Russie

  • Informer, partager et après?

    Imprimer Pin it!

    A survoler les informations partagées sur les réseaux sociaux, il y a vraiment de quoi parfois désespérer, si trouver un écho du monde un peu réjouissant a motivé la visite sur ces plateformes.

    Car tout y passe, du martyre vécu par telle ou telle victime individuelle ou collective, de la maltraitance infligée aux diverses espèces humaines, animales, végétales et minérales ou, plus près de nous, des dissensions et autres menaces de guerre civile, de la destruction ou de la vente des églises quand elles ne sont pas incendiées, du Brexit et de ce qu’en pense sa Majesté, sans compter et pour l’anecdote, de l’exécution plutôt laborieuse de l’hymne national russe lors d’une visite officielle de Vladimir Poutine à Riyad.

    Autant d’échos échantillonnés du monde.

    C’est cela, être tenu au courant de ce qui se passe aux quatre coins de la planète. Sauf qu’elle offre encore bien au-delà de ce que l’on en sait, en bien et en mal s’entend. Car la nature humaine, devrait-on le rappeler, ne cessera de nous surprendre. Mais dire sa grandeur aurait aussi de quoi redonner de l’espoir quand, journée faite, les critiques ou autres doléances s’enchaînent et s’étalent.

    Est-ce qu’en être témoin indirect influence de quelque façon que ce soit notre regard, oui et non, selon le temps de réflexion et d’analyse qu’on leur accorde. Mais ensuite? Car tenir compte des informations reçues, les discuter, oui mais pour quel résultat quand, les oublier aussitôt que de nouvelles les ont remplacées dans le fil de l’actualité, semble souvent se produire?

    A défaut d’être mobilisé par une cause bien précise, il semble que publier une info par ci par là, pour autant d’internautes qui se livrent à cette activité, n’ait d’autre raison que de répercuter, sans autre réflexion ajoutée. A elles et eux de contredire ou de confirmer ce constat qui ne saurait avoir valeur de « vérité », surtout pas!

    Il est juste question d’esquisser une approche de comportements en réseaux...

  • Qui est cannibale?

    Imprimer Pin it!

    Qui est cannibale? A deux reprises, l’adjectif est employé dans l'article cité en lien plus bas et consacré à la mémoire du goulag. 

    Une fois pour qualifier Sandarmokh en Carélie, comme « concentré du système répressif et cannibale soviétique ». Une autre fois, pour dire des années 1937 et 1938 qu’elles furent « les plus cannibales, avec environ 700 000 personnes exécutées à travers le pays, en plus des millions d’autres envoyées en camp ou en exil. » 

    Mais c’est aussi un autre usage linguistique qui interpelle dans ce même article.

    En effet, dans son premier paragraphe qui apparaît en caractères gras, on apprend que « la réécriture de l’histoire est un aspect essentiel de l’idéologie poutinienne ». De ce que serait « l’idéologie poutinienne », pas la moindre explication ni l’esquisse même d’une définition.

    Comme si le sens de pareils termes devait aller de soi et s’appliquer à un pays qui compte au moins 145 millions d’habitants et s’étale sur autrefois 11 fuseaux horaires désormais ramenés à 9. On l’a compris, deux discours s’affrontent.

    L’un est d’emblée annoncé comme celui d’une « idéologie », en l’occurrence « poutinienne », l’autre s’en prend à elle, s’estimant peut-être dégagé de toute idéologie. Il ne se nomme donc pas, il se déroule et énonce des faits selon son point de vue. 

    Et voici comment les uns et les autres s’affrontent, qui, à vouloir restaurer la mémoire des victimes de Staline, qui, celles tombées sous les balles des Finlandais entre 1941 et 1944. Et si toutes ensemble étaient à honorer? Il semble que cela relève de l’impensable.

    Pareille lutte autour de mémoires n’est pas l’apanage de la seule Russie. Partout, l’idéologie s’infiltre. Avec ou sans nom, créée de toutes pièces ou sans identité particulière comme ici, le but du propos reste identique, dire l’Histoire dans un sens et pas un autre.

    Paix soit rendue à autant de victimes quelles qu’elles soient!

     

     

  • Victime d’une mine antipersonnel dans le Donbass

    Imprimer Pin it!

    J’apprends, ce jour, qu’un volontaire français qui se bat dans le Donbass a été grièvement blessé par une mine antipersonnel.

    Avec Erwan Castel, nous sommes en relation sur un réseau social bien connu et j’ai plusieurs fois renvoyé, ici, à son « Journal du front » , comme il l’appelle.

    Mais nous ne nous sommes jamais rencontrés.

    Souvent, par contre, je lui ai recommandé prudence et soin à prendre de lui tandis qu’il partageait, sur son profil, le récit de missions.

    De sa raison d’être au combat, il s’en est à maintes reprises expliqué. Défendre des valeurs qui lui tiennent à coeur et se battre aux côtés de qui les partage. 

    Suivre ce qui se passe dans le Donbass, autant à travers ses publications que celles d’autres également partagées sur les réseaux sociaux sinon dans les rares médias qui en parlent encore, m’importe.

    Car cette guerre qui n’en finit pas de déchirer l’Ukraine et de mettre aux prises la Russie avec ce qu’il est convenu d’appeler la « communauté internationale » me touche.

    Tout a tellement été dit et pas dit de ce qui motive l’une et l’autre que je n’y reviendrai pas. Mais je tiens juste à rappeler les vies humaines perdues, blessées et exilées.

    Car d’elles, peu s’en soucient au regard d’intérêts en tous genres.

    Erwan Castel, lui, a souvent témoigné dans son « Journal du front », de ce peuple en souffrance et si attaché à sa terre que lui, Breton, a fait de sa lutte la sienne.

    Qu’il se rétablisse au mieux et au plus tôt, que ses proches l’entourent de leur attention, c’est ce que je lui souhaite le plus vivement.

  • Fantasme, selon l’ambassade de Russie en Suisse!

    Imprimer Pin it!

    Nous y revoilà!

    Je vous invite à découvrir de quoi il est question, cela se passe dans le cadre du téléjournal de la RTS, présenté désormais par un nouveau journaliste, ancien correspondant de la chaîne télévisée suisse à Washington.

    On regrette un peu son prédécesseur, Darius Rochebin pour ne pas le nommer, qui aurait sans doute mis un ton moins grave pour présenter le sujet annoncé comme « document ». 

    Entendons-nous bien, il ne s’agit pas, ici, de nier l’espionnage.

    Il s’agit juste de rappeler qu’il n’est ni une nouveauté ni une spécificité russe. Mais avez-vous déjà souvent eu l’occasion d’entendre parler d’espionnage d’autres pays? 

    Cela dit, en complément au « document » de la RTS indiqué ci-dessusce débat diffusé sur le site de Mediapart entre l’ancien ambassadeur de France en Russie et le même ancien espion n’est pas inintéressant.

     

  • Actualités...

    Imprimer Pin it!

    L’actualité de ces derniers jours a réservé quelques surprises, tant au plan international que local, je veux parler, ici, de Genève.

    A l’étranger, qu’il s’agisse du Royaume-Uni et de son interminable Brexit ou de l’Ukraine et de la Russie qui se sont échangé des prisonniers, optimisme et réserve sinon pessimisme se le disputent.

    Quoi qu’il en soit, nombre de commentaires émis restent de l’ordre de l’appréciation sinon de l’approximation tant les sphères de pouvoir où se prennent les décisions demeurent le plus souvent hermétiques.

    Au plan local, Genève découvre une de ses personnalités face à la justice. C’est le choc pour qui ignorait tout de ce qui a conduit l’homme sur le banc des accusés, ça ne l’est pas pour qui « savait ».

    Quelle que soit l’affaire en question, à lire ce qui a brisé la vie de cet ancien Président du parlement, on conçoit mieux comment sa personnalité s’est dissociée au point que l’homme que d’aucuns côtoyaient en cachait un autre.

    Et ce sont les méfaits de cet autre qui sont en cause mais c’est l’homme lui-même qui est jugé.

    Je ne le connais pas personnellement mais nous avions été invités ensemble à participer à une émission de  Radio-Lac. Elle portait, entre autre, sur la Russie, c’était il y a plus d’un an. 

    Ce soir, je pense à l’homme que sa souffrance a condamné à entraîner à sa suite de nombreuses victimes. Le procureur, en photo ci-dessus, s’est prononcé de manière sévère mais a reconnu la personnalité « complexe » de celui qui a aussi su se montrer généreux envers la République.

  • Arrangements avec le passé...

    Imprimer Pin it!

    Sur un réseau social bien connu circule un jeu qui consiste à partager avec ses relations dix livres qui vous ont marqué. Pour chacun d’eux, une personne différente est choisie.

    Et voici que j’ai été retenue par un ami pour un ouvrage de Svetlana Alexiévitch, « La fin de l’homme rouge ». Que ce livre l’ait marqué et qu’il m’ait associée à sa sélection est loin de me laisser indifférente. 

    Pour qui me suit, vous me savez avoir adressé une lettre ouverte à son auteure, journaliste écrivain, lauréate du Nobel de littérature en 2015.

    Ses qualités littéraires récompensées n’ont en rien constitué l’objet de ma lettre. Non, c’est ce qu’elle a prononcé de mensonger et d’outrageant envers les Russes qui m’a fait lui écrire.

    Ma lettre, traduite en russe par le journaliste Arkadij Beinenson, a ensuite été diffusée en Russie et dans d’autres pays aussi, ce qui m’a valu interviews, gratitude et haine.

    Deux ans plus tard, lorsque l’Université de Genève a décerné le titre de Docteure Honoris causa à cette même lauréate du prix Nobel, je me suis aussi exprimée, cette fois dans les colonnes de la Tribune de Genève.

    Svetlana Alexievitch, pour sa manière de disposer à sa guise de témoignages recueillis, n’a pas échappé à la justice, certaines personnes qui lui avaient fait confiance s'étant senties trahies par elle.

    Qu’à cela ne tienne, le fait de parler de l’ex-URSS et d’en dire ce qu’elle en pense est apprécié et honoré. Soit.

    A 29 ans, toutefois, elle ne cachait pas son admiration pour celui qui n’apparaît pas vraiment comme un ange de la première heure

    Cela, bien des Russes l’ont gardé en mémoire, ce qui ne semble pas être le cas de nombreux « acteurs » du monde médiatico-culturel, sauf à le considérer comme erreur de jeunesse, peut-être.

    Merci à cet ami de m’avoir donné l’occasion de revenir sur un sujet sensible s’il en est.

  • La Russie, un pays comme un autre

    Imprimer Pin it!

    Ce qui me frappe souvent lorsqu’on parle de la Russie de manière moins négative que celle qui a pignon médiatique sur rue, c’est une certaine complaisance affichée.

    Comme si les Russes avaient besoin qu’on se penche sur leur sort, comme si nous étions, nous autres, meilleurs et manifesterions notre grandeur à bien vouloir ne pas leur tourner le dos.

    C’est faire peu cas de leur fierté et, surtout de leur résistance qui n’a pas attendu les atermoiements occidentaux pour se démontrer.

    Qu’à cela ne tienne, nombre de celles et de ceux qui commentent sont tellement convaincu(e)s de leur supériorité à détenir la pensée juste que tout ce qui s’en écarte peu ou prou est regardé avec condescendance dans le meilleur des cas, rejeté dans le pire.

    Ce n’est ni être « russophile » et encore moins « poutinolâtre » que de rappeler que les Russes n’ont pas besoin de savoir ce qu’ils ont à faire et pas. C’est juste avoir en tête que leur manière d’être peut différer de la nôtre.

    En être conscient serait tout bénéfice, surtout à l’heure où le multiculturalisme est prôné à tout va. Seulement voilà, tout se passe comme s’il ne devait concerner que certaines cultures à l’exclusion d’autres.

    En l’occurrence, on peut échanger à l’infini sur les ondes de radios, les plateaux de chaînes de télévision ou dans les colonnes de journaux, la Russie agira selon ses intérêts et ses valeurs comme tout pays qui se respecte.

    Quant à la France d’Emmanuel Macron, qu'elle tente de revenir sur les agissements de celle de François Hollande, eu égard notamment à la Russie, pourquoi pas et bien lui en prend! 

     

  • L’espoir avant tout

    Imprimer Pin it!

    Vous aurez sans doute jeté un oeil sinon lu, entendu ou vu les nombreuses réactions qui ont suivi la rencontre entre les Présidents russe et français.

    C’était ce 19 août au Fort de Brégançon, à quelques jours de l’ouverture du G7 qui se tiendra à Biarritz, comme vous le savez.

    Inutile d’en rajouter et de commenter tant on ne sait, en réalité, à peu près rien de ce qui a pu être discuté et comment.

    En être, dès lors, réduit à surprendre telle ou telle pique, telle ou telle remarque, esquive ou autre ne va pas nous mener bien loin.

    Lire, par contre, cet article du journal Le Temps sous forme de revue de presse, permet un survol non dénué d’intérêt.

    On y découvre les points de vue exprimés avec ou sans nuance, ce qui suffit à confirmer à quel point les opinions, pour certaines, semblent définitives, voire indiscutables.

    Mais l’opinion est une chose, la politique une autre et la diplomatie, encore une autre affaire. Qu’elle soit à même d’agir, c’est ce que je n’ai cessé de souhaiter.

    Je maintiens cette ligne, seule digne d’espoir.

     

  • Hong-Kong, Moscou, gilets jaunes, la démocratie revendiquée...

    Imprimer Pin it!

    Manifestations à Moscou et dans d’autres grandes villes russes, manifestations à Hong-Kong et réactions variées portées sur ces événements.

    S’agissant des premières, à l’évidence, un mécontentement existe au sein de la population mais tout autant une certaine réserve par rapport à ces dizaines de milliers de personnes qui défilent dans les rues.

    D’aucuns feront remarquer que par rapport aux près de 145 millions d’habitants que compte la Russie, quelques dizaines de milliers de manifestant(e)s ne représentent pas grand chose. 

    Pour les secondes, à Hong-Kong, ce regard porté par un royaliste sur son blog ne manque pas d’intérêt.

    Il met, en tous les cas en évidence, les intérêts de l’Occident par rapport à la Chine et montre aussi comment se comportent certains artistes soucieux de préserver leur carrière.

    Rien de très nouveau à cela, souvent intellectuels et artistes ont choisi leur seul intérêt plutôt qu’un engagement qui le mettrait en péril.

    Pour le reste, on peut toujours chercher des points communs entre ces événements et le mouvement des gilets jaunes en France. On en trouvera.

    Il y a néanmoins fort à parier qu’on discernera assez tôt, dans nos médias, qui condamner et qui pas.

     

  • Quand se lèvent les boucliers ...

    Imprimer Pin it!

    Evoquer une politique de défense des droits humains à géométrie singulière tandis qu’un clitoris géant est convoqué pour célébrer la Fête nationale suisse à Genève qui, en même temps accueille autant de touristes de pays qui les bafouent, ces mêmes droits, voici que se lèvent des boucliers...

    Deux commentateurs du précédent sujet de ce blog tiennent, en effet, à exposer l’étendue de leurs connaissances, l’un, en ne sachant pas lire et en prenant des touristes pour des migrants, l'autre, pour parler de Moscou et du Kremlin.

    Serait-ce pour voler au secours de choix politique d'une Maire qui manifestait en son temps contre la « Russie homophobe »? On se réjouirait de la voir brandir une pancarte pour dénoncer avec autant d'ardeur les mutilations sexuelles.

    Il semble bien que pour ce qui concerne certains pays, on préfère la réserve. Que celle-ci cache opportunisme ou intérêt ou les deux, aux concerné(e)s de s’interroger. 

     

  • De Greta Thunberg à Alexey Navalny, elle court, elle court, l’info...

    Imprimer Pin it!

    Tandis que la polémique autour de la jeune Greta Thunberg emporte les uns et les autres loin du sujet réel qu’est le changement climatique, voici un nouvel événement destiné à alimenter la chronique médiatique.

    Moscou, vous l’aurez sans doute vu, lu ou entendu a connu une importante manifestation et autant d’arrestations estimées aussi illégitimes que l’a été le rassemblement convoqué par Alexey Navalny.

    Pourquoi évoquer ces deux cas?

    Parce que tous deux souffrent de récupération en tous genres comme cela arrive très souvent pour une actualité qui enfle et occupe l’espace médiatique laissant loin derrière elle les véritables enjeux à traiter.

    Pour ce qui est de l’adolescente suédoise, se polariser sur ce qu’elle suscite de réactions parmi ses soutiens et ses détracteurs fait passer à la trappe les questions importantes que posent les changements climatiques. 

    Par exemple et pour ne citer qu’elle, l’empreinte carbone laissée par les échanges de sms, mails ou messages transmis par Whatsapp ou autres applications dites « gratuites », qui s’en soucie vraiment?

    S’agissant, maintenant, de Moscou et de sa récente manifestation, en voici une approche qui vous offrira un éclairage un peu plus subtil que le coup de projecteur qui lui est donné par tant de nos médias.

     

     

  • Après le dictateur, le diable... Décidément, le président russe est une mine d’or ...médiatique!

    Imprimer Pin it!

    En commentaire au précédent sujet qui interrogeait doute et confiance au regard de ce qui serait perçu comme « vérité » , Daniel que je remercie une fois encore de ses contributions à ce blog, a indiqué le lien à un article du NouvelObs.

    Réservée aux abonnés, sa lecture ne doit sans doute pas manquer d’intérêt.

    Pour ma part, une fois découvertes les premières lignes offertes au public, j’ai apprécié l’intitulé qui les introduisait. Il est suffisamment éloquent pour annoncer la couleur des suivantes à qui veut s’en acquitter.

    Si, faute de curiosité, vous n’auriez pas envie de savoir ce qu’il en sera de cette « rencontre avec le diable », en l’occurrence, Vladimir Poutine, vous aurez peut-être celle de savoir qui a signé ce point de vue?

    Le journaliste Pierre Haski a le droit de concevoir le diable comme il l’entend. Et réagir à son point de vue n’équivaut pas à faire du « diable » un « bon dieu ».

    Il s’agit juste de souligner qu’entre l’un et l’autre existe un homme d’Etat apprécié d’une grande partie des siens, contesté par d’autres, rien de plus ni de moins. 

     

  • Un polar? Non, le récit de journalistes d’investigation ...

    Imprimer Pin it!

    Alertée par la manchette du journal que l’on trouve vendu en caissettes, j’ai voulu en savoir davantage. L’article est réservé aux abonnés, il vaut la peine de le lire tant on se délecte de ce qui semble avéré et pas.

    En fait, on ne sait plus bien ce qui ressort de l’inventivité de journalistes avides de scoops et de réalités que tous les pays partagent avec leurs services de renseignements respectifs.

    Sauf que certains sont bien plus médiatisés que d’autres, allez savoir pourquoi...

    En l’occurrence, que ce qui nous est rapporté là soit vrai ou non, tant de constructions y figurent et d’hypothèses aussi, que rien n’indique quoi que ce soit de totalement fiable.

    On est dans l’imaginaire mêlé à une réalité présentée telle et on devrait y adhérer. En vertu de quoi, mystère, le fait est que si l’article est paru et qu’il fait la une de l’édition du week-end de la Tribune de Genève, ce n’est pas pour la galerie. C’est pour le tout public.

    L’article est long, il renvoie à l’affaire Skripal mais pas seulement car un peu tout y est, en somme. Il serait temps qu’on réalise qui sont ces Russes, décidément pas comme les autres...

    Va-t-on enfin comprendre qu’ils nous menacent?

     

     

  • Vladimir Poutine selon un éditorial genevois

    Imprimer Pin it!

    Hier, sur ce blog, j’ai fait mention d’un article qui commentait l’interview accordée par Vladimir Poutine au Financial Times. Réservé aux abonnés, l’article en question n’a pu être accessible à toutes et à tous. S’il était dans la ligne éditoriale de ce qui s’énonce le plus souvent sur la Russie, il n’en était pas pour autant, comme on dit, « assassin ».

    Non, il affichait juste ce zeste d’ironie devenue habituelle lorsqu’il est question du Président russe et semblait démontrer que 60% de sa popularité reflétait un fléchissement qui pouvait expliquer la posture prise à l’international par celui qu’on appelle aussi « le Maître du Kremlin » quand ce n’est pas « le Tsar », les métaphores ne manquent pas.

    Il en est une, par contre, qui semble avoir plu au responsable de la rubrique « Monde » de ce même grand quotidien genevois qui intitule son article « Poutine, le petit père des populistes ». Vous aurez bien sûr saisi le renvoi à celui qu’on appelait « le petit père des peuples », en d’autres termes, Joseph Staline. Ben oui, quoi, on ne lésine pas, on y va franco!

    Et puis, peut-être aussi, a-t-on envie d’afficher sa connaissance de l’Histoire, allez savoir! Quoi qu’il en soit, la comparaison parfois établie entre ces deux chefs d’Etat, l’un de l’actuelle Russie, l’autre de l’ex-Union Soviétique, passe bien auprès de ce public friand d’experts et de spécialistes qui leur racontent la Russie telle qu’ils veulent la voir et telle qu’elle n’est pas tout à fait.

    Mais cela, surtout, ne le leur faites pas remarquer, faute de quoi, vous risquez de vous retrouver cloué au ban de la société des grand démocrates et autres défenseurs de droits humains. 

    Que Vladimir Poutine affiche une ligne conservatrice, ligne qui est celle d’un grand nombre de Russes n’a rien de nouveau. Qu’on la partage ou pas, qu’on la comprenne ou pas, c’est ainsi. De là à en faire ce que cet éminent journaliste que j’appréciais du temps où il était à la Radio Télévision suisse, de là à en faire donc un rappel -certes par jeux de mots interposés- de son prédécesseur soviétique, il y a un pas qu’il s’est plu à franchir.

    Qu’on ne s’y trompe pas, le résultat attendu n’est peut-être pas forcément là tant il existe encore des personnes qui savent faire la distinction entre patriote et populiste. Mais à vouloir tirer la couverture à soi, on ne se couvre pas forcément au mieux. Quoi qu’il en soit, l’article a vocation à être lu du plus grand nombre. Serait-ce la raison pour laquelle son point de vue n’est pas, lui, réservé aux seuls abonné(e)s du journal, mystère. Le fait est que vous pouvez le lire ici.

     

  • Poutine, la manière et les commentaires

    Imprimer Pin it!

    La Tribune de Genève rend compte d’une interview que Vladimir Poutine a accordée au Financial Times juste avant de se rendre au Japon pour y retrouver ses pairs.

    Le correspondant à Moscou du grand quotidien genevois n’évite évidemment pas les poncifs habituels en lien avec la « propagande du Kremlin » mais bon, tout cela est entré dans la norme d’une certaine pensée occidentale.

    Imaginer, par contre, que nos gouvernements via leurs relais divers ne diffusent aucune « propagande » ne semble pas avoir effleuré l’esprit d’autant d’esprits critiques.

    Si, souvent sur ce blog, il a été fait mention de ce constat, d’aucuns se sont attachés à le réduire à un parti pris qualifié au mieux de « russophile », sinon d’autant de façons de ne pas s’encombrer de nuances.

    Inconcevable, peut-être et selon ces experts en tous genres, d'appartenir à la culture occidentale sans pour autant rejeter celle d’un grand voisin de l’Est.  

    Bref, pour en revenir à l’article en question et aux propos tenus par Vladimir Poutine dans son interview au Financial Times, ce qui a frappé le journaliste serait moins leur teneur que la manière avec laquelle ils ont été proférés.

    Ce qui l’amène à conclure que « cette assurance à l’international contraste avec une fragilité accrue en Russie même.» Que tout cela soit de bonne ou de mauvaise guerre, l’alimenter profite à qui? Poser la question n’est pas y répondre.

     

  • Russie-Géorgie, parole contre parole et instrumentalisation de l’une contre l'autre

    Imprimer Pin it!

    Les récents événements qui ont secoué Tbilissi, vus de l’intérieur de la capitale de la Géorgie, diffèrent sensiblement de ce qui s’écrit ici et là.

    Pas plus tard qu’hier encore, des récits des tragiques années qui ont vu s’affronter la Géorgie à l’Abkhazie m’ont été rapportés.

    Et je vous assure que nombre de commentatrices ou de commentateurs installé(e)s derrière le clavier de leur ordinateur pour dire qui est le fautif et qui pas, mesurent peut-être avec difficulté la dureté de ce qu’ont vécu tant de Géorgiennes et de Géorgiens.

    Que ce soit la faute des uns ou des autres, le résultat, c’est dans leur chair qu’ils l’ont éprouvé. Une génération d'hommes a été décimée par la guerre. 

    Quand on vous rapporte comment des femmes se sont démoli le dos à devoir transporter à pied de lourds seaux d’eau sur une dizaine de kilomètres, que plus aucune ambulance ne circulait, faute de benzine, que lui répondre?

    Que durant toutes ces années de guerre, il n’y avait plus ni électricité ni chauffage, qu’on vivait à peu près dans le noir et qu’on se couvrait d’autant d’habits et de manteaux possibles pour lutter contre le froid, que rétorquer?

    Les plaies sont encore très vives  en Géorgie.

    A parler de propagande ou d'«occupation américaine », vous êtes vite ramenés à ce qu’ils ont enduré durant les guerres  et surtout celles des années 1990 entre l’Abkhazie et la Géorgie.

    Dans ce sens, que le député communiste du parlement russe, Sergueï Gavrilov nie y avoir participé ne convaincra pas qui soutient le contraire. Encore une fois et comme dans à peu près tous les conflits, c’est parole contre parole.

    Et parole contre parole dommageable pour tous dès lors que chacune est instrumentalisées au profit de puissants.

  • Géorgie-Russie, heurts à Tbilissi

    Imprimer Pin it!

    Et c’est reparti et c’est désolant! A l’évidence, l’expression d’états d’âme n’y changera pas grand chose.

    Ce qui se passe entre la Géorgie et la Russie est commenté par les média des deux concernées, sans compter, bien sûr, ceux qui le sont à différents égards.

    Cependant, comme dans les deux pays à nouveau sous tension s’affrontent des courants libéraux et conservateurs, chaque média qui les incarne apprécie la situation en conformité avec son idéologie. 

    Pour avoir des amies et des amis dans les deux pays aux prises l’un avec l'autre, je constate que les Russes sont perçus par les Géorgiens de manière parfois contradictoire.

    Tantôt présentés comme frères en spiritualité et en culture, les Russes sont, dans le même temps, ressentis comme dominateurs sinon oppresseurs.

    De fait et en lutte pour leur indépendance, les Géorgiens sont tentés de céder à ce que leur fait miroiter un autre « grand frère ».

    Aussi bien et faisant fi de leur passé commun avec la Russie, les plus hostiles des Géorgiens à cet historique voisin considèrent-ils les Etats-Unis mieux à même de les protéger.

    C’est qu’à la chute de l’ex-URSS, trois guerres ont laissé des traces. Celles des années 1990 et celle de 2008.

    Dire que la fin de l’empire soviétique n’a pas fait couler une goutte de sang paraît un peu abusif si l’on compte le nombre de fronts ouverts au statut acquis -s’il en est- de « conflits gelés ».

    Il en avait été question ici-même. Dans ce sujet, je citais un point de vue émis sur la problématique indépendance revendiquée par certains Etats de l’ancien espace soviétique.

  • Entre diplomatie, politique et autres considérations

    Imprimer Pin it!

    Voici un article intéressant à lire. Non seulement pour le sujet duquel il traite mais aussi et surtout pour la manière avec laquelle il le traite.

    Vous connaissez le proverbe qui dit que « le ton fait la chanson ». Il paraît assez bien s’appliquer ici quand le journaliste nous raconte l’inauguration de la nouvelle ambassade de Suisse à Moscou.

    On relèvera, au passage, le bon sens de politiciens suisses qui ont compris que l’affrontement direct avec la Russie est à déconseiller.

    Les liens historiques et culturels entre ce vaste pays et la Suisse sont aussi soulignés. 

    Mais un journaliste a peut-être pour devoir d’insister. Alors tombe la question avec son poids d’inflation «  Et l’invasion de la Crimée? » 

    « L’invasion » ...

    Pour avoir passé quelques jours en Crimée en juillet 2014 et m’être enquise auprès de diverses personnes de ce qu’elles avaient ressenti de cette « invasion », force m’a été de confirmer le point de vue que j’ai toujours défendu ici.

    La Crimée a réintégré la Russie.

     

  • Un délibéré...

    Imprimer Pin it!

    Un commentaire déposé par un habitué de ce ce blog, Daniel pour ne pas le nommer, a évoqué ma « très grande sensibilité ». Il a ajouté que, pour lui, c’était « un compliment ». Ses mots m’ont profondément touchée.

    Pourquoi?

    Parce que c’est cette sensibilité qui a inspiré la création d’autant de personnages de mes recueils de nouvelles. C’est elle aussi qui a interpellé les critiques quand l’une d’elles se demandait comment je parvenais à entrer de manière aussi profonde dans la psychologie des personnages.

    N’en déplaise à la Directrice du Département de russe de Rennes 2 qui met en cause mon talent littéraire pour le comparer à celui de « poètes ou de critiques mineurs »  qui ont « accablé les plus grands auteurs russes: Pasternak, Grossmann, Platonov, etc. », l’Institut français de Saint-Pétersourg me présente de manière un peu différente.

    A ce que je sache et jusqu’à nouvel avis, l’Institut français de Saint-Pétersbourg n’est pas la Voix du Kremlin.

    Pas davantage le « Courrier de Russie » qui dans une critique de mon premier recueil de nouvelles traduit en russe, avait écrit à propos de l’une d’elle que sa chute était « digne des films de Night Shyamalan » , réalisateur du film « le sixième sens » .

    Que l’oeuvre d’un écrivain, d’un créateur quelconque soit aimée ou pas est une question de goût.

    Que la reconnaissance qui lui est accordée par différents critiques littéraires ou institutions soient salie, non. Car là, on n’est plus dans une affaire de « pro-russe » ou de « pro-Poutine ». On est dans la disqualification et le discrédit à jeter sur une personne.

    Et si vous ne l’avez pas lu encore, voici comment Sputnik France a rendu compte du délibéré du jugement prononcé le 14 juin à l’encontre de Madame Vaissié

     

  • Mise au point (2)

    Imprimer Pin it!

    Que la « vérité » existe ou non, il est des réalités qui ne trompent pas mais qui demeurent masquées. Pour toutes sortes de raisons est mis en lumière ce qui convient à certains intérêts.

    Rien de nouveau, ainsi va le monde. S'y résoudre est un choix, y réagir un autre.

    Au tout début que j’ai ouvert ce blog et lorsqu’on me suggérait de m’exprimer sur la Russie, j’ai émis des réserves car à l’époque, je ne me considérais pas en mesure d’en parler.

    C’est à force de m’y être rendue au gré des livres que j’ai écrits et qui y ont été traduits et publiés que j’ai pu observer, discuter et commencer à aborder certains sujets. 

    Que les opinions émises sur ce blog soient discutées est légitime. 

    Mais que je sois présentée comme « femme au foyer » qui a obtenu le statut « d’écrivain publiée » en Russie, ne sert que les besoins de l'«enquête fouillée » d’une universitaire que la déontologie liée à son titre n’a pas inquiétée.

    J’ignore ce que recouvre ce statut qui m’a été attribué de « femme au foyer ». Je sais, par contre, ce que signifie le deuil alors que la maladie a emporté trois des hommes qui ont partagé ma vie.

    Cette mise au point fait suite à la précédente publiée sur ce blog.

     

  • La Professeur Vaissié et l'écrivain journaliste Ackerman engagées en faveur de la justice et de la paix entre Russes et Ukrainiens...

    Imprimer Pin it!

    A un commentateur de mon précédent sujet de blog qui faisait mention de la liberté d’expression, j’ai répondu que le problème soulevé dans mon propos n’était pas la liberté d’expression mais la caution apportée à la malhonnêteté intellectuelle.

    Et que si celle-ci devait être considérée comme liberté d’expression, dans ce cas, on pouvait oublier toute déontologie universitaire, et journalistique.

    Vous avez lu, dernièrement aussi sur ce blog, comment Galia Akerman s’exprimait sur la Russie est comment elle relisait l’Histoire.

    Vous avez aussi lu, ici, comment la justice a considéré diffamatoire un passage du livre de Cécile Vaissié, « Les Réseaux du Kremlin » 

    Pour votre information, voici cette Universitaire qui aime à rappeler son statut, engagée aux côtés de Galia Akermann en faveur de la Justice et de la paix.

    Tout comme je suggérais de redéfinir le sens du terme courage, je pense que ceux de justice et de paix mériteraient qu’on s’y arrête. 

  • Médias et valeurs, méditation

    Imprimer Pin it!

    Chers ami(e)s, lectrices et lecteurs,

    Vous le savez, à de très nombreuses reprises ici, je me suis élevée contre telle ou telle information ou actualité traitée de manière abusive et mensongère.

    S’agissant de la plainte pour diffamation qui a été déposée par six d’entre nous à l’encontre d’une Universitaire et de l’éditrice de son ouvrage « Les réseaux du Kremlin en France », seul un propos sur vingt tenus par l’auteure de ce livre attaqué en justice a été reconnu diffamatoire par le tribunal.

    La possibilité de faire appel du jugement est offerte aux deux parties comme il se doit.

    A l’évidence, les raisons de ne pas poursuivre un combat judiciaire se justifient tout comme celles, au contraire, de ne pas y renoncer. Si cette affaire n’est pas une question de vie ou de mort, elle n’en est pas moins révélatrice.

    Révélatrice de cautions apportées au mensonge, à l’accusation fallacieuse et sans preuve, à l’insinuation et au doute à instiller, au dénigrement et au mépris, autant de procédés qui ne relèvent pas d’opinions émises mais de malhonnêteté intellectuelle.

    Or de la part d’une Universitaire qui, à la barre, n’a cessé de rappeler son statut, pareil ouvrage commis par elle ne répond en rien à l’enseignement que j’ai, pour ma part reçu tout au long de mes études de Lettres à l’Université de Genève.

    Que le publication signée par Madame Cécile VAISSIE soit présentée comme « enquête fouillée » et trouve autant de relais et d’appuis en tous genres, indique le niveau et la qualité de valeurs reconnues et transmises.

  • Que veut Poutine, questionne un ixième ouvrage consacré au Président russe et paru en 2016. Et l’Occident, lui répond l’écho?

    Imprimer Pin it!

    « Que veut Poutine? », interroge tel spécialiste dans un ouvrage paru en 2016, au sujet duquel il était interviewé sur le plateau d’une chaîne publique d’information.

    Or la question vaut aussi d'être posée à ces média eux-mêmes. Et tout autant à nos universités et à celles et ceux qui s’en réclament.

    On l’observe avec nombre d’entre les meilleurs qui nous récitent leur version de la Russie. A quelques bémols près, toutes se ressemblent.

    On aime la Russie mais pas celle de Poutine.

    Il existe, certes des variantes parmi lesquelles celle que j’avais relevée dans ma lettre ouverte à la Nobel de littérature 2015, Svetlana Alexievitch. Elle distinguait la Russie en pourcentage et accusait 86% de ses citoyens de « rire quand on mourait dans le Donbass ».

    Pour le seul fait de m’être élevée contre pareil mensonge et outrage, j’ai eu droit de cité dans l’ouvrage commis par l’Universitaire Cécile Vaissié qui m’a comparée à ces écrivains mineurs qui, sous Staline, dénonçaient les meilleurs.

    La critique littéraire Anne Pitteloud a dû mal lire lorsqu’elle a écrit de mes nouvelles que certaines d’entre elles lui rappelaient les vignettes de Daniil Harms, écrivain interdit sous Staline. 

    Ou comment être d’un côté et de l’autre, question pour un champion!

    Cela dit, notons aussi que la Nobel de littérature a été saluée par l’Université de Genève pour son «  courage »  et élevée au rang de Docteur Honoris Causa.

    Dans cette tribune, vous découvrirez le passé d’un Prix Nobel qui n’a rien à envier à celui tant de fois cité de Vladimir Poutine.

    Que l'Occident se présente encore comme garant de liberté d'expression et s'affiche en parangon de démocratie semble relever de plus en plus de la seule formulation.

     

  • En vol ... (2)

    Imprimer Pin it!

    Le 12 mars dernier, je publiais ici un sujet intitulé « En vol... » que j’illustrais d’une photo prise quelque part entre Moscou et Genève.

    Deux jours plus tard, j’assistais aux audiences qui se sont tenues au Tribunal de Grande Instance à Paris dans le cadre du procès qui nous a opposés, cinq plaignants et moi-même à Cécile Vaissié et à son éditrice.

    Ce 14 juin, le verdict a été rendu. Seul un des propos émis à l’encontre d’Olivier Berruyer, responsable du site « Les Crises » a été retenu à l’encontre des deux prévenues. Je vous propose de lire ce qu’en rapportent Le Monde, et le Journal du Dimanche.

    S’il m’est apparu important de réagir aux propos tenus par Cécile Vaissié c’est que, comme je l’ai dit à la barre, c’est de ma mère que je tiens ma nationalité française. Et qu’à ce titre, je me devais de contester toute appartenance à ce que ce que celle qui a souvent évoqué son titre universitaire appelle « Réseaux du Kremlin en France ».

    Dans un précédent sujet de ce blog, j’ai rappelé qui elle a été et comment elle a été décorée. J’ai aussi rappelé ce qui me liait à la Russie et comment mon parcours d’écrivain s’y était développé

    Que Le Monde, contrairement à d’autres médias, ignore mes activités littéraires comme il l’avait déjà fait dans ses précédents articles qui ont rendu compte des audiences des 14 et 15 mars derniers, va dans le sens des propos tenus à mon sujet par l’Universitaire Vaissié dans son livre.

    Le fait d’avoir osé adresser une lettre ouverte à Svetlana Alexievitch, première journaliste à avoir été couronnée d’un prix de littérature, en l’occurrence, le Nobel en 2015 n’a pas été du goût de cet aréopage.

    Cette lettre, traduite en russe par Arkadij Beinenson, a eu un écho considérable non seulement en Russie mais aussi ailleurs à l’étranger. Et c’est elle qui m’a valu le plus de réactions haineuses tandis que nombre de médias en Russie et même à Odessa en Ukraine, m’ont sollicitée pour des interviews. 

    Qu’à cela ne tienne, ce procès m’a beaucoup appris et je tiens, ici, à remercier toutes celles et ceux qui s’y sont intéressés et m’ont apporté leur soutien.

     

     

  • Russie-Chine, esquisse d'une relation faite d'intérêts mutuels

    Imprimer Pin it!

    Comme vous l’aurez constaté si vous suivez l’actualité internationale, plusieurs de nos médias s’intéressent au développement des relations entre la Russie et la Chine.

    Isabelle Facon* en traitait en août 2018, soit il y a près d’un an, dans un article augmenté d’une carte géographique.

    A la manière qu’elle a d’aborder le sujet, on mesure d’autant sa complexité.

    Aussi bien, lorsqu’on lit ou qu’on entend certains points de vue sur la question, tel celui-ci, par exemple, observer réserve et recul semble s’imposer.

    Tout autant, lorsque sont évoquées les relations entre la Russie et l’Occident au sujet desquelles, d’ailleurs, la même Isabelle Facon* a été interrogée.

    C’était en juillet 2018, dans la prestigieuse Bibliothèque patrimoniale de l’Ecole militaire, à Paris

    *Isabelle Facon est Maître de recherche à la Fondation pour la Recherche stratégique et spécialiste de la politique de sécurité et de défense russe. Elle est également Maître de conférence à l'Ecole polytechnique, et enseigne à l'Institut catholique de Paris.

    Le regard qu’elle porte sur la Russie nous change de ceux qui nous sont le plus souvent imposés par autant de médias et leurs incontournables « experts » ou « spécialistes » invités.

  • Russie, relecture de l’Histoire, c’est par ici que cela se passe...

    Imprimer Pin it!

    Les Russes sont décidément de pauvres bougres manipulés par un pouvoir falsificateur. C’est un peu le sentiment que laisse cet interview de Galia Ackermann

    Bien connue dans le monde des médias puisqu'elle a aussi été journaliste, elle signe un ouvrage intitulé Le régiment immortel. La guerre sacrée de Poutine.

    Autrement dit, un nouvel opus consacré à un homme qui semble profiter à l'édition dont il est parfois estimé qu'elle serait à la peine. 

    Tant mieux pour elle si, grâce au Président d’un pays qui fait tant parler de lui, elle y trouve son compte. Après tout, on vit comme on peut.

    Quant au principal concerné, il n'aura que l'occasion, une fois encore, de constater que, décidément, il en inspire, des « spécialistes »!

    A peu de Chefs d'Etat, en effet, semble avoir été réservé pareil honneur.

    Je vous invite donc à découvrir cet interview, pour combler vos lacunes en Histoire, pour saisir ce qui se passe dans ce pays.

    Et surtout, n’omettez pas de lire ce passage qui figure en 4e de couverture. Tout est dit:

    «  Fruit d’une vie entière d’observations et de recherches, ce livre nous alerte sur la folie ultra-nationaliste d’un pays qui embrigade ses enfants et militarise la société. » 

  • Certains se souviennent...

    Imprimer Pin it!

    Bien des réactions ont suivi la manière qui a été retenue de célébrer le 75e anniversaire du débarquement de Normandie, il en a été fait mention ici-même.

    Un petit retour sur l’Histoire n’est jamais vain, même si d’aucuns s’emploient sans relâche à la réécrire.

    Il est significatif, à cet égard, de s’arrêter sur ces sondages effectués juste après la 2e guerre mondiale et ces dernières années , tant ils indiquent clairement combien l’opinion publique a été travaillée de sorte à modifier sa perception de l’Histoire

    Les sondages valent ce qu’ils valent, bien sûr. Toutes les mémoires, néanmoins, ne sont pas encore atrophiées.

    En voici pour preuve cet ouvrage, cité dans un article du grand quotidien français Le Figaro en septembre 2013 et que j’avais mentionné sur ce blog en son temps.

    Les personnes  soucieuses de rendre compte de la manière la plus objective possible de réalités sensibles existent, saluons-le!

    Et les média qui les relaient sont là aussi, merci à eux.

  • Victoire, Histoire et sélection

    Imprimer Pin it!

    Un pouvoir en place et là pour y rester, donc s’imposer et imposer. Le contester est la norme qu’il contrôle selon les moyens à sa disposition.

    Dans ce sens, que d’aucuns manifestent leur (res)sentiment face à tel ou tel de ses agissements ne risque pas de l’ébranler.

    Dans l'une de ses récentes interventions, le Président français a lu la lettre d’un jeune résistant condamné à mort et en a sélectionné les passages, impératif horaire obligeait, selon le quotidien français « Libération » .

    De la même manière a-t-on trié les invité(e)s agréé(e)s au sein de la coterie qui a célébré le 75e anniversaire du débarquement de Normandie. Les raisons avancées ont dû convaincre

    Ainsi se labourent les champs d’une victoire... 

  • Ce 6 juin, en pensée avec ...

    Imprimer Pin it!

    Ce 6 juin, la France entre autre, a célébré le 75e anniversaire du débarquement en Normandie. Ce même 6 juin et chaque année, la Russie célèbre son grand poète, Alexandre Pouchkine.

    Cet anniversaire est important et suscite toujours de très nombreux événements qui s’organisent partout dans le pays et à l’étranger aussi, il en avait d’ailleurs déjà été question ici.

    Ce 6 juin, pour ma part, c’est un moment de partage fort que j’ai vécu, entourée d’amies et d’amis venus pour en savoir un peu plus d’Igor, l’énigmatique personnage de mon dernier livre « Bagdad 2003, sans nouvelles d’Igor ». 

    Associer ces événements les uns aux autres me tient à coeur.

    Tout d’abord parce que ma mère a vécu le débarquement et connu de près la guerre et ses conséquences. Décorée par la Croix-Rouge française, c’est au Havre qu’elle a oeuvré, autant dire dans une ville meurtrie.

    Ensuite, parce que c’est pour étudier la langue et la littérature russe que je me suis inscrite en Lettres et que c’est par mon parcours littéraire qui s’y est développé depuis quinze ans que j’ai retrouvé la Russie, connue du temps soviétique.

    Autant dire qu’hier, ce fut un moment chargé d’émotions auquel ma famille et mes amies et amis russes ont aussi été associés en dépit de leur absence temporelle et géographique.

    Un aperçu de la rencontre figure ici.

  • Au coeur de l’Europe, une guerre qui n’en finit plus

    Imprimer Pin it!

    Vous me savez avoir consacré nombre de sujets de blog à ce qui a d’abord été pudiquement appelé « crise ukrainienne » avant de se muer en guerre fratricide.

    En son temps, je m’étais exprimée dans le cadre d’une interview accordée au journaliste Arkadij Beinenson sur les raisons qui motivaient mon engagement.

    Ces raisons n’ont pas changé et quoi qu’en pensent et en disent certains urkainophiles ou russophobes ou juges et censeurs tout simplement.

    Etre présentée comme « russophile » comme ce fut le cas, par exemple, sur la RTS alors que j’avais comme interlocutrice, entre autre, Manon Schick de laquelle rien n’a été précisé de ses relations à la Russie, avait été relevé par un commentateur de ce blog. 

    En effet, il semble qu’aimer la Russie soit une tare ou une menace, allez savoir tant la critique de « la Russie de Poutine » doit être de mise. Sans quoi, vous voici de facto rangée aux côtés des suppôts du Kremlin, il en a souvent été question ici, vous le savez aussi.

    Quoi qu’il en soit, il me tient à coeur de partager avec vous cette vidéo de quelque 23 minutes qui vous donnera l’occasion de réaliser ce qui se passe dans cette Europe qui n’aurait, soi-disant, plus connu de guerre depuis plus de 70 ans.

    La capture d’écran qui illustre ce sujet est la conclusion d’un article écrit par Erwan Castel dont l’intégralité est à découvrir ici.