct des nôtres?

Pleurer, ensuite, la violence du  monde?

Voici une analyse des attentats qui ont endeuillé l’Egypte. Pour avoir entendu de telles explications en relation, entre autre, avec le statut des coptes dans ce pays, force est, malheureusement, de confirmer ce que déclare Bassam Tahhan.

Quant à sa conclusion, elle vaut d’être méditée.

 

 

11/04/2017

Onze ans, sourde et assassinée

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                                                                              capture d’écran Facebook 

Cet enfant a perdu la vie à Stockholm, le 7 avril dernier.

Sourde, elle n’a pas entendu le camion bélier foncer sur elle et d’autres pour leur prendre la vie.

Elle, comme de trop nombreux enfants, ont été sacrifiés au nom de violences aussi lâches qu’ aveugles.

Certes, les chefs d’Etats de nombreux pays ont déploré l’acte terroriste. Certes, on les a vus, entendus le condamner.

Que cela leur donne bonne conscience ou non, le monde continue sa course.

Et les parents de cette petite Ebba Akerlund n’auront que les yeux pour la pleurer et, s’ils sont croyants, leurs mains pour se joindre et prier pour elle.

A l’âge de onze ans, la vie de leur fille s’est arrêtée. Son coeur a cessé de battre dans une ville qui n’est pas en guerre.

Et il faudrait vivre comme si de rien n’était? Et il faudrait oublier tant d’autres victimes innocentes?

La poésie ni la beauté n’ont peut-être vocation à sauver le monde. Mais la politique?

Mal nécessaire, s’il en est...

 

Le monde connecté

 

A lire ce qui s’est publié sur les derniers événements survenus en Syrie, on comprend -une fois encore- que le citoyen lambda qui tente de s’y retrouver dans ce bas monde, pas encore tout à fait triste tant la poésie peut, on l’espère, encore le sauver, que le citoyen lambda donc, est pris en otage.

En otage, certes privilégié car libre mais d’évoluer dans l’espace qui lui est réservé tandis qu’il est nourri et tout autant laissé sur sa faim.

Les informations qu’il reçoit, il n’a pas forcément envie de les mettre en doute. Alors qu'au contraire, il serait parfois bien inspiré de les passer au crible sinon au peigne fin.

L’Histoire a maintes fois montré comment un pouvoir, pour se maintenir, était appelé à déformer des faits pour ne pas avoir à se remettre en cause.

Or, désormais que l’accès à de nombreuses sources d’information existe, le problème n’est pas pour autant réglé. Car il ne suffit pas de contester une information livrée de manière officielle pour l’annuler.

Internet permet la multiplication de sources et de points de vue, certes mais l’impact de cet apport ne laisse pas les pouvoirs en place indifférents.

La maîtrise de l’information ne se perd pas aussi aisément.

 

 

09/04/2017

Et demain, ce soir, tout à l’heure, si c’était nous? L’Egypte pleure ses morts

 

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Un double attentat a encore une fois endeuillé. Des familles, des proches, des villes, un pays, l’Egypte.

Le monde dans lequel on vit n’est pas forcément plus dangereux que celui qu’ont connu nos aïeux. Ce qui le distingue, c’est qu’il est connecté. Certes, pas partout et loin s’en faut.

Bienheureuses soient, ou pas, les personnes tenues en dehors de cet univers accessible en quelques clics, à elles de se prononcer.

En attendant, le quotidien de qui se préserve ou dépend d’internet est soumis aux mêmes puissances qui le gouvernent.

En commentaire au précédent sujet de ce blog a été rappelé un ouvrage paru en 1976 et qui s’intitule Ces malades qui nous gouvernent.

Ce titre évocateur l’est à plus d’un égard.

Le désir de puissance, en effet, semble s’accommoder de toute maladie. De même, le désir de puissance écrase-t-il ce qui retient son accomplissement.

La preuve nous en a une fois encore été donnée en ce dimanche des Rameaux ensanglanté par la terreur. 

En hommage aux victimes

 

08/04/2017

Théâtres de guerres, les analystes et les autres

 

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                                                                         capture d’écran franceinfo

Force est de constater que les hypothèses qui se diffusent et se répandent sur les réseaux sociaux et partout où l’on peut afficher une interprétation de certaines réalités font florès.

Que Thierry Meyssan, Régis Le Sommier, pour ne citer que ces deux dont les analyses se relaient au gré de la complaisance qu’on leur accorde, soient plus crédibles que tout autre qui n’aurait accès qu’à ce qu’on veut bien délivrer comme information, reste discutable.

En effet, laquelle, lequel d’entre nous autres serait en mesure de savoir ce qu’il en est d’opérations militaires quand on sait ce qui peut les entourer de secrets?

Apporter à des faits un autre éclairage enrichit, certes, leur approche.

En l’occurrence, et en Syrie, substituer à une version donnée, une autre qui devrait être davantage accréditée que celle qui est affichée par autant d’instances qui en débattent, c’est se mettre en porte-à-faux et jeter le doute.

Or tandis que s’affrontent intérêts en jeu et puissances qui n’ont cure de ce qu’est la vie humaine, des familles, des proches, pleurent les leurs.

Condoléances et pensées à autant d’êtres qui voient les leurs sacrifiés sur l’autel de folies assassines.

 

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07/04/2017

Syrie, le sang contre le sang

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                                                                                             capture d’écran: francinfo

Donald Tump a frappé.

Ses menaces, il les a mises a exécution. Avant même toute confirmation de la responsabilité attribuée à Bachar-el-Assad de l’attaque qui a meurtri et endeuillé une fois encore la Syrie.

Pour un Président qui n’a cessé de revendiquer la souveraineté de son pays sinon celle d’autres, le résultat se connaît.

Il vient de bafouer celle de la Syrie.

Que cet homme ait été perçu comme imprévisible reste un euphémisme. Le voici lancé à l’attaque pour verser le sang contre le sang.

L’avenir qu’il semblait promettre au Moyen-Orien n’a plus rien de paisible. On est loin de la romance quand bien même elle était susceptible d’être perçue.

Pour le reste, à un mois de la fin de son mandat, François Hollande s’exprime. Et pendant ce temps-là, la France se prépare à sa succession...

06/04/2017

Syrie, la menace d’action unilatérale des Etats-Unis

 

Les horreurs de la guerre sont une réalité.

Celle des mensonges qui les accompagnent, une autre qui a été souvent dénoncée. Pour quels effets et avec quel résultat quand on observe comment, jour après jour, l’information se fabrique?

La Syrie est à nouveau le théâtre d’horreurs dont on apprend en temps presque réel qui en serait à l’origine tandis que la Russie conteste l’accusation portée contre le régime de Bachar el Assad.

Avec l’élection de Donald Trump, un espoir de paix au Moyen Orient semblait se dessiner. Il avait, en tous les cas été exprimé ici.

Qu’en sera-t-il désormais que le Président américain a durci le ton envers la Russie dont le soutien à la Syrie est pointé du doigt?

La menace d’action unilatérale proférée par la représentante des Etats-Unis à l’ONU, Nikki Haley, ne laisse rien présager de bon.

Mais selon Le Parisien, en dépit du pessimisme de certains diplomates, l’espoir d’accord entre Occidentaux et Russes existerait. 

Puisse-t-il en être ainsi! 

 

 

05/04/2017

Présidentielle française, le débat des onze, une première pour quelles conséquences?

 

Soirée aussi singulière qu’inédite, hier, sur BFMTV tandis que les onze candidats en lice pour la présidentielle française ont été invités à répondre aux questions de deux journalistes et, à l’occasion, de débattre ensemble.

L’exercice, faut-il le rappeler, était une première, jamais aucun débat de ce genre n’ayant été organisés jusque là.

Réussi ou non, il a eu lieu.

Au temps, désormais, d’en mesurer son impact, le recul paraissant indispensable pour en parler.

Mais comme l’époque que l’on traverse semble se caractériser par l’immédiateté et la réactivité à tout prix, nul doute que d’aucuns se seront déjà fait leur opinion.

On parle, néanmoins beaucoup, d’électorat volatil. Rien n’indique donc que ce qui aura pu paraître certain hier le soit encore le 23 avril déjà et au moins.

Car d’ici-là, la batterie de sondages, à laquelle s’ajoute, désormais, la prise en compte des algorithmes, aura eu le temps de distiller ses scores et ses pronostics avec, bien sûr, le rappel devenu passage obligé qu’il ne s’agit là que de projections, les derniers flops des prédictions annoncées pour le résultat du Brexit et celui de l’élection présidentielle états-uniennes ayant servi de leçon.

Quoi qu’il en soit, l’apport de ceux que l’on qualifie avec un mépris affiché de petits candidats aura été avéré, même s’il a suscité la controverse.

 

04/04/2017

France: celle qu’on appelle la grande dame de fer sera en noir à minuit

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En hommage aux victimes de l’explosion dans le métro qui a endeuillé Saint-Pétersbourg et la Russie, Paris a cédé.

Il aura tout de même fallu quelques pressions exercées sur la Mairie pour qu’Anne Hidalgo prenne la décision d’associer la France à la Russie dans sa douleur.

En tant que Française, russophile, on l’a compris ici, j’accueille avec émotion ce geste fort de rapprochement entre les peuples.

La Russie et la France ont une Histoire en commun et un avenir à partager. 

Certains candidats à l’élection présidentielle l’ont compris qui débattent, à onze, en ce 4 avril.

Le terrorisme et le totalitarisme qui lui est associé sont nos ennemis au lieu de quoi, on s’obstine à voir en un pays ami, celui qui menace, celui qui brime, celui qui envahit et de fait, celui qui est à mettre au ban du monde.

Que la raison revienne, au-delà de l’émotion et du geste fort auquel a consenti Anne Hidalgo, tel est le souhaite de nombre d’amis de la France et de la Russie.

 

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Tel-Aviv aux couleurs de la Russie

 

La Tribune de Genève, la RTS, hier, toutes deux -pour ne citer qu’elles- mettent l’accent sur Vladimir Poutine tandis que le deuil frappe des familles, des proches, des amis, une ville et un pays.

Il y a une manière de rendre compte de faits, les journalistes le savent sinon l’apprennent.

Aussi, lire en titre de La Tribune de Genève de ce 3 avril, qu'une bombe sème la mort dans la ville de Vladimir Poutine, est-ce bien opportun?

A-t-on vu ou entendu énoncé quelque part de Paris, de Nice ou de Berlin, de qui elles étaient les villes?

Tel-Aviv a su rendre hommage à la Russie autrement. Elle a été illuminée aux couleurs de la Russie. Certes, de très nombreux Russes vivent en Israël mais ailleurs aussi!

Et même?

Saint Pétersbourg est bien au-delà de la ville de Vladimir Poutine. De même la Russie qu’on ne cesse de lui attribuer.

User de cette rhétorique n’a rien d’anodin et ne contribue en rien à pacifier un monde qui se passerait d’autant de tensions entretenues à toutes sortes de fins qui le minent.

 

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En ce 3 avril 2017, les coeurs sont russes

L’émotion au plan international est palpable, après l’explosion qui a eu lieu dans le métro de Saint Pétersbourg. Messages, commentaires, réactions, gestes confirment une réelle solidarité humaine.

Certes, il existe aussi des endroits du monde où l’on a accueilli la nouvelle de manière autre, en ont témoigné certaines images diffusées sur un réseau social bien connu.

Et puis, sur ce même réseau, une remarque, celle du directeur adjoint du magazine Marianne laisse aussi dubitatif que songeur. Le journaliste écrit:

Après l’attentat de Saint-Pétersbourg, on attend le moment où la Tour Eiffel exhibera les couleurs russes comme en d’autres circonstances comparables.

Ce constat rappelle qu’en-deça des mots, les marqueurs de la vie politique et des relations internationales demeurent bien ancrés.

La France s’est exprimée par l’entremise de son Ministre des Affaires Etrangères et les condoléances ont été présentées à la Russie. Mais la Tour Eiffel ne sera sans doute pas à l’image de ce qu’elle a pu être en d’autres occasions similaires.

Lors du téléjournal de la RTS, l’événement qui a endeuillé Saint-Pétersbourg a été commenté par le présentateur vedette et la correspondante de la chaîne à Moscou. Quand le premier a évoqué un certain courage des Russes qui encaissent bien, la seconde a su recarder le sujet.

Elle a rappelé comment la Russie s’est montrée très bouleversée tant par les attentats qui ont eu lieu sur son sol que par ceux qui ont frappé, notamment la France.

Merci à elle.

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03/04/2017

Saint Pétersbourg en deuil, condoléances

 

Les poètes ne sont peut-être pas les bienvenus dans les Cités, cela a été rappelé ici ou là tandis que l’on prétend leur gestion devoir être tenue en mains d’esprits raisonnables s’ils ne le sont, eux.

Le fait est que les courageux et vaillants combattants d’on ne sait encore quelle cause valable s’y installent de plus en plus, dans les Cités.

Bien sûr, on ne les y convie pas mais ils savent se rappeler quand il le faut et agir.

Une explosion s’est produite dan le métro de Saint-Pétersbourg. Certes, à l’heure qu’il est, des investigations sont en cours avant d’affirmer qu’il s’agisse d’un acte terroriste. Le fait est que le soupçon d’attentat est loin d’être écarté.

La violence vient de faucher à l’aveugle des vies de civils.

Quelle que soit l’origine de l’explosion qui vient de s’abattre sur Saint-Pétersbourg et la Russie, mes pensées vont à toutes mes amies et mes amis, à leurs proches, à leur ville, à ce pays à nouveau en deuil.

Condoléances et pensées.

 

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02/04/2017

Emmanuel Macron, les saveurs d’une recette

 

Pour qui goûte la cuisine française, voici de quoi aiguiser ou couper l’appétit. 

Se laver les mains avant de manger, ne pas parler à table, autant de recommandations sans doute d’un autre âge tandis que, désormais, on met sans problème les coudes sinon les pieds sur la table à défaut de les mettre dans le plat.

En l’occurrence, sans le moindre état d’âme, celle qui fut la porte-parole du parti République Solidaire fondé par Dominique de Villepin mais qui lui préféra, par la suite, un fauteuil tendu par Nicolas Sarkozy, a désormais rejoint Emmanuel Macron. 

Avec un possible ralliement au candidat en marche de l’Ancien Premier Ministre de Jacques Chirac, Marie-Anne Montchamp retrouverait celui dont elle qualifiait de romanesque* la vision politique.

Bonne ou mauvaise, la question de son regard ne semble pas sinon plus se poser pour elle ni pour celui qui, selon le site Marianne, ne tarit pas d’éloge sur Dominique de Villepin.

La décision appartient, bien sûr, au concerné pour lequel Alain Minc, soutien affiché d’Emmanuel Macron, ne s’était pas montré franchement enthousiaste - et c’est peu dire - lors de sa candidature à l’élection présidentielle de 2012.

* cf. page 35

 

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01/04/2017

La Russie ne s’invite pas dans la campagne présidentielle française, on l’impose.

 

Jusqu’il y a peu, trois candidats à la présidentielle française considéraient important sinon indispensable de se rapprocher de la Russie plutôt que de lui jeter l’anathème comme autant s’y attachent avec force arguments aussi incontestables que le sont les preuves apportées à leur fondement.

Or voici que depuis la rencontre à Moscou, de Marine Le Pen et de Vladimir Poutine, Jean-Luc Mélenchon et François Fillon, alors sur la même ligne d’échanges à maintenir avec le Kremlin, modifient de manière sensible leur position respective à cet égard.

Dimanche 26 mars dernier, en parlant du président russe, le candidat de La France insoumise déclare Je n’ai pas d’amitié avec cet homme ni d’entregent ni de point immun au point d’aller en pleine élection chercher auprès de lui une poignée de mains qui discrédite celui qui la touche pour la raison du contexte dans lequel on est.

Dont acte.

Ce vendredi 31 mars, pour sa part, le candidat du parti Les Républicains dit de la Russie qu’elle est un pays dangereux. A vrai dire, François Fillon n’a pas complètement changé de ligne puisqu’en novembre dernier déjà, il affirmait cela de la Russie tandis qu’elle saluait sa victoire dans le cadre de la Primaire de la droite et du centre et qu’il avait paru vouloir atténuer l’importance de cette réaction.

Bref, pour qui estimerait la Russie s’inviter dans la campagne présidentielle française, il semblerait bien plutôt que les candidats eux-mêmes ne puissent s’empêcher de parler d’elle.

Mais pour certains, dont les deux hommes en question, veiller à ne pas compromettre leur chance d’accéder à la fonction suprême semble aussi essentiel que de se démarquer de celle à laquelle doit résister le dénommé front républicain.

 

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31/03/2017

La Russie, en toute objectivité, bien sûr...

 

Selon le Conseiller National socialiste suisse, Roger Nordmann, la Russie serait sous la dictature autoritaire de Poutine.

Ouf, voilà qui est dit.

A découvrir à partir de la 54e minute de l’émission que la RTS a consacrée à la construction de l’Union Européenne et non à celle de l'Europe comme indiqué dans le titre de l’émission.

Que sait cet élu helvète de la Russie sinon ce qui semble lui avoir été dicté par la ligne du parti dont il est président du groupe parlementaire de son pays et du mien, par la même occasion?

Combien de fois s’y serait-il rendu pour en parler en pareils termes et avec un aplomb tel qu’on imagine le joug qui pèse sur plus de 146 millions de citoyen(ne)s russes?

On sait la RTS peu encline à considérer la Fédération de Russie comme emblème de la démocratie. Et on sait tout autant qu’elle est loin d’être la seule à se faire le relais d’informations triées sur le volet.

Que l’on n’apprécie pas un régime politique ou partie de ses représentants est un choix. Que l’image qui en soit rendue soit noircie, est une stratégie.

Non, Monsieur Nordmann, la Russie, que vous le vouliez ou non, n’est pas sous la dictature autoritaire de Poutine.

Merci de mesurer vos termes et, si vous en avez l’occasion, d’élargir votre horizon sensible et intellectuel, ce sera d’autant plus constructif pour les bonnes relations entre notre pays et la Russie.

 

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30/03/2017

Prison, un verdict bienvenu pour tant de conspirateurs

 

Le spectacle qu’offre la campagne présidentielle française semble inédit alors qu’on y retrouve toutes sortes de stratégies sinon de stratagèmes mis en oeuvre dans de précédentes luttes pour la fonction suprême.

En 2011, le candidat le plus en vue pour briguer l’Elysée en a fait les frais de manière aussi soudaine que brutale. Des sommets où évoluait DSK, c’est vers les abysses les plus profonds qu’il a été projeté.

Filmé tandis qu’il était menotté et solidement encadré, il est apparu sur les écrans du monde entier.

Que la nature de ses pulsions aient été connues de nombre de personnes ne faisait aucun doute. Qu’elles aient été soudain exposées à tout va et à tout vent n’avaient d’autre raison que de créer un séisme et de l’empêcher de poursuivre sa course vers l’Elysée.

Pour briser un ennemi, trouver son talon d’Achille est le meilleur moyen de s’éviter le recours à la liquidation physique de la personne.

Achille, précisément, plongé par sa mère dans les eaux du Styx pour en faire un héros invulnérable et cependant, resté mortel au seul endroit par lequel Thétis l’avait tenu.

Connaître ainsi le point faible de celle ou de celui dont on veut se débarrasser et l'y confronter pour, ensuite, le livrer en pâture à une justice qui tient, parfois, de jeux du cirque serait alors l’arme fatale.

Si, pour DSK, la quête de l’Elysée a d’emblée dû être oubliée, pour François Fillon, saisi par la fièvre justicière d’autant de purificateurs de la vie politique sinon sociale,  il n’en est pas encore ainsi.

Et ce n’est pas faute de moyens mis en oeuvre. Car son épouse Pénélope risque la prison quand lui-même, au cas où il serait élu, y échapperait le temps de son mandat au moins.

 

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29/03/2017

Valls, de Villepin, En marche...

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Quelques nouvelles de la République exemplaire à laquelle la France encore normale tendrait si l’on en croit ce qui semble sans cesse énoncé ici et là.

L’ancien Premier Ministre du bientôt plus Président de tous les Français annonce son ralliement à Emmanuel Macron.

Comme manière de tenir l’engagement public qu'il a pris dans le cadre de la Primaire de la gauche, d’apporter son soutien à son rival vainqueur, Benoît Hamon, Manuel Valls aurait-il pu faire mieux mais sa conscience lui a dit que...

A part cela, dans le livre qui vient de paraître et qui a déjà bien fait parler de lui, à lire les dernières lignes de la page qui apparaît en illustration ci-dessus, on apprend qui a été et pas dans le collimateur de Monsieur Hollande.

Ainsi, l’ancien candidat échoué en rase campagne avec les adhérent(e)s du parti qu’il avait créé, République Solidaire, se voit-il ménagé sinon épargné par celui qui s’est fait connaître par son mémorable Moi Président.

Petits services entre amis ou non, pour rappel à qui l’ignorerait, la consigne qui avait été donnée aux membres du parti de Dominique de Villepin, empêché de se présenter à l’élection présidentielle de 2012 faute de parrainages requis, la consigne donc avait été de voter François Hollande.

Bref, entre échoués de gauche et d’on ne sait plus trop où, on se met En marche!

What else?

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28/03/2017

Les régimes politiques en question, monarchie, république et autres démocratie ou dictature

 

Il paraît assez logique qu’Eugène Ionesco dont on célèbre, ce 28 mars, le vingt-troisième anniversaire de la mort, se soit exprimé sur la monarchie.

Cité dans Noblesse oblige, Editions Autrement, avril 1987, ses propos ont été relayés sur différents sites royalistes.

On finira bien par restaurer la monarchie, un jour, contre la dictature et contre l’anarchie, ainsi se termine la reprise de ce qu’a énoncé Ionesco auquel, sur ce site, a été aussi associé Salvador Dali.

Quelle que soit la relation que l’on entretienne ou non avec le royalisme, le point de vue émis par l’écrivain ne manque pas d’intérêt.

Et ce d’autant moins lorsque la mobilisation ne cesse de se rappeler, ici et là, contre toute forme de dictature réelle ou projetée.

Les régimes républicains et démocratiques sont, certes, conçus comme expressions de volontés populaires. Mais lorsque l’individualisme et l’intérêt particulier se confondent avec toute préoccupation collective et générale, alors, la division menace.

Et, de fait, l’équilibre des forces sociales du pays se rompt.

Dans ce cas, ce n’est plus face au seul monarque que l’on se retrouve confronté mais face à toutes sortes de roitelet(te)s qui agissent trop souvent en leur seul et propre nom tandis que sont brandis slogans et valeurs qui ne rallient qu’à eux-mêmes.

Vite le roi? Un peu de décence déjà!

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27/03/2017

Pourquoi relire Pascal? La justice et la force...

 

On dit la référence au passé, parfois, source d’erreur. Mais un esprit qui a consacré le plus clair de son temps à élaborer une pensée, si celle-ci montre sa justesse d’analyse au fil du temps, en quoi devrait-il être, avec elle, jeté aux oubliettes?

Blaise Pascal, dans ses Pensées a, entre autre, traité de la justice et de la force. Pour qui ne cesse de s’en prendre à l’une ou à l’autre, voici de quoi nourrir sa réflexion:

La justice sans la force est impuissante; la force sans la justice est tyrannique. (...)

Et ainsi, ne pouvant faire que ce qui est juste fût fort, on a fait que ce qui est fort fût juste.

Cette alliance de la justice et de la force en dérange plus d’une et d’un. Et cependant, pour Pascal, la première, si elle veut être appliquée, nécessite la seconde.

De même, la seconde a besoin de la première pour la contenir.

Aussi, justice et force sont-elles liées tandis que l’une et l’autre relèvent d’ordres opposés, symbolique pour la première, physique pour la seconde.

Cette manière d’envisager justice et force peut, bien sûr, ne pas convaincre et susciter la controverse. Et pourtant, on peut sans emphase la considérer comme l’expression d’une réalité.

 

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26/03/2017

Relire Platon, relire Pascal

Les mots pour dire les maux, elles, ils sont nombreux à en avoir l’aptitude. Pour quel impact, c’est une autre question.

Exprimer quelque réserve face à l’intervention de figures littéraires dans le débat public comme cela apparaît ici ou là sur blogs ou autres commentaires déposés sur les réseaux sociaux, est-il de mise?

Platon a traité de la place du poète dans la Cité. Mais c’est surtout à celle prise par les sophistes qu’il a tenu à réagir.

Aussi a-t-il banni leur formule selon laquelle l’homme serait la mesure de toute chose pour lui opposer la sienne, exposée dans Lois IV, 716c, Dieu est la mesure de toutes choses.

C’est du débat porté autour de la connaissance que le poète et le sophiste, selon Platon, doivent être exclus. Le premier, pour être sujet à l’inspiration, le second, à l’opinion.

La connaissance, pour le philosophe, doit dépasser inspiration et opinion. La connaissance, pour être abordée, doit donc être traitée sur un mode dialectique, comparable, en ceci,  à une sorte de géométrie.

Ce qui ne peut manquer de renvoyer à Pascal et à ses considérations sur l’esprit de géométrie et l’esprit de finesse

Relire Platon, relire Pascal, serait-ce trop demander?

Puisse la question ne pas être la réponse, tel est un souhait, peut-être lancé comme une bouteille à la mer, au moins aura-t-il été exprimé ici.

 

 

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25/03/2017

La France et le crépuscule de ses Humanités

 

La culture et l’éducation qui l’encourage, sont souvent évoquées comme modes de canalisation de la violence.

S’il est incontestable que l’une et l’autre agissent comme filtres à des pulsions en tous genres, c’est ce qui en est fait qui relève de tout autres paramètres.

Dans le cadre de la campagne présidentielle française, ce qu’offre le spectacle réservé aux électrices et aux électeurs est souvent considéré comme inédit.

A quoi tient cet inédit, les explications fusent et ne se ressemblent pas toutes. Y aller de son couplet ne devrait pas, néanmoins, faire oublier les programmes des candidat(e)s quand ils en ont.

Or pour qui a intérêt à divertir plutôt qu’à informer, la part faite aux affaires semble bien la plus belle. La France mériterait-elle soudain autant de règlements de compte au nom de la morale et de l'éthique?

Jusqu’à preuve du contraire, politique, morale et éthique n’ont pas souvent marché main dans la main.

Et si elles avaient eu quoique ce soit à voir  ensemble, cela se serait su de longue date. 

Alors, qu'un pays  dont les valeurs ont rayonné de par le monde, s’affaisse et s’enfonce dans autant de polémiques auxquelles se prêtent nombre de médias complaisants, blesse ce qui lui reste encore de culture et d’éducation.

 

 

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24/03/2017

Lettre ouverte à Christine Angot

 

Madame,

 

On a besoin de pouvoir s’identifier à celui pour qui on va voter, de sentir que même de loin il comprend ce qu’on ressent déclarez-vous à François Fillon ce 23 mars dans le cadre de l’Emission Politique de France2

Vous dites vrai. Et l’identification ne concerne pas seulement celle projetée sur une femme ou un homme politique. 

Aussi, vous êtes-vous peut-être sinon sans doute sentie incarner autant de voix que celles dont vous vous êtes fait le relai.

Car convoquer une figure littéraire dans le cadre d’une émission politique, c’est donner toute sa place à une approche sensible.

Mais voici que vous vous êtes érigée en procureur.

Voici que vous avez dressé un réquisitoire pour accuser, juger et condamner l’homme qui se trouvait en face de vous.

Et lorsqu’il vous a été demandé de laisser répondre votre interlocuteur, à peu près au milieu de ce qui devait être un échange entre vous et François Fillon, vous avez rétorqué que non et vous avez poursuivi votre charge.

Madame Angot, il appartiendra au peuple français d’élire sa présidente ou son président.

Ses citoyennes et ses citoyens voteront selon leurs critères et non selon le prisme d’une personne elle-même mise en examen pour diffamation.

Entre le respect que suscite votre activité littéraire et celui qui aurait aussi pu être apporté à votre prestation dans le cadre de L’Emission politique de France2, il y a un gouffre.

Vous vous y êtes jetée à vos dépens ou non.

Bien à vous,

Hélène Richard-Favre

 

 

France2, l’Emission Politique, la littérature jetée en pâture

 

Ce 23 mars, François Fillon a été l’invité de L’Emission Politique sur France2. Animée par David Pujadas, l’émission accueille un(e) invité surprise parmi d’autres, appelés à échanger avec la personnalité politique conviée sur le plateau.

Ce soir-là, est annoncée l’écrivain, Christine Angot.

L’échange avec François Fillon tourne assez vite au fiasco en dépit de timides tentatives de David Pujadas de modérer l’ardeur de son invitée à charger le candidat du parti Les Républicains.

Il est tout de même remarquable d’avoir choisi Christine Angot pour dire tout le bien qu’elle pense de François Fillon tandis qu’elle est, elle-même, mise en examen pour diffamation.

La France compte des personnalités littéraires de haut rang et qui ne partagent certainement pas les positions de François Fillon.

Inviter l’une d’elles aurait été faire la part belle à la littérature.

Au lieu de quoi, ce 23 mars au soir, c’est sa face la plus pitoyable qui a été jetée en pâture au public de France2.