14/08/2018

Ce cinéaste ukrainien dont le sort émeut

sentsov,le monde,cinéma

                                                                                       capture d’écran Russiepolitics                           

Donc, vous l’aurez bien compris, le cinéaste Oleg Sentsov est accusé de terrorisme par Moscou.

On se mobilise, personnalités du monde du cinéma, médias évidemment et autres élus jusqu’au Président de la République française en personne.

Or que sait-on au juste de cet homme? Ce que nos journalistes, témoins interrogés à l’appui, veulent bien nous en dire. 

Mais à lire ce sujet consacré au cinéaste, sujet écrit le 27 juin dernier, force est de constater que l’acte terroriste dont il est accusé, il le préparait bel et bien.

Alors? L’auteure de cet article serait-elle une affabulatrice? Mieux, un troll du Kremlin comme toute personne qui écrit sur la Russie de manière autre que celle qui doit être?

A vous de voir et de vérifier l’authenticité de la video indiquée par cette juriste et blogueuse. Mais le témoignage qu’on y découvre a sans doute dû échapper à nos compatriotes si soucieux du sort de ce cinéaste.

Après tout, on ne peut pas avoir connaissance de toutes les informations. Et puis, on sait que certaines sont aussi vite diffusées qu’elles sont reçues dans les agences de presse. Et rappeler le plus souvent possible combien la Russie de Poutine emprisonne, malmène jusqu’à ce que mort s’en suive devient presque la norme.

On l’a vu avec l’affaire Magnitsky et le film qui en rend compte mais qui n’a pas eu l’heur de plaire à Bruxelles qui en a tout simplement interdit son visionnement. Cela a été évoqué ici, dans le dernier paragraphe de ce sujet.

S’agissant d'Oleg Sentsov, le talent qu’on lui prête devrait-il l’épargner d’avoir reçu des explosifs comme en témoigne le militaire ukrainien dans le cadre d'une conférence organisée par l’OSCE?

Il déclare avoir lui-même fourni au cinéaste de quoi préparer un acte terroriste en Crimée et demande aux services spéciaux ukrainiens de trouver qui a trahi Sentsov.

Autant d’éléments qui laissent à penser que si Oleg Sentsov avait mis son projet à exécution et n’avait pas été livré par quelque traître que ce soit, des vies y auraient passé.

Périr dans un attentat fomenté par un cinéaste, l’une ou l’un des signataires de la tribune parue dans Le Monde, se le souhaiterait-il?

 

13/08/2018

Genève, violente agression d’un policier

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A quand, une manifestation de SolidaritéS ou de tout autre parti politique en soutien à ce policier agressé et dans le coma?

Les femmes seules ne sont pas victimes de violence.

Toute personne qui s’oppose à la brutalité de fous furieux s’y expose. En l’occurrence, les fonctionnaires au service de l’ordre public.

Lisez cet article dont l’ensemble pourrait être cité ici et vous réaliserez comment la situation évolue non seulement à Genève mais en Suisse, ce pays que certains considèrent encore comme idyllique.

Il l’est peut-être, vu sous un certain angle. Lequel, cela reste à définir.

En attendant, il ne semble plus vraiment se distinguer d’autres qui dressent le même constat que celui énoncé dans l’article.

A l’absence de toute considération apportée à la fonction de policier, s’ajoute le manque de moyens mis en oeuvre pour l’exercer.

Autrement dit, à chacune et à chacun de s’arranger avec ce dont il dispose et adieu va!

 

11/08/2018

L’Elysée malmené

 

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Une nouvelle affaire met en cause un très proche du Président français, Alexis Kohler pour ne pas le nommer.

Déjà visé par une première plainte dont il avait été question ici, en voici encore une qui interroge quand on sait que les agissements de ce fidèle parmi les fidèles d’Emmanuel Macron relevaient de longue date déjà de ce qui s’apparenterait à un conflit d’intérêts.

Mais ni l’ancien Maire alors Les Républicains du Havre, cité dans cet article publié par le HuffPost et désormais Premier Ministre En Marche, ni le non moins désormais Président de la République n’ont semblé y voir quoi que ce soit à redire.

Il va de soi que le Secrétaire Général de l’Elysée se défend de tout conflit d’intérêt et la justice tranchera. Il n’en demeure pas moins toujours aussi surprenant que ces deux affaires soient révélées par un média qui a plutôt affiché son soutien à Emmanuel Macron.

Certes, on dira que les journalistes font leur travail et c’est tant mieux.

Le fait est que chacune de ces affaires, l’une dite Benalla, l’autre pas encore appelée Kohler, éclatent alors que, lors de la première, on apprenait que des secours communs franco-russes avaient été acheminés en Syrie et qu’au moment de la seconde, on lit que les deux présidents français et russe se sont entretenus au téléphone.

Pour aborder, entre autres la situation en Syrie, a annoncé le Kremlin.

 

06/08/2018

Enfin on y est, merci Les Echos!

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Voilà, on y arrive, enfin!

L’affaire Benalla a bénéficié d’envois massifs de tweets qui l’ont gonflée. Et au hasard, devinez qui détient une grande partie des comptes Twitter à l’origine de ces envois?

Nombre de russophiles.

Ah, on l’attendait, cette information. Les Echos se sont chargés de la diffuser, ouf! Lisez donc bien l’article indiqué ici en lien, vous serez ainsi au fait de l’info telle qu’elle doit être, vérifiée et sourcée.

Le problème est qu’elle laisse nombre d’observateurs sur la réserve, mieux, en fait regretter certains que la loi sur les fake news ait été rejetée.

Tout cela serait pathétique si nombre d’enjeux ne se cachaient derrière l’acharnement à rendre la Russie responsable de tout et de son contraire.

Qu’on l’aime ou non, ce pays est-il à ce point dans le collimateur d’un Occident qui ne sait plus qu’inventer pour le salir?

Que son Président déplaise, on l’a compris de longue date. Mais qu’il incarne plus de 80% de voix issues d’une population qui compte près de 147 millions d'habitants est la réalité. 

Tout comme l’est celle de la France et du Président qu’elle a porté à sa tête dans les conditions que l’on connaît et avec le pourcentage que l’on sait.

 

28/07/2018

Emmanuel Macron, de l’état de grâce à?

Macron, Benalla, Elysée

On ne va pas refaire le film. Emmanuel Macron a officiellement accédé à la présidence de la République française, le 14 mai 2017.  

Quant aux circonstances qui ont entouré son élection, elles ne sont pas tombées dans l’oubli général.

Qu’une personnalité politique dépende de ses soutiens, surtout financiers n’est une inconnue que pour qui le veut bien. Dans ce cas, que ceux qui ont contribué à porter au pouvoir Emmanuel Macron se rappellent à lui est dans l’ordre des choses.

Aussi, a-t-on découvert comment le journal Le Monde a soudain révélé une affaire qui embarrasse l’Elysée sinon vise, de fait, son principal locataire.

D’emblée, la surprise de constater comment a mué cet état de grâce qui lui a longtemps profité a été relevée ici.

Ce qu’il adviendra de cette saga de l'été, telle est l’énigme que peu sont, à l’heure actuelle, en mesure de résoudre.  Cette analyse et ce point de vue en font d’ailleurs mention.

Et selon ce sondage publié sur le site d'Europe1, la cote de confiance accordée au Président et à son Premier Ministre ne semblent pas entamée. Au contraire, elle serait même en légère hausse.

 

26/07/2018

Mais qui en veut à Emmanuel Macron?

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D’accord, l’affaire dite Benalla en est bel et bien une. Mais la manière dont elle est traitée ressemble peu à tant d’autres qui n’ont pas grandi les précédentes présidences.

Cela a déjà été formulé ici.

La question reste donc posée de savoir qui en veut à Emmanuel Macron et pourquoi. Car c’est lui qui est visé et beaucoup l’ont compris.

Quand on pense que l’un de ses prédécesseurs a pu sans problèmes entretenir la mère de sa fille aux frais de l’Etat des années durant sans que jamais rien ne filtre et que ce même prédécesseur en est allé jusqu’à mettre de nombreuses personnalités sur écoute sinon attenter aux jours de qui le menaçait trop, on est loin de l’affaire Benalla!

Alors?

La République aurait-elle changé? Les temps seraient-ils devenus, soudain, à la transparence? 

Inutile d’être un(e) inconditionnel(le) d’Emmanuel Macron pour constater que cette France qui se déchaîne contre son Président après qu’un de ses puissants soutiens médiatiques a révélé «l’affaire» a de quoi laisser songeur.

 

24/07/2018

La France se déchire, la Grèce brûle...

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Depuis que le journal Le Monde a révélé ce qui désormais s’appelle l’affaire Benalla, beaucoup s’agitent, brandissent tel ou tel carton plutôt rouge que jaune pour sanctionner le gouvernement.

Le Président d’encore toutes les Françaises et de tous les Français trouvera sans doute la parade. Fort de sa pensée complexe, entouré de ses conseillers, nous dira-t-il qu’il assume?

Ce verbe, ne l’oublions pas, est un classique de son répertoire.

Emmanuel Macron est intelligent et n’est pas prêt de se laisser inquiéter par la foule de mécontent(e)s qui le verraient déjà hors de l’Elysée.

Au mieux ou au pire. à choix, son entourage sera remodelé et encore... Pendant ce temps-là, le feu ravage les environs d’Athènes. 

Pensée à tant d’êtres désemparés, pris par les flammes qui ont détruit leur univers et emporté avec elles plus de soixante vies.

 

23/07/2018

Russie, Syrie, France etc...

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L’information relative à l’aide humanitaire apportée par la France à la Syrie et acheminée par l’aviation russe a fait réagir « Daniel », commentateur de mon précédent sujet de blog.

Si l’information ne m’avait pas échappé, avant d’en tirer quelque conclusion que ce soit, d’autres éléments seraient à trouver en faveur de l’hypothèse selon laquelle cette attitude expliquerait le revirement très soudain sinon inattendu de tant de ces médias qui ont, jusque là soutenu l’ancien candidat En Marche.

Car, comme je l’ai indiqué dans mon propos d'hier, si la question reste posée de savoir pourquoi tous ses soutiens mettent à mal leur protégé par la divulgation de l’affaire dite Benalla, aucune réponse claire, pour l’heure ne peut être apportée.

Des éléments devraient être trouvés qui rendent indiscutable ce lien établi par d’aucuns entre cause et effets.

Or espérer apprendre de source sûre ce qui a motivé cette divulgation médiatique d’une affaire qui, comme tant d’autres, aurait tout aussi bien pu rester inaccessible au grand public, risque fort de ressembler à une mission impossible.

Car créer une affaire dans l’affaire et de nouvelles affaires dans ladite affaire -créée dans l’affaire dite Benalla- contribuera sans doute à la diluer de telle sorte qu’on l’oublie ou qu’on s’y perde, tout fil d’Ariane n’étant pas à disposition de chacune et de chacun.

Et le serait-il, ce fil à disposition, que de le couper reste toujours possible.

 

22/07/2018

La France, Benalla, quoi de neuf, au juste?

 

Que nous apprend l’affaire dite Benalla, du nom de ce collaborateur d’Emmanuel Macron qui a été filmé en train de molester des manifestant(e)s le 1er mai dernier à Paris?

Au-delà de telle ou telle révélation, nous ne découvrons, à vrai dire, que ce qui a déjà existé sous de précédentes présidences françaises.

Combien d’entre ceux qui ont été appelés à exercer la fonction suprême n’ont-ils, en effet agi qu’à leur guise, à l’abri de leur immunité?

Est-ce là une raison suffisante pour ne pas réagir, sans doute pas. Mais il s’agit de s’interroger sur les conséquences qu’auront autant d’émotions déversées. 

Et puis, plusieurs lectures sont possibles, de cette affaire.

Le fait qu’elle éclate au grand jour, contrairement à d’autres qui ont bénéficié de la fameuse omerta, peut être un signe de santé républicaine.

Rien ne le certifie, toutefois, tant il est surprenant d’observer autant de médias qui ont largement contribué à porter le candidat En Marche au pouvoir, désormais le mettre à mal.

 

17/06/2018

Non-lieu

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Donc, selon l’article indiqué en lien dans le précédent sujet de ce blog, un couple gay français s’est fait agresser en Russie.

On sait la propension qu’il y a, de la part de nombreux journalistes, à évoquer comment sont mal traités les couples homosexuels en Russie ou en Tchétchénie quand d'autres pays peu homophiles semblent, pour leur part, échapper aux unes médiatiques.

Mais là, par exemple, que penser de cette affaire de pédophile qui a visé des militaires français?

Rappelez-vous, c’est The Guardian qui en avait fait part le premier. Après quoi, une enquête avait été ouverte, la justice française saisie pour, en fin de compte, délivrer un non-lieu.

Comme l’écrit l’auteur de cet article qui interroge: pourquoi ne pas purement et simplement légaliser la pédophilie et la prostitution infantile dans le cadre des opérations extérieures françaises ? Ainsi ne serait-­il plus nécessaire de faire semblant d’enquêter ou d’entamer des poursuites contre les violeurs dès lors qu’ils appartiennent à l’armée coloniale...

France2 avait consacré une de ses émissions Envoyé Spécial à l’affaire.

A l’époque, aucune décision de justice n’avait encore été rendue. Nous voici désormais au clair. Un peu comme dans le sujet traité ici et qui laisse entrevoir comment travaille la justice... 

15/06/2018

Lutter, pour quel résultat?

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Pour la plus grande partie d’entre nous, nous avons envie, en tous les cas, d'avoir confiance dans les institutions de nos pays.

Tout autant considérons-nous utile de faire valoir nos droits, de vote, par exemple. Or que vaut un scrutin qui ne compte que trente pour cent de voix, quarante pour compter un peu plus large? 

Au prétexte que l'abstention ne serait qu’à imputer à celles et à ceux qui considèrent qu’il ne vaut plus la peine de se prononcer pour tel(le) ou tel(le) candidat(e) ou pour tel ou tel sujet de scrutin, on règle ainsi le problème.

Alors oui, déconsidérer un droit qui vous est accordé est regrettable. Tout autant, le refus de s’interroger sur le choix opéré par ces personnes qui ne veulent plus s’exprimer dans les urnes.

Car elles sont sans doute démotivées, conscientes que ce qui se passe à des niveaux qui les dépassent, leur échappe.

Parce qu’on leur aura aussi fait comprendre, d’une manière ou d’une autre, que leur avis ou rien revenait au même.

Que faire, dans ce cas-là? Se lancer dans une lutte à la David contre Goliath? Certain(e)s s’y emploient avec succès variables à la clé.

Dans le précédent sujet de ce blog, il a été question de pédophilie. 

A découvrir le document indiqué en lien par une commentatrice du sujet, on ne peut que comprendre comment fonctionnent certaines de ces institutions en lesquelles on aimerait tant pouvoir encore accorder note confiance

Or il apparaît que des méthodes, si souvent reprochées à des gouvernements de pays vite qualifiés de dictatures, sont appliquées en nos si chères et valeureuses démocraties. 

 

04/06/2018

Au sommet de nos Républiques et à l'épreuve

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Voici que le secrétaire général de l’Elysée est visé par une enquête.

Ouverte ce lundi 4 juin par le Parquet National Financier (PNF) elle a été confiée à la brigade de répression de la délinquance économique de la préfecture de police de Paris, selon cet article de Franceinfo.

A lire les noms des protagonistes de l’affaire, on retrouve celui de la famille Aponte, propriétaire de la société Mediterranean Shipping Company (MSC) qui avait offert à notre désormais Président du Conseil d'Etat genevois, de revenir avec lui en jet privé d’une mission économique en Iran plutôt que dans l’avion affrété par le Conseil Fédéral.

Inutile de dire qu’aussi bien Alexis Kohler que Pierre Maudet se défendent de tout mélange de genres ou autres soupçons qui entacherait leur réputation.

Déjà visé par une autre affaire qui n’a, en rien, gêné sa prestation de serment pour accomplir la nouvelle mission qui lui a été confiée, le magistrat s’est expliqué au sujet de ce voyage révélé par la très sérieuse Neue Zürcher Zeitung (NZZ) et repris par différents médias.

Il va de soi que tout cela ne relève que de soupçons de la plus mauvaise foi, on l’a bien compris à la manière dont l’une et l’autre de ces personnalités se défendent.

On sait, surtout, que s’en prendre à des personnages haut placés peut s’avérer acrobatique, sauf à ce que, vraiment, on leur fasse entendre qu’ils ne sont pas les bienvenus aux postes-clés de nos démocraties républicaines.

Les exemples à cet égard ne manquent pas de qui a eu à subir un sort exécuté par une justice particulièrement zélée. 

A propos de cette justice TGV, comme l’avait appelée François Fillon en son temps, aurait-elle participé à la grève des cheminots qui l’aurait soudain ralentie dans cet élan qu’on lui a connu et qui a scellé le sort du candidat du parti Les Républicains?

 

27/05/2018

Avoir tué Dieu

  

Le droit permet, en principe, à chacune et à chacun de se défendre. Plus question d’être abusé par une justice divine quelconque, vive les libertés humaines à faire valoir!

Or les mauvais procès existent.

Condamnés de facto, une femme, un homme voient parfois leurs chances de prouver leur bonne foi réduites à néant.

Les voilà prises dans des situations kafkaïennes plus fréquentes que tout idéaliste ne le penserait dans nos démocraties laïques.

Autant de personnalités en vue que le simple quidam sont susceptibles d’être concernés par l’injustice humaine. Alors? 

Se faire une raison? Se battre?

Avoir tué Dieu a conféré à l’homme les pleins pouvoirs, il les exerce. 

Ou en abuse mais charité bien ordonnée... 

 

23/05/2018

Pas de solutions mais des questions

 

Dans le précédent sujet de ce blog dont je remercie, au passage, les personnes qui y ont réagi par autant de partages sur Facebook ou de commentaires, l’un d’eux, justement, a soulevé un point intéressant.

Pierre Jenni, pour ne pas le nommer, s’est en effet exprimé sur ce qu’était, selon lui, un blog. Je lui ai répondu que si l’occasion le permettait, je reviendrais sur le sujet, ce que je fais.

Si chacune et chacun a sa manière de concevoir un blog -celui qu’il ou elle tient- pour ce qui me concerne, c’est l'envie de partager et d’échanger des points de vue qui m’anime.

Ce blog n’est pas un blog politique comme d’aucuns le qualifient. Je ne suis membre d’aucun parti,  j’aime, par contre, suivre l’actualité et y réagir.

Et si en débattre peut paraître vain quand on sait comment le pouvoir s’exerce au détriment, parfois, de ce qui le remet en cause, rester silencieux peut tout autant relever de l’acquiescement tacite sinon du renoncement.

C’est pourquoi, écrire sur tel ou tel sujet me semble au moins ouvrir un espace de réflexion.

Aussi bien me tient-il à coeur de soulever des problématiques sensibles. Et les réactions qu’elles suscitent m’apparaissent comme autant de nouvelles pistes à explorer et de questions à poser.

 

21/05/2018

A lire, ce communiqué du Syndicat de la Police Judiciaire

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L’affaire qui secoue Genève, le Syndicat de la Police Judiciaire propose de l’appeler Travel Gate. Sur son site, a été publié un communiqué qu’il serait bon que chacune et chacun lise.

J’en ai déjà indiqué le lien en commentaire au précédent sujet de ce blog, le porter à la connaissance du plus grand nombre importe à différents égards.

Tout d’abord pour les précisions qui sont apportées en relation avec ce qui a pu être dit et qui a fait sortir le Syndicat de la Police Judiciaire de sa réserve.

Ensuite, pour le contexte particulièrement sensible de la situation qu’il révèle alors qu'un enquêteur de la brigade financière a accompli son devoir et que le Magistrat en charge de la police est concerné par ledit devoir accompli.

Que certaines personnalités prennent la défense de Pierre Maudet les regarde mais que les rôles et les responsabilités des uns et des autres soient respectées serait tout de même bienvenu!

Les compétences que d’aucuns reconnaissent à celui qui était pressenti pour occuper le poste de Président de l'exécutif ne l’exonèrent pas de son comportement.

Raison pour laquelle il serait bon de ne pas inverser les rôles et de souhaiter que la justice oeuvre au mieux et dans les meilleurs délais.

 

 

20/05/2018

Morale et politique, plongée en eaux troubles

 

Et si l’on admettait, une fois pour toutes, que la vie politique de nos cités, de nos pays dits démocratiques, évolue en eaux troubles? 

En l’occurrence, sitôt qu’une personnalité est visée pour tel ou tel comportement, voici que volent à son secours autant de pourfendeurs de ses rivales pour tenter de justifier des agissements peu conformes à une déontologie de référence.

On en arrive, parfois, à se demander laquelle.

Tant d’exemples existent de levées de bouclier en faveur de telle ou telle valeur bafouée alors qu’elles le sont sans doute souvent par nos élu(e)s de tous bords qu’il serait bienvenu de définir des critères fiables qui permettent au bon peuple qui accorde sa confiance de s’y retrouver.

Sans quoi, le fossé déjà profond qui existe entre élu(e)s et électorat risque de se creuser de manière irréversible. Pour éviter la désertion des urnes, il serait dès lors grand temps de savoir si la politique a vraiment encore à voir avec la morale ou pas.

Cela a été énoncé à plusieurs reprises ici et sur ce blog.

19/05/2018

Oublions la morale, ce sera sans doute plus simple!

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Au sein du collège gouvernemental, on se cantonne pour l'instant à un attentisme prudent, écrit la Tribune de Genève de ce jour qui tente de faire le point de la situation dans laquelle se trouve la personnalité politique la mieux élue de Genève.

C’est dire l'estime qui lui a été accordée dès le premier tour de scrutin. Que le capital de confiance acquis par Pierre Maudet soit désormais mis à mal est une réalité. Car on n’est plus dans le domaine de la rumeur, on est dans celui de faits dont l’interprétation seule crée les divergences.

Que des sympathies ou des prises de position en faveur du magistrat s’expriment est normal. Mais elles ne suffisent pas. Le dégât d’image est là. L’électorat qui a porté au pouvoir cet homme tant loué pour ses compétences ne peut faire l’impasse de son comportement.

La manière dont le magistrat a rendu compte de ses agissements témoigne du peu de considération apportée et à sa fonction et à qui la lui a confiée. Car multiplier les versions données de son séjour aux Emirats arabes unis et en distiller au compte-goutte les précisions a érodé la foi à apporter à ses propos.

Prêter serment et trahir n’est pas une nouveauté en soi. Si Genève veut composer avec ce genre d’attitude, libre à elle.

18/05/2018

Trafic d’indulgences

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Rien ne semble se simplifier, de l’affaire qui émeut sinon secoue Genève. Sauf pour qui souhaiterait voir la situation se régler d’une manière ou d’une autre, force est de constater qu’elle n’est pas aussi anodine.

La Tribune de Genève révèle, en effet, que le généreux ami libanais qui a pris en charge les frais de voyage et de séjour du magistrat et de sa famille aux Emirats arabes unis est lié au pouvoir émirats.

Mieux, des négociations étaient en cours avec l’aéroport de Genève pour l’obtention de concessions de service au sol. Coïncidence, c’est une société émiratie qui a obtenu le contrat.

S’il appartient à la justice de déterminer les charges susceptibles d’être retenues contre le meilleur élu du canton, les réactions issues de tous bords politiques ne manquent évidemment pas de se faire connaître.

Il serait aussi curieux de savoir ce qu’en pensent les institutions chrétiennes bénéficiaires des dons que leur a octroyés celui qui était pressenti pour présider le Conseil d’Etat.

Car s’il a fait valoir son geste de bienfaisance au profit des Eglises protestante et catholique romaine, on se demande ce que les intéressées y verront désormais.

Au cas où le bienveillant donateur et néanmoins magistrat genevois venait à être condamné pour faveurs reçues de la part des Emirats arabes unis, la valeur des deniers reçus n’en serait-elle pas ternie?

Dans la cité dite de Calvin, voici de quoi donner du grain à moudre.

  

17/05/2018

Privé, public, arrangements et morale

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Il a très souvent été question, sur ce blog, de la manière avec laquelle l’information était traitée par les médias dits mainstream.

De nombreux cas ont été cités où la rhétorique venait au secours de journalistes si soucieux d’informer. Une table ronde avait été organisée, d’ailleurs, autour de ce thème de la désinformation.

Admettre partis pris et arrangements avec la vérité des uns contre celle de autres serait sans doute plus juste que de faire croire au bon peuple que la morale serait le souci premier d’autant de journalistes ou de politicien(ne)s.

A cet égard, l’exemple de cet élu pris dans le collimateur médiatico-politique genevois est assez éloquent en la matière.

Si la démocratie consiste en luttes permanentes à mener pour faire valoir ses intérêts, dans ce cas, d’accord et à chacun(e) de mener son combat.

Mais venir nous parler de morale, de vérité ou autre conscience à éveiller, non, tout de même, n’abusons pas le public qui, d’ailleurs, ne se mobilise plus tant que cela pour élire qui le gouvernerait ou suivre qui l'informerait...

Or justement, laisser une société se détourner de la vie politique et médiatique au prétexte qu’elles seraient toutes pourries, tel est bien là le premier dommage à déplorer.

 

16/05/2018

Au nom de la vérité ou de l’opportunité?

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Et voici que nombre de médias se mobilisent autour d’un magistrat genevois au prétexte qu’il donnerait différentes versions d’un même séjour aux Emirats arabes unis. Il en a été question ici déjà, voici que le sujet nous est servi à peu près chaque jour.

Le zèle avec lequel autant de journalistes en traitent est tel qu’il laisse songeur. Comment, en effet, ces enquêteurs qui se disent si soucieux de vouloir rétablir une « vérité » ont-il tant attendu pour en parler? 

Tout de même, si ce voyage effectué par le magistrat genevois en novembre 2015 leur cause tant de problème, il aurait été opportun de s’en ouvrir lorsque le concerné a brigué un poste de Conseiller fédéral et, ensuite a renouvelé sa candidature au plan cantonal. 

S’il a échoué au premier, il a brillamment réussi au second tandis que rien n’avait filtré de cette affaire soudain si importante. De qui se moque-t-on, dans ce cas, pour que la médiatisation de ce voyage de Pierre Maudet payé par on ne sait qui ne fasse surface que maintenant? 

Nul besoin d’éprouver quelque sympathie que ce soit pour celui qui est désormais pris dans les filets d’autant de justiciers pour s’interroger encore et encore sur l’opportunité d’une médiatisation.

 

02/04/2018

Vaincre. A n’importe quel prix?

 

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Donc, si on comprend bien, les paroles données, les lois instituées ne seraient là que pour d’autant être trahies.

En tant que tel, cela n’est pas une nouveauté et se vérifie à toutes sortes de niveaux et dans toutes sortes de milieux où sévit l’abus de pouvoir.

Que la Russie soit classée parmi les pays qui bafouerait droits en tous genres n’est toutefois qu’un très fallacieux prétexte pour la mettre au ban de l’auto-proclamée communauté internationale.

Car en matière de transgression ou autres abus de droits, elle semble au moins égalée sinon dépassée.

C’est cela qui suscite la contestation, cette manière de déconsidérer un pays au prétexte qu’il ne respecterait pas telle ou telle juridiction quand d’autres ne cessent d'en piétiner en toute impunité.

Les exemples ne se comptent plus sans que la moindre réaction de cette communauté internationale pourtant si vite offusquée ne les aient condamnés ou ne les condamnent.

Du coup, au seul motif de refuser de voir un pays, en l’occurrence la Russie, diabolisée, on est classé groupie ou fan de son Président.

Alors qu’il s’agit d’un tout autre discours tenu par nombre d’entre celles et ceux qui réagissent à ce deux poids deux mesures.

Mais vu que le procédé de noircir l'autre pour d’autant se blanchir soi-même semble si bien rôdé pour fonctionner, le discuter relève presque de l’interdit.

Ainsi naissent les conflits, pis, les guerres, par refus de toute autre alternative.

 

31/03/2018

Skripal, soudain les questions?

 

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Et voici que l’on se contorsionne pour dire quoi, au juste? Que la Russie ne serait peut-être pas si coupable que cela? Que le Royaume-Uni qui l’a accusée sans le moindre début de commencement de preuve, serait peut-être allé vite en besogne?

Doit-on en rire, se réjouir ou même, se féliciter que quelque esprit critique se réveille soudain et a posteriori? La sagesse proverbiale ne manque, certes, pas de termes pour dire les vertus du retard.

Cependant, à quoi joue-t-on là?

A plus ou moins grande échelle et dans autant de foyers de tensions, ce sont des vies qui sont en jeu et pas seulement celles de cet ex-agent double et de sa fille désormais en état, semble-t-il, de parler.

Des existences bousculées, aussi, celles d’autant de diplomates et des leurs, certainement ravis d’avoir dû plier bagage sur ordre. Ce genre d’aléas fait sans doute partie des fonctions qu’ils occupent. Ce n’est pas ce qui les rend, pour autant, sympathiques.

Mais viendra peut-être le temps où l’on réalisera l’erreur commise d’avoir malmené une Russie qui doit sans cesse endosser ce qu'on lui prête comme agressions et autres crimes tandis qu’elle a toujours prôné le dialogue avec ses partenaires.

Qui l’a souhaité, cependant?

 

26/03/2018

La Russie, coupable toute désignée

 

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Sans même attendre aucun résultat d’enquête relative à l’empoisonnement qui a visé l’ex-espion russe et sa fille au Royaume Uni, le Conseil européen est convenu qu'il n'existait pas d'autre explication plausible que celle de la responsabilité de la Fédération de Russie, apprend-on.

Autrement dit, parce que le Conseil européen est convenu que, alors, on décide que. Plus besoin d’investigations, plus besoin de tribunaux, de justice, le Conseil européen assure.

Et sans doute aussi, assume, pour reprendre ce verbe très en vogue chez les personnalités francophones en vue et de tous bords.

Mais dans quel monde vit-on, au juste? On déplore que les réseaux sociaux grouillent de juges en puissance mais que dire de ce Conseil européen qui est convenu que et qui, de fait, tranche?

Et qu’on ne vienne pas dire, ici, que parce que la Russie est concernée, je réagis. Il s'agit tout simplement de s’interroger sur ce que signifie encore une instance juridique digne de ce nom.

Car il semble que désormais, on soit en mesure de s’en passer. Au Conseil européen, donc et toute affaire cessante, d’expédier des diplomates au prétexte qu’ils représenteraient la Fédération de Russie que ledit Conseil européen a de facto désignée coupable.

On a déjà eu l’occasion de constater comment des preuves de culpabilité se fabriquaient de toutes pièces contre un pays pour, ensuite, entendre les mêmes qui avaient accusé admettre avoir menti.

Faut-il que ce même procédé se répète à l’envi sans que rien ne puisse l’enrayer?

 

14/02/2018

Ces affaires de moeurs dont la politique n’a jamais eu cure jusque-là

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Gérard Darmanin, sujet à une nouvelle plainte, Nicolas Hulot, lequel des ministres de ce gouvernement qui semblait vouloir s’afficher irréprochable va-t-il encore être visé?

Et même s’il s’agissait de ce que d’aucuns appellent boules puantes, combien en comptera la France pour l'embaumer?

Personne n’est parfait et encore moins proche de la béatification, hormis nombre de défunts dont il a été reconnu qu’ils s’étaient comportés de manière exemplaire.

Mais la politique n’a jamais rien eu à faire avec la morale, sinon, cela se serait su.

De longue date, déjà, elle mène ses affaires sans trop s’encombrer de scrupules. Mais à revendiquer la transparence, on l’a désormais.

Et si ces ministres présumés agresseurs sexuels sont pointés du doigt maintenant, ce n’est sans doute pas parce qu’on aurait soudain découvert leurs faits. Au sein du microcosme médiatico-politique hexagonal, tout se sait, en général, assez vite.

Dans ce cas, qu’il s’agisse de Gérard Darmanin ou de Nicolas Hulot, c’est d'omerta dont ils auront bénéficié avant tout pour intégrer le gouvernement en marche irréprochable.

A la justice d’oeuvrer, bien sûr pour mettre en lumière les torts des uns et des autres.

En attendant, aux citoyennes et aux citoyens pris en otages d’autant d’affaires de moeurs, de prendre leurs propres maux en patience... 

 

08/02/2018

Net refroidissement climatique entre femmes et hommes, Nicolas Hulot dans la tourmente...

 

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Décidément, si le climat se dérègle, des comptes sont en train de se régler. Voici que sur la liste qui vise ces hommes qui auraient été des porcs devrait s’ajouter le nom de Nicolas Hulot.

Le climat change bel et bien. Mais ne se réchauffe décidément pas entre femmes et hommes.

Le ministre de la Transition écologique dans le collimateur de balances, rien ne semble plus retenir aucune parole d’être accueillie pour se libérer...

A la justice de faire son travail tandis que les médias s’activent dans un sens et dans l’autre. 

Mais quel climat social! Quelles conditions imposées à toutes et tous par cette parole de femmes qui se recueille et se libère!

Autant de cas de viols et d’abus sexuels sont-ils à porter en justice, autant de supposés actes commis déferlent dans nos médias.

Quand nous parlera-t-on à nouveau d’amours réussies? D’amours épanouies et heureuses?

Seraient-elles donc en voie de disparition comme autant d’espèces que compte la nature au chevet de laquelle se penchent spécialistes et autres figures emblématiques telle celle de Nicolas Hulot?

 

03/02/2018

Leçons de démocratie ...

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Telerama rend compte de deux documentaires qui sont consacrés à la chute de François Fillon, si on peut l’appeler ainsi, alors que rivalisent diverses autres manières d’évoquer ce qu’il est advenu du candidat du parti Les Républicains à l’élection présidentielle française de 2017.

Mesquineries, fourberies, mensonges, lâchetés, veuleries, trahisons, la liste n’est pas exhaustive de ce qui semble sans cesse au menu de luttes de pouvoir. Où qu’elles se déroulent, elles ne semblent lésiner sur rien qui vaille aux yeux de qui veut gagner.

Pas forcément des millions -pour reprendre le titre d’une célèbre émission de la télévision- mais pour devenir maître. Maître et pion en même temps tant une élection présidentielle est souvent susceptible de s’apparenter à un jeu de chaises musicales.

De plus en plus, en effet, il apparaît qu’une personnalité destinée à occuper la fonction suprême n’y soit portée que par qui y a intérêt et avant tout autre souci démocratique qui vaille.

Bandits, escrocs, filous ou voyous finissent, en général, en prison. D’autres sont plus habiles à l’éviter ou savent trouver les  mots pour masquer les maux qui pourraient les y conduire.

De là à ne voir que des pourris en politique, non, surtout pas! Ce serait trop d’honneur rendu aux cyniques que rien ne décompose...

 

29/01/2018

C’est ce qu’on appelle un fait divers. A pleurer.

 

 

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                                                         capture d’écran franceinfo

Larousse définit le fait divers comme un événement sans portée générale qui appartient à la vie quotidienne. L’encyclopédie en ligne Wikipédia, quant à elle, indique comment a évolué, en France, le traitement médiatique du fait divers et comment son impact est susceptible d’agir au plan collectif.

A lire cette narration de franceinfo, on songe à d’autres affaires qui, elles aussi, auraient pu relever du fait divers si la presse ne s’en était mêlée, par le seul fait qu’elles visaient des personnalités publiques.

En l’occurrence, ici, il s’agit d’une mère de famille dont le quintuple infanticide vient d’être découvert quatorze ans plus tard. Employée dans une entreprise, son profil n’a rien de particulièrement public.

Quoi qu’il en soit, qui la mettrait au pilori comme d’autres hommes l’ont été et le sont toujours dans le cadre de la campagne qui vise à les balancer? Autant eux que cette femme sont des êtres humains aux prises avec un mal profond.

Dans ce cas, faire d'elle un épouvantail ne serait-il pas aussi malvenu que de pendre haut et court les hommes qui harcèlent?

Certes, des femmes revendiquent de se promener en short la nuit sans être importunées. Mais d’autres sont capables de tuer, tout comme, encore, de revendiquer le port d'un voile qui signe leur appartenance à une communauté.

L’humanité est là, dans autant de ces êtres qui masquent, affichent ou revendiquent.

Mais des lois sont là aussi pour juger sinon réguler autant de comportements. Puissent-elles s’appliquer à toutes et tous de la meilleure façon!

Dans ce cas, considérer la violence comme le fait d’autant d’hommes que de femmes permettrait de sortir de schémas nuisibles aux un(e)s et aux autres. 

 

21/01/2018

J’ai vu des hommes et j’ai vu autant de femmes ... sans hashtag

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J’ai vu des hommes souffrir et rester fidèles à leur épouse. J’ai vu des hommes en couple et grappiller le plaisir là où il s’offrait. J’ai vu des hommes multiplier les relations sans autre souci moral.

J’ai vu des hommes aimer des femmes avec passion, avec tendresse, j’ai vu des hommes en désirer sans fin, j’ai vu des hommes en pleurer, j’ai vu des hommes en rejeter, en injurier, en maudire

Et j’ai vu autant de femmes souffrir et demeurer loyales à leur époux, autant de femmes en couple et saisir le plaisir qui se présentait, autant de femmes compter leurs amants au-delà des dix doigts de leurs mains.

Et j’ai vu autant de femmes aimer des hommes avec ardeur et douceur, autant de femmes en rêver à n’en plus finir, j’ai vu autant de femmes éplorées, se détourner à jamais des hommes, en insulter, en vouer aux gémonies.

Les relations entre hommes et femmes ne se résument pas à ces comportements qui ne cessent de mobiliser nos multiples médias et autres réseaux sociaux.

Les relations entre hommes et femmes sont tissées de pulsions et d’idéaux, de projections et d’interdits, elles ne se ramènent jamais à autant de propos sommaires flanqués de #.

L’homme et la femme, leur enlever ce qui les lie, les attire, les sépare, les unit, c’est baliser leur vie au nom de revendications qui jettent pêle-mêle en public ce qui relève de la justice et, parfois, de la médecine.

 

23/12/2017

Harcèlements sexuels, morts d’enfants, communication et communication

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Eh bien, on peut dire que Wikipedia est plus rapide que son ombre pour la jeter sur une carrière brillante.

Après avoir dressé le parcours d’un homme d’exception, l’encyclopédie en ligne ne manque pas de le clore par une rubrique à l’intitulé sans ambages: Scandale sexuel.

Salir, dézinguer telle ou telle personnalité publique et poursuivre sans gêne une guerre après l’autre pour apporter la démocratie à autant de pays brimés, beau programme pour qui défend autant de droits humains bafoués.

Il va de soi que les agissements dont rendent compte les femmes qui ont eu à les subir ne relèvent d’aucun agrément et encore moins du plaisir. Mais de là à en faire un scandale sexuel , il y a un pas qu’on n’hésite plus à franchir tant la parole qui se libère est encouragée et saluée!

Pendant ce temps-là, on apprend comment l’Etat français a communiqué aux parents la mort de leurs enfants tandis que le bus scolaire qui les transportait a été coupé en deux par un train et que les responsabilités des uns et des autres n’ont toujours pas été établies et encore moins confirmées.

Qui est la brute de qui?

21/12/2017

Femmes, féministes, rappelez-vous!

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Rappelez-vous!

Cette femme a été arrêtée par les Montagnards et décapitée le 3 novembre 1793 alors même qu’elle défendait et prônait le droit applicable aux femmes comme aux hommes.

La vaste campagne qui se mène autour du harcèlement sexuel dont tant de femmes se posent en victimes devrait peut-être s’inspirer de l’exemple de l’une d’elles.

Qui l’a exécutée et au nom de quel droit qu’elle aurait bafoué?

Olympe de Gouges était lucide. Selon elle, tout avait été soumis à la cupidité et à l’ambition de ce sexe, autrefois méprisable et respecté, et depuis la révolution, respectable et méprisé.

Afficher le respect dû aux femmes plutôt que le mépris? Ah la bonne heure! 

La rivalité entre elles-mêmes, ajoutée à celle qui oppose nombre d’elles à autant d’hommes n’a as encore fini de faire parler des unes et des autres.

La politique et les médias qui s’en font l'écho tordent la perception de réalités qui s’en passeraient bien.