14/08/2018

Ce cinéaste ukrainien dont le sort émeut

sentsov,le monde,cinéma

                                                                                       capture d’écran Russiepolitics                           

Donc, vous l’aurez bien compris, le cinéaste Oleg Sentsov est accusé de terrorisme par Moscou.

On se mobilise, personnalités du monde du cinéma, médias évidemment et autres élus jusqu’au Président de la République française en personne.

Or que sait-on au juste de cet homme? Ce que nos journalistes, témoins interrogés à l’appui, veulent bien nous en dire. 

Mais à lire ce sujet consacré au cinéaste, sujet écrit le 27 juin dernier, force est de constater que l’acte terroriste dont il est accusé, il le préparait bel et bien.

Alors? L’auteure de cet article serait-elle une affabulatrice? Mieux, un troll du Kremlin comme toute personne qui écrit sur la Russie de manière autre que celle qui doit être?

A vous de voir et de vérifier l’authenticité de la video indiquée par cette juriste et blogueuse. Mais le témoignage qu’on y découvre a sans doute dû échapper à nos compatriotes si soucieux du sort de ce cinéaste.

Après tout, on ne peut pas avoir connaissance de toutes les informations. Et puis, on sait que certaines sont aussi vite diffusées qu’elles sont reçues dans les agences de presse. Et rappeler le plus souvent possible combien la Russie de Poutine emprisonne, malmène jusqu’à ce que mort s’en suive devient presque la norme.

On l’a vu avec l’affaire Magnitsky et le film qui en rend compte mais qui n’a pas eu l’heur de plaire à Bruxelles qui en a tout simplement interdit son visionnement. Cela a été évoqué ici, dans le dernier paragraphe de ce sujet.

S’agissant d'Oleg Sentsov, le talent qu’on lui prête devrait-il l’épargner d’avoir reçu des explosifs comme en témoigne le militaire ukrainien dans le cadre d'une conférence organisée par l’OSCE?

Il déclare avoir lui-même fourni au cinéaste de quoi préparer un acte terroriste en Crimée et demande aux services spéciaux ukrainiens de trouver qui a trahi Sentsov.

Autant d’éléments qui laissent à penser que si Oleg Sentsov avait mis son projet à exécution et n’avait pas été livré par quelque traître que ce soit, des vies y auraient passé.

Périr dans un attentat fomenté par un cinéaste, l’une ou l’un des signataires de la tribune parue dans Le Monde, se le souhaiterait-il?

 

12/08/2018

Le péril rouge passé, la menace reste...

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Voici un article suivi de commentaires qui soulèvent quelques réflexions. Il y est question de russophobie envisagée dune manière qui fait réagir certains internautes.

En réalité, c’est le terme employé par l’auteur de l’article pour qualifier ladite russophobie qui lui vaut quelques piqures de rappel.

Car celles et ceux qui ont connu les Russes comme ennemis, peinent à considérer que leur haine à leur égard ne soit que pavlovienne comme cherche à le faire entendre Joachim Imad dans le point de vue qu’il propose.

Et en effet, à écouter parler nombre de personnes qui ont eu affaire à la Russie soviétique, force est de constater que leur ressentiment à son égard -et c’est peu dire- est loin d’être éteint.

Mais l’auteur de l’article ne vise pas forcément ni à tout prix à faire aimer la Russie. 

Non, il veut entre autre démontrer la malhonnêteté et le danger qu’il y a dans le deux poids-deux mesures d’informations qui se concentrent sur un pays aux dépends d’autres dont il y aurait beaucoup à dire sinon à redire.

Et dans ce sens, il va de soi qu’il se heurte à forte partie.

Car rien ne semble pouvoir enrayer la volonté manifeste de rendre la Russie responsable de tous les maux possibles et imaginables. Combien de fois cela n’a-t-il été relevé ici!

Ce qui ne revient pas à idéaliser un pays, son Président et encore moins à en être le relai. Mais juste à déplorer la quantité de moyens mis en oeuvre pour désinformer dans le seul but de discréditer.

Et si ce mode d’action sur l’opinion publique a je ne sais combien de fois pu être imputé à l’ex-URSS, comme cela a été énoncé ici, nos démocraties occidentales ne sont plus très loin de la rejoindre dans la méthode.

  

11/08/2018

L’Elysée malmené

 

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Une nouvelle affaire met en cause un très proche du Président français, Alexis Kohler pour ne pas le nommer.

Déjà visé par une première plainte dont il avait été question ici, en voici encore une qui interroge quand on sait que les agissements de ce fidèle parmi les fidèles d’Emmanuel Macron relevaient de longue date déjà de ce qui s’apparenterait à un conflit d’intérêts.

Mais ni l’ancien Maire alors Les Républicains du Havre, cité dans cet article publié par le HuffPost et désormais Premier Ministre En Marche, ni le non moins désormais Président de la République n’ont semblé y voir quoi que ce soit à redire.

Il va de soi que le Secrétaire Général de l’Elysée se défend de tout conflit d’intérêt et la justice tranchera. Il n’en demeure pas moins toujours aussi surprenant que ces deux affaires soient révélées par un média qui a plutôt affiché son soutien à Emmanuel Macron.

Certes, on dira que les journalistes font leur travail et c’est tant mieux.

Le fait est que chacune de ces affaires, l’une dite Benalla, l’autre pas encore appelée Kohler, éclatent alors que, lors de la première, on apprenait que des secours communs franco-russes avaient été acheminés en Syrie et qu’au moment de la seconde, on lit que les deux présidents français et russe se sont entretenus au téléphone.

Pour aborder, entre autres la situation en Syrie, a annoncé le Kremlin.

 

07/08/2018

Ces ONG si gouvernementales..

 

Vous avez peut-être sinon souvent dû entendre énoncé dans vos médias de référence -s’ils le sont restés, bien sûr- comment telle ou telle ONG se voyait fermée ou carrément interdite sur sol russe.

Et vous aurez, pour cela, eu droit aux interventions de spécialistes et autres experts qui vous auront expliqué, toujours dans vos médias de référence qui le seraient restés, que le Président de la Fédération de Russie surveille tout, son passé kagébiste oblige.

Eh bien je vous propose de découvrir l’article que Daniel, intervenant de ce blog, a indiqué en lien dans un des commentaires qu’il a déposés sous mon précédent sujet en relation avec l’affaire Benalla et les russophiles.

Il s’agit d’une analyse particulièrement fouillée.

Je vous invite vivement à la lire pour réaliser combien ces organisations sont non gouvernementales... Vous y trouverez de quoi méditer. Mais peut-être que certain(e) d’entre vous ne l’ignoraient pas.

Pour les autres, eh bien, libre à vous de vouloir ou non combler quelques lacunes en la matière...

06/08/2018

Enfin on y est, merci Les Echos!

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Voilà, on y arrive, enfin!

L’affaire Benalla a bénéficié d’envois massifs de tweets qui l’ont gonflée. Et au hasard, devinez qui détient une grande partie des comptes Twitter à l’origine de ces envois?

Nombre de russophiles.

Ah, on l’attendait, cette information. Les Echos se sont chargés de la diffuser, ouf! Lisez donc bien l’article indiqué ici en lien, vous serez ainsi au fait de l’info telle qu’elle doit être, vérifiée et sourcée.

Le problème est qu’elle laisse nombre d’observateurs sur la réserve, mieux, en fait regretter certains que la loi sur les fake news ait été rejetée.

Tout cela serait pathétique si nombre d’enjeux ne se cachaient derrière l’acharnement à rendre la Russie responsable de tout et de son contraire.

Qu’on l’aime ou non, ce pays est-il à ce point dans le collimateur d’un Occident qui ne sait plus qu’inventer pour le salir?

Que son Président déplaise, on l’a compris de longue date. Mais qu’il incarne plus de 80% de voix issues d’une population qui compte près de 147 millions d'habitants est la réalité. 

Tout comme l’est celle de la France et du Président qu’elle a porté à sa tête dans les conditions que l’on connaît et avec le pourcentage que l’on sait.

 

05/08/2018

Rire ou pleurer?

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Quand la RTS célèbre le dixième anniversaire de la mort d'Alexandre Soljenitsyne, c’est quelque chose!

Elle ne dit à peu près rien de l’homme, peut-être est-il supposé sinon admis que les téléspectateurs de son journal de 19:30 sont au fait et donc, qu’on peut passer à l’essentiel.

Cet essentiel, on commence à le savoir, consiste avant tout et surtout à montrer au public combien est répressive la « Russie de Poutine ». Le reste attendra peut-être la célébration du centenaire de la naissance de Soljenytsine, à savoir le 11 décembre 1918?

Donc, pour l’heure, évoquer l’écrivain russe équivaut à s’interroger sur ses héritiers. Parmi eux, l’incontournable Navalny -représenté dans le sujet par son « bras droit »- et les non moins incontournables Pussy Riot dont à peu près personne ne se soucie en Russie mais que nos médias ne se lassent pas de solliciter.

Le jour où notre chaîne publique d’information suisse expliquera qui finance les productions d’autant d’artistes et autres opposants au Kremlin, on saura, alors, comment l’information qu’elle distille est fabriquée pour orienter l’opinion.

Au point que lorsque nos compatriotes se rendent en Russie et qu'ils découvrent le pays, nombre d’entre eux avouent ne pas reconnaître celui qui leur a été décrit par leurs médias.

Ironie de l’Histoire, cela rappelle étrangement ces Soviétiques qui arrivaient en Europe et s’étonnaient de ne pas reconnaître tout ce qu’on leur en avait dit...

 

23/07/2018

Russie, Syrie, France etc...

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L’information relative à l’aide humanitaire apportée par la France à la Syrie et acheminée par l’aviation russe a fait réagir « Daniel », commentateur de mon précédent sujet de blog.

Si l’information ne m’avait pas échappé, avant d’en tirer quelque conclusion que ce soit, d’autres éléments seraient à trouver en faveur de l’hypothèse selon laquelle cette attitude expliquerait le revirement très soudain sinon inattendu de tant de ces médias qui ont, jusque là soutenu l’ancien candidat En Marche.

Car, comme je l’ai indiqué dans mon propos d'hier, si la question reste posée de savoir pourquoi tous ses soutiens mettent à mal leur protégé par la divulgation de l’affaire dite Benalla, aucune réponse claire, pour l’heure ne peut être apportée.

Des éléments devraient être trouvés qui rendent indiscutable ce lien établi par d’aucuns entre cause et effets.

Or espérer apprendre de source sûre ce qui a motivé cette divulgation médiatique d’une affaire qui, comme tant d’autres, aurait tout aussi bien pu rester inaccessible au grand public, risque fort de ressembler à une mission impossible.

Car créer une affaire dans l’affaire et de nouvelles affaires dans ladite affaire -créée dans l’affaire dite Benalla- contribuera sans doute à la diluer de telle sorte qu’on l’oublie ou qu’on s’y perde, tout fil d’Ariane n’étant pas à disposition de chacune et de chacun.

Et le serait-il, ce fil à disposition, que de le couper reste toujours possible.

 

20/07/2018

... Et ce n’est pas même de la propagande russe...

 

Vous le saviez sans doute déjà, pour celles et ceux qui diversifient leurs sources d’information. Pour les autres, eh bien voici qui leur donnera l’occasion de découvrir ce qui ne relève pas même de propagande russe

Il s’agit de propos tenus par Robert Kennedy junior.

Qu’en conclure sinon que le procédé est tristement humain, connu et rôdé? Des intérêts en jeu, on mobilise toutes les forces à disposition pour les défendre. Et on attaque avec autant d’entrain ce qui émane du camp adverse.

C’est tellement simple et éprouvé qu’on retrouve la manière dans tous les conflits dominés par la plus mauvaise foi qui soit.

Alors?

Se faire une raison, non car la diplomatie existe et n’a de sens que de tout mettre en oeuvre pour calmer les ardeurs  belliqueuses. 

Cependant voilà, tous ne l’entendent pas ainsi et guettent du plus mauvais oeil leur perte d’influence à l’horizon. Pendant ce temps-là, les pertes civiles s’accumulent, qu’à cela ne tienne!

Et partout où la terreur s’exerce pour maintenir son emprise, les mots sont là, prêts à condamner avec la plus grande fermeté tel et tel acte qu’on se hâte de qualifier d’odieux.

Mourir sans comprendre pourquoi  avait déjà été évoqué ici.

Ces victimes, dans le Donbass, interrogent et s’interrogent comme partout ailleurs dans le monde, lequel de ces cyniques va-t-en-guerre s’en préoccupe?

Une vie, c’est si peu...

 

17/07/2018

Relai planétaire de la photo prise par Alexey Nikolsky. La France divisée

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Vous l’avez sans doute découverte, cette photo qui montre un Emmanuel Macron exultant. C’était le soir de la finale du Mondial de football au stade Loujniki de Moscou ce 15 juillet dernier.

Si l’image ne semble pas déplaire à grand nombre de médias de par le monde, la France, pour ce qui la concerne, varie dans ses appréciations.

Normal, quand on estime que l’organe de presse auquel appartient le photographe a été estimé relever de la propagande, on reste prudent et c’est un euphémisme que de l’écrire ici.

Rappelez-vous, c’était à Versailles, dans la galerie des batailles... Le Président français n’a pas mâché ses mots. Mais cela, c’est du passé, laissons les batailles s’être livrées, dirait l’autre.

Car d’aucuns ne cachent ni l’intérêt ni le profit qu’offre cette image, même déjà bien détournée par d’habiles internautes. Humain, trop humain?

Allez, avouez que le photographe a du talent et que son coup d’oeil est magistral!

15/07/2018

Ce 15 juillet à Moscou

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                                                                           capture d’écran: welcomme2018.com/fr/guide/2412693/

Ce soir, la France s’est imposée face à la Croatie dans le cadre de la Coupe du monde de football qui s’est tenue en Russie.

Bien sûr qu’il s’agit de sport et de tout ce qu’il implique d’intérêts en tous genres. Et pourtant, l’engouement est bien là. Aussi réel que le dégoût exprimé ici ou là 

De cela, on peut débattre à plus fin.

Chacune et chacun y va de ses arguments alors qu’on nage en pleine émotion. Or qu’y a-t-il de plus difficile à raisonner que ce qui demande précisément à échapper à la raison?

Cependant, il va de soi que le monde ne s’est pas arrêté ce soir à Moscou. Tout au contraire, il tourne et ne nous met pas pour autant à l’abri de nouvelles surprises, déconvenues ou autres tensions.

Profitons néanmoins de joies qui sont aussi offertes. En l’occurrence, celle d’autant de Françaises et de Français. Oui, j’en suis au même titre que je suis Suissesse.

Et si la Croatie avait gagné, ce 15 juillet à Moscou, je me serais tout autant réjouie de la victoire de ce pays. 

20:40 Publié dans Air du temps, Europe, France, Humanité, Russie, société | Tags : sport, football, coupe du monde 2018, moscou | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

04/07/2018

Aides sociales et désinformation

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Qu’on aime ou pas un pays, une personne est un choix. Mais qu’on discrédite pour d’autant afficher son sentiment, un autre qui, lui, relève de la plus mauvaise foi.

Il semblerait, néanmoins, que les fake news ne soient réservées qu'à certains médias que l’on vise, évidemment, à disqualifier au profit d’autres qui n’auraient à leur service que la vertu même et la sincérité.

Foin d’hypocrisie combien de fois observée et démontrée ici et cependant bien établie, force est de le constater.

Il suffit de se rappeler comment, dans le courant de cette émission dont j’ai indiqué le lien dans l’avant-dernier sujet de ce blog, il a été énoncé que d’assurances sociales, en Russie, il n’y en avait pas.

J’ai réagi à ces allégations, vous l’avez constaté.

Voici, parmi d’autres preuves qui infirment les propos tenus et diffusés par Franceinfo, ce lien à un site officiel de la République française.

Autant dire qu’au mieux, la rédaction de cette chaîne d’information n’en avait pas connaissance. Et pourtant, le débat qui réunissait autant de personnes compétentes, n’en comptait-il aucune susceptible de faire mention de ce site?

Critiquer la qualité d'aides sociales est une opinion que chacune et chacun est libre d’émettre.

Mais nier leur existence, c’est abuser un public  qui fait -encore- confiance à ce que lui rapportent ses médias de référence.

 

03/07/2018

Merci, Monsieur!

 

Un journaliste vient de m’offrir sur un plateau d’argent ce qui manquait à ma réflexion sinon aux conclusions à devoir malheureusement tirer de certaines postures médiatiques.

Ce journaliste, comme divers(es) de ses consoeurs et confrères, je l’ai porté en estime. Nous avons eu, en son temps, des échanges par messagerie privée qui m’ont laissé le sentiment de partage d’opinions possible, entre autre, sur la Russie.

Force m’a été de constater que non. Et tout cela est parfaitement regrettable. Pourquoi? Tout simplement parce que le monde n’a pas besoin de conflits d’opinion irréductibles. Ou alors, peut-être que si, pour autant de celles et de ceux qui visent à y occuper une place dominante.

Que les un(e)s et les autres émettent tel ou tel avis sur un sujet, rien que de très normal. Mais que, lorsqu’on cherche le débat, on se le voie refusé au nom de prétextes aussi fallacieux que mensongers, là, c’est une toute autre problématique qui se dessine.

Comme je l’ai souvent indiqué ici, lorsque j’ai réagi à tel ou tel documentaire ou reportage relatifs à ce qui se serait passé ici ou là, j’en ai informé les personnes concernées. Aussi, ai-je rencontré, parfois, l’opportunité d’échanges constructifs avec autant de protagonistes d’avis différent sinon opposé au mien.

Dans le cas d’école auquel m’a, au contraire, soumise ce journaliste, j’ai dû me rendre à l’évidence selon laquelle, faute d’arguments à opposer à une prise de position, on juge et on condamne celle ou celui qui la soutient. 

S’agissant de la Russie et de ce que j’en ai écrit ou dit, j’ai eu droit à à peu près toute la panoplie du style, agent du Kremlin, propagandiste et autre troll financé pour répandre la bonne parole. Tout cela m’a plutôt amusée et je m’en suis souvent expliquée ici-même et dans le cadre d’interviews comme celle-ci, par exemple.

Jamais, par contre, n’avais-je eu droit à cette remarque selon laquelle je serais liée de sorte à être interdite de parler de la Russie telle qu’elle serait. Que je serais, dès lors, réduite à la vendre tel le paradis sur Terre.

Que cela soit désormais bien clair si besoin était de le redire, personne ne me finance, personne ne me tient par tel ou tel droit que j’aurais à respecter, personne ne me dicte la parole d’Evangile que j’aurais à diffuser ici et ailleurs.

Le fait de l'avoir à maintes reprises énoncé et encore maintenant, ne m’empêchera sans doute pas d’avoir à le rappeler encore et encore.

Car l’astreinte à respecter par nombre de celles et de ceux qui, à l’inverse de moi, ne sont pas libres de leur parole m’y obligera tandis que leur impuissance à porter la contradiction les contraint à l’attaque et à la condamnation à l'aveugle.

Car il va de soi que ces âmes vertueuses ignorent tout de ce que j’ai vécu et vis chaque fois que je me trouve en Russie. Pas davantage non plus ne savent-elles avec qui je parle, où je me rends en dehors des lieux où je suis invitée à présenter mes livres et ce que j’apprends d’autant de celles et de ceux que je côtoie.

Et ce sont ces êtres de tous bords et de tous milieux que je remercie du fond du coeur de ce qu’ils m’offrent de connaissance intime de leur pays, la Russie.

 

02/07/2018

Analyses

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Voici qu’au milieu des habituels clichés sur la Russie, on y découvre Alban Mikoczy tordre le cou à l’un d’eux. 

En effet, il vaut la peine de l’entendre parler de l’élection américaine qui a porté Donald Trump au pouvoir. Aussi relativise-t-il sinon néglige-t-il le rôle sans cesse prêté à la Russie, d’ingérence.

Cela dit, lorsque ce même journaliste affirme que d’aide sociale, en Russie, il n’y en a pas, il semble un peu téméraire. Nombre de cas que j’ai pu observer contredisent de tels propos.

Pour le reste, rien de surprenant à ce que le public, soit avale ce qu’on lui présente comme analyse, soit ne s’y retrouve plus.

Comment, en effet, cautionner ce qui tient de la sentence alors qu’on attend au moins un peu d’objectivité?

Ce qui laisse à penser, qu’en définitive, on restera toujours dans la préférence. En soi, rien à y redire mais qu’on l’avoue, au moins!

 

28/06/2018

Questions

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capture d’écran youtube

Sous le précédent sujet de ce blog, un commentateur a indiqué le lien à une video. Dans cette video, on découvre comment oeuvrent cynisme et trahison.

De cynisme, il en avait été question ici, avec les déclarations de Georges Friedman au sujet de la Russie.

Là, en l’occurrence, nous sommes en France avec Emmanuel Macron mais aussi avec son prédécesseur, François Hollande.

On pourrait tout aussi bien être en Grèce ou dans tant d’autres pays où les promesses électorales sont aussi vite oubliées qu’elles ont pu être formulées juste pour appâter l’électorat.

Faut-il donc être à ce point avide de pouvoir pour brader la confiance sollicitée par autant de candidats à gouverner?

Dénoncer les abus de droits humains comme s’y emploient tant de personnes engagées aux quatre coins de la planète alors que la confiance est piétinée jour après jour par autant de celles et ceux qui ont appelé à l’accorder?

Marteler à tout va combien les minorités sont bafouées alors que règne l’abus d’autant de personnes qui ont apporté leur soutien à une candidature qui leur semblait prometteuse?

Duplicité et mépris devraient-ils donc gérer notre vaste monde? 

Poser ces questions est presque y répondre tant veille encore et encore l’espoir qu’enfin surgissent des personnalités dignes des peuples qui les ont appelées à les représenter.

 

24/06/2018

Juste un peu nationaliste, pas comme d'autres qui font honte à l’Union Européenne!

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On sait de longue date combien sont hypocrites nombre de prises de position énoncées par telle ou telle instance. On le sait si bien que de plus en plus de citoyennes et de citoyens ne se mobilisent plus tandis qu’on les y appelle.

On le constate, entre autre, aux minables scores réalisés après chaque scrutin proposé.

Voici un bel exemple de ce monde politique, hexagonal en l’occurrence, qui ne cesse de s’en prendre à telle mouvance ou parti nationaliste sinon fasciste.

Le 11 juin dernier, le co-fondateur du parti social-nationaliste d’Ukraine a été reçu à l’Assemblée Nationale et au Sénat. Certes, il l’a été en tant que Président du parlement (Rada) ukrainien.

L'homme n’en demeure pas moins connu pour son nationalisme, pour son antisémitisme et pour ses relations avec les milieux néo-nazis et fascistes ukrainiens.

Olivier Berruyer, qui tient le site Les Crises duquel a été prise la capture d’écran qui illustre ce sujet, avait prévenu de cette visite.

Je vous invite à lire l’ensemble de son article pour y découvrir ce qu’il en a été des honneurs rendus par la France à cette personnalité politique qui préside la Rada (parlement) ukrainienne.

Il est vrai, néanmoins, qu’il est bien plus aisé de conspuer une Russie qui compterait, dans les tribunes de ses stades, tant d’adeptes du nazisme alors que c'est par millions que ce régime a fait tomber les siennes et les siens.

Quant à la Crimée dont il est énoncé par ce grand humaniste qui préside le parlement ukrainien, qu’elle sera récupérée par son pays, il risque de se heurter à quelques résistance.

Pour rappel, voici ce que répondent la plus grande partie des Criméens quand on leur parle de cet avenir qui leur serait réservé.

 

19/06/2018

Bien au-delà de la russophobie ...

 

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Par RIA Novosti archive, image #216 / Boris Kudoyarov / CC-BY-SA 3.0, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=18133951

A la lecture de cet article, vous découvrirez une Russie raciste, mieux, ignare et carrément inculte.

En effet, sur les plus de 146 millions d’habitants qu’elle compte, il s’en trouve qui n’auraient jamais vu de Noirs avant que n’apparaissent, soudain, des joueurs de football à la couleur de peau différente de la leur.

Mieux, on nous explique ce qu’il en est d’incidents racistes dans les tribunes qui viseraient en priorité les populations caucasiennes (...) quand il ne s'agit pas de tendre le bras pour manifester son amour immodéré pour les idées du IIIe Reich.

Vous voilà ainsi au fait, le Russe serait enclin à tendre le bras pour manifester son amour immodéré pour les idées du IIIe Reich.  

C’est vrai que Saint-Pétersbourg -autrefois Léningrad- avec ses près de neuf cents jours de siège imposé par la Wehrmacht qui visait à l’affamer, compte juste un million huit cents mille morts, une paille, en somme.

Autrement dit, rien de plus normal que le Russe tende le bras pour manifester son amour immodéré pour ces idées du IIIe Reich qui ont fait succomber les siens.

Et puis, quand ces idées du IIIe Reich sont affichées, par exemple, à Kiev, ne croyez surtout pas que l’Ukraine soit raciste, non, voyons! Ces idées du IIIe Reich ont animé autant de bataillons de la mort qui ont contribué à installer la démocratie tant souhaitée par les manifestants du Maïdan.

Rien à voir, donc, avec ces agitateurs nazis qui séviraient en Russie.

Aussi bien, avec ce genre d’article de Franceinfo, c’est bien au-delà de la russophobie qu’on se situe. C’est bien au-delà, aussi, de l’inculture. C’est dans l’abus du public, c’est dans l’outrage à la mémoire et c’est dans l'outrage à l’Histoire.

 

18/06/2018

Non, Alexeï Navalny n’est pas le principal opposant de Vladimir Poutine!

 

Il est tout de même remarquable d’observer comment autant de personnes commentent la politique d’un pays sans jamais chercher à s’informer de sa réalité.

Vous l’aurez sans doute entendu répéter en boucle, le principal opposant de Vladimir Poutine serait Alexeï Navalny. Pour autant de défenseurs de l’information qui se mobilisent contre les fake news, on pourrait mieux faire.

Le principal parti d’opposition, en Russie, est le parti communiste.

Cela a été énoncé ici-même, entre autres rappels, connus de qui le veut bien. Mais non, on s’obstine, on persiste et on signe, l’opposant No1 serait cet homme qui vient donner des leçons de morale, entre autre, à la Suisse tandis que la corruption ne semble pas vraiment lui être un domaine étranger.

Quant au reste, comme, par exemple, ces déclarations péremptoires d’une élue genevoise selon lesquelles la Russie serait un Etat homophobe, peut-être serait-elle avisée de se renseigner avant de parler. A cela aussi et en son temps, il avait été apporté le rectificatif qui s’imposait.

Mais bon, si on préfère se rendre complice de pédophilie comme différents cas l’ont démontré en France et dans d’autres pays de notre Cher Occident, qu’à cela ne tienne, au moins sera-t-on au clair!

 

16/06/2018

La Russie sous l’oeil attentif de nos médias

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capture d’écran: SOFOOT.COM

En cherchant une image pour illustrer ce sujet ci-dessous, je découvre cet article. Or je m’apprêtais à écrire que certaines ardeurs russopobes semblaient s’être un peu apaisées. C’était sans compter la vigilance accordée à ce genre de cas à médiatiser.

Sans du tout cautionner la violence qu’il implique, j’aimerais tout de même dire, ici, que des citoyens russes hétérosexuels se font aussi tabasser et détrousser de tous leurs biens. Et cela, par autant de grands amis de la Russie et sans qu’aucun média n’en fasse grand cas.

Sélectionner les témoignages d’agressions comme s’y emploient encore et encore autant de journalistes ne relève d’aucune objectivité. On le savait, on le vérifie ici encore.

Alors, bien sûr, le refrain si souvent entonné qui consiste à dire qu’on aime la Russie mais qu’on la distingue de celui qui la tient d’une main qu’on n’hésite pas à considérer de fer, tout cela est bien connu. 

Nombre d’émissions nous ont aussi expliqué comment Vladimir Poutine était parvenu au pouvoir, comment il s’était enrichi de manière cachée et comment nombre de ses opposants avaient été traités. Avec, preuves à l’appui, autant de témoignages à croire, cela va de soi.

Car dans les médias dits mainstream, les fake news, on ne connaît pas. Non, tout cela relève de sites conspirationnistes et complotistes, on l’a bien compris.

Et même, ces histoires qu’on nous raconte seraient-elles vérifiables et vérifiées dans leur authenticité, que nous indiquent-elles sinon que la conquête de sommets s’opère le plus souvent sans ménagement pour tout(e) rival(e)?

L’Histoire n’a cessé de nous le montrer. Dans ce cas, qu’il s’agisse de tel ou tel Président, chercher à le disqualifier apparaît relever de stratégies bien connues que nos valeureuses démocraties ne boudent pas non plus.

Pour en revenir à ce constat selon lequel un semblant de changement de ton pour parler de la Russie apparaissait, cela concerne au moins la Radio Télévision Suisse.

En effet, elle a proposé, outre son émission phare Infrarouge, une série de documents consacrés à six Suisses qui vivent à Moscou. Trois épisodes sur quatre ont déjà été diffusés, je vous en recommande le visionnement.

 

13/06/2018

Kim Jong-un-Donald Trump, Pape François bientôt dans la Cité de Calvin, Mondial de football en Russie, etc.etc...

 

L’actualité nous offre toutes sortes de sujets de réflexion. En traiter de manière réactionnelle n’y changera pas grand chose. Les puissances qui occupent le devant de la scène sont bien réelles et sans doute s’arrangent-elles entre elles pour mener notre monde.

Cette analyse de Roland Lombardi en témoigne. Elle porte sur la situation en Syrie et indique comment les uns et les autres s’organisent entre eux.

Il a souvent été énoncé, ici, qu'à nous autres citoyens lambda, ne restaient sans doute que l’appel à lancer un peu telle la bouteille que l’on jette à la mer.

Avec le destin très aléatoire qu’on lui sait, elle peut, malgré tout atteindre un but. Mais de là à ce qu’il bouleverse la donne d’une planète qui paraît vraiment être aux mains de quelques uns, il y a un pas. 

Qu’il soit franchi reste un voeu pieux.

Et même, cedit voeux serait-il exaucé qu’il créera sans doute une autre organisation planétaire. Avec ses nouvelles forces et ses nouvelles faiblesses. Ainsi va le monde, diront les fatalistes. Oui et cependant, ne pas baisser les bras et renoncer à y participer demeure toujours un défi.

A relever ou pas, il n’en demeure pas moins tentant pour qui aime le combat ou l’aventure. Car il s’agit bel et bien de cela avec, pour les justifier, les discours adaptés et aussitôt contestés par qui ne rêve que de « vérité »...

 

01/06/2018

Haine et manipulations

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A lire ce sujet de Francinfo qui revient sur le faux assassinat du journaliste Arkadi Babtchenko, la question se pose vraiment de savoir ce qu’est le journalisme sinon la politique.

Tout serait à citer de cet article que je vous invite vivement à découvrir pour mesurer ce qu’il en est du monde dans lequel nous évoluons.

On sait, bien sûr, combien j’aime la Russie. Cela n’implique ni cécité ni haine envers quiconque ne partage pas le sentiment que je porte à ce pays.

Or, force est de constater que lorsque les pires procédés se mettent en place pour envenimer la relation si complexe entre l’Ukraine et la Russie, l’amertume envahit.

Car à parcourir ce qui s’énonce pour commenter la mise en scène macabre réalisée par Kiev, on comprend que tout est bon pour rappeler, par exemple, les méthodes pratiquées du temps de l’ex-URSS et créer, par là, un lien  négatif entre les deux pays alors que tant d’autres dimensions les lient l’un à l’autre.

Il en ressort qu’aucune tentative quelconque d’entente n’est recherchée. Seul le rejet radical est encouragé avec tous les moyens à disposition pour l’ancrer de manière irréversible.

A cet égard, les différents échanges que j’ai pu avoir avec le journaliste de référence cité dans l’article ont révélé que les poursuivre relevait de l’espoir le plus fou sinon de l’impossible.

Et comme il alimente nombre de nos médias, autant dire que nous sommes informés comme il convient que nous le soyons.

 

31/05/2018

Babtchenko pas assassiné, qui nos médias assassinent-ils?

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Je fais appel à vous, lectrices et lecteurs de ce sujet de blog.

En effet, vous avez sans doute toutes et tous appris comment ce journaliste russe d’opposition comme on dit, en clair, peu favorable sinon hostile à la politique du Kremlin, aurait été assassiné pour, soudain, réapparaître vivant.

Cela s’est passé en Ukraine. Et ce sont les autorités de ce pays qui ont communiqué à cet égard. Elles ont indiqué qu’il s’était agi-là d’une mise en scène.

Dont acte.

Mais si je fais appel à vous, c’est tout simplement pour vous demander ce que vous pensez de la manière dont il en est rendu compte par certains médias parmi lesquels, par exemple, France-Culture.

Je vous prie de bien suivre la manière avec laquelle un fait commis en Ukraine et reconnu comme il l’a été par les autorités du pays, en arrive à -presque- être imputé à la Russie.

Pourquoi je sollicite votre avis? 

Pour être certaine d’avoir bien entendu et compris comment on parvient à ne pas parler du pays organisateur de cette macabre mascarade pour, bien plutôt, charger la Russie.

 

 

25/05/2018

En-deça de rencontres au sommet

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C’est bien, les rencontres au sommet. C’est bien de discuter de tel et tel front de guerre. Il le faut, on le sait et seule la diplomatie et la politique peuvent mettre fin à l’agression armée où qu’elle sévisse.

Avec quel succès, cela reste toujours variable et nombre d’accords dont ceux de Minsk en témoignent qui ne sont pas respectés.

Nous sommes, ici, dans des régions de l’Europe où sévissent toutes sortes de conflits sociaux, civils et autres. Mais là, à quelques heures de vol de nos capitales, c’est un tout autre scénario qui se joue. 

Un pays, l’Ukraine en l’occurrence, est aux prises avec une violence qui ne semble plus vraiment intéresser nos médias. On ne peut évidemment pas couvrir tout ce qui se passe dans le monde, nul ne l’ignore, c’est pourquoi en parler ici peut au moins contribuer à ne pas laisser dans l’oubli cette humanité en souffrance.

Voici encore un témoignage que je vous invite à découvrir ici, celui de la Maire de Zaïtsevo

Le village se trouve sur la ligne de front qui sépare les Républiques de Louhansk et de Donetsk du reste du pays. Coupé en deux, il est, comme l’indique cet article, le symbole de la guerre du Donbass.

Qui d’entre nous souhaiterait voir l’immeuble où il vit, les enfants qu’il a chéris, les proches qu’il a aimés, disparaître dans les ruines d’une guerre initiée pour le seul profit de puissants qui rivalisent de méthodes criminelles pour accroître encore et encore leur pouvoir?

 

24/05/2018

Donbass, appel

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                                                                                          capture d’écran, youtube

Sur mon mur Facebook, le sujet de blog que j'ai consacré au Donbass, a donné lieu à quelques échanges animés. C’est surtout suite à l’évocation de l’OSCE comme site de référence où s’informer pour se tenir au courant de la situation dans le Sud-Est de l’Ukraine, que les sensibilités ont divergé. 

Parmi les personnes qui se sont exprimées, il en est qui se trouvent sur place et vivent la guerre au quotidien. Il en est, aussi, qui ont de la famille de part et d’autre de la ligne de front et sont ainsi tenues au courant de ce qui s’y passe. Or il leur est assez vite apparu que ce qui était rapporté dans les médias, différait souvent sensiblement de ce à quoi elles étaient elles-même confrontées sur le terrain.

Ce contraste souvent frappant entre une situation à laquelle on assiste et ce qui en est relaté par les médias dits mainstream, nombre de mes ami(e)s qui n’en avaient pas conscience, ont fini par l’admettre tandis qu’elles ou eux-mêmes avaient été témoins de tel ou tel événement et de ce qui en était ensuite relaté par tel ou tel média. 

S’agissant maintenant de l’OSCE, si la présenter comme source de référence a suscité quelques réactions, c’est que son rôle a pu, sur place, être parfois mal ressenti. Alors, bien sûr qu’il faut relever la complexité de la tâche des observateurs. Mais tout autant peut-il être admis que l’OSCE soit susceptible d'être discutée quant à son impartialité.

Pour ce qui me concerne, j’ai tenté de prendre des informations partout où c’était possible et d’en rendre compte ici. J’ai aussi tenu à réagir à la manière si souvent biaisée qu’ont eue la plupart de nos journalistes d’informer alors que leur parti pris était évident. Certains d’entre eux auxquels j’ai transmis mes remarques ont apprécié, d’autres ont ignoré.

Cela dit, je réitère cet appel que j’ai tant de fois lancé à la diplomatie de parvenir, enfin, à un véritable cessez-le-feu dans cette région de l’Europe qui se déchire et saigne. Et je vous invite toutes et tous à découvrir ce message d’une résidente de Gorlovka.

 

23/05/2018

Pas de solutions mais des questions

 

Dans le précédent sujet de ce blog dont je remercie, au passage, les personnes qui y ont réagi par autant de partages sur Facebook ou de commentaires, l’un d’eux, justement, a soulevé un point intéressant.

Pierre Jenni, pour ne pas le nommer, s’est en effet exprimé sur ce qu’était, selon lui, un blog. Je lui ai répondu que si l’occasion le permettait, je reviendrais sur le sujet, ce que je fais.

Si chacune et chacun a sa manière de concevoir un blog -celui qu’il ou elle tient- pour ce qui me concerne, c’est l'envie de partager et d’échanger des points de vue qui m’anime.

Ce blog n’est pas un blog politique comme d’aucuns le qualifient. Je ne suis membre d’aucun parti,  j’aime, par contre, suivre l’actualité et y réagir.

Et si en débattre peut paraître vain quand on sait comment le pouvoir s’exerce au détriment, parfois, de ce qui le remet en cause, rester silencieux peut tout autant relever de l’acquiescement tacite sinon du renoncement.

C’est pourquoi, écrire sur tel ou tel sujet me semble au moins ouvrir un espace de réflexion.

Aussi bien me tient-il à coeur de soulever des problématiques sensibles. Et les réactions qu’elles suscitent m’apparaissent comme autant de nouvelles pistes à explorer et de questions à poser.

 

22/05/2018

A nos portes, la guerre

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Vous aimez lire des livres, voir des films, vous informer ou, au moins, tenter de vous faire une opinion, alors voici de quoi. Sauf que le sujet dont il est question ici ne relève d’aucune fiction sinon de celle de leurs auteurs.

Car oui, il faut bien le dire, la manière avec laquelle est abordée la situation dans le Sud-Est de l’Ukraine toujours en guerre, révèle avant tout la divergence -sinon le grand écart- de sensibilités.

Son livre, l’écrivain russe Zahar Prilepine l’a présenté à Paris et à Genève, son film, le réalisateur ukrainien Serguei Loznitsa l’a présenté à CannesJusque là, on ne peut que saluer l’objectivité de la France, au moins, qui rend compte de deux approches d'une guerre qui tue encore et encore à nos portes.

La perspective d’une réconciliation entre les deux camps qu’elle oppose semble de plus en plus s’éloigner alors que tant de blessures saignent de part et d’autre de la ligne de front qui les sépare.

Et c’est bel et bien là ce qu’il y a de plus tragique.

Qu’un peuple ait pu être pris dans pareille guerre fratricide peut être imputable à qui l’on veut désigner comme responsable. Le fait est que les victimes se comptent d’un côté comme de l’autre d’une population fortement mise à mal.

Dans ce cas, alimenter un conflit comme s’y emploient encore autant de milices en tous genres au profit de puissants intérêts ne peut mener qu’au pire gâchis humain.

 

13/05/2018

Tchétchénie, retour sur images...

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Le 16 septembre 2004, France 3 proposait ce rappel historique de deux guerres qui, en dix ans, auraient fait au moins 200’000 morts en Tchétchénie.

On y parle des ruines de Grozny au milieu desquelles vit la population, en proie aux exactions de l'armée russe.

On y entend une femme venue se réfugier avec son fils à Paris.

De l’agresseur au couteau qui a terrorisé le quartier de l’Opéra à Paris hier, on nous a appris qu’il était né en Tchétchénie en 1997. Arrivé avec ses parents aux début des années 2000 en France, il y a été naturalisé en 2010.

Comme récompense à son accueil, le pays a eu droit à la boucherie que l’on sait dans les rues de sa capitale. Il est évident que tous les réfugiés ne se comportent pas de la sorte avec leurs hôtes. 

Retenons simplement que la générosité, parfois, peut être bien mal remerciée.

Et ce d’autant que, comme cela apparaît dans la video ci-dessus, les rôles de bourreaux et de victimes étaient assez clairement décernés par France 3 pour sensibiliser son public au sort de la population tchétchène en proie aux exactions de l'armée russe.

Pensée aux innocents qui refusent de diaboliser et découvrent comment ils sont remerciés de leur ouverture d’esprit.

 

03/05/2018

Accord sur le nucléaire iranien revu et autres considérations sur un avenir brumeux...

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Une conversation entre Mikhaïl Gorbatchev et le politicien Giuletto Chiesa, également ancien correspondant de L'Unità et de La Stampa à Moscou a été publiée en commentaire sous le précédent sujet de ce blog.

Selon Wikipedia, le second s’est lié d’amitié au premier et a fondé avec lui le World Political Forum.

Publié et partagé sur différents sites et réseaux sociaux, l’entretien entre les deux hommes ne manque pas d’intérêt.

En effet, mis en relation avec les récentes déclarations de Dominique de Villepin relatives à la visite rendue par le Président français à son homologue états-uniens, se profile de manière assez évidente ce qui se trame au Moyen-Orient.

C’est à la minute 6 que l’Ancien Premier Ministre français s’exprime au sujet de la remise en jeu de l’accord sur le nucléaire iranien. Il faut l’écouter dire d’Emmanuel Macron: il n’a pas dévoilé, à mon sens, tout son jeu...

On discerne, dans les propos tenus par Dominique de Villepin, comment se joue, en définitive, le sort de tout le Moyen-Orient si cet accord était revu, à savoir, doté d’un nouvel accord tel que l’a formulé le Président français.

On comprend d’autant mieux comment il s’agirait, pour la France entre autre, de reprendre le dessus en Syrie. Et, de fait, le risque d’embrasement sinon la position délicate dans laquelle va se retrouver la Russie comme le révèle l’entretien entre Mikhaïl Gorbatchev et Giuletto Chiesa.

 

01/05/2018

Attaquer la Syrie serait donc légitime?

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Donc si l’on comprend bien, attaquer un pays souverain ne pose pas vraiment de problème à l’auto-proclamée communauté internationale.

Quoi qu’on pense d’un Président et de son gouvernement, certes plus souvent appelé régime de Damas selon la rhétorique médiatique en usage, est-il légal d’attaquer la souveraineté de son territoire?

Ce dimanche 29 avril, la Syrie a connu une nouvelle agression dont il est rendu compte sur différents sites.

On nous a expliqué que légal n’équivalait pas à légitime et que, de fait, il importait de faire valoir la légitimité d’attaques quand une population était en souffrance.

Cette distinction, entre légal et légitime, rappelez-vous, c’est le Président français qui s’est appliqué à la développer.

Dans ce cas, qu’attend-on pour procéder ainsi dans d’autres pays dont les peuples sont mis en lambeaux par la guerre que leur mènent des puissances ennemies?

En voici, un avenir radieux pour autant de légitimistes, non?

27/04/2018

Suisse-Syrie, exportation de gaz en question

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Depuis quelques jours, la RTS évoque dans chacune des éditions de son téléjournal, invités à l’appui, l’exportation en 2014 vers la Syrie d’Isopropanol, gaz chimique commun mais permettant la fabrication de gaz sarin.

Le sujet, de médiatique est devenu politique tandis que des députés s’en sont emparés pour exiger une enquête.

Bien. 

Dans ce cas, les autorités du pays auront à se justifier. Jusqu’à présent, c’est le Secrétariat d’Etat à l’Economie qui a communiqué en relation avec cette exportation.

Il sera intéressant de suivre cette affaire tandis qu’à La Haye, ce 26 avril, un enfant syrien a témoigné dans le cadre d’une conférence de presse sollicitée par la mission russe de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques.

Cet enfant, qui apparaît dans la vidéo dont la RTS passe et repasse les images pour illustrer son sujet en relation avec l’exportation suisse d’isopropanol vers la Syrie, cet enfant donc explique ce qu’on lui a demandé de faire et ce qui s’est passé en réalité.

Son témoignage, ajouté à ceux de collaborateurs du service des urgences et de réanimation de l’hôpital de Douma qui ont assisté aux scènes filmées qui ont tant mobilisé l’Occident et incité les grands protecteurs états-uniens, anglais et français à frapper la Syrie, ne semblent pas être parvenues à la rédaction de la RTS.

Pas davantage non plus, n’ont-elles-dû atteindre ces parlementaires suisses si désireux d’enquêter. Il faut dire que le témoignage d’un enfant syrien relayé par des Russes a de quoi ne pas trop inquiéter ce beau monde tant on sait bien à quel niveau de propagande se livre le Kremlin et ses affidés...

 

24/04/2018

Tableau de nouvelle famille?

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On est loin du french bashing s’est-il dit sur franceinfo pour commenter la visite d’Etat d’Emmanuel Macron, invité de Donald Trump.

Mais les raisons de ce french bashing ont fait et semblent toujours faire la fierté de la France. Cela n’a, évidemment, pas été mentionné.

Pourtant, même celles et ceux qui n’ont pas forcément apprécié l’ensemble des actions de Dominique de Villepin lui restent reconnaissants du discours qu’il a tenu le 14 février 2003 à l’ONU pour signifier le refus de la France de s’engager dans une guerre contre Irak.

Or de ce french bashing qui ne relève plus, désormais, que d’un lointain passé au prétexte de cette soudaine nouvelle alliance entre les Etats-Unis et la France pour frapper un pays souverain, la Syrie, on se demande ce qu’en pensent Jacques Chirac et son ancien ministre des Affaires Etrangères.

Dominique de Villepin est souvent sollicité par les médias pour s’exprimer. Encore ici, pour commenter la visite d’Etat de la France aux Etats-Unis.

Serait-ce pour sa sympathie envers Emmanuel Macron ou pour ses propres qualités desquelles on se rappellerait soudain alors que nombre de médias l’avaient plutôt tenu à l’écart durant sa tentative de campagne pour la présidentielle française de 2012, allez savoir! 

Le fait est qu’en diplomate qu’il est, il trouve les mots pour commenter la position de cette France qui s’affiche avec les Etats-Unis et qui ne peut laisser indifférent.