29/09/2017

Neuf ans de prison pour deux journalistes

Capture d’écran 2017-09-29 à 11.33.45.png

                                                                                   capture d’écran: СТРАНА.UA

Voici une information qui ne semble pas vraiment faire les unes de nos médias et pourtant, une condamnation de journalistes à neuf ans de prison devrait les mobiliser, eux qui sont toujours prêts à dénoncer tout abus ou autre injuste privation de liberté.

Il faut dire, à leur décharge, que la sentence vise deux journalistes ukrainiens qui ont eu l’audace de s’intéresser à ce qui se passait dans le Donbass, cette région infestée de séparatistes quand ils ne sont carrément pas qualifiés de terroristes.

Cette Union Européenne qui a fait tant rêver celles et ceux qui se sont pressés sur le Maïdan pour renverser leur président, cette Union Européenne qui a fermé les yeux sur les exactions commises par autant de bataillons de la mort et autres Néo-Nazis, cette Union Européenne qui n’hésite pas à imputer tous les maux de l’Ukraine à sa grande voisine russe qui l’aurait envahie, cette Union Européenne admettra-t-elle enfin ce qui se passe dans la démocratie que serait devenue l’Ukraine?

Tandis qu’en France, une enfant de 11 ans, abusée par un adulte de 28 ans laisse la justice indifférente ou peu s’en faut, d’autres se chargent de condamner sans autre deux journalistes à neuf ans de prison pour avoir collaboré avec des séparatistes du Donbass.

Plus belle, l’Europe, on ne peut mieux!

 

16/02/2017

Ukraine, un écrivain russe au front

Capture d’écran 2017-02-16 à 12.08.16.png

                                                              capture d’écran: Agoravox, Lettre de Donetsk

De l’aspiration au dialogue entre parties adverses à la passe d’armes, on reste encore dans l’échange, même musclé.

Mais lorsqu’on en arrive à la prise d’armes et à la commande de bataillon, c’est un pas conséquent qui est franchi.

Un célèbre écrivain russe dont je vous invite à découvrir le parcours peu banal, fait réagir une bonne  partie de l’intelligentsia de son pays et d'ailleurs tandis qu’il a décidé d’aller se battre dans le Donbass.

Comment considérer un tel acte? Pour certains, il peut relever du courage, pour d’autres, de la soumission à un pouvoir en place.

A lire l’article que consacre « Le Temps »  à cet événement, car il en est, il y a de quoi rester perplexe.

Que la lauréate du Nobel de littérature 2015 condamne l’engagement de Zakhar Prilepine en dit long sur cette femme.

En son temps, fervente laudatrice du fondateur de la Tcheka, ancêtre du KGB et de l’actuel FSB elle a tout de même réussi à renier tout ce passé pour outrager un pays.

 

19/09/2016

9’640 morts et 22’431 blessés plus tard, la démocratie en Ukraine

Capture d’écran 2016-09-19 à 12.14.20.png

                                                       Mort à la Russie, entre autres amabilités...

Bien sûr que la violence n’est jamais que d’un seul côté en cas de guerre ou de tout autre situation qui met aux prises deux parties.

Bien sûr que l’on peinera, parfois, à déterminer les circonstances exactes qui ont déclenché un conflit. En l’occurrence et pour celui qui se prolonge dans l’est de l’Ukraine, ses habitants n'ont pas forcément souhaité avoir à se battre.

Mais défendre leur terre et leur langue les a engagés au combat.

Depuis le début de la guerre qui divise un pays au chevet duquel a volé l’Union Européenne pour l’aider à y installer un régime démocratique, ce ne sont pas moins de 9’640 morts et 22’431 blessés que le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a enregistrés au 15 septembre 2016.

On sait comment a été couvert ce conflit par les médias occidentaux, souvent plus prompts à dénoncer l’envahisseur russe et ses victimes que celles d’un pouvoir qui a tout de la démocratie retrouvée grâce au célèbre Maïdan.

Le fait est que certains citoyens de cette récente démocratie font montre de bien étranges pratiques envers les citoyens russes qui se sont rendus aux urnes, ce 18 septembre dernier.

Mais peut-être que nos journalistes et autres droitsdel’hommistes en traiteront dans un article ou communiqué quelconque.

D’ici-là, voici comment les forces de l’ordre ukrainiennes ont -enfin- daigné intervenir pour débloquer l’entrée de l’ambassade de Russie à Kiev:

https://fr.sputniknews.com/international/2016091810278033...

 

 

18/07/2016

Bruxelles, démocratie et autres rappels

 

bruxelles000_d8437.jpg?itok=zJ8-6LCX

Dans le cadre de la réunion des ministres européens des affaires étrangères agendée, ce jour, à Bruxelles, les déclarations d’intention et autres propos de circonstances se suivent et s’enchaînent:

http://www.boursorama.com/actualites/les-usa-et-l-ue-aler...

Rappeler ce qu’est la démocratie n’est pas nouveau de la part d’autant d’élus ou autres tenants de pouvoirs.

Combien de fois n’a-t-on entendu s’élever telle ou telle autorité instituée au nom de la démocratie?

Il n’est, par exemple, que de songer à l’Ukraine et à autant de personnalités mobilisées pour y installer la démocratie.

Le résultat se connaît.

Avoir cautionné un gouvernement qui évacue toute trace susceptible d’évoquer un passé pour le remplacer par un autre ô combien démocrate ne s’invente pas.

Renommer une avenue de Kiev du nom de celui qui a tué et massacré, sans doute au nom de la démocratie, signe peut-être une ouverture sinon une grandeur d’esprit, allez savoir:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/07/11/d-un-dimanche-...

10/07/2016

OTAN, Bandera et langue de bois

fzer-620x330.jpg

                          http://www.lecourrierderussie.com/dossiers/euromaidan-dos...

Tandis que l’OTAN renforce ses troupes à l’Est de l’Europe, Kiev donne le nom de Stephan Bandera à une avenue autrefois appelée avenue de Moscou.

A lire la manière dont nombre de médias occidentaux rendent compte de ces deux faits, il apparaît que la langue de bois oeuvre à merveille.

Ainsi, pour autant les commentateurs du sommet de l’OTAN à Varsovie que pour ceux qui expliquent qui était Bandera, découvre-t-on une narrative bien rodée.

Tout cela n’est pas nouveau, certes.

Mais s’habituer à ce constat, c’est se rendre complice de duplicité.

Dans une interview, Tadeusz Isakowicz-Zaleski, historien, écrivain et publiciste polonais, livre un point de vue qui doit être entendu. 

Parce que les mémoires existent, parce que le destin de chacune et de chacun de nous est concerné:

https://www.youtube.com/watch?v=TtBzonLgywY&index=1&a...

 

08/04/2016

Tortures, témoignages et "papers"

 

tour-de-londres-coquelicot-guerre-mondiale-10.jpg

J'ai publié, ici, deux interviews de victimes de guerre:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/03/28/torture-le-rec...

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/04/06/natacha-une-hi...

Comme cela a été mentionné, le CICR est au courant de ce que subissent nombre de civils dans le Donbass. Cependant, leur devoir de réserve, sans doute, les réduit au silence.

Ainsi, ne lira-t-on jamais en une d'aucun journal ce qu'ont vécu Vitali ou Natacha pour ne parler que d'eux.

Cependant, voici les précisions apportées par Laurent Brayard en relation avec le témoignage qu'il a recueilli de Natacha:

Bonjour, je suis l'auteur de l'article d'origine, pourquoi je ne filme pas Natacha et pourquoi ai-je changé son nom ? Mais parce qu'elle a de la famille en zone occupée par les Ukrainiens... Pourquoi sait-elle qu'il s'agissait de Pravy Sektor ? Parce ce qu'une unité de ce parti occupait son village et que les bourreaux lui ont dit. Pourquoi sait-elle qu'il s'agissait de vitamines ? C'est ce que les bourreaux lui ont dit, mais ce que je n'ai pas dis dans l'article c'est qu'elle avait l'impression qu'il s'agissait d'une drogue car elle indique qu'elle s'est trouvée indisposée et dans un brouillard à plusieurs reprises. Cette femme a été présentée à la délégation française et à l'avocat Jean-Josy Bousquet lorsqu'il est venu dans le Donbass, son témoignage est confirmé par "MOscou", il a été officiellement mis en page par la commission des crimes de guerre de la République populaire de Donetsk. Pourquoi ai-je choisi Natacha ? Par hasard, il fallait changer son nom. Encore une fois, elle a de la famille encore dans la zone occupée. Mais bien sûr, ceux qui ne veulent pas croire le peuvent et penser que je ne suis qu'un menteur, j'en ai l'habitude et j'accepte ces insultes, cela fait partie de ma mission dans le Donbass, avaler des témoignages terrifiants et être pris pour un dingue ou un menteur par des gens à l'autre bout du monde, c'est ainsi, mais je continuerai tant que je trouverai les forces.

Pendant ce temps-là, la fouille des papiers de Panama suit son cours...Il y a tant à chercher encore que le Donbass et ses crimes de guerre attendront!

  

06/04/2016

Natacha, une histoire et beaucoup de silence

1830727-Fond-rouge-sang-Sheer-couches-de-rouge-les-uns-sur-les-autres--Banque-d'images.jpg

Tandis que les officines et leurs relais médiatiques s'activent pour dénoncer abus et corruptions, des femmes, des hommes subissent viols et tortures de la part de milices qui ne mettent aucun media en ébullition.

Voici un nouveau témoignage qui a été recueilli par d'autres personnes que celui qui l'a publié dans l'article indiqué en lien ci-dessous.

Ces personnes, informées, sont, pour certaines peut-être, au bénéfice d'un devoir de réserve.

La remarque a déjà été faite ici à propos de ce que peuvent et ne peuvent pas révéler les délégués du CICR, pour ne parler que d'eux.

Soit.

Dans ce cas et pour les laisser à l'abri de leur devoir, la victime serait-elle pour autant obligée, elle aussi, de garder une réserve?

Un principe quelconque interdirait-il à une femme ou à quiconque qui a vécu et vu l'horreur en action, d'en témoigner?

Ce que Natacha a connu, ce qu'elle a subi, nul ne le saura si personne n'en relaie le récit qu'elle en rapporte ici:

https://dnipress.com/fr/posts/natacha-survivante-des-geol...

 

 

04/02/2016

Ne ratez pas "dans la tête de Michel Eltchaninoff"

article-2548607-1B13D0CB00000578-823_634x418.jpg

Les réactions ne se seront pas fait attendre après la diffusion du documentaire évoqué dans mon précédent sujet:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/02/02/d-aveugle-et-s...

D'aveugle et sourd à lanceur d'alerte, voici que ce même Obs publie une lettre ouverte à l'adresse du réalisateur du film pour lequel, deux jours plus tôt, il titrait: Ne ratez pas:l'Ukraine, les masques de la révolution.

Ils sont dix-huit journalistes à avoir signé la missive.

Il est précisé qu'ils sont tous connaisseurs du dossier pour avoir travaillé sur place. Comme si le fait d'avoir travaillé sur place était un gage d'honnêteté. Va pour eux et voici leur propos:

http://teleobs.nouvelobs.com/actualites/20160202.OBS3854/...

Cependant, Le Monde ne se veut pas en reste, lui non plus. 

Et cette fois, on n'est plus dans le cadre d'un travail sur place à défendre au nom d'une vérité à en déduire de fait. Non, là, on est carrément dans l'explication, logique, fouillée, argumentée, bref infaillible ou peu s'en faut.

Normal, on est dans la tête de Michel Eltchaninoff*, entre autres signataires de ce brûlot.

http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/02/03/sur-canal-...

 

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/01/27/bhl-bis.html

02/02/2016

D'aveugle et sourd à lanceur d'alerte

odessza_meszarlas.jpg

Et voici que L'Obs, pas vraiment connu ni reconnu pour la considération qu'il porte au président russe -sinon à la Russie elle-même- voici donc que ce media joue les révélateurs sinon les lanceurs d'alerte.

Alors que nombre de voix s'étaient élevées dès 2013 contre la désinformation caractérisée qui visait la situation en Ukraine, une valeureuse journaliste vient nous apprendre que le gouvernement ukrainien serait composé de néo-nazis.

Sacrée découverte que relaie là cet Obs soudain miraculé de la cécité médiatique occidentale qui a permis l'embrasement de l'Ukraine.

Quelle que soit la raison de pareil revirement, elle est évidemment à saluer. Sauf que plus de 9.000 morts plus tard et un pays exsangue, on aurait pu espérer mieux.

Mais L'Obs intitule sans problème Ne ratez pas: "Ukraine, les masques de la révolution":

http://teleobs.nouvelobs.com/la-selection-teleobs/2016012...

 

27/01/2016

BHL bis?

 

Poutine.jpg

Se mettre dans la tête de quelqu'un relève, a priori, davantage de la tentative que de la certitude d'y réussir.

On peut s'y risquer pour diverses raisons, Michel Eltchaninoff, l'auteur d'un ouvrage intitulé Dans la tête de Vladimir Poutine, avait sans doute les siennes.

Paru en février de l'an dernier, cet opus a eu l'heur de plaire à qui de droit. L'écho médiatique qu'il a reçu a permis ainsi de diffuser l'image du président russe qu'un certain Occident aime à entretenir.

Et en Michel Eltchaninoff, autant dire qu'on détient l'homme de la situation.

Apprécier ou ne pas apprécier Vladimir Poutine est une chose, discuter sa politique, une autre. Mais énoncer une somme de contre-vérités pour discréditer un homme est un procédé dont on se demande bien ce qu'il a à voir avec la philosophie, discipline dont se réclame celui qui a risqué ce Dans la tête de Vladimir Poutine.

Invité de Mediapart, Michel Eltchaninoff excelle en magicien-contorsionniste-illusioniste. Au cours d'un débat qu'il mène avec Juliette Cadiot, historienne, il parvient, en effet, à nous présenter un Vladimir Poutine metteur en scène de son absence aux cérémonies d'Auschwitz et brandir à l'appui de sa thèse, la sémantique. Oui, Monsieur le philosophe, journaliste et essayiste français nous explique l'usage que fait du terme fasciste, le chef du Kremlin, balayant sans vergogne l'impact qu'implique cet adjectif dans la mémoire collective russe. 

Par un tour de passe-passe magistral et pour d'autant mieux passer sous silence -sinon nier- l'existence de néo-nazis installés au pouvoir à Kiev, Monsieur Eltchaninoff mène une attaque en règle contre le président d'un peuple qui a sacrifié par millions ses citoyens pour sauver l'Europe du nazisme. 

On n'est plus dans la désinformation, avec ce journaliste, philosophe, essayiste. On est dans la plus pure révision de l'Histoire et sa totale falsification.

https://www.youtube.com/watch?v=iIZACZ7S71M

 

31/12/2015

2016, 2017 et pourquoi pas, jamais?

l-est-interdit-dinterdire-300x248.jpg

Souvent, en fin d'année, des rétrospectives sont proposées par certains médias.

On revient sur des faits qui ont marqué l'année qui s'achève. 

On annonce, aussi.

Ainsi, nombre de journalistes s'affairent-ils à commenter la prochaine sinon hypothétique parution, en France, de l'ouvrage d'Adolf Hitler, Mein Kampf.

Prévue pour 2016, en effet, à en croire ce qui a été déclaré sur les ondes de la RTS le 25 décembre dernier, elle devrait être reportée à 2017:

http://www.rts.ch/info/culture/7366095-la-reedition-franc...

Hier, pourtant et toujours sur la même RTS, on faisait la part belle à cette publication:

http://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/reedition-mein-kamp...

Chacune et chacun y allant de ses arguments, souvent les mêmes repris en boucle, la polémique ne semble pas près de s'éteindre.

2016 ou 2017 n'y changera pas grand chose sinon, peut-être et en fin de compte, un renoncement de la part de Fayard.

Le souhaiter pourrait constituer un voeu.

 

23/12/2015

Le patriotisme et ses modulations

 

Logo%20Patriotisme.jpg

Ce serait un euphémisme de rappeler combien les projections associées au patriotisme divergent.

Si pour certaines, elles se limitent au seul sentiment envers une patrie, pour d'autres, elles se confondent avec chauvinisme et nationalisme. 

Cela dit, l'absence de tout lien entretenu de manière particulière avec un pays ou un autre existe tout autant.

Il peut néanmoins apparaître que, selon les circonstances, le patriotisme se révèle sinon se réveille alors qu'on n'y aurait pas songé.

Lors des attentats de Paris, il a été mentionné comment le patriotisme avait su s'imposer au nationalisme.

http://www.liberation.fr/chroniques/2015/11/25/la-revanch...

La distinction a été commentée de manière diverse.

Le fait est qu'elle a été relevée mais que son issue reste incertaine tant le concept même de patriotisme semble susciter la controverse.

 

 

13/11/2015

Abus mensongers et criminels

 

stop-mensonge-300x255.png

Nouvelle référence pour l'Occident, la lauréate du prix Nobel de littérature, pas moins que les médias qui lui tendent leur micro, ne boudent leur plaisir de dire autant de bien de la Russie que de son Président.

Voici que Svetlana Alexievitch met en garde contre le nationalisme russe, selon TV5Monde qui titre ainsi l'article paru sur son site ce 11 novembre 2015.

Plus loin, l'écrivain de poursuivre: nous savons que tout nationalisme mène au fascisme. C'est le plus dangereux.

Il faut lire de toute urgence l'ouvrage que Jean Geronimo a consacré à l'Ukraine et le recommander aux inconditionnels de Madame Alexievitch si tant est que leur curiosité les porte vers la lecture de cet essai.

Précis, documenté et pointu, le livre de ce Docteur en économie qui enseigne à l'Université Pierre Mendès-France de Grenoble est à l'image de son sous-titre, une bombe géopolitique, au coeur de la Guerre tiède.

Alors on comprendra ce que nationalisme et fascisme impliquent. Alors on saura qui est nationaliste et qui, fasciste.

Il est grand temps que cesse cette désinformation organisée contre la Russie.

Car ce n'est pas ce vaste pays qui aura à en pâtir mais bel et bien cet Occident qui abuse de la confiance de ses peuples.

La guerre en Ukraine n'a-t-elle pas déjà fait assez de victimes?

Le mensonge qui l'a permise, Jean Géronimo nous en fournit les preuves tout au long de son ouvrage paru en août 2015 aux éditions SIGEST.

 

11/11/2015

Le néo-nazisme pour les nuls

3188828.jpg

On peut penser qu'ils ne savent pas.

On peut les croire de bonne foi lorsque tous les médias occidentaux évoquent le sort de Nadia Savchenko et pourtant...

Cette pilote ukrainienne dont l'arrestation en juillet 2014 a été très médiatisée était une volontaire du bataillon Aidar.

Ce bataillon est connu pour son extrémisme, en témoigne la photo qui illustre ce sujet.

Ce bataillon a été condamné par Amnesty International pour violations graves de droits humains.

Pour rappel, le 17 juin 2014, deux journalistes russes ont été tués et Nadia Savchenko, inculpée pour avoir participé à leur assassinat.

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/06/18/temps-present-...

Et notre Occident si avide de défense de droits humains parvient à considérer cette volontaire du bataillon Aidar en victime.

Il en a encore été question sur Arte, lors d'une récente émission à laquelle a été invitée la lauréate du Prix Nobel de littérature, Svetlana Alexievitch dont on a bien compris comment la lutte contre le mensonge était le fer de lance de son combat...

http://www.arte.tv/guide/fr/resultats-de-recherche?keywor...

 

 

24/09/2015

Néo-nazis des uns et des autres

 

Darth-Vader-ukrai_2868676b.jpg?zoom=2&resize=675%2C422

Admirable comme le journal Le Monde évoque le parti néo-nazi grec Aube dorée qui, selon sa correspondante à Athènes, tirerait profit de l'éparpillement de voix, après le résultat des législatives remportées par Alexis Tsipras.

Si l'on songe au silence observé par ce même journal Le Monde quant au profit tiré par le parti néo-nazi en Ukraine, doit-on comprendre que les néo-nazis des uns n'ont rien à voir les néo-nazis des autres?

Certes, Arseni Yatseniuk, Premier Ministre du Président Petro Poroshenko, est qualifié de libéral conservateur par Wikipedia. Si cette appellation suffit à effacer un passé, soit. 

Il n'en demeure pas moins vrai que ce Premier Ministre a été photographié, en son temps peut-être révolu pour Le Monde et autres Wikipediaen train de faire le salut nazi.

Alors, Aube dorée, en Grèce, serait-elle plus à craindre qu'un Premier Ministre reconverti par Wikipedia en libéral conservateur?

http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/09/21/en-grece-...