24/09/2018

Moment de bonheur

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Et voici, pour changer un peu de l’actualité politique, des polémiques et autres (dés)informations, un moment de pur bonheur.

Oui, ça arrive, autant s’en réjouir!

Il existe ce qu’on appelle des flash mob, vous savez, ces concerts improvisés qui ne le sont, en réalité, pas tant que cela et qui se donnent dans des lieux publics, rues, places, gares ou encore galeries marchandes.

Là, c’est tout autre chose et l’effet produit est aussi saisissant que bienfaisant.

Il s’agit d’un concert totalement improvisé qui s’est donné à l’aéroport de Genève, le 21 septembre au soir par la Camerata du Léman.

Suite au retard annoncé de l’avion que l’orchestre devrait prendre pour Venise, les musiciens ont sorti leurs instruments et offert un concert au public qui les entourait.

Voici, pour qui n’aurait pas encore vu cette vidéo qui a déjà été reprise par plusieurs médias parmi lesquels, la RTS, La Presse, Euronews et le Huffingtonpost, dont une capture d’écran figure en illustration de ce sujet.  

Les images sont de Pascal Bitz.

23/09/2018

Tambouille politique

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La France se prépare à diverses élections, européennes en 2019, municipales en 2020. Autant dire qu’elle s’active en démarches et autres recettes à savourer ici.

Or voici que dans ce contexte sensible s’il en est, le célèbre forain Marcel Campion crée des remous au sein du parti de la majorité présidentielle, LREM. C’est que l’homme s’est exprimé de manière publique sur la Mairie de Paris et plus particulièrement sur Bruno Julliard, son ex-secrétaire adjoint.

Marcel Campion n’a, à l’évidence, pas mâché ses mots mais a trouvé un défenseur au sein des marcheurs. Joachim Son-Forget, député des Français de Suisse et du Liechstentein, s’est en effet expliqué des raisons de son soutien.

Quant à Bruno Julliard, rappelez-vous, alors ancien Président de l’Union Nationale des Etudiants de France (UNEF), il avait avoué le soutien reçu de Nicolas Sarkozy -alors grand rival de Dominique de Villepin pour la présidentielle de 2007- et avait ainsi obtenu le retrait du CPE (Contrat de Première Embauche).

En 2017, le désormais ancien adjoint de la Mairie de Paris, marié en juillet de la même année à Paul Le Goff, avait été visé par un conflit d’intérêt.

Son conjoint venait, en effet, d’être embauché par Noctis, un empire de la vie nocturne parisienne, alors que lui-même était responsable des concessions accordées pour organiser des événements dans l’espace public parisien.

Aussi, de cette vague de protestations que soulèvent les propos de Marcel Campion, voir émerger la prise de position de Joachim Son-Forget est à relever. Elle n’a toutefois pas été du goût de ses collègues de parti. 

Ce député a tout simplement refusé le lynchage du forain, attitude déjà consignée par Wikipedia ...

 

18/09/2018

Suisse-Russie, la diplomatie à l’oeuvre sur fond de révélations médiatiques, relais de sources anonymes

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Acte I: Le Tages-Anzeiger et le journal néerlandais NRC Handelsblad citent des sources anonymes selon lesquelles deux hommes auraient voulu espionner le laboratoire de l’Office fédéral de la protection de la population, spécialisé dans les menaces chimiques. Il en a été question ici.

Acte II: Le Département Fédéral des Affaires Etrangères (DFAE) convoque l'ambassadeur de Russie pour protester contre la «tentative d'attaque» menée par deux espions russes. 

Acte III: Dans une interview accordée à RIA Novosti, l’Ambassadeur de Russie fait part de sa réaction face à cette manière d’agir de la Suisse, pays neutre.

Acte IV: Les services de Sergueï Lavrov, chef de la diplomatie russe convoquent l’Ambassadeur suisse et l’Ambassadeur néerlandais.

Acte V: C’est à New York que se jouera la suite des (bonnes?) relations entre la Suisse et la Russie lorsque leurs deux Ministres des Affaires Etrangères s’y rencontreront la semaine prochaine.

Pour l’heure, savoir si ce scénario, inachevé encore, relève de la tragédie, de la tragi-comédie, de la comédie ou carrément de la farce, chacune et chacun est libre de se faire son idée aux vu des faits énoncés et développés dans les articles indiqués ci-dessus en bleu.

17/09/2018

Idlib et partis pris

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                                                                              capture d’écran Le Figaro.fr

Il se joue, ces temps-ci, ce qui peut se concevoir comme ultime bataille en Syrie ou comme déclenchement du pire.

La situation est telle qu’il paraît difficile de s’y retrouver sauf à prendre parti pour telle ou telle faction en présence.

En l’occurrence et s’agissant de ce qui se passe dans cette partie du globe, nos médias ne manquent jamais d’en traiter. Pour le reste du monde et ce qu’il endure, cela semble, pour la plus grande partie d’entre eux, une affaire secondaire.

Comme quoi, s’appesantir sur la guerre que mènent certaines puissances entre elles pour toutes sortes d’intérêts, le plus souvent loin d'être humanistes, doit sans doute répondre à des critères sélectifs autorisés.

Oui, la Syrie est ravagée par la guerre et on a bien compris que son Président et ses alliés sont à diaboliser. On l’observe journée faite. 

Cette façon de nous tenir au courant serait de l’information à l’inverse de toute autre qui, elle, relèverait de la propagande.

Disqualifier l’autre pour imposer son point de vue est une stratégie bien connue.

Que cela soit dit et alors, on considérera comme logique le parti parti. Mais qu’on cesse de nous parler de bons et de méchants, cela commence vraiment à bien faire.

Qui a envie de cautionner les horreurs qu’entraîne toute guerre? Qui ose se réjouir de la mort de ses adversaires sinon les esprits vengeurs?

Il en existe, bien sûr, que la débâcle de leurs ennemis ravit. Il en est d’autres qui tentent encore et toujours la conciliation. Même si elle semble relever de l’utopie.

15/09/2018

On reparle d’une sinistre affaire de pédophile

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Vous l’aurez constaté, l’affaire Dutroux revient dans nos médias. Extrêmement douloureuse à revivre pour les familles qui en ont été victimes, elle suscite nombre de réactions. Or la vision d’un film qui l’évoque oblige à la réflexion.

Ce film, je l’ai déjà partagé ici, dans l’avant-dernier paragraphe de ce sujet, je m’y emploie à nouveau tant la problématique soulevée est sensible.

Assister au battage médiatico-politique qui stigmatise telle ou telle personnalité qui aurait menti et diffuser la compassion à autant de victimes d’actes qu’entoure une zone significative d’ombre, oblige à interroger le sens à donner au mensonge.

Dans l’affaire Dutroux et à suivre le film cité ci-dessus, on mesure avant tout comment fonctionnent autant d’institutions dont on ne manque jamais l’occasion de nous rappeler l’importance.

Dutroux, prédateur pédophile solitaire ou mis au service de réseaux, la différence n’est pas à banaliser.

Mais il va de soi que tenter de faire la lumière sur autant d’actes commis envers des enfants, même à peine nés comme le révèle ce document à visionner, relève d’un héroïsme à haut risque.

 

14/09/2018

Cette Russie ... mais que ferait-on sans elle!

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                                                                                   capture d’écran Le Matin.ch

La Russie avec ses empoisonnements, ses espions vous manquait-elle? La voici de retour!

Des espions qui pullulent à la surface du globe, aucun ne sera aussi redoutable que le russe. Vous devriez le comprendre et surtout, vous en rappeler.

Mais bon, inutile d’entraîner votre mémoire, nos médias s’en chargent pour vous.

Selon le Tages-Anzeiger et le journal néerlandais NRC Handelsblad qui citent des sources anonymes, deux hommes sont soupçonnés d'avoir voulu espionner le laboratoire de l'Office fédéral de la protection de la population, spécialisé dans les menaces chimiques.

Quant à cet artiste, dont le groupe Voïna avait été lauréat d’un Prix décerné en 2011 par le Ministère de la culture russe -il est bon de le signaler encore une fois comme cela avait déjà été le cas ici- cet artiste, donc, aurait été victime d’une tentative d’empoisonnement.

La presse internationale s’en fait le relai, comme il se doit.

Vraiment, cette Russie, pardon, la Russie de Poutine car la nuance importe nous est-il souvent expliqué, cette Russie de Poutine est vraiment de tous les dangers! 

 

13/09/2018

La vérité serait dans le vin...

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Quand les personnalités du monde politique se lancent dans la philosophie, c’est toujours intéressant sinon amusant.

On les observe sortir leurs références à telle autorité en la matière ou alors, dans un autre registre, à ce qu’il est convenu d’appeler la sagesse populaire.

Aussi bien lit-on du meilleur élu parmi les élu(s)s que la vérité se trouverait dans le vin, ceci, bien sûr énoncé en référence au célèbre « in vino veritas ».

La nouvelle du jour est de savoir le Président du Conseil d’Etat genevois prêt à en découdre avec ses pourfendeurs.

C’est son droit tout comme l’est celui de qui veut y voir un peu plus clair dans les agissements de cette personnalité politique de poids selon ses inconditionnels soutiens.

« In vino veritas » peut-être, au point où en est cette vérité qu’autant cherchent quand d’autres affirment la détenir, que la qualité de ses contours se révèle bien floue...

 

12/09/2018

Le monde comme il va...

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Le monde comme il va, c’est, entre autre cet article et les commentaires non dénués de violence qu’il suscite sur certains réseaux sociaux.

Le monde comme il va descend Christine Angot dont malgré tout, nombre de médias relaient le livre.

Le monde comme il va se contorsionne à commenter l’affaire qui anime Genève et qui pourrait se solder de manière imprévisible tant l’homme visé, n’est peut-être pas à bout de cartouches, lui non plus.

Le monde comme il va, c’est ce site de référence protestante « Réformés.ch », qui relaie l’information selon laquelle des victimes de Poutine luttent au nom du christianisme

Le monde comme il va, c’est bien sûr, celui des droits humains, de la liberté d’expression, du souci pour les plus indigents et de tant d’autres préoccupations d’ordre moral puisque c’est lui qui mobilise tant.

Vous en doutiez? 

11/09/2018

Y croire?

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Comment un comportement peut-il être interprété, en voici un exemple. Le groupe punk russe Pussy Riot, vous vous en rappelez sans doute, avait exécuté une « performance » dans l’Eglise du Christ Sauveur à Moscou.

Vous l’aviez aussi bien compris, tant on ne se lassait déjà pas de nous le répéter, c’était contre Vladimir Poutine, Président d’une Fédération de Russie qui valait bien mieux que lui.

Tout autant nous est-il expliqué ici, en va-t-il du christianisme. Car c’est pour le défendre et le libérer de qui le trahit, que les jeunes femmes se sont produites dans l’iconostase, espace réservé au seul clergé célébrant.

Il ne nous reste donc plus qu’à nous incliner, à oublier tout ce qui aurait pu être énoncé en relation avec le reste de leurs agissements ici et là et à saluer une heureuse entreprise. 

Y voir une quelconque souillure, non, surtout pas et bien au contraire! Rien, dans leurs agissements, n’en témoignait. Seule l’ardeur chrétienne et la foi les a mobilisées et continue de les animer.

Ouf! Invitons-les donc partout, le christianisme ne s’en portera que mieux tandis qu’il semble en voie de disparition programmée...

 

10/09/2018

Génie médiatique

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Comme dans de nombreux pays, la Russie se penche sur les retraites. Y toucher n’est jamais une mince affaire, à maintes reprises, cela a pu être observé ici ou là.

Plutôt que de s’arrêter de manière qui suscite l’intérêt, sur cette réforme qui, en ce moment, vise la Russie, notre chère RTS ou disons partie de ses journalistes pour être précis, préfère y mettre en avant son joker favori, Navalny.

Alors que ce Monsieur, comme on ne cesse de le répéter ici, ne représente en rien ce qui est sans cesse dit de lui, à savoir qu’il serait le principal opposant du Kremlin, l’évocation de son nom ne sert qu’à détourner l’attention du public d’un véritable problème de société.

Mais que la RTS planche de manière un peu plus sérieuse sur le sujet! Alors, de vrais débats pourront s’engager.

Face à une telle aporie, c’est la qualité même de l’information et du journalisme que l’on ne peut que déplorer. Car aporie, il y a bel et bien en ceci qu’on informe et désinforme tout à la fois.

Oui, la réforme des retraites est très impopulaire en Russie mais non, l’élément à retenir de manifestations qui expriment colère et autres sentiments n’est pas l’arrestation de quelques proches de Navalny.  

 

08/09/2018

Encore un expert et grand connaisseur de la Russie et de son Président, donc

 

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Voici un article qui a le mérite d’être clair et net. Cependant, quand l’opinion se mue en propos péremptoire qui ne doit plus laisser place au doute, des preuves à l’appui sont souvent un atout.

En l’occurrence, ici, l’auteur de ce sujet de blog publié sur le site de Mediapart affirme que le Président russe, en toute logique de cause à effet, n’a pu être qu’athée au regard de son passé soviétique et kagébiste. De fait et en conclusion de son propos, il décrète que Personne ne croira que l’ancien membre du parti communiste et toujours actuel agent du KGB croit en Dieu.

Pour qui se soucie de vérité, au sujet de Vladimir Poutine, il est toujours important de rappeler la présence du KGB des fois qu’on l’oublierait...Même si, pour ce qui est de la lauréate 2015 du Prix Nobel de littérature, l’éloge plus qu’enthousiaste qu’elle adresse à Dzerzhinki, fondateur de la Tcheka, ancêtre du KGB, est savamment passé sous silence.

Qu’à cela ne tienne, Poutine est définitivement kagébiste, Alexiévitch, résolument des nôtres.

L’honorable Alma mater de la Cité dite de Calvin en sait quelque chose, qui, pour son courage, l’a gratifiée du titre de Docteure Honoris Causa.

Pour en revenir à ce blogueur, qu'il publie ce qui lui chante et qui n’est pas de la responsabilité du site Mediapart mais, au moins, qu’il s’informe au préalable! Vladimir Poutine a été baptisé en secret, eh oui, il suffit de lire, par exemple, l’ouvrage qu’a consacré Frédéric Pons au Président de la Fédération de Russie pour l’apprendre ou cet article, tout à l’honneur d'Europe1.

Il va de soi que si l’on préfère s’installer dans la tête de Vladimir Poutine avec celui qui s’y est mis et qui s’est, lui aussi épanché sur Mediapart, on risque fort de manquer quelques épisodes de sa biographie.

 

07/09/2018

Ce peuple que l’on n’hésite pas à qualifier de petit

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A pleureurs reprises, il a été question du « petit peuple » dans le cadre de l’interview d'un Professeur invité à commenter les événements qui se sont déroulés il y a peu à Chemnitz.

Le journaliste qui l’interviewait, Darius Rochebin pour ne pas le nommer, évoque ce « petit peuple » que reprend alors le Professeur en estimant ce mot  le plus important.

Et le voici qui nous explique la fonction sociale occupée par tel agent de la Stasi à Buchenwald, telle autre encore, assistante sociale et de dire que ce système (nazi) ne pouvait exister que par le « petit peuple».

Mais que veut dire « petit peuple »? Pour l'interviewé sinon pour son intervieweur, on comprend qu’il désigne des personnes simples, de classes dites populaires.

Or à considérer ce que ce Professeur appelle traditions dans cette partie de l’Allemagne en question, la luthérienne, la communiste et la nazie, serait-il encore à démontrer qu’elles ont rassemblé autant d’élites que de ce qui constitue le « petit peuple »?

La culture n’était pas en reste non plus ni chez les nazis, ni chez les communistes ou les luthériens.

Cette manière de faire endosser des courants idéologiques ou religieux à des classes sociales, en l’occurrence, le communisme, le nazisme et le luthéranisme au « petit peuple »  est plutôt réductrice, voire particulièrement orientée.

Sans compter le mépris affiché pour ce « petit peuple » tout juste bon à exécuter ce qu’on lui demande sans le moindre esprit critique.

Pour le reste, pas un mot de tant de ces personnes, issues du « petit peuple » ou pas, qui n’avaient d’autre choix que celui de se plier au régime sinon d’être envoyées purger une peine quelque part dans un camp. 

Mais l’essentiel semble être de désigner qui a fait quel mal et qui est dans le droit et bon chemin. Ainsi se diffuse ce qui s’appelle information.

 

03/09/2018

Russie, deux angles de vue qui appellent à réflexion

 

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Pour qui souhaite se faire une idée de ce qui se passe en Russie au plan politique, je vous propose de découvrir cet article.

Il cite le blog de Karine Bechet-Golovko que j’ai, à diverses reprises, moi-même indiqué ici en référence.

L’intérêt de l’article en question est qu’il expose le point de vue de cette juriste française qui vit à Moscou et qu’il le fait suivre d’un des commentaires déposés sous le sujet traité.

Selon le site qui en fait état, ce commentaire témoignerait d’un sens de l’analyse qui laisserait penser que la personne qui le signe de manière anonyme soit assez bien informée pour, précisément, souhaiter rester inconnue.

Quoi qu’il en soit, l’article et ce commentaire repris par dedefensia.org donnent un bon reflet des relations qui existent au sein-même du pouvoir en Russie. Tout autant, y est-il aussi question de celles que le pays entretient avec les grandes puissances.

Les deux points de vue exposés dans l’article et dans le commentaire contrastent. C’est à cela que l’on mesure combien la réalité russe est complexe et peu souvent rendue telle dans nos médias.

02/09/2018

Quand un média dit de culture trouve qui sait distinguer la victime du tortionnaire. Au hasard, un cinéaste ukrainien pour la première, le pouvoir russe pour le second

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Un cinéaste est, certes, un créateur, un être humain et mérite toute la considération à lui apporter. Mais quand il se mue en terroriste? Quand il fait fi de vies humaines?

Quand il est prêt à tuer, quelle estime a-t-il d’autrui?

Il en a été question ici-même, rappelez-vous! Une polémique fait suite, maintenant aux conditions de détention dans lesquelles le cinéaste ukrainien purge sa peine.

Alors d’accord, les arguties des uns et des autres alimentent le débat. Il n’en demeure pas moins que le point de départ est l’acte terroriste que préparait Oleg Sentsov, clairement admis par un de ses complices.

La culture adoucirait les moeurs, selon l’adage.

A l’évidence et au point que l’auteur même d’un livre, Jonathan Littell pour ne pas le nommer,  montre comment le mal qui est la question centrale de son ouvrage, peut s’accomplir sans le moindre remords par un être qui est loin d’être analphabète ou inculte.

Aussi bien, le lauréat du Prix Goncourt 2006, vole-t-il  au secours du cinéaste prêt à tuer autant de vies que possible.

A partir de là, tout est permis et surtout le jugement du pouvoir russe.

Comment ne pas solliciter autant de ses détracteurs? Du pain béni, pour nos médias qui, eux, se chargent très souvent de désigner les bons criminels pour, surtout, les blanchir et les rendre victimes des mauvais.

Cette répartition arbitraire du bien et du mal, celui-ci étant le plus souvent à chercher du côté russe, lasse. Car se prévaloir d’incarner le bien pour, de facto, juger qui ne l’accomplit pas ne relève d’aucune objectivité. 

On est dans le pur parti pris. L’admettre une fois pour toutes donnerait au moins à l’information sa juste mesure.

01/09/2018

La Russie sera toujours avec vous a déclaré Vladimir Poutine aux habitants du Donbass

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Les rédactions de nos médias n’en peuvent plus de commenter le départ du gouvernement d’un de ses ministres phare et l’éventuelle arrivée de son successeur, Genève s’anime sinon s'enflamme autour des agissements supposés mensongers du Président de son Conseil d’Etat, pendant ce temps-là, l’Ukraine -voire l’Europe centrale elle-même- risque l’embrasement.

Car après l’attentat qui a coûté la vie au dirigeant de la République Populaire de Donetsk auto-proclamée, les accusations sans preuve fusent. Qui a voulu la mort d’Alexandre Zakhartchenko? Pour les uns, c’est Kiev, pour les autres, c’est Moscou. Pour d’autres encore, il s’agirait là d’un règlement de compte entre bandes « mafieuses »  ou « terroristes » rivales.

Quoi qu’il en soit, ce qui s’est passé hier au centre-même de Donetsk est, je le répète une fois encore, grave.

Pour qui incline à penser que le Kremlin aurait voulu se débarrasser d’un homme encombrant, il va de soi que les déclarations du Président de la Fédération de Russie ne ressembleront qu'à de simples formules.

A chacune et à chacun sa conception de condoléances présentées.

Mais si elles sonnent faux aux oreilles de nombre d’Occidentaux, à celles d’autres, elles résonnent dans un sens qui ne laisse rien présager de bon. L’avenir, sans doute proche, dira ce qu’il en aura été.

Ne reste plus qu’à souhaiter qu’il ne soit pas noir.

31/08/2018

Alexandre Zakhartchenko, par Erwan Castel

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La nouvelle est grave.

Elle a été donnée, ici, par Charles 05, un intervenant de longue date de ce blog. Alexandre Zakhartchenko, le dirigeant de la République auto-proclamée de Donetsk est mort.

Il a été tué dans un attentat à l’explosif.

La nouvelle est grave car quoi que l’on pense de la situation dans le Donbass, elle nous concerne toutes et tous. Pour rappel, cette partie du Sud-Est de l’Ukraine se situe au coeur de l’Europe. 

Il en a beaucoup été question, sur ce blog.

Dans nos médias, il y a longtemps que la guerre qui y sévit toujours, en dépit des accords de Minsk I et II, ne mobilise plus les rédactions.

La mort des unes et des uns, pire, le sort réservé à des enfants, ne semblent concerner que certaines parties du monde. Au meilleur ou fallacieux prétexte, peut-être, que l’on ne peut traiter de tout, bien sûr...

En hommage à cet homme, Erwan Castel, dont j’ai porté à votre connaissance certaines de ses publications en a partagé une que je vous invite à découvrir ici et que j’ai choisi de reprendre en capture d’écran pour illustrer ce sujet.

 

21/08/2018

La révérence qui met le feu à la média bien ou mal pensante

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Les images du Président russe dansant la valse avec la Ministre autrichienne des Affaires étrangères ont fait le tour des médias.

Il va de soi que l’info est d’ordre majeur sans quoi elle serait passée à l’as.

Mieux, on s’étrangle à commenter la révérence faite par la Cheffe de la diplomatie d’un pays qui préside actuellement l’Union Européenne au Président d’un pays à diaboliser absolument.

Mais comment a-t-elle pu?

La réponse, c’est le Directeur de l’Ecole de danse Elmayer qui la donne, au grand dam, peut-être, de commentateurs offusqués.

Je vous laisse la découvrir dans cet article qui a au moins le mérite d’avoir poussé la curiosité jusqu’au bout.

D’autres, comme notre présentateur vedette suisse, se sont contentés d’images à commenter, sans préciser le sens de la révérence qui choque tant dans les chaumières.

Parfois, les connaissances d’usages contribuent à dédramatiser mais du même coup, à faire retomber un soufflé médiatique qui paraissait si appétissant.

 

19/08/2018

Scène de (non) vie dans le Donbass

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                                                                                                capture d’écran youtube

Combien de fois n’avons-nous eu droit à telle ou telle image d’enfants victimes de guerres? 

Dans cette vidéo de 2 minutes 14, c’est un volontaire du Donbass qui s’exprime. Il est évident que son propos n’est pas neutre, sans quoi il ne se serait pas engagé aux côtés de ceux qui ont souvent été appelés rebelles ou pro-russes.

Cela n’empêche pas de prêter attention à ce qu’il nous apprend.

Sébastien Hairon vit à Donetsk et évoque le bombardement d’un parc d’attraction pour enfants. Pour se l’expliquer, il fait référence aux propos qu’avait tenus le Président ukrainien au sujet des enfants du Donbass.

Leur avenir, il le souhaitait dans les caves. Rappelez-vous, il en avait été question ici alors que j’évoquais le sort d’un enfant au coeur de l’Europe.

 

12/08/2018

Le péril rouge passé, la menace reste...

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Voici un article suivi de commentaires qui soulèvent quelques réflexions. Il y est question de russophobie envisagée dune manière qui fait réagir certains internautes.

En réalité, c’est le terme employé par l’auteur de l’article pour qualifier ladite russophobie qui lui vaut quelques piqures de rappel.

Car celles et ceux qui ont connu les Russes comme ennemis, peinent à considérer que leur haine à leur égard ne soit que pavlovienne comme cherche à le faire entendre Joachim Imad dans le point de vue qu’il propose.

Et en effet, à écouter parler nombre de personnes qui ont eu affaire à la Russie soviétique, force est de constater que leur ressentiment à son égard -et c’est peu dire- est loin d’être éteint.

Mais l’auteur de l’article ne vise pas forcément ni à tout prix à faire aimer la Russie. 

Non, il veut entre autre démontrer la malhonnêteté et le danger qu’il y a dans le deux poids-deux mesures d’informations qui se concentrent sur un pays aux dépends d’autres dont il y aurait beaucoup à dire sinon à redire.

Et dans ce sens, il va de soi qu’il se heurte à forte partie.

Car rien ne semble pouvoir enrayer la volonté manifeste de rendre la Russie responsable de tous les maux possibles et imaginables. Combien de fois cela n’a-t-il été relevé ici!

Ce qui ne revient pas à idéaliser un pays, son Président et encore moins à en être le relai. Mais juste à déplorer la quantité de moyens mis en oeuvre pour désinformer dans le seul but de discréditer.

Et si ce mode d’action sur l’opinion publique a je ne sais combien de fois pu être imputé à l’ex-URSS, comme cela a été énoncé ici, nos démocraties occidentales ne sont plus très loin de la rejoindre dans la méthode.

  

11/08/2018

L’Elysée malmené

 

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Une nouvelle affaire met en cause un très proche du Président français, Alexis Kohler pour ne pas le nommer.

Déjà visé par une première plainte dont il avait été question ici, en voici encore une qui interroge quand on sait que les agissements de ce fidèle parmi les fidèles d’Emmanuel Macron relevaient de longue date déjà de ce qui s’apparenterait à un conflit d’intérêts.

Mais ni l’ancien Maire alors Les Républicains du Havre, cité dans cet article publié par le HuffPost et désormais Premier Ministre En Marche, ni le non moins désormais Président de la République n’ont semblé y voir quoi que ce soit à redire.

Il va de soi que le Secrétaire Général de l’Elysée se défend de tout conflit d’intérêt et la justice tranchera. Il n’en demeure pas moins toujours aussi surprenant que ces deux affaires soient révélées par un média qui a plutôt affiché son soutien à Emmanuel Macron.

Certes, on dira que les journalistes font leur travail et c’est tant mieux.

Le fait est que chacune de ces affaires, l’une dite Benalla, l’autre pas encore appelée Kohler, éclatent alors que, lors de la première, on apprenait que des secours communs franco-russes avaient été acheminés en Syrie et qu’au moment de la seconde, on lit que les deux présidents français et russe se sont entretenus au téléphone.

Pour aborder, entre autres la situation en Syrie, a annoncé le Kremlin.

 

09/08/2018

La France des Maires

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Souvent on a pu constater, ici, que les médias dits mainstream étaient en général à l’unisson pour traiter certains sujets comme, au hasard, la Russie de Poutine.

Que penser, dans ce cas, de ce même son de cloche en relation avec la France d’avant et de Macron?

A suivre, en effet, les Chroniques de la Macronie que signe Alain Rebetez pour Tamedia et à découvrir cet article de Franceinfo, on constatera que ce qui est énoncé des Maires de France est très ressemblant.

On y lit nombre de doléances exprimées par ces élus de l’Hexagone. Certes, les maux qu’ils déplorent ne sont pas le fait du seul Président actuel mais sont déjà celui de son prédécesseur.

A se demander en quoi a consisté le changement annoncé par l’un et l'autre par rapport à ce que vivaient leurs compatriotes sous les précédentes présidences. 

Bien sûr que les promesses électorales sont une chose et que la suite qui leur est donnée en est une autre. Aussi, s’il est arrivé que certaines aient été tenues, d’autres ont aussitôt été jetées aux oubliettes. Mais pas forcément de l’Histoire qui imprègne tant de citoyennes et de citoyens français.

Or cette Histoire, c’est celle de leur pays, qu’ils aiment et revendiquent avec ses grands et moins grands épisodes.

Si le but visé par tel ou tel Président est de rendre la France à l’image de ce qu’on leur a dit qu’elle devait être sinon à l’image de ce qu’ils en conçoivent eux seuls, alors, on comprend que cela ne soit pas du goût de toutes et de tous.

Parce que ce pays ne se résume pas à sa seule capitale et à ce qui se concocte entre les murs de son Palais de l’Elysée. La France est riche d’humanisme sur l’ensemble de son territoire. Et il apparaît avec évidence, cet humanisme, aussi bien dans les Chroniques de la Macronie que dans l’article de Franceinfo cité en lien ci-dessus.

 

07/08/2018

Ces ONG si gouvernementales..

 

Vous avez peut-être sinon souvent dû entendre énoncé dans vos médias de référence -s’ils le sont restés, bien sûr- comment telle ou telle ONG se voyait fermée ou carrément interdite sur sol russe.

Et vous aurez, pour cela, eu droit aux interventions de spécialistes et autres experts qui vous auront expliqué, toujours dans vos médias de référence qui le seraient restés, que le Président de la Fédération de Russie surveille tout, son passé kagébiste oblige.

Eh bien je vous propose de découvrir l’article que Daniel, intervenant de ce blog, a indiqué en lien dans un des commentaires qu’il a déposés sous mon précédent sujet en relation avec l’affaire Benalla et les russophiles.

Il s’agit d’une analyse particulièrement fouillée.

Je vous invite vivement à la lire pour réaliser combien ces organisations sont non gouvernementales... Vous y trouverez de quoi méditer. Mais peut-être que certain(e) d’entre vous ne l’ignoraient pas.

Pour les autres, eh bien, libre à vous de vouloir ou non combler quelques lacunes en la matière...

05/08/2018

Rire ou pleurer?

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Quand la RTS célèbre le dixième anniversaire de la mort d'Alexandre Soljenitsyne, c’est quelque chose!

Elle ne dit à peu près rien de l’homme, peut-être est-il supposé sinon admis que les téléspectateurs de son journal de 19:30 sont au fait et donc, qu’on peut passer à l’essentiel.

Cet essentiel, on commence à le savoir, consiste avant tout et surtout à montrer au public combien est répressive la « Russie de Poutine ». Le reste attendra peut-être la célébration du centenaire de la naissance de Soljenytsine, à savoir le 11 décembre 1918?

Donc, pour l’heure, évoquer l’écrivain russe équivaut à s’interroger sur ses héritiers. Parmi eux, l’incontournable Navalny -représenté dans le sujet par son « bras droit »- et les non moins incontournables Pussy Riot dont à peu près personne ne se soucie en Russie mais que nos médias ne se lassent pas de solliciter.

Le jour où notre chaîne publique d’information suisse expliquera qui finance les productions d’autant d’artistes et autres opposants au Kremlin, on saura, alors, comment l’information qu’elle distille est fabriquée pour orienter l’opinion.

Au point que lorsque nos compatriotes se rendent en Russie et qu'ils découvrent le pays, nombre d’entre eux avouent ne pas reconnaître celui qui leur a été décrit par leurs médias.

Ironie de l’Histoire, cela rappelle étrangement ces Soviétiques qui arrivaient en Europe et s’étonnaient de ne pas reconnaître tout ce qu’on leur en avait dit...

 

28/07/2018

Emmanuel Macron, de l’état de grâce à?

Macron, Benalla, Elysée

On ne va pas refaire le film. Emmanuel Macron a officiellement accédé à la présidence de la République française, le 14 mai 2017.  

Quant aux circonstances qui ont entouré son élection, elles ne sont pas tombées dans l’oubli général.

Qu’une personnalité politique dépende de ses soutiens, surtout financiers n’est une inconnue que pour qui le veut bien. Dans ce cas, que ceux qui ont contribué à porter au pouvoir Emmanuel Macron se rappellent à lui est dans l’ordre des choses.

Aussi, a-t-on découvert comment le journal Le Monde a soudain révélé une affaire qui embarrasse l’Elysée sinon vise, de fait, son principal locataire.

D’emblée, la surprise de constater comment a mué cet état de grâce qui lui a longtemps profité a été relevée ici.

Ce qu’il adviendra de cette saga de l'été, telle est l’énigme que peu sont, à l’heure actuelle, en mesure de résoudre.  Cette analyse et ce point de vue en font d’ailleurs mention.

Et selon ce sondage publié sur le site d'Europe1, la cote de confiance accordée au Président et à son Premier Ministre ne semblent pas entamée. Au contraire, elle serait même en légère hausse.

 

26/07/2018

Mais qui en veut à Emmanuel Macron?

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D’accord, l’affaire dite Benalla en est bel et bien une. Mais la manière dont elle est traitée ressemble peu à tant d’autres qui n’ont pas grandi les précédentes présidences.

Cela a déjà été formulé ici.

La question reste donc posée de savoir qui en veut à Emmanuel Macron et pourquoi. Car c’est lui qui est visé et beaucoup l’ont compris.

Quand on pense que l’un de ses prédécesseurs a pu sans problèmes entretenir la mère de sa fille aux frais de l’Etat des années durant sans que jamais rien ne filtre et que ce même prédécesseur en est allé jusqu’à mettre de nombreuses personnalités sur écoute sinon attenter aux jours de qui le menaçait trop, on est loin de l’affaire Benalla!

Alors?

La République aurait-elle changé? Les temps seraient-ils devenus, soudain, à la transparence? 

Inutile d’être un(e) inconditionnel(le) d’Emmanuel Macron pour constater que cette France qui se déchaîne contre son Président après qu’un de ses puissants soutiens médiatiques a révélé «l’affaire» a de quoi laisser songeur.

 

24/07/2018

La France se déchire, la Grèce brûle...

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Depuis que le journal Le Monde a révélé ce qui désormais s’appelle l’affaire Benalla, beaucoup s’agitent, brandissent tel ou tel carton plutôt rouge que jaune pour sanctionner le gouvernement.

Le Président d’encore toutes les Françaises et de tous les Français trouvera sans doute la parade. Fort de sa pensée complexe, entouré de ses conseillers, nous dira-t-il qu’il assume?

Ce verbe, ne l’oublions pas, est un classique de son répertoire.

Emmanuel Macron est intelligent et n’est pas prêt de se laisser inquiéter par la foule de mécontent(e)s qui le verraient déjà hors de l’Elysée.

Au mieux ou au pire. à choix, son entourage sera remodelé et encore... Pendant ce temps-là, le feu ravage les environs d’Athènes. 

Pensée à tant d’êtres désemparés, pris par les flammes qui ont détruit leur univers et emporté avec elles plus de soixante vies.

 

23/07/2018

Russie, Syrie, France etc...

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L’information relative à l’aide humanitaire apportée par la France à la Syrie et acheminée par l’aviation russe a fait réagir « Daniel », commentateur de mon précédent sujet de blog.

Si l’information ne m’avait pas échappé, avant d’en tirer quelque conclusion que ce soit, d’autres éléments seraient à trouver en faveur de l’hypothèse selon laquelle cette attitude expliquerait le revirement très soudain sinon inattendu de tant de ces médias qui ont, jusque là soutenu l’ancien candidat En Marche.

Car, comme je l’ai indiqué dans mon propos d'hier, si la question reste posée de savoir pourquoi tous ses soutiens mettent à mal leur protégé par la divulgation de l’affaire dite Benalla, aucune réponse claire, pour l’heure ne peut être apportée.

Des éléments devraient être trouvés qui rendent indiscutable ce lien établi par d’aucuns entre cause et effets.

Or espérer apprendre de source sûre ce qui a motivé cette divulgation médiatique d’une affaire qui, comme tant d’autres, aurait tout aussi bien pu rester inaccessible au grand public, risque fort de ressembler à une mission impossible.

Car créer une affaire dans l’affaire et de nouvelles affaires dans ladite affaire -créée dans l’affaire dite Benalla- contribuera sans doute à la diluer de telle sorte qu’on l’oublie ou qu’on s’y perde, tout fil d’Ariane n’étant pas à disposition de chacune et de chacun.

Et le serait-il, ce fil à disposition, que de le couper reste toujours possible.

 

22/07/2018

La France, Benalla, quoi de neuf, au juste?

 

Que nous apprend l’affaire dite Benalla, du nom de ce collaborateur d’Emmanuel Macron qui a été filmé en train de molester des manifestant(e)s le 1er mai dernier à Paris?

Au-delà de telle ou telle révélation, nous ne découvrons, à vrai dire, que ce qui a déjà existé sous de précédentes présidences françaises.

Combien d’entre ceux qui ont été appelés à exercer la fonction suprême n’ont-ils, en effet agi qu’à leur guise, à l’abri de leur immunité?

Est-ce là une raison suffisante pour ne pas réagir, sans doute pas. Mais il s’agit de s’interroger sur les conséquences qu’auront autant d’émotions déversées. 

Et puis, plusieurs lectures sont possibles, de cette affaire.

Le fait qu’elle éclate au grand jour, contrairement à d’autres qui ont bénéficié de la fameuse omerta, peut être un signe de santé républicaine.

Rien ne le certifie, toutefois, tant il est surprenant d’observer autant de médias qui ont largement contribué à porter le candidat En Marche au pouvoir, désormais le mettre à mal.

 

20/07/2018

... Et ce n’est pas même de la propagande russe...

 

Vous le saviez sans doute déjà, pour celles et ceux qui diversifient leurs sources d’information. Pour les autres, eh bien voici qui leur donnera l’occasion de découvrir ce qui ne relève pas même de propagande russe

Il s’agit de propos tenus par Robert Kennedy junior.

Qu’en conclure sinon que le procédé est tristement humain, connu et rôdé? Des intérêts en jeu, on mobilise toutes les forces à disposition pour les défendre. Et on attaque avec autant d’entrain ce qui émane du camp adverse.

C’est tellement simple et éprouvé qu’on retrouve la manière dans tous les conflits dominés par la plus mauvaise foi qui soit.

Alors?

Se faire une raison, non car la diplomatie existe et n’a de sens que de tout mettre en oeuvre pour calmer les ardeurs  belliqueuses. 

Cependant voilà, tous ne l’entendent pas ainsi et guettent du plus mauvais oeil leur perte d’influence à l’horizon. Pendant ce temps-là, les pertes civiles s’accumulent, qu’à cela ne tienne!

Et partout où la terreur s’exerce pour maintenir son emprise, les mots sont là, prêts à condamner avec la plus grande fermeté tel et tel acte qu’on se hâte de qualifier d’odieux.

Mourir sans comprendre pourquoi  avait déjà été évoqué ici.

Ces victimes, dans le Donbass, interrogent et s’interrogent comme partout ailleurs dans le monde, lequel de ces cyniques va-t-en-guerre s’en préoccupe?

Une vie, c’est si peu...

 

17/07/2018

Relai planétaire de la photo prise par Alexey Nikolsky. La France divisée

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Vous l’avez sans doute découverte, cette photo qui montre un Emmanuel Macron exultant. C’était le soir de la finale du Mondial de football au stade Loujniki de Moscou ce 15 juillet dernier.

Si l’image ne semble pas déplaire à grand nombre de médias de par le monde, la France, pour ce qui la concerne, varie dans ses appréciations.

Normal, quand on estime que l’organe de presse auquel appartient le photographe a été estimé relever de la propagande, on reste prudent et c’est un euphémisme que de l’écrire ici.

Rappelez-vous, c’était à Versailles, dans la galerie des batailles... Le Président français n’a pas mâché ses mots. Mais cela, c’est du passé, laissons les batailles s’être livrées, dirait l’autre.

Car d’aucuns ne cachent ni l’intérêt ni le profit qu’offre cette image, même déjà bien détournée par d’habiles internautes. Humain, trop humain?

Allez, avouez que le photographe a du talent et que son coup d’oeil est magistral!