Pouvoirs

  • Pas de parti pris

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       Les précisions demandées apportées

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  • Ce blog

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    Suite à une remarque qui m’a été adressée par le responsable de cette blogosphère, remarque selon laquelle mon blog le laisserait « régulièrement perplexe » et que, s’il lui arrive de le citer dans sa revue des blogs, « c'est toujours avec réserve », je l’ai prié de me faire part de plus de précisions quant à son appréciation de mes écrits.

    Quoi qu’il en soit, je tiens à remercier très vivement toutes celles et tous ceux qui ont partagé, commenté et apprécié l’approche livrée ici de sujets d’actualité.

    Merci à autant d’autres qui m’ont écrit, m’ont interpellée ici ou là pour me dire leur plaisir à me lire.

  • Attention, danger...

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    Dans la foulée et tandis que la rencontre dans le cadre du format dit de Normandie a été agendée ce 9 décembre prochain à Paris, Le Monde en rajoute une petite couche, sait-on jamais qu’on oublie à quel point la Russie veille...

    L’article est réservé aux abonnés mais vaut son pesant d’intérêt.

    Que des hackers se soient attelés à la tâche pour agir sur les élections présidentielles françaises comme ils l’estimeraient utile, peut-être bien que oui en dépit du fait que l’ensemble de l’article conserve quelques zones floues.

    Que cette manière de s’inviter dans les affaires intérieures d’un pays tiers soit le seul fait de la Russie, je pense que plus personne n’est dupe. D’autres « grands oreilles », comme on les appelle, veillent au grain.

    Donc, que dire?

    Rien de plus ni de moins que ce qui a souvent été relevé ici. La Russie agresse, la Russie menace, la Russie veille, bref, la Russie n’a que cela à faire, surveiller pour, qui sait un jour, envahir.

    N’a-t-il pas je ne sais combien de fois été rappelé qu’elle avait « envahi » l’Ukraine » et « annexé » la Crimée?

    Choix de termes du lexique, certes mais jamais employés au hasard.

    Auriez-vous une fois lu ou entendu parler d’invasion états-uniennes? Auriez-vous une fois eu le sentiment d’être annexé par ce vaste pays outre-Atlantique? 

    Sans doute que oui, pour qui observe comme va le monde, pas le journal, celui dans lequel nous vivons toutes et tous.

     

  • Espionnage, dopage, la Russie en ligne de mire...

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    Vous l’avez peut-être appris ou pas, ce 9 décembre prochain se tiendra à Paris une rencontre dans le cadre du format dit de « Normandie ». C’est la première qui aura lieu depuis 2016.

    Ce même 9 décembre, le sort de la Russie aux prochains JO devrait aussi être scellé. En effet, l’Agence Mondiale Antidopage se réunira pour en discuter. Il est toutefois précisé que l’exclusion ne visera pas l’Euro 2020.

    N’étant d’aucun secret des dieux, je me garderai de me prononcer sur ces faits de dopage avérés ou non.

    Quant à l’issue de la réunion au cours de laquelle se discutera la situation actuelle sinon l’avenir de l’Ukraine et de ses régions dites séparatistes, difficile là encore, d’émettre le moindre pronostic.

    Cela dit et dans le contexte où la Russie semble en ligne de mire, Le Monde publie ce 4 décembre un article consacrés aux « espions russes spécialisés dans les attentats ciblés ».

    On lit, entre autre et à propos de l’affaire Skripal, qu’il s’agit là de « la première utilisation d’une arme chimique en Europe depuis la seconde guerre mondiale. Une pratique, dangereuse pour le grand public, qui illustre l’extrême agressivité de la Russie et transgresse les règles, pourtant très souples, de l’univers du secret. »

    Ce grand pays à l’est de chez nous, on le comprend bien, est redoutable de dangerosité...

    Serait-il le seul? Poser la question n’excuse aucune pratique agressive réelle ou non. Poser la question, c'est juste recadrer un peu le sujet de « l’extrême agressivité » .

  • Ces idéologies qui font et défont l'humanité

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    On a beaucoup glosé sur ce blog qui serait pro-russe, pro-Kremlin, pro-Poutine, anti tout ce qui s’en prendrait de près ou de loin à la Russie.

    Mais on a bien moins saisi le fait que si je parlais autant de la Russie, c’était tout simplement pour rétablir un équilibre dans les discours. Consciente, je l’ai toujours été du fait que le mien risquait sans cesse d’être rattaché à de la « propagande ».

    Pourtant, ce qu’on ignore, sans doute parce que je n’en ai pas forcément parlé ici, est le nombre d’amies et d’amis que je compte parmi les personnes qui ne partagent pas la politique menée par la Russie.

    Entre autre parce qu’elles l’ont connue de près.

    Récemment encore, lorsque j’évoquais avec certaines d’entre elles les guerres qui ont opposé la Russie à la Géorgie au début des années 1990 et en 2008, j’ai mesuré à quel point les traumatismes et les blessures étaient inscrites dans les mémoires géorgiennes.

    Et c’est bel et bien cette souffrance humaine qui me touche et me mobilise sur mon blog.

    Car à la Russie, à la Géorgie, à l’Ukraine, à la Bulgarie, à l’ex DRA et à autant d’autres anciennes républiques de l’URSS, à la Finlande aussi, j’y suis sensible par le passé et le présent qui les lient.

    Et si, parler de la Russie avec autant de ces personnes qui l’ont vécue à leur manière est si enrichissant, c’est parce que cela évite de tomber dans le discours idéologique, celui duquel, précisément, on a prétendu que j’étais le relai.

    En ce sens, le procès pour diffamation intenté à l’encontre d’une universitaire française, procès qui se rejouera en Cour d’appel l’an prochain à Paris, m’a une fois encore démontré comment a pu être détourné ce qui me lie à la Russie.

    Partout se tiennent en embuscade les idéologies pour faire et défaire le monde et les êtres qui tentent d’y vivre au mieux.

  • Femmes, hommes, idéologies et réalités

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    Dans la campagne actuelle menée en faveur de la femme, force est de constater que la réalité d’abus effroyables commis envers elles semble récupérée par toutes sortes de mouvements.

    Lutte pour le genre, lutte contre le patriarcat, lutte pour l’égalité des droits, des sexes, etc. Autant de mobilisations diverses qui affichent leurs revendications.  

    Or, tomber sous les coups d’un époux ou d’un compagnon, être violée dans le cadre conjugal ou dans de tout autres circonstances sont là des cas d’extrême violence.

    Et les dénoncer s’impose.

    Mais faut-il le rappeler, tous les hommes n’en sont pas encore arrivés au stade de pareilles agressions.

    Aussi, le risque de scinder l’humanité en deux pour les besoins de causes d’ordre idéologique n’est-il pas à négliger.

    Car ne prendre en considération que la violence exercée par l’homme sur la femme, c’est occulter celle qui le pousse, lui, à se suicider trois à six fois plus que la femme.

    Quant aux violences symboliques -plus que physiques- endurées par les femmes de leurs semblables, elles vaudraient tout autant d’être mises en avant.

    Rappelez-vous, Olympe de Gouges, figure souvent brandie par les féministes, elle l’a dit, elle, d’où étaient venues les attaques les plus virulentes qu’elle a eues à subir.

    Qui s’en vantera, parmi les meneuses et meneurs des combats féministes?

  • A propos de violence...

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    On parle beaucoup de la violence faite aux femmes, réalité dure. Parle-t-on autant de la violence que les hommes retournent contre eux-mêmes?

    Libération, entre autre s’y est employé dans un article qui a suscité questions et réponses.

    Telle ou telle explication est mise en avant pour justifier la différence entre le nombre de suicides chez les hommes et chez les femmes.

    On avance que celles-ci feraient plus de tentatives que les hommes.

    Qu’elles trouveraient aussi plus d’aide tandis que les hommes, genre et éducation obligent, passeraient à l’acte avec le triste succès que réservent la méthode à laquelle ils recourent.

    Quoi qu’il en soit, qu’il s’agisse de femmes ou d’hommes, les chiffres parlent et pas qu’en France. Un suicide toutes les 40 secondes dans le monde.

    Tragique fin dans la violence contre soi.

  • Féminicide, un terme controversé

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    Le Monde consacre un article intéressant à ce terme, diversement accepté et qui est de plus en plus entré dans le langage courant.

    Si Le Petit Robert l’a reconnu, ce n’est pas le cas du Petit Larousse. Quant à la magistrature française, elle reste partagée, elle aussi. 

    Car le terme de féminicide, est défini en tant que « meurtre d’une femme, d’une fille en raison de son sexe. ».

    Que la violence qu’un homme exerce envers une femme le soit tout simplement parce qu’elle est une femme est une vision orientée.

    D’ailleurs selon les personnes qui défendent l’usage de « féminicide »  c’est la société patriarcale qui est visée à travers l’usage de ce terme.

    Cela dit, en dehors des cas les plus graves et qui entraînent la mort, il serait bon de distinguer la violence conjugale de la violence faite aux femmes en dehors du couple.

    Même si le triste résultat est le même, les raisons peuvent différer.

    L’agression subie au sein du couple ou de la famille est autrement plus complexe à traiter dès lors que les sentiments s’en mêlent et s’emmêlent. 

    Rien de plus douloureux que de subir la violence d'un conjoint qui va obliger à le traîner en justice.

    Déjà que la honte subie par une agression d’un inconnu retient nombre de femmes de porter plainte, lorsqu'il s'agit du compagnon ou de l’époux, d’autant plus!

    C’est pourquoi le problème est si sensible. 

    Alors oui, on encourage les femmes à agir en justice. Cela peut aider certaines, d’autres, au contraire, resteront marquées tant la démarche est lourde.

    Le cas d’une jeune-fille violée avait été cité dans un journal, il y a de cela dix ans. On apprenait qu’à la suite du procès, elle s’était pris la vie.

    Comme quoi, si la solution à la violence existait, elle se connaîtrait...

  • De l’amour à la violence

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    Ce 27 novembre, Sandrine Bonnaire était l’invitée de l’émission C à vous. Elle a fait part de la violence qu’elle a subie de la part d’un homme.

    Son témoignage est présenté sur le site de l’émission comme « glaçant », je vous laisse en juger pour qui n’en aurait pas eu connaissance.

    Il s’agit là d’une histoire de couple. Et comme nombre d’entre elles, elle a dérapé. Qui a envie de réaliser s’être trompé? Avoir aimé qui s’est soudain mis à frapper? 

    C’est peut-être là une des raisons qui retient de porter plainte.

    Autant pour les femmes que pour les hommes qui subissent les assauts de leur conjoint(e). Toutes et tous tardent à s’avouer l’échec auquel s’ajoute encore la honte.

    D'admettre la distorsion entre pulsions et bons sentiments. La passion, ici sublimée par la danse, affiche sa violence.

  • Autorité éclairée, chimère?

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    Dans la fureur du monde, vous en trouverez des milliers, des centaines de milliers, des millions et des centaines de millions de ces personnes qui vous diront se sentir bien.

    Et tout autant se résigneront quand d’autres, au contraire, se rebelleront et crieront leur mal être.

    Maintenir un cap et s’y fixer est le propre d’un gouvernement. Sauf à constater qu’il fait fausse route. Dans ce cas, il consent à négocier une sortie de crise.

    Combien sont-ils les véritables chefs d'Etat qui savent rester à l’écoute de leur peuple sans, pour autant, renoncer à la fermeté?

    En cela réside l’autorité éclairée. Chimère, elle semble bien l’être, Et pourtant, de par le monde, elles existent les personnalités qui seraient susceptibles de l’incarner, cette autorité éclairée.

    Mais qui les souhaite quand dominent tant d’intérêts à mettre en place des pantins et des fantoches, manoeuvrables à discrétion?

     

  • Ethique omniprésente

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    Art et morale, esthétique et éthique, leur relation est en train d’échauffer les esprits et d’envahir l’espace médiatique.

    On tient à faire la part des choses, distinguer l’oeuvre de l’homme ou de la femme, tout un programme qui n’a rien de nouveau et qui s’applique selon les critères du temps.

    Et cela ne vaut pas que pour le monde de la culture, cela vaut partout où comportements jugés douteux et reconnaissance publique se disputent la même personne.

    A son actif sont mises en avant ses compétences, ses qualités reconnues d’intérêt général, essentielles à la vie sociale et le reste, on tente de le relativiser sinon de le masquer.

    Ainsi flotte et a pu flotter tel ou tel « génie » à la surface d’eaux troubles.

    Qu’une part d’ombre habite chacune et chacun de nous est une réalité. L'admette rendrait humble et redimensionnerait art et politique.

     

  • Poignant

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    Voici un livre auquel l’accueil réservé est fort.

    Je n’ai pas encore lu cet ouvrage, c’est au hasard d’internet que je suis tombée sur l’émission de Laurent Ruquier dont le nom de l’une des invitées m’était si inconnu que j’ai voulu en savoir davantage.

    Et bien m’en a pris. Elle s’appelle Camille Beaurain, elle a co-écrit son ouvrage avec le journaliste Antoine Jeandey, rédacteur en chef du site Wikiagri.

    Selon ce qui est énoncé de ce livre intitulé « Tu m’as laissée en vie », c’est le quotidien d’agriculteurs que l’on découvre.

    Et si la politique agricole est visée, la jeune femme devenue veuve à vingt-quatre ans, ne cache pas non plus certains éléments d’ordre plus privé.

    Alors oui, on est ému, on est bouleversé par ce qu’on apprend.

    Mais la question se pose immédiatement de savoir quel impact peut avoir ce genre d’ouvrage sur le système qui décime le monde paysan.

    Mais pas que lui et Camille Beaurain le dit bien. 

    Elle cite, en effet, les autres milieux professionnels qui voient les leurs se prendre la vie, faute d’y trouver encore du sens.

    Au-delà de l’émotion que suscite le livre de cette jeune femme, au-delà de la parole qui tenait à briser le tabou, que se passera-t-il?

    On ne devrait pas attendre de voir venir, on peut agir, le chroniqueur Philippe Geluck l’énonce de la manière la plus claire qui soit.

     

  • Nouvelle accusation contre Roman Polanski

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    Décidément, cela ne s’arrange vraiment pas, surtout pour le monde du cinéma, en France. Une nouvelle révélation de viol, est portée à l’encontre de Roman Polanski.

    Dans cet article paru sur le site du magazine Telerama, il est écrit, entre autre, comment le débat relatif à l’homme et à l’oeuvre est salutaire à mener « dans nos pages comme en nous-même. » 

    Et de conclure ainsi: «... nous n’oublierons ni n’omettrons de rappeler, si nécessaire, que l’histoire du cinéma, comme toute l’histoire du monde, est aussi faite de domination et de violence. » 

    Eh ben voyons... Tout comme la politique, tout comme tous les autres domaines de l’activité humaine. La violence étant ce qu’elle est, la domination aussi, vogue la galère!

    Il va de soi qu’avec ce genre de poncifs, du style « De tous temps.... », les femmes qui dénoncent ou vont se plaindre auprès de sites tels Mediapart, ne vont que créer de vaines polémiques qui ont tout de même le temps de discréditer, entre autre le réalisateur jugé sans procès par Adèle Haenel.

    Pour le reste, eh bien voici à quoi on assiste entre femmes victimes de ces Messieurs du cinéma...

     

  • 9 novembre 1989, un mur et une réunion

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    Et voici un nouvel anniversaire de la chute du mur de Berlin. Rappelez-vous, il y a cinq ans, on célébrait en grandes pompes les 25 ans de cet événement.

    J’y avais consacré ce sujet de blog.

    A le lire, on peut toujours se demander ce qui a changé. Sur le temps long, 5 ans ne sont pas grand chose. Et même un peu plus de 70 ans de communisme, sont une paille face à l’Histoire.

    Sauf que cette paille a compté et pas que peu compté.

    Alors oui, pour nombre d’entre nous, le 9 novembre 1989 a été un moment unique, chargé d’espoirs désormais un peu douchés comme tant de reportages et autres documentaires diffusés par nos médias nous le font comprendre.

    Attribuer les responsabilités à tel fait ou à telle personne est un sport qui se pratique, au mieux par les analystes, au pire, par les moralistes et les censeurs qui distribuent les bons et les mauvais points.

    Alors, au-delà d’autant de discours, écoutons-le encore et encore...

     

  • Cette paix tant discutée entre Ukraine et Russie

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    La politique, en tant que telle, on peut concevoir que la pratiquer soit un plaisir. C'est lorsqu’elle est relayée par les médias, qu’elle prend une tout autre dimension.

    Et sur ce blog, vous le savez, c’est avant tout le relai médiatique accordé à certaines postures et autres prises de position qui est débattu.

    Aussi bien a-t-il souvent été question de la Russie dite « de Poutine » tant elle alimente un peu tout et n’importe quel discours chez nous, en Occident.

    Que le Président actuel de la Fédération de Russie déplaise est une chose.

    Que l’on constate, par contre, à qui nos médias accordent crédit pour renforcer sinon confirmer que l’on a tout intérêt à se détourner et de sa politique et de son pays, une autre.

    En voici un nouvel exemple tandis que deux quotidiens de référence, Le Monde et la Tribune de Genève, publient cet interview d’un cinéaste dont il a été question sur ce blog.

    Pour que chacune et chacun s’en fasse sa propre idée, voici comment Oleg Sentsov s’exprime au sujet de Volodymyr Zelenski, Président ukrainien.

    Le cinéaste déclare, en effet, « avoir honte de ce Président et être fier des bataillons (néonazis). Il veut simplement les remercier, grâce à eux les Ukrainiens ont encore leur pays » .

    Alors, nous présenter cet homme qui remercie des ultra-nationaliste pour services rendus à la patrie comme célèbre réalisateur qu’on récompense d’un prestigieux Prix, c’est comme vous voudrez.

  • La vague #Metoo

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    Pas un jour ne passe ou peu s’en faut que tel ou tel compte se règle, surtout entre femmes et hommes.

    Vous ne les aurez sans doute pas manquées, tant elles ont été médiatisées, les accusations portées par l’actrice Adèle Haenel contre le réalisateur avec lequel elle a tourné à l’âge de 12 ans.

    Aujourd’hui trentenaire, elle balance. Au prétexte que, plus tôt, sa voix n’aurait pas porté.

    Soit.

    Le cinéaste concerné a rétorqué et apporté sa version des faits. Et « le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire pour agression sexuelle sur mineure » .

    L’homme se défend, on le conçoit. Il admet des gestes déplacés, reconnaît l’effroi aussi dans lequel il s’est retrouvé précipité alors qu’il réalisait la portée de ses actes, bref, il s’explique.

    Parole contre parole, une fois encore.

    Le fait est que lorsqu’on apprend que la jeune femme a attendu de jouir d’une certaine notoriété pour balancer, on est en droit de s’interroger.

    Mais surtout, de déplorer ce climat qui divise tant les femmes et les hommes. Bien sûr que la violence sexuelle existe, bien sûr que l’abus sexuel existe, le nier serait très malvenu. 

    Mais reconnaître que désormais, la chasse à l’homme paraît ouverte doit aussi être pris en compte.  L’homme n’est pas un prédateur pour la femme. 

    Et la femme ne retire strictement aucun avantage à se poser en victime.

     

  • Des responsabilités en débat

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    L’article indiqué ci-après en bleu rend compte d’une rencontre avec un jeune Français emmené à l’âge de douze ans avec ses frères et soeurs et tout le reste de la famille maternelle et paternelle pour une destination qui, selon ses souvenirs, a été présentée comme celle de vacances.

    En réalité, fin août 2014, le père avait décidé de rejoindre l’EI.

    Arrivé à Baghouz, Mourad -prénom d’emprunt du jeune homme- raconte qu’il y a perdu ses deux petites soeurs et son père.  J’étais devenu le chef de famille. Alors il y a un pacte avec les Kurdes, pour sortir les femmes, les enfants. J’ai refusé que ma mère, mes frères, mes sœurs partent… Parfois ils disent qu’on va être jugés. Par qui ? Je sais pas… Ils ne savent pas…

    Qui est ce « ils », rien ne le précise.

    L’auteur de l’article relate ensuite les propos de Mourad selon lesquels il n’aurait jamais vu de représentant du gouvernement françaisEt de commenter ainsi:

    « Alors qu’il a été emmené en Syrie au sortir de l’enfance, Paris, qui dispose d’une présence dans le Nord-Est syrien, semble avoir choisi de le laisser disparaître dans l’oubli de sa geôle, comme d’autres mineurs dans les camps fermés, plutôt que de lui porter assistance. Est-ce parce qu’il est mineur qu’il n’a pas été transféré vers l’Irak, comme onze autres Français, condamnés depuis à la peine de mort ? » 

    La manière de conclure l’article est aussi émotionnelle que factuelle: « Un garde attend. Il faut partir. Mourad va retourner dans l’ombre. C’est son anniversaire demain : Ma mère ne sait pas si je suis mort ou vivant… » Et le journaliste d’ajouter que « La France non plus. La dernière fois qu’elle l’a vu, il avait 12 ans. » 

    La question se pose tout de même de savoir qui est responsable d’un départ volontaire de toute une famille vers l’EI sinon celui qui l’a décidé, à savoir le père! Certes, Mourad n’a rien eu à dire à ce moment-là. Et le voici désormais avec cinq ans d’une vie qui n’a plus rien à voir avec celle de ses congénères français restés, eux, au pays.

    La responsabilité de la France face aux siens inclut-elle ce genre de cas de figure, si la réponse était connue, cela se serait sans doute déjà su ...

  • La lutte contre l’excision n’aura donc pas été récompensée par le Prix Sakharov 2019

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    Comme chaque année, le Prix Sakharov a été décerné.

    Si, en 2018, il avait été remis au cinéaste ukrainien Oleg Sentsov, cette année, c’est à l’économiste ouïgour que cette prestigieuse récompense a été accordée.

    Parmi les candidatures soumises, figuraient, entre autre, celles de jeunes Kenyanes qui ont créé une application pour combattre l’excision.

    Chaque année, plus de trois millions de filles dans le monde risquent de subir des mutilations sexuelles, soit sept filles par minute, et ce souvent avant l'âge de 15 ans, pour beaucoup dès la naissance.

    Alors que la violence exercée contre les femmes mobilise tant et fait les unes de nombre de nos médias, il aurait été judicieux de récompenser ces jeunes Kenyanes.

    Mais il en aura été décidé autrement.

    Il est évident que croupir dans une prison chinoise ne doit pas être une partie de plaisir. Mais être mutilée à vie comme autant de ces jeunes filles qui ont à subir l'excision?

    D’autres éditions de ce Prix existent qui honoreront peut-être le combat de ces courageuses jeunes filles.

  • Le voile, raisons d’un choix

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    Dire du port du voile qu’il fait polémique est un euphémisme. En traiter de manière moins clivante que ce qu’on peut entendre ou lire à longueur d’ondes et de colonnes n’est pas dénué d’intérêt.

    Dans ce sens, l’initiative prise par Le Monde de donner la parole à des femmes musulmanes françaises apporte quelques éclairages qui valent d’être pris en considération même si certains d’entre eux ne sont pas inconnus.

    Par exemple, cette femme explique que, sa mère, originaire d’Algérie était analphabète, elle se voilait sans se poser de questions, parce qu’elle n’avait pas le choix. Moi, je suis née ici, je me bats pour le porter. Et elle le fait contre l’avis de ses parents. Ils se sont battus pour s’intégrer, ils me répétaient que j’étais en France et que j’étais libre, mais pour moi, c’était une façon de me réapproprier ma féminité et de m’affirmer.

    Et puis, il y a ce genre de déclaration: Nos mères ou nos grands-mères n’étaient pas françaises, elles ne savaient pas forcément pourquoi elles portaient le voile. Moi, je suis née ici, c’est mon pays ici, j’ai le choix et le droit d’être qui je suis.

    Quant à la conclusion de l’article, elle ne manque pas non plus de piquant.

    Pour deux des femmes interviewées par Le Monde, en effet, il n’y a pas lieu de parler de ce qu’endurent des femmes d’autres pays car leur situation n’a rien à voir avec la leur. Ici, nous sommes en France, ici, nous avons le choix, arrêtons les amalgames et le soupçon et faites-nous confiance.

    On sent là le besoin de s’affirmer non seulement par rapport à leurs mères qui ont vécu dans la peur, en France mais aussi par rapport aux femmes, ailleurs dans le monde, qui, elles aussi vivent dans la peur.

    En d’autres termes, ces Françaises musulmanes mettent à profit les privilèges accordés par leur pays de naissance et y ajoutent leur liberté de porter le voile qui, selon elles, est un symbole de spiritualité et de pudeur.

    Ca se discute. 

     

  • Un monde sans pitié

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    Un nouvel événement suscite la polémique autour de la jeune activiste suédoise, Greta Thunberg.

    Elle se trouve en ce moment au Canada. Et voici qu’un journaliste fait part de sa rencontre avec elle et avec son entourage.

    Vidéo à l’appui, il en est rendu compte par le média français Valeurs actuelles.

    Vous le savez, j’ai tenu à montrer tout ce que cette jeune fille révèle de la nature humaine et des sommets qu’elle peut atteindre

    En l’occurrence, ici, on se demande qui abuse de qui.

    Le journaliste qui s’introduit dans l’hôtel où logent Greta et, on le reconnait sur la vidéo, son père entre autre adultes entourant l'adolescente?

    Celles et ceux qui feraient du combat sincère de Greta le leur pour toutes sortes de raisons qui les regardent mais qui seraient éloignées des siennes?

    Quoi qu’il en soit et encore une fois, ce n’est que l’état du monde que cette nouvelle situation reflète. Un monde en lutte, sans pitié et sans scrupules.

     

  • Un raisonnement...

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    Un montage photographique a été partagé sur un réseau social bien connu. Comme vous pouvez le constater sur la capture d’écran que j’en ai réalisée pour illustrer ce sujet, il montre des enfants avec un commentaire sans équivoque.

    Je me suis exprimée, vous le savez, sur ce genre de comparaison qui n’a aucun sens. Je l’ai formulé ici et repris dans une lettre qui a été publiée dans l’édition papier de la Tribune de Genève du 14 octobre dernier.

    A découvrir la teneur des commentaires qui suivent la publication de ce montage et le nombre de partages dont il fait l'objet, quarante-deux à l’heure où j’écris ces lignes, on mesure l’écho de ce raisonnement.

    Aussi commun que facile et qui dédouane de la plus cynique des manières.

    Car il serait intéressant de savoir combien d'internautes friands de ce genre de montage seraient prêt(e)s à donner de leur temps pour lutter contre la condition subie par autant de ces enfants dont ils utilisent l’image!

    Rappelons-leur, à tout hasard que Greta Thunberg alerte de tels ravages qui font que tant d’enfants meurent de consommer des eaux polluées ou de ne plus manger à leur faim tant les changements climatiques ont causé de dégâts vitaux pour eux.

    Alors, pour qui se bat-elle sinon pour ses congénères dont l’avenir est en jeu?

    Mais non, on « sait » que non, qu’elle serait « manipulée » et que cela suffit à se défouler, à appeler à sa mort et à jouer avec des photos d’enfants en souffrance.

  • De Polytechnique à Huawei, avec une mission en faveur de la santé publique

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    La récente nomination de l’ex-Président de Polytechnique, Jacques Biot, au sein du conseil d’administration de la filière française de Huawei -dont on parle beaucoup- ne manque pas d’intérêt.

    Au-delà de la polémique qui entoure le géant chinois, la phrase qui conclut l'article cité en lien ci-après ouvre un horizon singulier sur les relations entre le pouvoir politique et l’industrie.

    En effet, on apprend que « Jacques Biot va bel et bien poursuivre une mission publique que lui a confiée Édouard Philippe le 19 septembre et qui vise à relocaliser la production de certains médicaments dans l’UE. » 

    On sait les conséquences désastreuses, parfois, de l’empire des pharma sur la pénurie de médicaments de première nécessité et vitaux pour nombre de malades. Il en avait été question à diverses reprises ici.

    Dans ce sens, que le Premier Ministre français ait chargé Jacques Biot d’agir en vue de « relocaliser la production de certaines médicaments dans l’UE » est plutôt encourageant et positif. Ce qui n’est, apparemment, pas l’avis émis par le grand quotidien français Libération.

    Que pareille négociation en faveur de la santé publique soit confiée au nouveau membre du conseil d’administration d’Huawei passe mal, ce qui peut se concevoir.

    Force est, néanmoins, de constater que, pour sauvegarder des intérêts d’Etat, en l’occurrence français, on mandate l’un de ses citoyens engagé au sein du conseil d’administration d’une entreprise multinationale.

    Mélange des genres ou pas, d’accord ou pas avec ce procédé, le fait est là et à méditer.

  • France, on marche pour les femmes..

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    On marche pour le climat, on marche pour les femmes, on proclame ses exigences, on se dit qu’il le faut parce qu’on doit, etc.etc. On pense, on croit peut-être, on est certain, même, qu’avec ces marches, on agit.

    Preuve en seraient les résultats d’élections en Suisse où déjà on avance que les marches des jeunes pour le climat auraient exercé leur influence. La suite que donneront les élu(e)s à l’espoir qu’ils et elles représentent le confirmera.

    Dans le même sens, la violence exercée à l’encontre des femmes entrera-t-elle dans les consciences politiques parce qu’on aura marché dans ce butSi c’était aussi simple...

    Et ce n’est pas là, l’expression d’une fatalité car se mobiliser est toujours préférable au silence qui consent. Mais la violence faite aux femmes est multiple. Il en est une, entre autre, qui est peu souvent mentionnée.

    Car les femmes qui la subissent ne perdent peut-être pas la vie, comme d’autres, sous des coups reçus. Non, elles, la vie, elles la portent. Et elles sont payées pour cela. Par des couples qui estiment avoir droit à un enfant.

    Et la femme qui satisfait ce droit serait, dit-on, encadrée. Oui, parfois. Et si tel n’est pas le cas, on essaiera de ne pas trop y penser...

  • A tous les amoureuses et les amoureux de la Terre!

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    C’est très bien l’écologie, c’est encore mieux si on empoigne les véritables menaces sur l’environnement.

    Aussi bien, la joie d’élues et d’élus helvètes qui célèbrent leur victoire aux élections parlementaires fédérales de ce dimanche 20 octobre, sera-t-elle d’autant plus légitime qu'elle prendra en compte les résultats de cette étude.

    Il ressort de ce qu’en publie franceinfo sur son site que « le numérique mondial consomme cinq fois plus de ressources naturelles que le parc automobile français. » 

    Autant que vous êtes, je vous invite toutes et tous très vivement à lire l’article indiqué en lien ci-dessus pour mesurer l’ampleur des dégâts qui nous attendent pour très bientôt.

    Greta ou pas, la réalité est là.

    Donc oui, que ces victoires vertes en Suisse soient saluées! Mais qu’elles n’oublient pas d’ouvrir les yeux sur des faits qui obligent à être considérés et non pas à être traités sitôt que possible et donc...jamais.

    Par exemple, combien de nos écologistes seraient-ils ou seraient-elles prêt(e)s à remiser leurs smartphone, iPhone, tablette et autre portable en faveur d’une nature dont on ne cesse de rappeler qu’elle est en danger?

    Dans un monde de plus en plus numérisé ou digitalisé ou robotisé ou tout cela ensemble, à choix, la question posée serait-elle incongrue?

  • Sourd rapport de force

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    La politique côté cour et côté jardin, où est la réalité? Dans l’une et l'autre. Parce que les politiciennes et les politiciens sont des personnes et, jusqu’à nouvel avis, pas encore des robots sans émotions, ni goûts, ni humeurs.

    Cela dit, bien sûr que copinage ou corruption se mêlent mal à ce qui est attendu de serviteurs de l’Etat comme on appelle celles et ceux qui sont censé(e)s oeuvrer au bien public.

    Mais coups de pattes, de griffes ou aussi de mains ne sont jamais bien loin qui interagissent avec l’ordre et le devoir.

    Et en ceci opère la nature humaine. Que cela soit bien ou pas, c’est la morale qui en juge. Et elle n’a jamais fait bon ménage avec la nature.

    Mais au-delà de ce genre de petits ou grands arrangements entre ami(e)s, restent les enjeux face auxquels se retrouvent les peuples. Et là non plus, on n’apprécie peu d’avoir à se plier sans autre.

    Or c’est lorsqu’un pouvoir peine à imposer le respect des valeurs qu’il est censé incarner que menace le désordre. Et nombre de situations s’observent où ce qui devrait prévaloir en démocratie, échoue.

    Dans ce sens, qu’il s’agisse de violence policière à l’encontre de manifestants ou de violence d’élèves envers leurs professeurs, force est de constater que transgression il y a. Autant des forces de l’ordre que des adolescents.

    Et quand la violence, d’où qu’elle émane impose sa loi, on n’est plus dans l’idéal démocratique mais dans le sourd rapport de forces.

     

  • Informer, partager et après?

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    A survoler les informations partagées sur les réseaux sociaux, il y a vraiment de quoi parfois désespérer, si trouver un écho du monde un peu réjouissant a motivé la visite sur ces plateformes.

    Car tout y passe, du martyre vécu par telle ou telle victime individuelle ou collective, de la maltraitance infligée aux diverses espèces humaines, animales, végétales et minérales ou, plus près de nous, des dissensions et autres menaces de guerre civile, de la destruction ou de la vente des églises quand elles ne sont pas incendiées, du Brexit et de ce qu’en pense sa Majesté, sans compter et pour l’anecdote, de l’exécution plutôt laborieuse de l’hymne national russe lors d’une visite officielle de Vladimir Poutine à Riyad.

    Autant d’échos échantillonnés du monde.

    C’est cela, être tenu au courant de ce qui se passe aux quatre coins de la planète. Sauf qu’elle offre encore bien au-delà de ce que l’on en sait, en bien et en mal s’entend. Car la nature humaine, devrait-on le rappeler, ne cessera de nous surprendre. Mais dire sa grandeur aurait aussi de quoi redonner de l’espoir quand, journée faite, les critiques ou autres doléances s’enchaînent et s’étalent.

    Est-ce qu’en être témoin indirect influence de quelque façon que ce soit notre regard, oui et non, selon le temps de réflexion et d’analyse qu’on leur accorde. Mais ensuite? Car tenir compte des informations reçues, les discuter, oui mais pour quel résultat quand, les oublier aussitôt que de nouvelles les ont remplacées dans le fil de l’actualité, semble souvent se produire?

    A défaut d’être mobilisé par une cause bien précise, il semble que publier une info par ci par là, pour autant d’internautes qui se livrent à cette activité, n’ait d’autre raison que de répercuter, sans autre réflexion ajoutée. A elles et eux de contredire ou de confirmer ce constat qui ne saurait avoir valeur de « vérité », surtout pas!

    Il est juste question d’esquisser une approche de comportements en réseaux...

  • Qui est cannibale?

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    Qui est cannibale? A deux reprises, l’adjectif est employé dans l'article cité en lien plus bas et consacré à la mémoire du goulag. 

    Une fois pour qualifier Sandarmokh en Carélie, comme « concentré du système répressif et cannibale soviétique ». Une autre fois, pour dire des années 1937 et 1938 qu’elles furent « les plus cannibales, avec environ 700 000 personnes exécutées à travers le pays, en plus des millions d’autres envoyées en camp ou en exil. » 

    Mais c’est aussi un autre usage linguistique qui interpelle dans ce même article.

    En effet, dans son premier paragraphe qui apparaît en caractères gras, on apprend que « la réécriture de l’histoire est un aspect essentiel de l’idéologie poutinienne ». De ce que serait « l’idéologie poutinienne », pas la moindre explication ni l’esquisse même d’une définition.

    Comme si le sens de pareils termes devait aller de soi et s’appliquer à un pays qui compte au moins 145 millions d’habitants et s’étale sur autrefois 11 fuseaux horaires désormais ramenés à 9. On l’a compris, deux discours s’affrontent.

    L’un est d’emblée annoncé comme celui d’une « idéologie », en l’occurrence « poutinienne », l’autre s’en prend à elle, s’estimant peut-être dégagé de toute idéologie. Il ne se nomme donc pas, il se déroule et énonce des faits selon son point de vue. 

    Et voici comment les uns et les autres s’affrontent, qui, à vouloir restaurer la mémoire des victimes de Staline, qui, celles tombées sous les balles des Finlandais entre 1941 et 1944. Et si toutes ensemble étaient à honorer? Il semble que cela relève de l’impensable.

    Pareille lutte autour de mémoires n’est pas l’apanage de la seule Russie. Partout, l’idéologie s’infiltre. Avec ou sans nom, créée de toutes pièces ou sans identité particulière comme ici, le but du propos reste identique, dire l’Histoire dans un sens et pas un autre.

    Paix soit rendue à autant de victimes quelles qu’elles soient!

     

     

  • Xavier Dupont de Ligonnès et nos médias

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    Dans leur précipitation à annoncer la découverte d’un homme recherché depuis de longues années, nombre de médias ont révélé leur triste statut.

    Celui qui, autrefois, était réservé à ce qu’on appelait « presse à sensation ».

    Mais aujourd’hui, le scoop et le nombre de « clics » tenant lieu de référence quasi incontournable, la quasi totalité de nos sources d’informations rivalisent d’audace pour être au top du média le plus réactif.

    Le résultat se connaît.

    Le cas de ce fait divers publié en une de tant de sites et qui a animé les réseaux sociaux en est un exemple parlant.

    On se dépêche de publier, de partager avant même l’information confirmée.

    On dit que la condition de journaliste se durcit, que le temps nécessaire pour mener de véritables investigations se restreint comme peau de chagrin, rentabilité oblige.

    Si un exemple devait prouver cette réalité, le voici tout trouvé.

    Non, Xavier Dupont de-Ligonnès n’est pas l’homme arrêté à Glasgow, avouent nos médias à peine embarrassés ou si peu...

     

  • En quête et en perte de sens

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    La sidération est une évidence tandis que la France, mais pas qu’elle. découvre qu’au coeur même de son Etat ait pu oeuvrer le radicalisme assassin.

    Pleuvent alors les réactions, les « il faut que... » ou autres décisions à prendre comme si tout était aussi simple.

    Les responsabilités sont bien au-delà de tel ou tel et peuvent se nicher dans autant d’intérêts de va-t-en guerre qui essaiment de par le monde.

    Dans ce cas, est-on face à des complicités, du laxisme, des dépendances en tous genres ou un peu de tout cela ensemble? 

    En son temps, l’archevêque de Mossoul avait prévenu.

    « Ce que nous vivons, vous le vivrez un jour ». Certes, il songeait là au sort réservé aux Chrétiens d’Orient. Or la France se veut laïque et républicaine.

    Elle l’est si bien qu’elle voit tomber des têtes au sein même de l’une de ses administrations les plus prestigieuses et sécurisées.

     

  • Le choc

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    Imaginez, du jour au lendemain, vous apprenez que l’immeuble dans lequel vous vivez, pour certains depuis des dizaines d’années, risque ni plus ni moins de s’effondrer.

    Depuis 55 ans qu’existe le bâtiment qui vous abrite, c’est seulement ces jours-ci que vous apprenez être en danger.

    Avouez que vous avez eu l’immense chance de ne pas vous retrouver plus tôt au milieu de ruines!

    Seulement voilà, vous ne l’entendez soudain plus ainsi lorsqu’on vous dit que vous avez une semaine pour quitter les lieux!

    Oui, c’est ce qui a été annoncé aux 75 habitants de 26 appartements de cet immeuble. Sans compter les commerces, les cabinets de médecin, de dentiste et de physio ajoutés au salon de coiffure.

    Tout ce monde doit partir et sans délai. 

    Cette histoire vraie se passe dans la ville internationale de Genève aussi appelée Cité de Calvin. Inutile de dire que le choc est réel et bien présent. Et que les questions affluent.

    Car dans la rue circulent piétons, cyclistes, automobilistes et transports en commun qui, semblent-ils, ne seraient pas concernés par un immeuble qui s’écroulerait sur la voie publique.

    C’est le cauchemar et l’Etat sommeille