18/04/2018

La France...

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Après l’interview d’Emmanuel Macron qui a été menée par Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel, les critiques n’ont pas manqué et nombreuses sont celles qui ont visé les deux journalistes.

Or c’est négliger le fait qu’ils s'étaient entendus au préalable avec l’Elysée sur les modalités de la rencontre. De même, le Président de la République française, tout comme ses intervieweurs, se sont réjouis de mener le même exercice l’an prochain.

Alors, de qui se moque-t-on?

Certainement pas d’Emmanuel Macron qui n’a pas semblé bouder son plaisir à faire face aux deux journalistes. Aussi bien, ce à quoi on a eu droit, ce 15 avril au soir, est un moment médiatique particulièrement révélateur.

Partie de poker menteur ou simulacre de jeu de la vérité, le débat auquel le contribuable qui l’a financé a été convié a mis en scène des personnalités prêtes à en découdre.

Au point que toutes les trois se sont donné rendez-vous pour renouveler l’exercice sinon le spectacle. Il n’est toutefois pas certain que, l’an prochain, les conditions soient les mêmes.

D’abord parce que la France est en plein ébullition sociale, ensuite, parce que nous faire croire que l’attaque contre la Syrie était nécessaire pour, entre autre, ramener la Russie à la table des négociations est une vaste supercherie.

Déjà que les propos tenus par Emmanuel Macron sur l’influence qu’il aurait eue sur son homologue états-uniens ont été démentis par la Maison Blanche, ceux qu’il a ensuite confiés à l’épouse de Jean-Jacques Bourdin, la journaliste Anne Nivatl’ont tout autant été par le Kremlin.

A se demander si la France a vraiment besoin d'un Président qui se positionne en égal sinon en supérieur pour exister...

17/04/2018

Ce Kremlin qui fait tant parler de lui...

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                                                                                           image Wikipedia

On le sent ému, Emmanuel Todd. Et il ne mâche pas ses mots. Pas davantage n’esquive-t-il les maux dont il rend compte.

Je vous propose donc de l’écouter parler ici. En quelque 27 minutes, il énonce toutes sortes de propos avec lesquels, évidemment, on est tout à fait en droit de ne pas être d’accord.

Mais au moins vaut-il la peine d’en prendre connaissance pour qui souhaite se faire une autre idée que celle qui domine la plus grande partie de nos médias.

Vous le savez, vous qui suivez ce blog, que souvent j’ai réagi aux jugements à l’emporte-pièce pour privilégier un autre regard, en l’occurrence sur la Russie.

Combien de fois n’ai-je rappelé que ce pays était en grande partie derrière son Président tandis que tant de nos journalistes se plaisent à mettre l’accent sur un pays qui serait homophobe et dirigé par un dictateur?

Combien de fois aussi, n’ai-je rappelé ce qui lie le Russe à sa terre et le rend, de fait aussi, patriote alors qu’on veut faire de lui un nationaliste?

Mais il va de soi que juger sans connaître est bien plus facile et cela aussi, Emmanuel Todd le déplore dans cet interview.

Beatrix, intervenante régulière de ce blog a indiqué en commentaire, le lien qui permet de lire l’échange qui s’est déroulé sur France Culture.

A saluer la station de radio qui a su donner la parole au chercheur français.

 

16/04/2018

Abuser la confiance du peuple, encore et encore

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Il valait la peine de suivre l’interview accordée par le Président de la République française, ce 15 avril au soir. Il a fait face aux journalistes Edwy Plenel et Jacques Bourdin.

En dépit de ce qu’on peut penser de ces deux hommes, sinon des trois, assister à ce qui s’est passé n’a pas manqué d’intérêt.

Jamais pareil événement n’a eu lieu avec aucun de ceux qui l'ont précédé à l'Elysée, Emmanuel Macron ne s’est pas privé de le souligner.

On passera les détails de la mise en scène, de son arrivée au Palais de Chaillot main dans la main avec son épouse. Les réponses qu’il a accordées à ses deux intervieweurs suffisent à alimenter la réflexion.

On y aura donc appris, entre autre, que grâce à la France, les Etats-Unis d’Amérique auraient été convaincus de ne pas se désengager de Syrie.

Il semble que le Président français soit le seul à le penser vu le démenti qui lui a été apporté par la Maison Blanche. Preuve en est l’article qui figure sur le site d’Europe1, le Journal du Dimanche (JDD).

Les mensonges qui s’ajoutent les uns aux autres ne semblent donc pas suffire. Pas davantage, l’abus de confiance ne paraît avoir atteint ses limites.

15/04/2018

Faites confiance, vos élu(e)s veillent...

 

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Ca valait tout de même la peine, avouez, de dénoncer les mensonges de l’Eglise et de créer des Etats de droit qui ne soit plus d'ordre divin. Le résultat se connaît.

Dégagés des chaînes d’un christianisme abusif et corrompu, nous évoluons enfin dans un milieu sain, dénué de tout mensonge et de toute perversion.

La preuve, nous avons su porter au pouvoir des personnes honnêtes, fiables et désintéressées tandis que, jusque là, nous dépendions d’autorités qui osaient se réclamer d’un Dieu et de son Fils auto-proclamé au nom duquel tant d’abus ont été commis.

Ouf! Tout cela n’est plus que passé mortifère tandis que règne le droit. Finie cette main de Dieu qui viendrait se mêler de ce qui ne la concerne pas.

Regardez, par exemple, toutes les guerres menées par nos démocraties laïques l’ont été pour de nobles causes! Pensez donc, combien de tyrans, de dictateurs et autres dirigeants sanguinaires n’ont-elles su détruire?

Et si, autrefois, nos attaques se réclamaient de la chirurgie, tel n’est plus le cas de nos jours. Non, désormais, cela a été dit dans le cadre d’une émission télévisée française, les frappes se mènent au nom de la politique et de la diplomatie. 

 Et n’en doutez surtout pas car on vous assure avoir disposé de preuves sans la moindre preuve qu’elles en soient mais avec toutes les chances qu’elles soient susceptibles d’en être.

Alors ne chipotez pas! 

A moins de souhaiter faire le jeu du Kremlin car on sait bien que la Russie s’occupe de tout, veut tout contrôler et surtout, diviser les Occidentaux.

En résumé?

Ne doutez pas comme cela semble être le cas de nombre d’entre vous. Faites confiance, vos élus veillent... 

14/04/2018

Frappes sur Damas, l’ONU rejette la résolution russe, médias, la haute voltige

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Si vous voulez comprendre ce qui se passe en Syrie, vous aurez droit à à peu près tout et son contraire. 

Tout le monde sauve la face, on a un peu l’impression que tout le monde est content, dit le correspondant de la RTS aux Etats-Unis. On voit que la Russie s’oriente plutôt vers une riposte dans le domaine de l’information, de la propagande (sic) explique sa correspondante à Moscou.

Sur France5, les invités de l’émission C dans l’air mènent un débat qui ne manque pas d’intérêt. Mais   y apprendre, par exemple, que l’attaque menée dans la nuit de ces 13 au 14 avril contre un Etat souverain n’est pas qualifiée de militaire mais de politique, voire de diplomatique a de quoi laisser perplexe.

En effet, depuis quand la diplomatie passerait-elle par des frappes, qui plus est, illégales selon l’ONU comme ont tout de même dû l'admettre les interlocuteurs de l’émission suite à une question d’internaute qui leur a été posée?

Pour le reste, sur les réseaux sociaux, faire part de ses émotions et s'adonner à toutes sortes d’interprétations est humain mais face à tant d’inconnues et, surtout, à tant d’informations contradictoires, on ne peut que conjecturer sinon rester sur la réserve.

  

13/04/2018

Ainsi va le monde libre...

 

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                                                                                          capture d’écran Le Parisien

Ils ne se comptent plus, les appels à la raison. Ils émanent de toutes parts.

Qu’on les entende ou non, nul ne semble en mesure de l’affirmer alors que demeure l’incertitude sinon le flou sur la situation en Syrie.

En témoigne l’image qui illustre ce sujet et l’article du grand quotidien français Le Parisien qui l’accompagne.

Il ne suffit plus d’être brillant connaisseur, expert doté de mille et une compétences. Lorsqu’un pouvoir veut s’exercer, il s’applique.

Et que cedit pouvoir soit qualifié de démocratique n’y change strictement rien. La batterie d’arguments et de valeurs dont il se dote et qu’il brandit à la face du monde suffisent à le justifier.

On se bat au nom de droits humains bafoués, est-il ressassé en boucle. On est dans l’obligation de se débarrasser de tel et tel Président abusif au nom du peuple qu’il tyrannise.

Le refrain est si connu qu’il s’entame sans problème et à chaque nouvelle occasion. Les exemple ne manquent pas et nombre d’entre nous s’en souviennent qui ne cessent de les évoquer.

Or l’intelligence ni le bon sens n’ont plus droit au chapitre. Mais nous vivons dans des pays où domine la liberté d’expression, faut-il le rappeler.

La preuve, nombre d’esprits raisonnables se saisissent de ce droit de parole. Pour quel résultat sinon celui d’être remercié et aussi vite oublié.

Ainsi va le monde libre...

12/04/2018

Cet homme qui ne manque pas une occasion de s’exprimer sur la Syrie, qui l’écoute?

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Ce 12 avril au soir, France3 diffuse le portrait d’un homme qui ne manque pas une occasion de s’exprimer sur la Syrie lorsqu’on le sollicite.

Roland Dumas, en effet, ne renie pas une liberté de parole que peu de personnalités du monde politico-médiatique peuvent revendiquer tandis que toutes sortes de contraintes ou d’intérêts les en retiennent.

Qu’on pense ce que l’on veut de l’Ancien Ministre des Affaires Etrangères de François Mitterrand, il n’en demeure pas moins intéressant. Car à l’entendre parler de ce qui ce qui a préparé et surtout, voulu, la situation actuelle en Syrie, on ne peut que mieux réaliser à quel point la France s’est retrouvée pieds et poings liés à l’OTAN.

Plusieurs interviews lui ont été demandées, encore récemment, dans lesquelles il ne mâche pas ses mots. Toutes sont disponibles sur internet.

Roland Dumas y explique bien les pressions qui ont été exercées sur les différents présidents élus à la tête du pays. Il faut l’entendre évoquer Jacques Chirac, par exemple, qui a tenté de négocier un ralliement à l’OTAN en exigeant des conditions qui lui ont été refusées.

On comprend d’autant mieux la lutte à couteaux tirés engagée entre ses anciens ministres, Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin. Le premier, à peine élu Président a, comme on s’en rappelle, oeuvré au retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN.

Le second, au contraire, avait tout fait pour l’éviter. Il a échouéLa réalité de sa campagne présidentielle avortée l’a confirmé. Et comme il l’avait écrit aux membres de son parti République Solidaire, il a bel et bien dû être empêché.

 

11/04/2018

L’avenir radieux

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Dans l’attente de la décision que prendront Donald Trump et Emmanuel Macron, on a droit aux menaces. Les missiles arrivent, selon le premier, la Syrie et ses alliés n’ont qu’à bien se tenir.

Dans le précédent sujet de ce blog, a été déposé un commentaire signé petard, relatif aux documents déclassifiés états-uniens. Il est à lire pour découvrir comment ont été tenus les engagements au sujet de l’OTAN.

Bien sûr que, souvent, ils ont été dénoncés comme abusifs.

Il en a été question ici-même tandis qu’a été évoquée la commémoration de la chute du mur de Berlin en 2014On y entend le dernier Président de l’URSS s’exprimer au micro de la RTS dans un lien indiqué en référence.

Ses déclarations sont éloquentes et prennent tout leur sens et leur poids avec les révélations désormais confirmées par les documents déclassifiés,

Mensonge et trahison doivent-ils donc gouverner le monde?

Poser la question est plus qu’y répondre. C’est rappeler comment est bafouée la confiance accordée par les uns et les autres au nom d’un avenir meilleur et si radieux qu’il tue tout ce qui s’y oppose.

 

09/04/2018

Syrie, l’acharnement persiste

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Ces trois présidents affichant leur volonté de cessez-le-feu durable, dont l’image illustre ce sujet, ont du souci à se faire alors qu’un aéroport militaire syrien a été bombardé dans la nuit de ce dimanche à lundi.

Qui veut la guerre? La Russie, sans doute puisqu’elle est responsable d’à peu près tout et son contraire.

Ecoutez ce témoignage d’Yves Bonnet, ex-patron de la Direction de la surveillance du territoire (DST) et président du centre international de recherches et d’études sur le terrorisme.

L’interview date d’il y a bientôt un an, elle a été menée par la chaîne de propagande (sic) RT France.

Plusieurs de ses propos sont à relever. Chacune et chacun de vous s’y emploiera selon sa sensibilité et ses intérêts. 

Il n’en demeure pas moins vrai que certains points sont bien (re)mis sur les i.

Entre autre celui de l’ennemi tout désigné que l’on s’obstine à définir russe. Cet acharnement à viser un pays qui ne va pas s’en laisser conter, je l’ai plusieurs fois écrit ici, est irresponsable et met nos populations en danger.

Mais qui souhaite entendre ce discours tandis que journée faite on nous remâche les mêmes salades russophobes?

En dépit de nombre de prises de position qui avertissent du danger réel d’embrasement mondial, rien n’y fait, nos va-t-en guerre persistent. Et signent quand ils ne recourent pas à ce qui s’appelle false flag ...

 

05/04/2018

Une mère

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Ce 4 avril, a été diffusée sur BFMTV, une interview de la mère du Colonel Arnaud Beltrame. Interrogée par Ruth Elkrief, elle énonce des propos qui sont à écouter avec la plus grande attention.

En effet, la manière avec laquelle Nicole Beltrame répond aux questions qui lui sont posées ne peut laisser indifférent. Et cela, pour autant de raisons que chacune et chacun aura de comparer sa version des faits à celle qu’elle en donne elle-même.

Non seulement elle livre une interprétation du geste de son fils autre que celle donnée par toutes sortes de personnes et de personnalités, mais encore, elle révèle un état psychologique qui semble laisser peu de commentateurs indifférents.

Cependant et plutôt que de juger comme s’y emploient sans vergogne certains d’entre eux, comprendre cette mère importe.

Car désormais que son fils est devenu une part de tant de monde et pas seulement en France mais bien au-delà et dans d’innombrables autres pays de la planète, ce que livre Nicole Beltrame est loin d’être anodin.

Aussi, son témoignage force-t-il la réflexion. Et même la journaliste Ruth Elkrief, pourtant rodée aux interviews, semble y être amenée. Ce qui, en soi, n’est déjà pas banal.

 

04/04/2018

Nous voici enfin avertis!

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Le Quai d’Orsay s’est mobilisé, en ce 4 avril, en faveur de la désinformation. Trois heures durant, il aura sensibilisé à la problématique des démocraties face aux manipulations de l’information.

Ouf, nous voici rassurés!

Et oui, on ne sait jamais, des fois que la France soit visée dans une affaire d’attaque chimique suspecte alors qu’elle n’y serait pour rien, vous réalisez ce qu’elle aurait à subir?

Le rejet de ses écrivains invités à un Salon du livre par le Président d’un pays qui aurait cautionné ces manipulations de l’information alors que la littérature est encore un bastion humaniste?

L’expulsion de ses diplomates par autant de pays qui auraient cautionné ces manipulations de l’information tandis que le sens de la négociation contribue à éviter les guerres?

Imaginez un peu, la France, démocratie avant l’heure, être ainsi accusée et victime de manipulations de l’information?

Il était grand temps que le sujet soit traité!

Tout de même, ce genre de manipulations de l’information relève de pratiques dignes de régimes dont on sait que leurs médias leur sont inféodés mais en France, voyons...

Merci de ce grand moment!

 

03/04/2018

Nos zélées élites...

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On peut, bien sûr, tout relativiser.

On peut considérer le monde et sa Comédie humaine, pour reprendre le titre de l’oeuvre d’Honoré de Balzac.

On peut donc prendre tout avec distance et ironie. Mais quand même, lorsque des vies sont en jeu, on entre dans le cynisme.

Certes, celui-ci ne semble pas faire reculer nombre de nos élites.

Aussi, après qu’une bonne partie d’entre elles a déclaré urbi et orbi que la Russie était certainement en cause dans l’empoissonnement d’un ex-agent double et de sa fille au Royaume-Uni, voici que le laboratoire militaire britannique nous apprend qu’aucune preuve n’existe que l’agent innervant vienne de Russie.

Donc on lance à la face du monde une accusation, suivie de sanctions prises par un pays étranger à celui où s’est déroulée l’affaire, sanctions relayées par d’autres pays étrangers encore et voici une explication qui arrive après que des centaines de diplomates ont été virés de leur poste de travail.

Mais qui élit-on pour mettre ainsi les peuples à mal? 

 

02/04/2018

Vaincre. A n’importe quel prix?

 

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Donc, si on comprend bien, les paroles données, les lois instituées ne seraient là que pour d’autant être trahies.

En tant que tel, cela n’est pas une nouveauté et se vérifie à toutes sortes de niveaux et dans toutes sortes de milieux où sévit l’abus de pouvoir.

Que la Russie soit classée parmi les pays qui bafouerait droits en tous genres n’est toutefois qu’un très fallacieux prétexte pour la mettre au ban de l’auto-proclamée communauté internationale.

Car en matière de transgression ou autres abus de droits, elle semble au moins égalée sinon dépassée.

C’est cela qui suscite la contestation, cette manière de déconsidérer un pays au prétexte qu’il ne respecterait pas telle ou telle juridiction quand d’autres ne cessent d'en piétiner en toute impunité.

Les exemples ne se comptent plus sans que la moindre réaction de cette communauté internationale pourtant si vite offusquée ne les aient condamnés ou ne les condamnent.

Du coup, au seul motif de refuser de voir un pays, en l’occurrence la Russie, diabolisée, on est classé groupie ou fan de son Président.

Alors qu’il s’agit d’un tout autre discours tenu par nombre d’entre celles et ceux qui réagissent à ce deux poids deux mesures.

Mais vu que le procédé de noircir l'autre pour d’autant se blanchir soi-même semble si bien rôdé pour fonctionner, le discuter relève presque de l’interdit.

Ainsi naissent les conflits, pis, les guerres, par refus de toute autre alternative.

 

01/04/2018

Ceci n’est pas un poisson d’avril, Joyeuses Pâques et merci!

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Chères lectrices et chers lecteurs de ce blog,

En ce dimanche pascal et à la lecture de différents articles qui m’ont été signalés dans le cadre de sujets traités ici, il m’importe de vous faire part de toute ma reconnaissance.

En effet, si un blog vit des publications qui l’alimentent, les apports des personnes qui le commentent lui profitent aussi, pour autant, bien sûr, quelles suscitent la controverse utile plutôt que l’attaque en règle qui ne vise qu’à discréditer tel ou telle intervenant(e).

En l’occurrence et pour que chacune et chacun de vous prenne la mesure de ce qui nous est présenté comme information destinée à nous ouvrir les yeux sur ce que serait la Russie avec ses relais de propagande financés par le Kremlin, vous me savez très réactive.

Cependant, je suis loin d’être la seule. Et nombre de celles et de ceux qui refusent de s’en laisser conter par nos médias dits mainstream ne sont pas plus inféodés que je ne le serais à un pouvoir ou à un régime quelconque qui les solliciterait pour diffuser leur bonne parole.

Rien de cela sinon de faire part d’approches qui viennent en contrepoint d’autres, enclines à nourrir des tensions qui, extrémismes à l’appui, seraient susceptibles de dégénérer en conflits irréversibles.

Le dernier fait grave survenu de désinformation caractérisée et dont les conséquences nous demeurent toujours inconnues, est cette affaire d’empoisonnement de l’ex-agent double Sergueï Skripal et de sa fille.

A cet égard, je vous invite toutes et tous à découvrir les articles indiqués en liens par Silvia et Daniel qui ont commenté le précédent sujet de ce blog.

Ce qui se passe ne peut être pris à la légère. Et si ce blog et vous toutes et tous qui lui donnez vie peut être au moins un espace de réflexion et de prise de conscience, il n’aura pas été vain.

Et même, le serait-il qu’il a au moins le mérite d’exister en marge de ce choeur qui chante à l’unisson la gloire des uns pour mieux vouer les autres aux gémonies.

Merci à toutes et à tous et Joyeuses Pâques à vous et aux vôtres!

31/03/2018

Skripal, soudain les questions?

 

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Et voici que l’on se contorsionne pour dire quoi, au juste? Que la Russie ne serait peut-être pas si coupable que cela? Que le Royaume-Uni qui l’a accusée sans le moindre début de commencement de preuve, serait peut-être allé vite en besogne?

Doit-on en rire, se réjouir ou même, se féliciter que quelque esprit critique se réveille soudain et a posteriori? La sagesse proverbiale ne manque, certes, pas de termes pour dire les vertus du retard.

Cependant, à quoi joue-t-on là?

A plus ou moins grande échelle et dans autant de foyers de tensions, ce sont des vies qui sont en jeu et pas seulement celles de cet ex-agent double et de sa fille désormais en état, semble-t-il, de parler.

Des existences bousculées, aussi, celles d’autant de diplomates et des leurs, certainement ravis d’avoir dû plier bagage sur ordre. Ce genre d’aléas fait sans doute partie des fonctions qu’ils occupent. Ce n’est pas ce qui les rend, pour autant, sympathiques.

Mais viendra peut-être le temps où l’on réalisera l’erreur commise d’avoir malmené une Russie qui doit sans cesse endosser ce qu'on lui prête comme agressions et autres crimes tandis qu’elle a toujours prôné le dialogue avec ses partenaires.

Qui l’a souhaité, cependant?

 

29/03/2018

La Suisse résiste aux expulsion de diplomates russes

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La Suisse, contrairement à de si nombreux autres pays, n’a pas -encore?- renvoyé de diplomates russes de son territoire.

Comme le rappelle ce député du parlement interrogé par la RTS, la Confédération Helvétique est neutre et tient à le rester. Pour l’instant, en tous les cas et à l’avenir, souhaitons-le!

Ne serait-ce, aussi, qu’en l’honneur de celui auquel elle doit sa neutralité, accordée comme garantie de sa souveraineté par le Tsar Alexandre Ier, l’un des signataires du Traité de Vienne.

Mais cet ancien diplomate qu’interroge encore la RTS, est d’un avis plus tranché.

Ce n’est pas vraiment nouveau, lui qui a déjà a eu l’occasion de s’exprimer sur la Russie et son rôle dans ce qu’on osait encore appeler crise ukrainienne alors qu’il était bel et bien question de guerre, fratricide qui plus est.

Dans ce sens, merci à Olivier Francey, journaliste qui anime le Club Radio Lac, d’avoir invité Eric Hoesli dans le cadre de son émission de ce 27 mars.

Le regard que porte sur la situation, ce grand connaisseur de la Russie, apparaît tout de même moins orienté que celui qu’a exposé l'ancien diplomate, François Nordmann

Avec Marion Garcia-Bedetti et Renaud Gautier, j’ai eu l’honneur de participer à cette émission de Radio Lac dont les parties relatives à la Russie sont à découvrir en deux séquences, la première, ici et la seconde,là.

 

28/03/2018

Qui agresse qui?

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Qui n’a entendu les revendications de nos pays occidentaux tant attachés à leurs droits dits humains?

Qui n’a assisté à telle ou telle manifestation en faveur de leur défense?

Qui n’a, en outre, lu, entendu ou vu autant de celles et ceux qui se mobilisent pour toutes sortes de causes s’en prendre à la Russie qui malmènerait les droits humains dont notre Occident ose encore se prétendre garant?

A longueur de colonnes de journaux, de magazines, à longueur d’émissions consacrées à telle ou telle défense de droits bafoués, est citée la Russie.

Mais qui égorge qui dans un pays qui déclare, par la voix d’un de ses ministres de l’époque, qu’une organisation terroriste accomplirait du bon boulot?

Qui agresse qui, de ses forces de l’ordre ou de ses femmes, dans un pays qui refuse qu’on stigmatise une communauté?

Autant de droits humains sacrifiés sur l’autel de la plus mauvaise foi qui soit signerait donc l’avenir de nos démocraties? Et à ce titre, justifierait qu’elles s’acharnement contre la Russie?

Lui préférer l’alliance avec autant de pays qui se moquent  sinon piétinent l’ensemble de nos valeurs, c’est cela que visent nos politiques si soucieuses du respect d’autrui?

Cet article, issu d’un site dit de propagande et qui, néanmoins, se réfère à un média digne de crédit, serait-il susceptible d’ouvrir les esprits?

 

26/03/2018

La Russie, coupable toute désignée

 

skripal,gb,tusk,diplomates

 

Sans même attendre aucun résultat d’enquête relative à l’empoisonnement qui a visé l’ex-espion russe et sa fille au Royaume Uni, le Conseil européen est convenu qu'il n'existait pas d'autre explication plausible que celle de la responsabilité de la Fédération de Russie, apprend-on.

Autrement dit, parce que le Conseil européen est convenu que, alors, on décide que. Plus besoin d’investigations, plus besoin de tribunaux, de justice, le Conseil européen assure.

Et sans doute aussi, assume, pour reprendre ce verbe très en vogue chez les personnalités francophones en vue et de tous bords.

Mais dans quel monde vit-on, au juste? On déplore que les réseaux sociaux grouillent de juges en puissance mais que dire de ce Conseil européen qui est convenu que et qui, de fait, tranche?

Et qu’on ne vienne pas dire, ici, que parce que la Russie est concernée, je réagis. Il s'agit tout simplement de s’interroger sur ce que signifie encore une instance juridique digne de ce nom.

Car il semble que désormais, on soit en mesure de s’en passer. Au Conseil européen, donc et toute affaire cessante, d’expédier des diplomates au prétexte qu’ils représenteraient la Fédération de Russie que ledit Conseil européen a de facto désignée coupable.

On a déjà eu l’occasion de constater comment des preuves de culpabilité se fabriquaient de toutes pièces contre un pays pour, ensuite, entendre les mêmes qui avaient accusé admettre avoir menti.

Faut-il que ce même procédé se répète à l’envi sans que rien ne puisse l’enrayer?

 

19/03/2018

J’ai mal à mes valeurs

Depuis le temps que je m’exprime, ici, sur la Russie, depuis le temps que dure cette mauvaise propagande que nos médias mainstream ne cessent de diffuser sans la moindre idée de sa nocivité, j’ai mal à mes valeurs.

Née dans un pays dit démocratique, reconnu dans le monde entier pour sa neutralité, sa tradition d’accueil, du moins est-ce là encore ce qui domine d’elle comme perception hormis l’image qui lui est tout autant collée de coffre-fort ou autre refuge douteux, la Suisse reste mon pays d’origine, tout comme l’est la France. 

C’est pour leur être profondément attachée que je réagis lorsque tant de leurs médias évoquent la Russie et imposent leur vision orientée quand elle n’est carrément pas malveillante et mensongère.

Tant de fois, ici, ai-je tenté de donner un autre éclairage sur ce pays que j’aime pour ce qu’il est et combien de fois n’ai-je pas été traitée de suppôt du Kremlin ou autre fanatique poutinienne?

Est-il donc impossible et impensable de parler de la Russie sans qu’elle ne soit immédiatement assimilée à son pouvoir politique? 

Doit-on réduire au silence toute personne qui veut apporter autre chose que des considérations réductrices et révélatrices avant tout d’ignorance et d’inculture?

J’ai mal à mes valeurs, oui, quand j’observe la condescendance avec laquelle on traite nombre de personnalités reconnues, aimablement invitées à donner leur point de vue sur la Russie pour aussitôt l'oublier et marteler celui qui doit dominer.

Je ne suis ni journaliste, ni politicienne. Jamais non plus, je ne me suis posée en experte de la Russie. J’ai assez parlé de ce qui me lie à la Russie et dont il a été rendu compte dans le seul journal suisse qui a eu la curiosité de s’informer avant de juger.

Alors si ce combat mené contre autant de préjugés émis envers la Russie a encore une chance, puisse-t-il être mené! 

Merci à toutes celles et à tous ceux qui s’y associent sans pour autant verser dans l’exaltation mais au moins pour éviter le pire, nous couper de ce pays qui a tant à nous apprendre, par son Histoire, par sa culture et par la dignité qu’il oppose à tant de misérables préjugés émis d’un Occident qu’il ose encore aimer.

 

18/03/2018

La narrative bien rodée de nos médias sur la Russie, démocratie en marche, bien sûr...

 

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                                                                    capture d’écran Huffpost

Toutes chaînes médiatiques confondues, la narrative sur la Russie bat son plein pour commenter l’élection présidentielle qui va porter au pouvoir Vladimir Poutine, sans surprise, comme aiment à le répéter nos journalistes de la manière la plus subtile qui soit.

Cependant voilà, la décision du Président français de ne pas avoir honoré de sa présence le Pavillon russe de Livre Paris a sans doute dessillé quelques regards.

Car aussi bien la France que la Russie sont des pays où la littérature occupe encore une place privilégiée dans les esprits et dans les coeurs.

Or l’avoir rendue tributaire de conflits qui n’impliquent pas même de manière directe les relations qu’entretiennent le pays à la tête duquel a été élu Emmanuel Macron et celui qui élira ce 18 mars son prochain président, est une erreur que nombre de personnalités ont su relever.

Par l’absence de toute considération portée à la délégation d’écrivains russes invités à venir parler de leur oeuvre en France, c’est l’humanisme qui paie le tribut le plus lourd à cette gouvernance si soucieuse de droits humains.

Et cela, nombre de celles et ceux qui, de Russie, projetaient le meilleur sur notre Occident si respectueux du droit de parole de chacune et de chacun, l’apprendront à leurs dépens.

Sauf, bien sûr, à estimer que le Président Macron a bien fait de considérer leur pays comme hostile et de le leur faire savoir de manière aussi manifeste.

 

16/03/2018

La Russie et son Président dont la RTS dresse le portrait, de mieux en mieux

 

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On peut ne pas aimer Vladimir Poutine, on peut en discuter comme cela ne manque pas de se faire dans le cadre de telle ou telle émission.

Mais lorsqu’il s’agit d’un téléjournal et de la mission confiée à ses collaborateurs de présenter un candidat à une élection présidentielle?

Même s’il s’agit d’un Président qui brigue un nouveau mandat, le téléspectateur est en droit d’attendre autre chose qu’une sélection aussi partiale d’images commentées, pour certaines, de la manière la plus méprisante pour un peuple entier.

Présenter Vladimir Poutine comme le boss du pays le plus alcoolisé du monde relèverait-il du code de déontologie journalistique?

Que sait de la Russie cette journaliste qui s’exprime, à partir de la 19ème minute de la video indiquée en lien ci-dessus?

Que sait cette journaliste de la Russie et de ses plus de 146 millions d’habitants issus de 170 groupes ethniques différents?

Que sait cette journaliste qui dresse le portrait de Vladimir Poutine en recourant à autant de raccourcis et de formules triées sur le volet sinon usées jusqu’à la corde?

Ah oui, à l’époque ça rigole avec Boris Elstine, nous rappelle-t-elle. Autant dire qu’elle sait de quoi elle parle tandis que tant de Russes luttaient pour trouver de quoi manger.

Alors quand on l’entend énoncer, à propos de Vladimir Poutine, que même ses voeux de Nouvel An donnent envie de se pendre, ce sont ces Russses qui se sont suicidés, faute d’avoir pu trouver comment faire vivre leur famille, qu’elle insulte.

Si informer consiste à dire de celui qui a redressé une Russie pillée et humiliée, que son côté mâle dominant plaît beaucoup dans un pays encore très homophobe, la RTS n’honore ni l’information ni la Suisse qui la finance.

 

14/03/2018

A poursuivre ainsi la diabolisation de la Russie et de son Président, l’Occident court de gros risques

 

Quand on voudra enfin et bien admettre que tout système de valeurs, quelles qu’elles soient, engendre leurs dérives, leurs injustices et leurs secrets d’archives sinon d’alcôves, alors on sera en mesure de se mettre à la table de véritables négociations.

Cela doit peut-être être le cas au plus haut niveau des Etats et encore, à voir comment on exploite le moindre élément de fausse preuve pour lancer une attaque en règle contre un pays, on se dit qu’on est vraiment loin du compte.

Alors quand un intervenant de ce blog, aussi assidu que le sont ceux qui annoncent vouloir le quitter -pour mieux y revenir ensuite- donc quand un intervenant de ce blog se désole de la naïveté dont je ferais montre ici ou là et tandis que je réagis à ce qu’énoncent tant de nos médias, entre autre sur la Russie, c’est n’avoir rien compris au sens de mon engagement.

Car oui, il en est bel et bien question lorsqu’on s’exprime de manière publique et critique. Et cet engagement, pour qui a su le lire, relève de mon amour pour mes deux pays d’origine, la Suisse et la France et pour la Russie avec laquelle j’entretiens un lien de très longue date pour qui a eu la curiosité de se renseigner.

Ce souci que je manifeste en faveur d’une information moins orientée sur la Russie, je suis très loin d’être la seule à en faire part. Mais qui écoute autant de personnalités du monde académique, diplomatique, militaire -et médiatique aussi- qui rappellent le danger qu’il y a à stigmatiser ainsi ce pays? 

Pourtant, les avertissements ne manquent pas et même venant de la part de qui n’est pas forcément soutien inconditionnel de Vladimir Poutine. Il suffit, dans ce sens, d’être attentif à ce qu’en dit Vladimir Fédorovski qui sait de quoi il parle, lui qui a été très proche des milieux du Kremlin. Alors même si la parole d’autant de celles et de ceux qui sont si bien placés pour s’exprimer reste inaudible, que dire de ce qui se publie ici depuis tant d’années que je n’ai eu de cesse de prévenir du risque qu’il y avait à diaboliser la Russie!

Quant à l’attitude menaçante de ce journaliste à mon égard tandis que j’ai évoqué sa manière de considérer la fortune cachée du Président russe, elle n’est que le triste reflet d’une réalité médiatique qui ne sait plus argumenter mais relayer ce qui se doit de l’être. 

 

13/03/2018

Nos médias et la Russie

 

Comme on le peut le constater, en cette veille d’élection présidentielle russe, nos médias se donnent toute la peine du monde à nous faire avaler des couleuvres au sujet de l’actuel Président de la Fédération de Russie.

Et ça y va de nouvelles sanctions à devoir prendre contre elle, d’articles et de reportages tous plus objectifs les uns que les autres et même de déclarations de l’Ancien Président français qui s’est distingué, entre autre, par sa gestion de l’affaire des Mistrals.

Quant à ce reportage dont il a été question ici et auquel a réagi le journaliste et producteur de l’émission qui l’a diffusé en s’adressant à moi par courriel et avec insistance pour me faire savoir que j’aurais commis une infraction pénale, ce Monsieur sait lui-même que tel n’est pas le cas.

Mais au lieu d’engager un véritable débat, il menace et évoque la diffamation. Or qui diffame qui dans ce qu’a proposé son émission diffusée par la RTS ce 8 mars 2018?

A inverser les rôles de la sorte, on comprend ce qu’il en est de ce pouvoir qu’exercent certains journalistes qui oeuvrent à diffuser ce qu’ils appellent de l’information.

 

12/03/2018

En réponse à une remarque que m’a adressée Jean-Philippe Ceppi de la RTS

 

En réponse à une remarque que m’a adressée par courriel, Jean-Philippe Ceppi de la RTS, j’ai modifié l’intitulé du sujet que j’ai consacré au reportage diffusé dans le cadre de Temps Présent du 8 mars dernier.

Le producteur de l'émission a, en effet, estimé que je le citais à tort alors que, dans mon intitulé de sujet de blog, je ne reprends aucun de ses propos que j’aurais, sinon mis entre guillemets. J’ai, par contre, employé le terme dixit qui pouvait, en effet, prêter à confusion.

J’ai donc tenu compte de la réaction de Jean-Philippe Ceppi et j’ai remplacé dixit par selon.

Je lui ai aussi et par ailleurs rappelé que, dans le sujet que j’ai écrit, ses propos sont repris tels qu’il les a lui-même énoncés. 

Entre autre, lorsqu’il dit de Vladimir Poutine qu’il fait la loi en Syrie et (...) interfère massivement dans la guerre civile en Ukraine.

A noter  l’absence de toute réserve émise pour s’exprimer sur deux guerres qui ont ravagé deux pays et leurs populations, on comprend, de fait, qui est en cause avant tout. Rien de très nouveau tant on ne cesse de stigmatiser la Russie.

Raison pour laquelle, dans la Lettre ouverte que j’ai adressée à la RTS, j’ai voulu relever la qualité de l’émission TTC au regard de celle de Temps Présent dont on a eu tout loisir de mesurer l’objectivité.

Cela dit, je remercie Jean-Philippe Ceppi d’avoir pris la peine de m’écrire.

 

11/03/2018

Empoisonnements, invasion, et quoi d’autre encore?

 

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Vous l’aurez compris, à quelques jours de l’élection présidentielle russe, nos médias se mettent en quatre pour nous sortir révélation sur révélation, de quoi nous aider à enfin réaliser qui est cet homme qui s’incruste au pouvoir et l’exerce d'une main de fer.

En voici encore un à voir sur France5, La vengeance de Poutine.

Rien que cela...

Sinon, difficile d’échapper non plus à tout ce qui s’énonce sur la tentative d’empoisonnement d'un ancien espion russe et de sa fille au Royaume-Uni. Inutile de dire que, tout de suite est rappelée la mort d’Alexandre Litvinenko, empoisonné en 2006.

Nos journalistes ne semblent pas avoir voulu s’arrêter sur le point de vue énoncé par le capitaine Barril, ancien dirigeant du Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale. (GIGN).

Pour qui ne l’aurait pas déjà lu, voici comment, il y a deux ans déjà, il mettait la Russie hors de cause dans l’empoisonnement d’Alexandre Litvinenko.

Alors?

En fait, rien sinon ressasser à l’envi que la Russie est vraiment un pays douteux ou, pour qui tient à la nuance, dirigé par un Président qui envahit - l’Ukraine - ou empoisonne les siens.

A part cela, on le sait, nos médias ne sont à la solde d’aucun pouvoir.

Ils informent.

 

10/03/2018

Lettre ouverte à la Radio Télévision Suisse (RTS)

 

Il y a peu, ce dimanche 4 mars 2018, le peuple suisse s’exprimait massivement dans les urnes en faveur du maintien des redevances à la radio et à la télévision.

En tant que Suissesse, j’aime mon pays et j’aime la Russie pour qui le sait parmi les journalistes qui m'ont donné la parole, comme, par exemple le 3 février 2014 lorsqu’il a été question de savoir si Vladimir Poutine était un dictateur (sic).

Si l’émission TTC diffusée ce 6 mars et consacrée au bilan économique des années Poutine a été de qualité, tel n’a pas été le cas pour Temps Présent de ce 8 mars qui annonce d’emblée une enquête effrayante concernant le Président russe.

Comme réponse à la confiance qui a été renouvelée par le peuple suisse à sa chaîne publique d'information, proposer si peu d’objectivité sur la Russie et sur son Président, ne la distingue en rien de tant d’autres relais de propagande qu’elle ne manque jamais de cibler.

Ce qui a été diffusé ce 8 mars au soir en guise de reportage est une insulte au sens critique de téléspectateurs que les non-dits de cette émission et le choix de ses interlocuteurs n’ont pas trompés.

À citer pareilles sources dont rien n’assure la fiabilité, c’est non seulement le respect dû au public qui est trahi mais l’éthique du journalisme.

                                                                                                                              

                                                                                                  Hélène Richard-Favre

                                                                                                 Genève, le 10 mars 2018

09/03/2018

Plus grave que les centaines de milliers de morts en Syrie, plus grave que les ravages de la guerre civile en Ukraine, une enquête sur la fortune cachée du Président russe, selon ce journaliste...

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Voici le reportage proposé par l’émission de la RTS, Temps Présent et disponible encore 6  jours, comme indiqué sur la capture d’écran ci-dessus.

Dès le départ, on est mis dans l’ambiance. Son présentateur, Jean-Philippe Ceppi -en photo ci-dessus- nous annonce une enquête effrayante.

Et de poursuivre que, Poutine qui fait la loi en Syrie et qui interfère massivement dans la guerre civile en Ukraine.

Pour préciser, surtout, qu’il y a plus et plus grave.

Plus et plus grave que plusieurs centaines de milliers de morts.

Plus et plus grave que les ravages causés par les guerres en Syrie et en Ukraine.

Plus et plus grave que la détresse humaine, retenez-le bien, la fortune cachée de Vladimir Poutine.

Et si vous n’en avez pas eu assez, de ce reportage, en voici un autre, indiqué par un commentateur de ce blog, merci à lui.

S’agissant de la réponse à sa question de savoir si nous avons affaire, là, à des fake news, à chacune et à chacun de mener sa propre réflexion.

Pour ma part, je ne suis ni dans les secrets de la RTS et encore moins dans ceux de Vladimr Poutine.

J’ai, par contre, sans cesse tenu à apporter un regard critique sur l’information que livre, ici en l’occurrence, l’un de mes pays d’origine, estimant que son objectivité était à géométrie très douteuse.

Et pour en avoir conscience, il suffit tout simplement de lire l’article consacré à Bill Browder, qui s’exprime dans le reportage de la RTS et auquel Karine Bechet-Golovko à consacré un article indiqué en référence dans mon précédent sujet de blog.

 

08/03/2018

La RTS est à la fête, ce 8 mars au soir. On y parlait de la Chine et de la Russie

 

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Vous voulez enfin tout savoir sur le Président russe? Alors sitôt qu’elle sera mise en ligne*, ne manquez surtout pas l’émission que la RTS lui a consacré ce 8 mars. Un véritable polar...

En quelques minutes, on vous met dans l’ambiance.

Le but? Vous convaincre que le Président russe a amassé des centaines de milliards. Il suffit de quelques témoignages et c’est bon, vous pouvez avoir confiance.

On sait bien que notre RTS interroge des personnes crédibles, voyons!

La preuve, on entend Wiliam Browder auquel le cinéaste Nekrassov a consacré un film qui en disait tant de bien qu’il a été annulé au dernier moment tandis qu’il devait être diffusé au parlementaires de Bruxelles et sur quelques chaînes de télévision dont ARTE.

Et non contente de son reportage sur cette Russie qui s’apprête à élire cet homme si peu recommandable, le téléjournal nous parle de la Chine d’une manière telle qu’on se dit que décidément, on a vraiment de la chance de vivre dans de véritables démocraties.

À la Russie et à la Chine, corruption et totalitarisme!

 * L’émission est désormais accessible et il est indiqué qu’elle le restera encore 6 jours...

 

07/03/2018

Hommes, femmes, alcool et souffrance

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                                                                                               capture d’écran UNSW Sydney

Ce sujet, abordé de manière sensible, vaut qu’on s’y arrête.

Il évoque le traitement médiatique d’une star alcoolisée et déplore le regard porté par le journaliste sur la situation. Ce qui retient tout autant l’attention est la manière de distinguer la femme de l’homme face à l’alcool.

A lire le propos d’Olivier Emery, il apparaît que la souffrance des secondes serait plus importante que celle des premiers.

Cette conception discrimine les hommes. Elle balaie surtout le fait que s’adonner à la boisson, l’alcool, en l’occurrence, relève de problématiques personnelles qui ne rendent pas la souffrance des uns moindre par rapport à celle des autres.

En témoignent cette approche proposée par santé magazine.

En réalité et selon cet article, la véritable différence entre hommes et femmes, au regard de leur consommation d’alcool, relèverait du fait que la capacité de résistance des hommes serait supérieure à celle des femmes.

Pour le reste, rire d’une star qui titube, en concevoir un article de journal relève de préférences et de choix éditoriaux.

10:28 Publié dans Air du temps, Avaries, Etre, Humanité, Information, Medias, Pratiques, société | Tags : alcool, dépendance, hommes, femmes | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

06/03/2018

Une équipe de journalistes de la RTS nous présente son regard sur la Russie

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Ce lundi 5 mars, l’émission Toutes taxes comprises (TTC) de la Radio Télévision Suisse (RTS) s’interroge et interroge:

«A quelques jours des élections présidentielles russes, quel est le bilan économique des années Poutine? »

 Il vaut la peine de regarder ce documentaire, ne serait-ce que pour avoir une idée de sa teneur. Au-delà des clichés et autres poncifs habituels, il y a de quoi apprendre, pour qui n’aurait pas eu connaissance, par exemple, du développement apporté par des Suisses à certaines entreprises.

Sinon, bien sûr, on a droit à l’habituelle annexion de la Crimée et au rôle de la Russie dans la guerre qui se déroule toujours en Ukraine. Sans le moindre respect apporté aux accords de Minsk, ce qui se passe dans le Donbass ne serait donc que le fait des Russes ou peu s’en faut.

Je me suis à de très nombreuses reprises exprimée ici sur les conditions qui ont présidé au désastre qui déchire toujours Ukrainiens et Russes. Outre cet interview qui m’avait été demandée, j’avais adressé, entre autre, une lettre ouverte à notre ancien Président de la Confédération, Didier Burkhalter.

Il va de soi que, tenir une position qui tient à nuancer celle qui doit s’imposer, ne présage pas de son écoute. L’exposer n’est toutefois jamais vain. 

Donc si le documentaire vaut d’être regardé, le sens critique vaut tout autant de s’exercer.