16/05/2018

Au nom de la vérité ou de l’opportunité?

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Et voici que nombre de médias se mobilisent autour d’un magistrat genevois au prétexte qu’il donnerait différentes versions d’un même séjour aux Emirats arabes unis. Il en a été question ici déjà, voici que le sujet nous est servi à peu près chaque jour.

Le zèle avec lequel autant de journalistes en traitent est tel qu’il laisse songeur. Comment, en effet, ces enquêteurs qui se disent si soucieux de vouloir rétablir une « vérité » ont-il tant attendu pour en parler? 

Tout de même, si ce voyage effectué par le magistrat genevois en novembre 2015 leur cause tant de problème, il aurait été opportun de s’en ouvrir lorsque le concerné a brigué un poste de Conseiller fédéral et, ensuite a renouvelé sa candidature au plan cantonal. 

S’il a échoué au premier, il a brillamment réussi au second tandis que rien n’avait filtré de cette affaire soudain si importante. De qui se moque-t-on, dans ce cas, pour que la médiatisation de ce voyage de Pierre Maudet payé par on ne sait qui ne fasse surface que maintenant? 

Nul besoin d’éprouver quelque sympathie que ce soit pour celui qui est désormais pris dans les filets d’autant de justiciers pour s’interroger encore et encore sur l’opportunité d’une médiatisation.

 

27/04/2018

Suisse-Syrie, exportation de gaz en question

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Depuis quelques jours, la RTS évoque dans chacune des éditions de son téléjournal, invités à l’appui, l’exportation en 2014 vers la Syrie d’Isopropanol, gaz chimique commun mais permettant la fabrication de gaz sarin.

Le sujet, de médiatique est devenu politique tandis que des députés s’en sont emparés pour exiger une enquête.

Bien. 

Dans ce cas, les autorités du pays auront à se justifier. Jusqu’à présent, c’est le Secrétariat d’Etat à l’Economie qui a communiqué en relation avec cette exportation.

Il sera intéressant de suivre cette affaire tandis qu’à La Haye, ce 26 avril, un enfant syrien a témoigné dans le cadre d’une conférence de presse sollicitée par la mission russe de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques.

Cet enfant, qui apparaît dans la vidéo dont la RTS passe et repasse les images pour illustrer son sujet en relation avec l’exportation suisse d’isopropanol vers la Syrie, cet enfant donc explique ce qu’on lui a demandé de faire et ce qui s’est passé en réalité.

Son témoignage, ajouté à ceux de collaborateurs du service des urgences et de réanimation de l’hôpital de Douma qui ont assisté aux scènes filmées qui ont tant mobilisé l’Occident et incité les grands protecteurs états-uniens, anglais et français à frapper la Syrie, ne semblent pas être parvenues à la rédaction de la RTS.

Pas davantage non plus, n’ont-elles-dû atteindre ces parlementaires suisses si désireux d’enquêter. Il faut dire que le témoignage d’un enfant syrien relayé par des Russes a de quoi ne pas trop inquiéter ce beau monde tant on sait bien à quel niveau de propagande se livre le Kremlin et ses affidés...

 

13/02/2018

Au chevet de la santé publique... c’est grave, Docteur?

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Il semble bien qu’aujourd’hui, en Suisse et en France, l’accès à des soins dignes de ce nom subisse la loi de la finance.

A vrai dire, rien de vraiment nouveau à cela si l’on sait que tout coûte et se paie. 

Le fait est que se soigner a un prix et que nombre de personnes ici ou là n’ont plus les moyens de le mettre.

Tout autant les Etats, semble-t-il, qui rabotent les prestations allouées au bon fonctionnement d’hôpitaux dont ils ont la charge. En témoignent ces propos recueillis auprès de professionnels de la santé publique française.

Mais qu’à cela ne tienne, un grand chantier de la réforme du système de santé vient d’être annoncée par le Premier Ministre français, Edouard Philippe.

Ouf!

Quant à la Suisse, ses citoyens observent l’ascension graduelle de leurs primes d’assurances maladie et les médecins, leurs revenus passés à la loupe sinon réduits au scalpel.

 

30/01/2018

Emmanuel Macron à Davos selon les uns et les autres

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Il doit sans doute en falloir beaucoup pour que le Président du Conseil d’Etat de Genève sorte de sa réserve.

Sur son profil Facebook, François Longchamp a fait part de ce que lui avait inspiré la gestion de son agenda par Emmanuel Macron:

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Mais ce qui se passe était annoncé dès le départ de la mise en marche du candidat vainqueur de l’élection présidentielle française de 2017!

Emmanuel Macron n’est pas tombé du ciel. Il a une mission à accomplir, il s’en donne les moyens, la Suisse peut attendre ou alors, comme il l’a dit à la RTS, ne peut vouloir l’UE et pas l’UE...

Bref, que cela pousse Monsieur François Longchamp à réagir est un signe fort à ne pas déconsidérer.

20/12/2017

L’oeil -de Moscou?- et du prédateur sexuel dans le collimateur politico-médiatique

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Et voilà un ixième article sur le harcèlement sexuel. Il s’agit, cette fois, de viser les transports en communs.

Après les Parlements, dont l’un a organisé une représentation théâtrale et l’autre, distribué une circulaire, aux bus, métros et autres tramways de faire le ménage sinon de trouver la parade?

Les jeunes filles et jeunes femmes sont évidemment plus ciblées par les hommes que les femmes plus âgées ou toute autre revêtue de tenues ne laissant apparaître aucune partie de son corps qui tenterait le regard masculin avide.

Il est certain qu’un comportement masculin déplacé est pénible. Mais quoi, est-il dominant? Certainement pas. Dans ce cas, le monter en épingle ne relève que d'une visée politique bien précise. 

Car comme priorité, il y aurait sans doute mieux à faire quand on sait la condition misérable dans laquelle vit une partie importante de la population, tous pays confondus, tous sexes compris et de tout âge.

Pour le reste, on a vu le cas de ce journaliste qui s’est déclaré, pour sa part, victime d’homophobie et qui a filmé son agresseur dans le tram.

Aux prochains prédateurs de se retrouver bientôt dans l’oeil, non pas de Moscou, mais de n’importe quelle video ou caméra de surveillance, la démocratie les vaut bien!

 

19/12/2017

Une femme, un homme, obscur objet politique

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Le journal dit de référence -ou du moins l’a-t-il été autrefois- poursuit au sujet de l’affaire qui vise un désormais ex-élu suisse. Le malaise ne s’est pas dissipé à Berne, nous apprend-il.

Bien.

Mais un autre malaise est perceptible. Celui qui met la femme en position de victime. Celui qui rend l’homme possédé de désirs qu’il ne maîtrise pas ou mal. Celui qui crée des reflets déformés de la relation entre les sexes.

Il en a déjà été question, ici, de cette manière de (dé)considérer la relation entre femmes et hommes. Or il est important d’y revenir, tant ce procédé qui vise à libérer la parole de femmes est discutable.

D’abord, il est à sens unique, ensuite, il viserait à modifier l’imaginaire, enfin, il apparaît bien plutôt destiné à gommer les différences entre femmes et hommes.

Qu’on revendique le respect entre les unes et les uns! Alors, les différences seront sources de richesses mutuelles. Au lieu de quoi, on entretient une guerre larvée qui ne profite ni aux unes ni aux autres.

Là est le malaise, Monsieur le journaliste!

 

18/12/2017

Bûchers, le retour en Etats dits de droit

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Ces bûchers, qui se dressent ici et là pour y jeter tel ou tel condamné d’office alors que la Justice n’a pas encore prononcé de peine, semblent trouver de nombreux adeptes en ces temps qui signent le retour de pratiques moyenâgeuses.

Si les Lumières devaient mener à pareils feux, alors vraiment, elles ne pouvaient mieux éclairer!

Ces tribunaux de fortune qui oeuvrent à partir de témoignages recueillis de manière anonyme par quelque journaliste fier de pouvoir, ensuite, diffuser autant de paroles libérées, c’est donc cela, la justice en pays dits démocratiques?

Les personnalités qui ont déjà été soumises à cette forme de procès avant l’heure sont de plus en plus nombreuses. S’il a été reproché à l’Eglise son Inquisition, que penser, désormais, de nos médias aux enquêteurs auto-proclamés?

A cet égard, la Suisse vit un cas d’école, avec l’affaire qui vient de faire tomber un de ses élus. Et nombre de personnes de s’en réjouir. 

En cette veille de Noël, fête de la nativité, de la vie et de l’amour, difficile de trouver mieux à célébrer, la chute d’un homme...

 

15/10/2017

La Suisse et l’islam, controverse en vue

 

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                                                            capture d’écran Le Temps

Voici qui risque bien d’animer sinon d’échauffer les débats. La députée qui a défendu l’idée selon laquelle « LA » Suisse n’existait pas, salue l’alliée qu’elle vient de se trouver.

En effet, après que sa toute récente élection au Parlement fédéral, une élue verte veut que l’islam devienne une affaire d’Etat.

Si sa position peut se défendre d’un certain point de vue, elle trouve tout autant d’opposants, ce qui ne l’inquiète pas outre mesure comme elle l’explique dans l’article cité ci-dessus.

Elle argue, en effet, que si la Suisse s’occupait de financer des mosquées, cela priverait d’autres pays comme l’Arabie saoudite, par exempte, de s'en charger.

Un tel raisonnement, idéalement, peut se tenir mais dans les faits, rien ne l’assure.

Quoi qu’il en soit, pareille démarche réjouit la députée socialiste qui avait lancé l’idée en 2014 selon ce qu’elle signale sur son profil Facebook.

 

 

20/09/2017

Déclarations tonitruantes à l’ONU, élection sans surprise en Suisse

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Le parlement helvète vient d’élire son nouveau Sage. Le Tessinois Ignazio Cassis a remporté sans grande surprise cette élection face au Franco-Genevois Pierre Maudet et à la Vaudoise Isabelle Moret.

Même si il a pu être énoncé de cette candidate qu’elle n’aurait pas eu le format ou qu’elle n’aurait pas maîtrisé les dossiers lors des audiences auprès des parlementaires, mes pensées vont à elle.

Bien sûr que les raisons énoncées en faveur de la parie italophone du pays ont été entendues et c’est aussi bien. Il n’en demeure pas moins vrai que ce qui a pu être énoncé de la représentation féminine qu’incarnait Isabelle Moret l’aura sans doute desservie. 

Si tel est le cas, c’est fort regrettable. Car sans être du tout militante féministe, on peut estimer d’une femme, qui plus est et elle l’a aussi rappelé, mère de famille, qu’elle saura afficher une vision du monde moins guerrière que d’aucuns.

Parce qu’à entendre ces deux Présidents s’exprimer à la tribune de l'ONU, l’un sur son collègue Kim Yong-un, l’autre, sur son non moins collègue, Bachar el-Assad, on assiste à des démonstrations de vraies ou fausses puissances dont on se passerait bien.

 

25/02/2017

Genève et ses députés ou quand la Russie enflamme la haine

 

La Tribune de Genève publie en Lettre du jour de son édition de ces 25-26 février, le point de vue d'un député dit d’Ensemble à Gauche.

Ce qu’on découvre dans cette missive blesse l’image que j’ai encore de mon canton et de mon pays, au-delà du fait qu’elle est une pure insulte à un peuple et à son Président.

Je veux parler de la Fédération de Russie et de Vladimir Poutine qui, dans cette Lettre du jour, n’a pas même droit à un prénom.

Qui plus est, l’auteur de ladite Lettre du jour, définit qui sont les amoureux de la Russie et ce que représente la remise de l’Ordre de l’Amitié à Guy Mettan, son collègue député au Parlement genevois:

Un jour de deuil pour  celle de la commune paysanne, de la révolution de 1917 et de l’insoumission permanente. Une génuflexion honteuse devant le servage, la bureaucratie, les uniformes et les prisons. Aux amoureux de la Russie en lutte pour la justice sociale et la liberté des peuples, je dédie la version russe d’une chanson antifranquiste (L’Estaca), popularisée à Moscou après la répression des manifestations de 2012 contre les fraudes électorales...

Ce à quoi on a droit, ici, est une insulte à la République et au Canton de Genève, à la Confédération Helvétique et à la Fédération de Russie.

 

24/02/2017

Au pays de Heidi, on voit l’ours russe

  

La Suisse, résumée à ses montres, ses banques et son chocolat ou, à ses banques, son chocolat et ses montres, ou encore, à son chocolat, ses montres et ses banques, lequel de mes compatriotes s’en réjouit sinon s’en satisfait?

La Suisse, pays de Heidi, de Guillaume Tell ou de Winkelried, qui s’en contente?

Aucun de nous, lorsqu’on évoque notre patrie en persils termes, n’est-il tenté de préciser qu’elle est un peu plus riche que cela? Que son Histoire vaut mieux que d’être réduite à autant d’images ou de personnages de légendes?

Et si tel n’est pas le cas, si mes compatriotes n’ont cure de donner d’autre reflet de leur pays, est-ce à dire qu’ils se moquent de ce qu’en pensent autant d’experts avisés pour s’exprimer de manière aussi réductrice?

Certes, tel est leur droit comme il l’est pour tout citoyen de n’importe quel autre pays ramené à autant de clichés à ne pas prendre en considération.

Sur ce blog, j’ai encore récemment tenu à montrer comment les liens tissés entre Histoire, culture et conception du pouvoir en Russie, étaient autrement plus riches et complexes que ceux dont on se repaît à loisir d’évoquer dans autant de relais d’opinions que de médias qui les inspirent.

Alors, à qui discute toujours la décision prise par le Grand Conseil de Genève, d’autoriser à l’un de ses députés d’être décoré de l’ordre de l’Amitié par la Russie, je vous invite à vous interroger de manière un peu plus subtile sur ce pays dont plus de 80 % des 146 millions d’habitants qu’il compte fait confiance à son Président que vous ne cessez de stigmatiser en brandissant l’étendard des droits humains.

L’ordre qui a été décerné à notre compatriote Guy Mettan est l’orde le plus élevé qui soit.

Mépriser cette décoration comme d’aucuns s’y entendent, c’est mépriser ce qu’elle représente de rapprochement entre les peuples.

 

27/12/2016

D’un fait l’autre...

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capture d’écran: https://www.rtbf.be/info/monde/detail_crash-d-un-avion-ru...

Alors que nombre de mes compatriotes semblent se passionner pour une affaire en voie de devenir d’Etat au rythme où va leur mobilisation, j’ose, pour ma part, penser encore et encore au crash qui a blessé la Russie au coeur.

Certes, la mort brutale de l’ensemble des passagers et de l’équipage du Tupolev Tu-154 peut laisser aussi indifférent ou presque que le taux d’alcoolémie dans le sang de cette élue fédérale qui retient l’attention d’autant de Suisses.

Nul doute que conduire en état d’ébriété met en danger la vie d’autrui et que la loi est là pour sanctionner ce comportement. Mais le reste qui alimente tant de commentaires, relève de discussions de comptoir tant on semble ignorer ce qui s’est passé exactement.

Cela dit, il ne s’agit pas, ici, de minimiser les intérêts sinon de les hiérarchiser, il est juste question de constater que des goûts et des couleurs, comme dit le proverbe, on ne discute pas.

Même parmi les  grands de ce monde, certains n’ont pas estimé bon de s’exprimer. Le Président d’encore tous les Français, par exemple, a pris comme porte-parole son ambassadeur à Moscou quand la Chancelière allemande en personne a adressé ses condoléances à la Russie.

Pour ma part, si j’y reviens encore, c’est pour ce qui m’unit à ce pays et qu'une journaliste a bien voulu comprendre. Qu’elle en soit remerciée, je veux parler, ici, d’Anne Pitteloud du journal Le Courrier:

http://www.lecourrier.ch/136498/les_voix_d_helene_richard...

13/09/2016

N’est pas Mitterrand qui veut

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Non, la Suisse, avec son élu et potentiel sinon palpable futur Conseiller Fédéral et de fait, Président pour un an de la Confédération Helvétique, ne tient pas son Mitterrand.

L’aveu de sa paternité hors mariage de celui qui, pour l’heure, brigue le poste de Conseiller d’Etat de son canton, le Valais, est loin d’être dénué d’intérêt.

Christophe Darbellay n’est certes pas François Mitterrand à plus d’un titre. Mais pour ce qui est de l’ambiguïté, les deux hommes semblent s’y connaître.

Tout comme le second, le premier est habile stratège. Il a eu l’occasion de le montrer à diverses occasions.

Ce qui distingue, par contre, les circonstances qui entourent la naissance de l’enfant que chacun a eu hors mariage est sans doute l’amour.

François Mitterrand a entouré sa fille de soins et d’affection, en grande partie au prix du contribuable, il est vrai. Mais il a aimé son enfant.

A suivre les déclarations de Christophe Darbellay, on comprend que l’affaire est réglée sur le plan financier et moral:

http://www.tdg.ch/suisse/bebe-mariage-grave-christophe-da...

 

14/12/2015

Entre élections et appel à la révolution, la vie ici et là...

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Alors que la Suisse a vu la récente élection au Conseil Fédéral de Guy Parmelin, que la France comptabilise les régions acquises ou perdues par les uns et les autres, la Russie retrouve Mikhaïl Khodorkovski, par voie de presse tout au moins.

Convoqué pour une affaire de meurtre à laquelle il aurait été associé, l'ancien patron de Ioukos s'est exprimé depuis Londres à ce sujet.

C'est donc dans les bureaux moscovites de son association Russie ouverte que les journalistes convoqués ont pu suivre la conférence de presse qu'a donnée l'ancien oligarque 

Celui-ci a, entre autre, appelé à la révolution et à dénoncé l'illégitimité du régime de Vladimir Poutine.

Inutile de dire que les relais médiatiques de cette affaire varient.

Le fait est que les conséquences qu'auront les uns ou les autres sur les relations entre Russie et Occident n'est peut-être pas à négliger.

 

 

27/04/2015

Lettre ouverte à la Présidente Simonetta SOMMARUGA / Открытое письмо Президенту Швейцарии Симонетте Соммаруге

Traduction russe de ma Lettre ouverte à la Présidente Simonetta SOMMARUGA*

 

Уважаемая госпожа Президент,

 

Федеральным советом было принято решение не присутствовать на организуемых в Москве 9 мая мероприятиях в честь победы советских войск над нацистской Германией.

Для того чтобы объяснить свое отсутствие, Федеральный совет сообщил, что он, таким образом, придерживается своей традиционной практики, которая не предполагает широкого участия в памятных мероприятиях, посвященных международным историческим событиям.

27 января этого года Вас видели в Освенциме наряду с многочисленными главами государств и правительств, среди которых был и украинский президент Петро Порошенко, которому Вы долго жали руку. 

Участие члена Федерального совета в памятных мероприятиях, посвященных международным историческим событиям, вроде бы удовлетворяет точным критериям, мотивы которых, однако, ускользают от понимания большого числа наших соотечественников.

Нейтралитет Швейцарии, для которого царь Александр I столько сделал, от этого не стал ни значительнее, ни внушающим больше уважения.

 

С уважением,

 

Элен Ришар-Фавр                   

 

   

 
* http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/04/24/lettre-ouverte...

24/04/2015

Lettre ouverte à la Présidente Simonetta SOMMARUGA


Madame la Présidente,

 

Il a été décidé par le Conseil Fédéral de ne pas assister à la cérémonie organisée à Moscou le 9 mai 2015 en commémoration de la victoire des troupes soviétiques sur l'Allemagne nazie.

Pour justifier cette absence, le Conseil fédéral explique qu'il s’en tient ainsi à sa pratique traditionnelle qui consiste à participer avec retenue aux commémorations d’événements historiques internationaux.

Le 27 janvier dernier, on vous a vue à Auschwitz aux côtés de nombreux chefs de gouvernements dont le président ukrainien Petro Poroshenko auquel vous avez longuement serré la main.

La présence d'un Conseiller Fédéral aux commémorations d'événement historiques internationaux semble répondre à des critères bien précis dont les raisons échappent toutefois à la raison de bien de nos compatriotes.

La neutralité de la Suisse à laquelle le Tsar Alexandre Ier a tant oeuvré n'en ressort ni grandie ni honorée.

Avec respect et considération,

                                                                                                       Hélène Richard-Favre


Lettre parue en page 13 de l'édition papier de La Tribune de Genève du 30 avril 2015 et adaptée aux critères de la rubrique "Courrier" qui ne publie pas de Lettre ouverte.

17/12/2014

Démocratie et laïcité

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Ces commentaires ci-dessus ont été déposés sous un article intitulé Hallucinant: sur I>Télé, le "spécialiste du terrorisme" Mathieu Guidere (vrai nom Moez Kouider) explique ne pas croire à la piste islamiste et accuse "l'extrême droite" (sic) *

L'article est publié sur le site d'un media de l'Hexagone, Nouvelles de France.

Rien à voir avec la Suisse, argueront certains.

Certes, les deux pays diffèrent sur de nombreux points.

Néanmoins, la réflexion n'est pas interdite, tant ce genre de réactions, figure aussi sous divers articles publiés par les médias helvètes.

Car l'exaspération que traduit le propos de "ladelphinette" n'est pas celle d'une seule.

En faire fi n'entre pas dans les canons de nos démocraties qui ne manquent d'ailleurs jamais de les rappeler.

Dans ce cas, ne serait-ce pas la perception du concept de démocratie qui ferait problème?

A moins que cela ne soit celle de laïcité.

*  http://www.ndf.fr/article-2/16-12-2014/hallucinant-sur-it...



03/12/2014

Sie müssen raus - Vous devez partir

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Un article, repris du Blick par La Tribune de Genève de ce 3 décembre, risque bien d'agiter les esprits. *

Une famille du canton d'Argovie a reçu un avis de congé de la part des autorités communales qui la logent.

L'administration de Moosleerau, en effet, doit répondre à une exigence cantonale relative à l'accueil de réfugiés.

Alors que la commune semble avoir jusqu'à présent pu y échapper, tel n'est désormais plus le cas.

C'est pourquoi, dans l'incapacité de loger une famille de réfugiés autrement que dans le seul appartement dont elles disposent, les autorités de Moosleerau sont contraintes d'expulser la famille qui l'occupe.

Voici une situation de congé qui, envisagée sous tous les angles, ne peut laisser indifférent tant elle apparaît inédite.

Ne reste plus qu'à souhaiter que dans la pesée des intérêts prévalent sagesse et considération de chaque partie en cause.

Est-ce là un voeu pieux, on ne l'espère pas tant il serait dommageable de voir cet événement dégénérer en récupérations politiques diverses.

 http://www.tdg.ch/suisse/Une-famille-doit-laisser-son-appartement-a-des-refugies/story/31631356

30/11/2014

Score stalinien

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C'est ainsi, du moins, qu'une journaliste de la Radio Télévision Suisse a commenté le résultat de l'un des objets soumis au vote à Neuchâtel.

Ses habitants auraient-ils été forcés et contraints par quelques petits hommes verts?

Non, bien sûr que non.

La commentatrice, comme nombre de ses confrères, connaît ses classiques. 

Même si la métaphore est usée et à usage variable selon les contrées et les circonstances.

Pour le reste, des trois sujets soumis à l'ensemble des Suisses, le non l'a emporté.

Non à l'abolition des forfaits fiscaux, non à la limitation de la surpopulation et à la préservation durable des ressources naturelles, non à l'initiative visant à sauvegarder l'or de la Suisse.

 

07/09/2014

Suisse-Ukraine, le titre et les cendres

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L'article date du 5 mars 2014.

Son intitulé est en allemand, il émane du très sélect hebdomadaire suisse Handelszeitung.

De référence internationale, tant dans les milieux économiques que dans ceux de la finance, quand ce journal titre: 

Schweizer Oligarch wird Gouverneur in der Ukraine,* 

on est en droit de s'interroger.

D'abord sur l'image donnée de ce Suisse, ensuite de celle de la Suisse et de sa manière d'appliquer le concept de neutralité. 

Plus personne n'ignore, désormais, comment cet oligarque suisse* entend régler le sort de la population du Donbass dans l'est de l'Ukraine.

Et qui n'en aurait encore aucune idée, voici de quoi lui en donner:  http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/08/30/l-ennemi-a-aba...

A l'heure où la Suisse ne semble pas avoir épuisé l'ensemble des atouts qui la caractérisent, à l'heure où la Suisse préside l'OSCE, à l'heure où la Suisse célèbre le bicentenaire de ses relations diplomatiques avec la Russie, comment intègre-t-elle à son image, celle de ce Suisse qui gouverne en Ukraine?

http://www.handelszeitung.ch/politik/schweizer-oligarch-w...


03/09/2014

La Suisse lave plus neutre

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La récente visite, en France, du Président de la Douma Sergueï Naryshkine, n’a laissé personne indifférent mais n'a pas fait que des heureux.

 

Outre ce brûlot* lancé par le Comité Représentatif de la Communauté Ukrainienne en France, bon nombre de Suisses ont fait part de leur réaction sur les différents réseaux sociaux.

 

Entre ironie et amertume, on commente la décision du Président du Parlement suisse d’avoir considéré non bienvenue la visite de son homologue russe.**


Cependant, je vous invite à lire ci-dessous, le compte-rendu de cette rencontre organisée par l'association Dialogue franco-russe, créée en 2004 et présidée par le député UMP Thierry Mariani.

 

http://www.joellegarriaud.com/2014/09/crise-en-ukraine-re...

 

http://crcuf.fr/communique-de-presse/cp-2-septembre-2014

 

** http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/08/15/suisse-russie-...


30/08/2014

L'ennemi à abattre

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Pas un jour ne passe sans que l'on n'ait droit à la rhétorique médiatique mettant en cause le rôle de la Russie dans la guerre civile qui déchire l'Ukraine.

Pas un titre d'article, pas une interview ou peu s'en faut, qui ne tente de rendre la Russie coupable de tous les maux de l'Ukraine sinon de l'Occident, bientôt du monde entier.

Si la Suisse souhaite conserver son image de pays neutre, il serait temps qu'elle veille à préserver une cohérence dans ses démarches.

Fin janvier de cette année, La Tribune de Genève évoquait des manifestants pro-Maïdan appelant à geler les fonds d'un oligarque ukrainien proche du président déchu, Ianoukovich:

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/geneve-ukrainiens....

A cet égard, j'invite chacune et chacun de vous à lire l'article qui suit pour saisir ce qui se joue dans l'est de l'Ukraine.

Après cela, on se demandera qui est l'ennemi de qui et qui menace le plus la souveraineté de l'Ukraine et la neutralité de la Suisse.

En l'occurrence, c'est vers une catastrophe majeure qu'un résident fiscal suisse risque d'entraîner l'Ukraine et l'ensemble de ses voisins si rien ne le retient plus de réaliser son projet:

http://www.politicvisio.com/n31-france/article-guerre-civile-en-ukraine-l-europe-sous-la-menace-d-une-cat.html?id=10932

 

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/06/15/ce-genevois-qui-gouverne-en-ukraine.html

20/08/2014

Si le Tsar...

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Dans la légende du "Grand Inquisiteur" -célèbre chapitre du non moins célèbre roman de Dostoievski, "Les frères Karamazov" - Ivan Karamazov lit à son frère Aliocha un poème qu'il a imaginé.

Celui-ci met en scène le retour du Christ sur Terre au plus fort du temps de l’Inquisition en Espagne.

A l’instar d’Ivan Karamazov, aucun personnage d'aucun roman ne semble avoir imaginé le Tsar Alexandre Ier revenir deux siècles après avoir signé, à Vienne, le traité par lequel il s’est porté garant de la souveraineté de la Suisse.

Dans la légende du "Grand Inquisiteur", l’apparition du Christ est décrite par Ivan Karamazov comme douce et discrète mais précise-t-il "chose étrange, tous le reconnaissent".

Certes et de manière diverse car ce retour n’est pas du goût de chacun et encore moins de celui de l’Inquisiteur, cela se conçoit. 

Aussi bien la réapparition en Suisse du Tsar Alexandre Ier susciterait-elle la controverse quant à l’accueil à lui réserver.

Entre respect,indifférence ou mépris du statut qu’il a accordé à la Suisse, celle-ci lui renverrait-elle l’image d’un pays dont les intérêts ont su -sinon dû- s’accommoder de ceux d’un entourage pressant.

La Suisse résiste à sa manière au courant russophobe qui traverse l’Occident mais non sans mal, il faut le dire.

Pour preuve, les dernières marques d'estime que la Suisse a portées envers la Russie par l'annulation de rencontres prévues dans le cadre du bicentenaire de leurs relations diplomatiques.

Ivan Karamazov n'a, pour l'heure, inspiré aucun personnage romanesque susceptible de rappeler sur Terre Alexandre Ier.

Bien lui en prenne et qu'hommage soit rendu, ici, à ce Tsar qui a pris en considération la Suisse et a su lui donner sa place en Europe.

 


16/08/2014

Suisse-Russie, l'insulte

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Le président du parlement suisse, Ruedi Lustenberger a décidé d'annuler la visite de son homologue russe, Sergueï Narychkine.

Prévue dans le cadre du bicentenaire des relations diplomatiques entre la Russie et la Suisse, cette rencontre entre les deux présidents des parlements russe et suisse n'aura donc pas lieu.

C'est rendre un bien piètre hommage à la mémoire qui lie la Suisse à la Russie.

Le tsar Alexandre Ier fut l'un des garants de la souveraineté de la Suisse lors de la signature du Traité de Vienne en 1815.

Or cette garantie de souveraineté a été assortie d'une condition, la neutralité de la Suisse.

Dans ce sens, le refus opposé à la visite de Sergueï Narychkine par Ruedi Lustenberger est une insulte à l'Histoire.


01/08/2014

Monsieur le Président, où est la neutralité de la Suisse?

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A l'occasion de la Fête Nationale suisse, le Président de la Confédération a accordé une interview à Pierre-Oliver Volet, journaliste de la RTS.

Après avoir expliqué comment il allait célébrer ce 1er août et pourquoi il tenait à s’adresser aux "habitants" de la Suisse et non à ses "concitoyens", le Président Burkhalter répond aux questions du journaliste qui lui demande ce qu'il dirait à différentes personnalités politiques dont Vladimir Poutine.

Le Président suisse maîtrise le lexique, force est de constater les choix qu'il opère pour s'exprimer. A cet égard,on se souvient de ce "Cher collègue" par lequel il s'était adressé au président russe qui l'avait invité au Kremlin en mai dernier.

Mais pour ce qui est de la neutralité que le tsar Alexandre Ier, l’un des signataires du Traité de Vienne, a accordée à la Suisse comme garantie de sa souveraineté, on aurait été heureux d’en voir rappelé le sens.

Or rien ne l'indique dans la réponse que Didier Burkhalter apporte à la question que lui pose le journaliste au sujet du président russe.

 
http://www.rts.ch/video/info/journal-19h30/6038701-1er-ao...

02/07/2014

Oligarque et résident genevois arrêté par contumace

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Si la Suisse n'a pas estimé utile d'entrer en considération sur les agissements charismatiques d'un de ses résidents, en l'occurrence genevois, la Russie s'en est chargée.*

Cet oligarque aux trois passeports, fier de déclarer dans les colonnes de La Tribune de Genève, qu'il finance des milices armées dans l'est de l'Ukraine dont il gouverne une des provinces, ne semble pas préoccuper la Confédération Helvétique. **

Quant à la radio télévision suisse -RTS-  elle préfère, elle aussi, consacrer son attention à une Russie dont elle s'évertue à traquer de quoi alimenter l'amour qu'elle lui porte.

Après avoir dit tout le bien qu'elle pensait des JO de Sochi, elle a poursuivi en usant de rhétorique pour couvrir la crise ukrainienne et en masquer ainsi les véritables enjeux.

Où est l'objectivité de l'information, où, la défense de droits humains si chère, pourtant, à nos indignés de la première heure?

 

http://french.ruvr.ru/news/2014_07_02/Un-tribunal-russe-a...

 

** http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/06/15/ce-genevois-qu...

23/06/2014

Ukraine, neutralité suisse oblige

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En février dernier, sitôt après la destitution de Viktor Ianoukovich, la Suisse décidait de geler ses avoirs.

Un de griefs, parmi d'autres imputés à l'ancien président ukrainien, était d'avoir donné l'ordre de tirer sur son peuple.

On a su ce qu'il en avait été, par la suite, dès lors que Madame Ashton confiait son inquiétude à Monsieur Paet:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/03/06/ukraine-sniper...

Pendant ce temps-là, un des compatriotes de Victor Ianoukovich, résident genevois et néanmoins gouverneur en Ukraine, ne se cache pas de financer des milices armées qui tirent sur son propre peuple. 

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/06/03/lettre-ouverte...  
 
Amateurs de droits humains, s'abstenir.

 

 

03/06/2014

Lettre ouverte aux Autorités Genevoises

                                                                                                                 

                                                                                                           Genève, le 3 juin 2014

 

Dans son édition de ce week-end où Genève commémorait son entrée dans la Confédération Helvétique, La Tribune de Genève accordait une pleine page au portrait d'un oligarque ukrainien, Igor Kolomoisky.

L’homme n’est pas un inconnu pour tous.

Sans doute doit-il l’être encore pour que la rédaction du grand quotidien genevois ait choisi de lui ouvrir ses colonnes.

En effet, l’article qui lui est consacré révèle les valeurs de cet homme qui ne se cache pas de financer les actions de l'armée ukrainienne. Normal, l'ennemi, c'est l'autre, celui qui veut détruire l'Ukraine. Au hasard, le président russe Vladimir Poutine, bien sûr.

Lui, Igor Kolomoisky, est au bénéfice d’un forfait fiscal et réside entre autre à Genève. Car outre le fait qu’il dispose de trois passeports qui lui permettent ainsi de voyager facilement dans l’Union Européenne, il a été nommé gouverneur de la région de Dniepropetrovsk.

Dans l’Est de l’Ukraine, depuis l’élection du nouveau président le 25 mai dernier, l’armée que finance ce « résident genevois » a tiré sur son peuple.

Mesdames, Messieurs, vous qui avez Genève à cœur, ne pensez-vous pas qu’il serait judicieux de s’interroger sur l’image que renvoie de notre ville, de notre canton et de notre pays, la présence sur son sol de ce financier des basses oeuvres?

Avec respect et considération,

 

                                                                                                          Hélène Richard-Favre

 

Sujet paru dans l'édition des 7-8-9 juin 2014 de La Tribune de Genève. Conformément à la déontologie, la rédaction se réserve le droit de choisir les titres et de réduire les lettres. Ce qui a été le cas pour ma lettre qui a été publiée avec, comme titre, L'oligarque aux trois passeports et a été réduite.                                                                                                               

01/06/2014

Ce "Genevois" qui finance l'armée ukrainienne

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Dans son édition papier de ce week-end festif où Genève commémore son entrée dans la Confédération Helvétique, La Tribune de Genève accorde -entre autres articles- une pleine page au portrait d'un oligarque ukrainien.

L’homme n’est pas un inconnu pour tous.

Sans doute doit-il l’être de lectrices et de lecteurs du quotidien genevois pour que sa rédaction estime bon de le leur faire découvrir.

L'homme soutient les actions de l'armée ukrainienne et ne s'en cache pas. Normal, l'ennemi, c'est l'autre, celui qui veut détruire l'Ukraine. Au hasard, le président russe, bien sûr.

Lui, Igor Kolomoisky, est au bénéfice d’un forfait fiscal, réside entre autre à Genève. Car il précise qu’il dispose de trois passeports qui lui permettent ainsi de voyager facilement dans l’Union Européenne.*

Que pense de ce citoyen "genevois", le Président de la Suisse et par ailleurs de l'OSCE, Didier Burkhalter?


http://www.dailymotion.com/video/x1wo7qc_kolomoisky-un-ba...

 * http://www.tdg.ch/economie/entreprises/L-oligarque--genev...

 

19/03/2014

Didier Burkhalter, à vous!


Cette année 2014 marque les 200 ans de relations diplomatiques entre la Suisse et la Russie, j'ai déjà évoqué cet anniversaire ici:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/03/09/il-faut-poursu...

A cet égard et compte tenu des tensions qui animent et enveniment les relations entre la Russie et l'Occident, bien des regards se tournent vers Didier Burkhalter.

Président de la Confédération Helvétique pour cette année, tandis que la Suisse préside l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), un très beau rôle attend le Conseiller Fédéral.

En sa qualité de Chef du Département fédéral des Affaires Etrangères et en tant que Président d'un pays nommé à la tête de l'OSCE, Didier Burkhalter se situe face à un enjeu majeur.

Nul doute qu'il sait évaluer le défi face auquel il se trouve.

Ne reste, dès lors, qu'à souhaiter voir honoré par son action, tout citoyen suisse ou du monde, concerné par la crise en Ukraine.

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