11/04/2017

Le monde connecté

 

A lire ce qui s’est publié sur les derniers événements survenus en Syrie, on comprend -une fois encore- que le citoyen lambda qui tente de s’y retrouver dans ce bas monde, pas encore tout à fait triste tant la poésie peut, on l’espère, encore le sauver, que le citoyen lambda donc, est pris en otage.

En otage, certes privilégié car libre mais d’évoluer dans l’espace qui lui est réservé tandis qu’il est nourri et tout autant laissé sur sa faim.

Les informations qu’il reçoit, il n’a pas forcément envie de les mettre en doute. Alors qu'au contraire, il serait parfois bien inspiré de les passer au crible sinon au peigne fin.

L’Histoire a maintes fois montré comment un pouvoir, pour se maintenir, était appelé à déformer des faits pour ne pas avoir à se remettre en cause.

Or, désormais que l’accès à de nombreuses sources d’information existe, le problème n’est pas pour autant réglé. Car il ne suffit pas de contester une information livrée de manière officielle pour l’annuler.

Internet permet la multiplication de sources et de points de vue, certes mais l’impact de cet apport ne laisse pas les pouvoirs en place indifférents.

La maîtrise de l’information ne se perd pas aussi aisément.

 

 

09/04/2017

Et demain, ce soir, tout à l’heure, si c’était nous? L’Egypte pleure ses morts

 

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Un double attentat a encore une fois endeuillé. Des familles, des proches, des villes, un pays, l’Egypte.

Le monde dans lequel on vit n’est pas forcément plus dangereux que celui qu’ont connu nos aïeux. Ce qui le distingue, c’est qu’il est connecté. Certes, pas partout et loin s’en faut.

Bienheureuses soient, ou pas, les personnes tenues en dehors de cet univers accessible en quelques clics, à elles de se prononcer.

En attendant, le quotidien de qui se préserve ou dépend d’internet est soumis aux mêmes puissances qui le gouvernent.

En commentaire au précédent sujet de ce blog a été rappelé un ouvrage paru en 1976 et qui s’intitule Ces malades qui nous gouvernent.

Ce titre évocateur l’est à plus d’un égard.

Le désir de puissance, en effet, semble s’accommoder de toute maladie. De même, le désir de puissance écrase-t-il ce qui retient son accomplissement.

La preuve nous en a une fois encore été donnée en ce dimanche des Rameaux ensanglanté par la terreur. 

En hommage aux victimes

 

08/04/2017

Théâtres de guerres, les analystes et les autres

 

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                                                                         capture d’écran franceinfo

Force est de constater que les hypothèses qui se diffusent et se répandent sur les réseaux sociaux et partout où l’on peut afficher une interprétation de certaines réalités font florès.

Que Thierry Meyssan, Régis Le Sommier, pour ne citer que ces deux dont les analyses se relaient au gré de la complaisance qu’on leur accorde, soient plus crédibles que tout autre qui n’aurait accès qu’à ce qu’on veut bien délivrer comme information, reste discutable.

En effet, laquelle, lequel d’entre nous autres serait en mesure de savoir ce qu’il en est d’opérations militaires quand on sait ce qui peut les entourer de secrets?

Apporter à des faits un autre éclairage enrichit, certes, leur approche.

En l’occurrence, et en Syrie, substituer à une version donnée, une autre qui devrait être davantage accréditée que celle qui est affichée par autant d’instances qui en débattent, c’est se mettre en porte-à-faux et jeter le doute.

Or tandis que s’affrontent intérêts en jeu et puissances qui n’ont cure de ce qu’est la vie humaine, des familles, des proches, pleurent les leurs.

Condoléances et pensées à autant d’êtres qui voient les leurs sacrifiés sur l’autel de folies assassines.

 

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07/04/2017

Syrie, le sang contre le sang

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                                                                                             capture d’écran: francinfo

Donald Tump a frappé.

Ses menaces, il les a mises a exécution. Avant même toute confirmation de la responsabilité attribuée à Bachar-el-Assad de l’attaque qui a meurtri et endeuillé une fois encore la Syrie.

Pour un Président qui n’a cessé de revendiquer la souveraineté de son pays sinon celle d’autres, le résultat se connaît.

Il vient de bafouer celle de la Syrie.

Que cet homme ait été perçu comme imprévisible reste un euphémisme. Le voici lancé à l’attaque pour verser le sang contre le sang.

L’avenir qu’il semblait promettre au Moyen-Orien n’a plus rien de paisible. On est loin de la romance quand bien même elle était susceptible d’être perçue.

Pour le reste, à un mois de la fin de son mandat, François Hollande s’exprime. Et pendant ce temps-là, la France se prépare à sa succession...

06/04/2017

Syrie, la menace d’action unilatérale des Etats-Unis

 

Les horreurs de la guerre sont une réalité.

Celle des mensonges qui les accompagnent, une autre qui a été souvent dénoncée. Pour quels effets et avec quel résultat quand on observe comment, jour après jour, l’information se fabrique?

La Syrie est à nouveau le théâtre d’horreurs dont on apprend en temps presque réel qui en serait à l’origine tandis que la Russie conteste l’accusation portée contre le régime de Bachar el Assad.

Avec l’élection de Donald Trump, un espoir de paix au Moyen Orient semblait se dessiner. Il avait, en tous les cas été exprimé ici.

Qu’en sera-t-il désormais que le Président américain a durci le ton envers la Russie dont le soutien à la Syrie est pointé du doigt?

La menace d’action unilatérale proférée par la représentante des Etats-Unis à l’ONU, Nikki Haley, ne laisse rien présager de bon.

Mais selon Le Parisien, en dépit du pessimisme de certains diplomates, l’espoir d’accord entre Occidentaux et Russes existerait. 

Puisse-t-il en être ainsi! 

 

 

05/04/2017

Présidentielle française, le débat des onze, une première pour quelles conséquences?

 

Soirée aussi singulière qu’inédite, hier, sur BFMTV tandis que les onze candidats en lice pour la présidentielle française ont été invités à répondre aux questions de deux journalistes et, à l’occasion, de débattre ensemble.

L’exercice, faut-il le rappeler, était une première, jamais aucun débat de ce genre n’ayant été organisés jusque là.

Réussi ou non, il a eu lieu.

Au temps, désormais, d’en mesurer son impact, le recul paraissant indispensable pour en parler.

Mais comme l’époque que l’on traverse semble se caractériser par l’immédiateté et la réactivité à tout prix, nul doute que d’aucuns se seront déjà fait leur opinion.

On parle, néanmoins beaucoup, d’électorat volatil. Rien n’indique donc que ce qui aura pu paraître certain hier le soit encore le 23 avril déjà et au moins.

Car d’ici-là, la batterie de sondages, à laquelle s’ajoute, désormais, la prise en compte des algorithmes, aura eu le temps de distiller ses scores et ses pronostics avec, bien sûr, le rappel devenu passage obligé qu’il ne s’agit là que de projections, les derniers flops des prédictions annoncées pour le résultat du Brexit et celui de l’élection présidentielle états-uniennes ayant servi de leçon.

Quoi qu’il en soit, l’apport de ceux que l’on qualifie avec un mépris affiché de petits candidats aura été avéré, même s’il a suscité la controverse.

 

04/04/2017

France: celle qu’on appelle la grande dame de fer sera en noir à minuit

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En hommage aux victimes de l’explosion dans le métro qui a endeuillé Saint-Pétersbourg et la Russie, Paris a cédé.

Il aura tout de même fallu quelques pressions exercées sur la Mairie pour qu’Anne Hidalgo prenne la décision d’associer la France à la Russie dans sa douleur.

En tant que Française, russophile, on l’a compris ici, j’accueille avec émotion ce geste fort de rapprochement entre les peuples.

La Russie et la France ont une Histoire en commun et un avenir à partager. 

Certains candidats à l’élection présidentielle l’ont compris qui débattent, à onze, en ce 4 avril.

Le terrorisme et le totalitarisme qui lui est associé sont nos ennemis au lieu de quoi, on s’obstine à voir en un pays ami, celui qui menace, celui qui brime, celui qui envahit et de fait, celui qui est à mettre au ban du monde.

Que la raison revienne, au-delà de l’émotion et du geste fort auquel a consenti Anne Hidalgo, tel est le souhaite de nombre d’amis de la France et de la Russie.

 

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Tel-Aviv aux couleurs de la Russie

 

La Tribune de Genève, la RTS, hier, toutes deux -pour ne citer qu’elles- mettent l’accent sur Vladimir Poutine tandis que le deuil frappe des familles, des proches, des amis, une ville et un pays.

Il y a une manière de rendre compte de faits, les journalistes le savent sinon l’apprennent.

Aussi, lire en titre de La Tribune de Genève de ce 3 avril, qu'une bombe sème la mort dans la ville de Vladimir Poutine, est-ce bien opportun?

A-t-on vu ou entendu énoncé quelque part de Paris, de Nice ou de Berlin, de qui elles étaient les villes?

Tel-Aviv a su rendre hommage à la Russie autrement. Elle a été illuminée aux couleurs de la Russie. Certes, de très nombreux Russes vivent en Israël mais ailleurs aussi!

Et même?

Saint Pétersbourg est bien au-delà de la ville de Vladimir Poutine. De même la Russie qu’on ne cesse de lui attribuer.

User de cette rhétorique n’a rien d’anodin et ne contribue en rien à pacifier un monde qui se passerait d’autant de tensions entretenues à toutes sortes de fins qui le minent.

 

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En ce 3 avril 2017, les coeurs sont russes

L’émotion au plan international est palpable, après l’explosion qui a eu lieu dans le métro de Saint Pétersbourg. Messages, commentaires, réactions, gestes confirment une réelle solidarité humaine.

Certes, il existe aussi des endroits du monde où l’on a accueilli la nouvelle de manière autre, en ont témoigné certaines images diffusées sur un réseau social bien connu.

Et puis, sur ce même réseau, une remarque, celle du directeur adjoint du magazine Marianne laisse aussi dubitatif que songeur. Le journaliste écrit:

Après l’attentat de Saint-Pétersbourg, on attend le moment où la Tour Eiffel exhibera les couleurs russes comme en d’autres circonstances comparables.

Ce constat rappelle qu’en-deça des mots, les marqueurs de la vie politique et des relations internationales demeurent bien ancrés.

La France s’est exprimée par l’entremise de son Ministre des Affaires Etrangères et les condoléances ont été présentées à la Russie. Mais la Tour Eiffel ne sera sans doute pas à l’image de ce qu’elle a pu être en d’autres occasions similaires.

Lors du téléjournal de la RTS, l’événement qui a endeuillé Saint-Pétersbourg a été commenté par le présentateur vedette et la correspondante de la chaîne à Moscou. Quand le premier a évoqué un certain courage des Russes qui encaissent bien, la seconde a su recarder le sujet.

Elle a rappelé comment la Russie s’est montrée très bouleversée tant par les attentats qui ont eu lieu sur son sol que par ceux qui ont frappé, notamment la France.

Merci à elle.

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03/04/2017

Saint Pétersbourg en deuil, condoléances

 

Les poètes ne sont peut-être pas les bienvenus dans les Cités, cela a été rappelé ici ou là tandis que l’on prétend leur gestion devoir être tenue en mains d’esprits raisonnables s’ils ne le sont, eux.

Le fait est que les courageux et vaillants combattants d’on ne sait encore quelle cause valable s’y installent de plus en plus, dans les Cités.

Bien sûr, on ne les y convie pas mais ils savent se rappeler quand il le faut et agir.

Une explosion s’est produite dan le métro de Saint-Pétersbourg. Certes, à l’heure qu’il est, des investigations sont en cours avant d’affirmer qu’il s’agisse d’un acte terroriste. Le fait est que le soupçon d’attentat est loin d’être écarté.

La violence vient de faucher à l’aveugle des vies de civils.

Quelle que soit l’origine de l’explosion qui vient de s’abattre sur Saint-Pétersbourg et la Russie, mes pensées vont à toutes mes amies et mes amis, à leurs proches, à leur ville, à ce pays à nouveau en deuil.

Condoléances et pensées.

 

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02/04/2017

Emmanuel Macron, les saveurs d’une recette

 

Pour qui goûte la cuisine française, voici de quoi aiguiser ou couper l’appétit. 

Se laver les mains avant de manger, ne pas parler à table, autant de recommandations sans doute d’un autre âge tandis que, désormais, on met sans problème les coudes sinon les pieds sur la table à défaut de les mettre dans le plat.

En l’occurrence, sans le moindre état d’âme, celle qui fut la porte-parole du parti République Solidaire fondé par Dominique de Villepin mais qui lui préféra, par la suite, un fauteuil tendu par Nicolas Sarkozy, a désormais rejoint Emmanuel Macron. 

Avec un possible ralliement au candidat en marche de l’Ancien Premier Ministre de Jacques Chirac, Marie-Anne Montchamp retrouverait celui dont elle qualifiait de romanesque* la vision politique.

Bonne ou mauvaise, la question de son regard ne semble pas sinon plus se poser pour elle ni pour celui qui, selon le site Marianne, ne tarit pas d’éloge sur Dominique de Villepin.

La décision appartient, bien sûr, au concerné pour lequel Alain Minc, soutien affiché d’Emmanuel Macron, ne s’était pas montré franchement enthousiaste - et c’est peu dire - lors de sa candidature à l’élection présidentielle de 2012.

* cf. page 35

 

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01/04/2017

La Russie ne s’invite pas dans la campagne présidentielle française, on l’impose.

 

Jusqu’il y a peu, trois candidats à la présidentielle française considéraient important sinon indispensable de se rapprocher de la Russie plutôt que de lui jeter l’anathème comme autant s’y attachent avec force arguments aussi incontestables que le sont les preuves apportées à leur fondement.

Or voici que depuis la rencontre à Moscou, de Marine Le Pen et de Vladimir Poutine, Jean-Luc Mélenchon et François Fillon, alors sur la même ligne d’échanges à maintenir avec le Kremlin, modifient de manière sensible leur position respective à cet égard.

Dimanche 26 mars dernier, en parlant du président russe, le candidat de La France insoumise déclare Je n’ai pas d’amitié avec cet homme ni d’entregent ni de point immun au point d’aller en pleine élection chercher auprès de lui une poignée de mains qui discrédite celui qui la touche pour la raison du contexte dans lequel on est.

Dont acte.

Ce vendredi 31 mars, pour sa part, le candidat du parti Les Républicains dit de la Russie qu’elle est un pays dangereux. A vrai dire, François Fillon n’a pas complètement changé de ligne puisqu’en novembre dernier déjà, il affirmait cela de la Russie tandis qu’elle saluait sa victoire dans le cadre de la Primaire de la droite et du centre et qu’il avait paru vouloir atténuer l’importance de cette réaction.

Bref, pour qui estimerait la Russie s’inviter dans la campagne présidentielle française, il semblerait bien plutôt que les candidats eux-mêmes ne puissent s’empêcher de parler d’elle.

Mais pour certains, dont les deux hommes en question, veiller à ne pas compromettre leur chance d’accéder à la fonction suprême semble aussi essentiel que de se démarquer de celle à laquelle doit résister le dénommé front républicain.

 

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31/03/2017

La Russie, en toute objectivité, bien sûr...

 

Selon le Conseiller National socialiste suisse, Roger Nordmann, la Russie serait sous la dictature autoritaire de Poutine.

Ouf, voilà qui est dit.

A découvrir à partir de la 54e minute de l’émission que la RTS a consacrée à la construction de l’Union Européenne et non à celle de l'Europe comme indiqué dans le titre de l’émission.

Que sait cet élu helvète de la Russie sinon ce qui semble lui avoir été dicté par la ligne du parti dont il est président du groupe parlementaire de son pays et du mien, par la même occasion?

Combien de fois s’y serait-il rendu pour en parler en pareils termes et avec un aplomb tel qu’on imagine le joug qui pèse sur plus de 146 millions de citoyen(ne)s russes?

On sait la RTS peu encline à considérer la Fédération de Russie comme emblème de la démocratie. Et on sait tout autant qu’elle est loin d’être la seule à se faire le relais d’informations triées sur le volet.

Que l’on n’apprécie pas un régime politique ou partie de ses représentants est un choix. Que l’image qui en soit rendue soit noircie, est une stratégie.

Non, Monsieur Nordmann, la Russie, que vous le vouliez ou non, n’est pas sous la dictature autoritaire de Poutine.

Merci de mesurer vos termes et, si vous en avez l’occasion, d’élargir votre horizon sensible et intellectuel, ce sera d’autant plus constructif pour les bonnes relations entre notre pays et la Russie.

 

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30/03/2017

Prison, un verdict bienvenu pour tant de conspirateurs

 

Le spectacle qu’offre la campagne présidentielle française semble inédit alors qu’on y retrouve toutes sortes de stratégies sinon de stratagèmes mis en oeuvre dans de précédentes luttes pour la fonction suprême.

En 2011, le candidat le plus en vue pour briguer l’Elysée en a fait les frais de manière aussi soudaine que brutale. Des sommets où évoluait DSK, c’est vers les abysses les plus profonds qu’il a été projeté.

Filmé tandis qu’il était menotté et solidement encadré, il est apparu sur les écrans du monde entier.

Que la nature de ses pulsions aient été connues de nombre de personnes ne faisait aucun doute. Qu’elles aient été soudain exposées à tout va et à tout vent n’avaient d’autre raison que de créer un séisme et de l’empêcher de poursuivre sa course vers l’Elysée.

Pour briser un ennemi, trouver son talon d’Achille est le meilleur moyen de s’éviter le recours à la liquidation physique de la personne.

Achille, précisément, plongé par sa mère dans les eaux du Styx pour en faire un héros invulnérable et cependant, resté mortel au seul endroit par lequel Thétis l’avait tenu.

Connaître ainsi le point faible de celle ou de celui dont on veut se débarrasser et l'y confronter pour, ensuite, le livrer en pâture à une justice qui tient, parfois, de jeux du cirque serait alors l’arme fatale.

Si, pour DSK, la quête de l’Elysée a d’emblée dû être oubliée, pour François Fillon, saisi par la fièvre justicière d’autant de purificateurs de la vie politique sinon sociale,  il n’en est pas encore ainsi.

Et ce n’est pas faute de moyens mis en oeuvre. Car son épouse Pénélope risque la prison quand lui-même, au cas où il serait élu, y échapperait le temps de son mandat au moins.

 

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29/03/2017

Valls, de Villepin, En marche...

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Quelques nouvelles de la République exemplaire à laquelle la France encore normale tendrait si l’on en croit ce qui semble sans cesse énoncé ici et là.

L’ancien Premier Ministre du bientôt plus Président de tous les Français annonce son ralliement à Emmanuel Macron.

Comme manière de tenir l’engagement public qu'il a pris dans le cadre de la Primaire de la gauche, d’apporter son soutien à son rival vainqueur, Benoît Hamon, Manuel Valls aurait-il pu faire mieux mais sa conscience lui a dit que...

A part cela, dans le livre qui vient de paraître et qui a déjà bien fait parler de lui, à lire les dernières lignes de la page qui apparaît en illustration ci-dessus, on apprend qui a été et pas dans le collimateur de Monsieur Hollande.

Ainsi, l’ancien candidat échoué en rase campagne avec les adhérent(e)s du parti qu’il avait créé, République Solidaire, se voit-il ménagé sinon épargné par celui qui s’est fait connaître par son mémorable Moi Président.

Petits services entre amis ou non, pour rappel à qui l’ignorerait, la consigne qui avait été donnée aux membres du parti de Dominique de Villepin, empêché de se présenter à l’élection présidentielle de 2012 faute de parrainages requis, la consigne donc avait été de voter François Hollande.

Bref, entre échoués de gauche et d’on ne sait plus trop où, on se met En marche!

What else?

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28/03/2017

Les régimes politiques en question, monarchie, république et autres démocratie ou dictature

 

Il paraît assez logique qu’Eugène Ionesco dont on célèbre, ce 28 mars, le vingt-troisième anniversaire de la mort, se soit exprimé sur la monarchie.

Cité dans Noblesse oblige, Editions Autrement, avril 1987, ses propos ont été relayés sur différents sites royalistes.

On finira bien par restaurer la monarchie, un jour, contre la dictature et contre l’anarchie, ainsi se termine la reprise de ce qu’a énoncé Ionesco auquel, sur ce site, a été aussi associé Salvador Dali.

Quelle que soit la relation que l’on entretienne ou non avec le royalisme, le point de vue émis par l’écrivain ne manque pas d’intérêt.

Et ce d’autant moins lorsque la mobilisation ne cesse de se rappeler, ici et là, contre toute forme de dictature réelle ou projetée.

Les régimes républicains et démocratiques sont, certes, conçus comme expressions de volontés populaires. Mais lorsque l’individualisme et l’intérêt particulier se confondent avec toute préoccupation collective et générale, alors, la division menace.

Et, de fait, l’équilibre des forces sociales du pays se rompt.

Dans ce cas, ce n’est plus face au seul monarque que l’on se retrouve confronté mais face à toutes sortes de roitelet(te)s qui agissent trop souvent en leur seul et propre nom tandis que sont brandis slogans et valeurs qui ne rallient qu’à eux-mêmes.

Vite le roi? Un peu de décence déjà!

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27/03/2017

Pourquoi relire Pascal? La justice et la force...

 

On dit la référence au passé, parfois, source d’erreur. Mais un esprit qui a consacré le plus clair de son temps à élaborer une pensée, si celle-ci montre sa justesse d’analyse au fil du temps, en quoi devrait-il être, avec elle, jeté aux oubliettes?

Blaise Pascal, dans ses Pensées a, entre autre, traité de la justice et de la force. Pour qui ne cesse de s’en prendre à l’une ou à l’autre, voici de quoi nourrir sa réflexion:

La justice sans la force est impuissante; la force sans la justice est tyrannique. (...)

Et ainsi, ne pouvant faire que ce qui est juste fût fort, on a fait que ce qui est fort fût juste.

Cette alliance de la justice et de la force en dérange plus d’une et d’un. Et cependant, pour Pascal, la première, si elle veut être appliquée, nécessite la seconde.

De même, la seconde a besoin de la première pour la contenir.

Aussi, justice et force sont-elles liées tandis que l’une et l’autre relèvent d’ordres opposés, symbolique pour la première, physique pour la seconde.

Cette manière d’envisager justice et force peut, bien sûr, ne pas convaincre et susciter la controverse. Et pourtant, on peut sans emphase la considérer comme l’expression d’une réalité.

 

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26/03/2017

Relire Platon, relire Pascal

Les mots pour dire les maux, elles, ils sont nombreux à en avoir l’aptitude. Pour quel impact, c’est une autre question.

Exprimer quelque réserve face à l’intervention de figures littéraires dans le débat public comme cela apparaît ici ou là sur blogs ou autres commentaires déposés sur les réseaux sociaux, est-il de mise?

Platon a traité de la place du poète dans la Cité. Mais c’est surtout à celle prise par les sophistes qu’il a tenu à réagir.

Aussi a-t-il banni leur formule selon laquelle l’homme serait la mesure de toute chose pour lui opposer la sienne, exposée dans Lois IV, 716c, Dieu est la mesure de toutes choses.

C’est du débat porté autour de la connaissance que le poète et le sophiste, selon Platon, doivent être exclus. Le premier, pour être sujet à l’inspiration, le second, à l’opinion.

La connaissance, pour le philosophe, doit dépasser inspiration et opinion. La connaissance, pour être abordée, doit donc être traitée sur un mode dialectique, comparable, en ceci,  à une sorte de géométrie.

Ce qui ne peut manquer de renvoyer à Pascal et à ses considérations sur l’esprit de géométrie et l’esprit de finesse

Relire Platon, relire Pascal, serait-ce trop demander?

Puisse la question ne pas être la réponse, tel est un souhait, peut-être lancé comme une bouteille à la mer, au moins aura-t-il été exprimé ici.

 

 

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25/03/2017

La France et le crépuscule de ses Humanités

 

La culture et l’éducation qui l’encourage, sont souvent évoquées comme modes de canalisation de la violence.

S’il est incontestable que l’une et l’autre agissent comme filtres à des pulsions en tous genres, c’est ce qui en est fait qui relève de tout autres paramètres.

Dans le cadre de la campagne présidentielle française, ce qu’offre le spectacle réservé aux électrices et aux électeurs est souvent considéré comme inédit.

A quoi tient cet inédit, les explications fusent et ne se ressemblent pas toutes. Y aller de son couplet ne devrait pas, néanmoins, faire oublier les programmes des candidat(e)s quand ils en ont.

Or pour qui a intérêt à divertir plutôt qu’à informer, la part faite aux affaires semble bien la plus belle. La France mériterait-elle soudain autant de règlements de compte au nom de la morale et de l'éthique?

Jusqu’à preuve du contraire, politique, morale et éthique n’ont pas souvent marché main dans la main.

Et si elles avaient eu quoique ce soit à voir  ensemble, cela se serait su de longue date. 

Alors, qu'un pays  dont les valeurs ont rayonné de par le monde, s’affaisse et s’enfonce dans autant de polémiques auxquelles se prêtent nombre de médias complaisants, blesse ce qui lui reste encore de culture et d’éducation.

 

 

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24/03/2017

Lettre ouverte à Christine Angot

 

Madame,

 

On a besoin de pouvoir s’identifier à celui pour qui on va voter, de sentir que même de loin il comprend ce qu’on ressent déclarez-vous à François Fillon ce 23 mars dans le cadre de l’Emission Politique de France2

Vous dites vrai. Et l’identification ne concerne pas seulement celle projetée sur une femme ou un homme politique. 

Aussi, vous êtes-vous peut-être sinon sans doute sentie incarner autant de voix que celles dont vous vous êtes fait le relai.

Car convoquer une figure littéraire dans le cadre d’une émission politique, c’est donner toute sa place à une approche sensible.

Mais voici que vous vous êtes érigée en procureur.

Voici que vous avez dressé un réquisitoire pour accuser, juger et condamner l’homme qui se trouvait en face de vous.

Et lorsqu’il vous a été demandé de laisser répondre votre interlocuteur, à peu près au milieu de ce qui devait être un échange entre vous et François Fillon, vous avez rétorqué que non et vous avez poursuivi votre charge.

Madame Angot, il appartiendra au peuple français d’élire sa présidente ou son président.

Ses citoyennes et ses citoyens voteront selon leurs critères et non selon le prisme d’une personne elle-même mise en examen pour diffamation.

Entre le respect que suscite votre activité littéraire et celui qui aurait aussi pu être apporté à votre prestation dans le cadre de L’Emission politique de France2, il y a un gouffre.

Vous vous y êtes jetée à vos dépens ou non.

Bien à vous,

Hélène Richard-Favre

 

 

France2, l’Emission Politique, la littérature jetée en pâture

 

Ce 23 mars, François Fillon a été l’invité de L’Emission Politique sur France2. Animée par David Pujadas, l’émission accueille un(e) invité surprise parmi d’autres, appelés à échanger avec la personnalité politique conviée sur le plateau.

Ce soir-là, est annoncée l’écrivain, Christine Angot.

L’échange avec François Fillon tourne assez vite au fiasco en dépit de timides tentatives de David Pujadas de modérer l’ardeur de son invitée à charger le candidat du parti Les Républicains.

Il est tout de même remarquable d’avoir choisi Christine Angot pour dire tout le bien qu’elle pense de François Fillon tandis qu’elle est, elle-même, mise en examen pour diffamation.

La France compte des personnalités littéraires de haut rang et qui ne partagent certainement pas les positions de François Fillon.

Inviter l’une d’elles aurait été faire la part belle à la littérature.

Au lieu de quoi, ce 23 mars au soir, c’est sa face la plus pitoyable qui a été jetée en pâture au public de France2.

 

23/03/2017

Encore un poids lourd du PS français en marche, Jean-Yves Le Drian

 

Le Parti socialiste français se distingue par les soutiens, de plus en plus nombreux, que ses membres apportent au candidat qui s’est mis en marche tout seul.

Il est donc loin de marcher seul quoique...

A force d’aller dans un sens et dans un autre, d’énoncer un propos et son contraire, d’être d’accord et pas, il afficherait plutôt une attitude erratique mais non, disent en choeur ses admiratrices et ses admirateurs.

Il serait le favori, nous rappelle-t-on aussi comme pour ne pas qu’on le néglige à défaut de l’oublier.

Il est vrai que si l’on devait se rappeler ses discours, on peinerait un peu sauf à en retenir, justement, qu’il rejoint tel ou tel(le) candidat(e) dans ses propos.

J’ai usé du féminin pour évoquer les candidats en lice pour la présidentielle de mai prochain mais je ne suis pas certaine qu’Emmanuel Macron partage quelque vue commune que ce soit avec aucune des deux femmes qui briguent la fonction suprême.

Quoi qu’il en soit et si d’aventure ce jeune homme devait devenir le prochain Président de tous les Français, il risque bien d’avoir à faire à une vraie gauche dont on a vu en direct comment les valeurs ont été portées et par qui.

Monsieur Hollande et son véritable adversaire ne se sont pas encore effacés de toutes les mémoires.

 

Londres, son Maire et les autres

 

Au soir de l’attentat qui a frappé Londres, L’Express rappelle comment le Maire fraîchement élu s’exprimait.

C’était en septembre 2016.

Sadiq Khan, en effet, s’expliquait sur la menace terroriste.

Quelle que soit la manière avec laquelle ces paroles ont pu être reçues, en leur temps, inutile de dire que les rappeler comme s’y emploie le magazine français ne peut laisser de marbre.

Doit-on devenir fataliste et admettre que le terrorisme fasse désormais partie intégrante de nos existences ou bien peut-on se prendre à penser qu’au contraire, il pourrait en être éradiqué?

Vaste débat que chacune et chacun ne mène à coup sûr pas de la même manière.

Partout où la terreur sévit, l’effroi qu’elle suscite marque à jamais.

En pensée avec autant de familles et de proches que le poids d’une méchante Histoire a endeuillés.

 

22/03/2017

Le coeur à l'oeuvre

 

Au milieu d’affaires plus ou moins glorieuses sinon douteuses qui animent la vie politique française, il y a aussi d’autres horizons qui se dégagent.

Je veux parler, ici, d’associations qui oeuvrent au bien de l’humanité.

La France du coeur est une réalité et la négliger serait faire du tort à un pays qui vaut mieux que de se résumer à certains de ses représentants.

Il m’a été donné de rencontrer des responsables d’associations diverses dont j’aimerais ici évoquer l’une d’elles.

Constituée de parents qui ont adopté des enfants russes, elle s’est développée au cours des années et offre, sur son site, le reflet d’actions qu’elle a menées et continue de mener.

Il est important de rendre compte d’autant d’engagement au regard d’autres comportements dont nos médias se font les relais quotidiens.

Oui, les êtres empreints du sens de l’idéal et du partage existent.

Le rappeler, c’est le souligner.

 

15:05 Publié dans Avaries, Humanité, Occident, Russie, société | Tags : pour kungur, enfants, adoption, russie, france | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

21/03/2017

#GrandDebat, autant de questions que de réponses

 

Ce 20 mars au soir s’est tenu ce qui s’est appelé #GrandDebat sur TF1. Des appels au boycott ont été lancés sur les réseaux sociaux tandis que seuls cinq des onze candidats en lice ont été invités à y participer.

A cet égard, d’ailleurs, Nicolas Dupont-Aignan a saisi, en vain, le juge des référés du Conseil d'Etat de sa demande rejetée par le CSA, d'être lui aussi convié audit débat.

Pour qui aurait suivi l’affaire, il a manifesté son mécontentement en quittant le plateau de la chaîne française qui l’avait invité dans le cadre de son téléjournal du soir.

Cela étant, le fait de rassembler des candidats à l’élection présidentielle avant le fameux débat du second tour est une première et a été rappelé.

Savoir si c’est bien ou pas est une question qui se discute. Quand on sait, déjà, que l’instauration de primaires est très controversée - et décortiquée aussi ici - il y a de quoi, tout de même, s’interroger.

Dans ce cas et sauf avis contraire, outre le fait que ce #granddébat ait montré chaque candidat(e) dans sa ligne, il ne semble guère avoir enthousiasmé.

 

 

20/03/2017

Alerte à la bombe, la France toujours sous la menace

La France sous la menace encore et encore. Cette fois, c’est le pôle financier du Palais de Justice de Paris qui a reçu une alerte à la bombe.

En quelques jours, ce ne sont pas moins de quatre événements qui ont rappelé que le pays est en danger sinon en guerre selon la formule du Président sur le départ.

Aucune conclusion hâtive ne peut être tirée de ces faits à répétition car la théorie du complot est toujours prête à l’emploi de qui en a besoin.

Cependant, il se trouvera sans doute quelque esprit avisé pour nous expliquer que rien ne permet de dire que ... qu’il s’agit de déséquilibrés ou autres personnes sensibles qui en mal de se faire entendre.

Soit.

Le fait est que la France est sous tension. Le nier serait mentir mais abuser de ce constat n’est pas mieux non plus. Car c’est entretenir une peur pour s’imposer ensuite au nom de la sécurité. 

Dans le cadre d’une campagne présidentielle haute en couleurs, ces faits violents ne peuvent, néanmoins, passer à l’as. Souhaitons juste qu’ils soient traités à la hauteur de ce que les citoyennes et les citoyens français osent encore espérer de leurs autorités politiques et autres.

 

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19/03/2017

Des nouvelles de Russie, la parole à un expert...

 

Voici quelques nouvelles de Russie qui nous sont transmises par le journal Libération et sa correspondante à Moscou, Veronika Dorman.

Au regard des réponses apportées aux questions posées, il sera peut-être difficile à certaines et à certains de trier le vrai du faux. C’est souvent ainsi que s’élabore ce qui s’appelle information. 

Mélanger des éléments vérifiables à d’autres qui ne relèvent que du seul point de vue subjectif crée ce qui s’appelle communément un amalgame. A partir de là, difficile de savoir ce qui est crédible et moins ou pas du tout.

Pris dans cette confusion, la tentation est toujours là de céder au fatalisme quand temps et énergie manquent à l’analyse.

Le mérite de cet interview -si elle en a- réside au moins en ceci que l’on a sous les yeux l’exemple même de forces à l’oeuvre pour informer.

Sur la chaîne russe dont la journaliste de Libération interroge le principal expert politique, cet article du 31 janvier 2014 ne manque pas d’intérêt. Il évoque comment la seule chaîne de télé indépendante russe a traité du siège de Léningrad -qui a duré près de 900 jours terrifiants- et en quoi ladite chaîne a enfreint la loi sur les médias de masse.

A cet égard, un homme a été invité à s’exprimer au Bundestag. C’était le 27 janvier 2014. A voir et à entendre tant on mesure le poids de l’Histoire et comment importe la manière de le rappeler.

  

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18/03/2017

Marine Le Pen à l’Elysée?

 

L’une des principales révélations de la campagne présidentielle française semble être la fin des partis ou tout au moins, la fin du clivage gauche-droite.

A voir, en effet, comment nombre de citoyens motivent leur intention de vote quand ils en ont -compte tenu des indécis dont le rôle est loin d’être à banaliser- on constate surtout comment des camps autrefois idéologiquement distincts se sont chacun scindés pour se rejoindre ou se radicaliser..

C’est sans doute ce qui explique comment Emmanuel Macron draine autant de soutiens de courants divers et Marine Le Pen attire à elle un électorat en rupture d’avec ces courants devenus incolores.

La France du FN est de plus en plus appelée des voeux de personnes de tous bords mais reste encore redoutée.

Si le Front National parvient à séduire les plus démunis, c’est dire combien profond est le désarroi! Qu’autant de citoyennes et de citoyens oublié(e)s de tous misent sur ce parti devait être un signe fort.

Il l’est mais avec pour seule réponse à lui apporter, un barrage.

Autrement dit, aux malheureuses et malheureux de France qui auront rejoint le FN, ne restera plus, pour s’éviter une nouvelle déconvenue, qu'à forcer l’assaut républicain et faire triompher leur Marine. 

Scenario possible ou non, il se profile de plus en plus.

 

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17/03/2017

Elysée, la quête

 

La France de gauche se déchire, la France de droite lutte avec un candidat mis à mal. Une parole donnée ici, un propos tenu là et voici que l’on compose.

De ce que la France a connu jusque là comme combat pour des idées dites de gauche ou de droite, n’apparaissent que luttes intestines au sein des partis s’ils en sont encore.

Pendant ce temps-là, le candidat en marche rassemble. 

Arnaud Montebourg lance un appel à Jean-Luc Mélenchon tout en fustigeant le comportement de Manuel Valls et de Bertrand Delanoë.

Chacune et chacun se démène, la lutte pour le pouvoir est âpre, rien de nouveau à cela. La question qui demeure, toutefois, est celle de savoir comment se comportera l’électorat pris dans autant de cuisine interne.

Car c’est lui qui est sans cesse sollicité pour prendre position, réagir, se situer. Tout reste possible tant la France a de ressources humaines et créatives.

Et heureusement car ce qui lui est imposé ne tient d’aucun cirque quelconque mais d’un très mauvais tour de passe-passe.

Gageons sur le bon sens et sur le coeur dont la France est pourvue pour que la présidentielle à venir ne soit pas l’ombre d’elle-même.

 

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16/03/2017

Manuel Valls, sa parole pour -ou contre- la France

 

Allons, ne sombrons pas dans le défaitisme, tout va bien, la campagne présidentielle française nous donne droit, chaque jour, à sa petite trahison qui, bien sûr, n’en est pas une.

Voici que Manuel Valls se défend d’avoir jamais dit qu’il se rallierait à Emmanuel Macron tandis que, dans le cadre de la Primaire de la gauche, il a été demandé à tous les candidats de s’engager à soutenir le gagnant, en l’occurrence, Benoît Hamon.

Si cette parole donnée et entendue par un peu plus d’1 million et demi de citoyennes et de citoyens français ne compte pas, c’est qu’elle a une raison supérieure.

En effet, dans l’entourage de Manuel Valls, on explique qu'il agirait en homme d’Etat et non en courtisan.

Ah la bonne heure, nous voici rassurés, la France passe avant tout intérêt personnel.

Ils sont nombreux à avoir martelé combien l’intérêt général devait primer, pourquoi ce vaincu de la Primaire de la gauche n’en serait-il?

Le million et demi de participant(e)s à ladite Primaire le comprendra qui a dépensé 1 euro pour élire son candidat. Après tout, dans le contexte général, une parole donnée bafouée n’en vaudrait-elle pas une autre?

En tous les cas, pour qui sait de longue date que la politique n’est qu’une question d’intérêts, une trahison de plus ou de moins ne va rien changer.

Pour qui, au contraire, avait encore une conception morale et éthique de la politique, là, alors, c’est une autre question.

Et c’est peut-être la réponse qui y sera accordée qui décidera du scrutin de l’élection présidentielle française.

 

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