25/06/2017

La moralisation de la vie politique et quelques interrogations

 

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En ce 25 juin, le site Europe1 le JDD nous apprend pourquoi la fraîchement nommée et désormais ex-ministre Sylvie Goulard aurait quitté le gouvernement.

Doit-elle être félicitée d’avoir pris cette décision?

Ou, au contraire, blâmée?

La question devrait plutôt porter sur le fait de savoir comment, après tant d'heures passées à vérifier que chaque ministre réponde aux exigences posées par la loi de moralisation de la vie politique, comment donc, Sylvie Goulard a pu y être considérée conforme.

Alors qu’on lise, dans l’article de Laurent Valdiguie, que Macron était furieux a tout de même quelque chose d’assez piquant.

Certes et à sa décharge, il n’est pas le chef du gouvernement, juste celui des Armées... et de l’Etat ou l’inverse.

Un titre, des vies

 

Une journée particulière est le titre français d’un film d’Ettore ScolaIl est aussi celui d’un ouvrage d’Anne-Dauphine Julliand.

Dans le premier, il est question de la rencontre de deux êtres le jour de la visite rendue par Adolph Hitler à Benito Mussolini à Rome, le 8 mai 1938.

Dans le second, il est fait référence au 29 février, jour de naissance d’une enfant atteinte de maladie génétique orpheline de laquelle elle succombera moins de quatre ans plus tard.

Un même titre pour deux histoires qui n’ont donc rien à voir l’une avec l’autre.

Dans le film d’Ettore Scola, c’est la condition des homosexuels et des femmes sous le fascisme que l’on découvre quand dans le livre d’Anne-Dauphine Julliand, c’est le cours irréversible de la maladie qui fauche la vie de sa fille.

Aussi, ces deux histoires, racontées dans une référence temporelle bien définie, la débordent-elles de toutes parts.

Un même titre pour dire la fatalité, un même titre pour masquer l’ampleur de sa perception.

 

 

22/06/2017

La charia et la morale, selon ce député

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Avec tout le respect qu’impose le parcours de cet élu de la 6e circonscription des Français de l’étranger à laquelle j’appartiens, il n’est pas interdit de rester plus que perplexe quant à l’usage qu’il fait du vocabulaire.

A la question de Jean-Jacques Bourdin, de savoir ce qu’il pense de l’affaire Ferrand, Joachim Son-Forget se fend d’une réponse entre éléments de langage et évocation de débat philosophique un peu complexe.

Et le voici qui ose, il fallait tout de même y songer, le voici donc qui lance qu’on ne doit pas avoir un retour de la morale car c’est le début de la charia.

Même si le député s'excuse d’utiliser un peu des grands mots, il a tout de même estimé qu’ils avaient leur place dans le sujet.

Or quand on songe aux victimes de la charia, on se dit que cet élu serait bien inspiré de réviser son lexique à défaut de ses connaissances en la matière.

Car non seulement il s’agit là d’une erreur d’appréciation de sa part mais aussi sinon surtout d’une évidente faute de goût envers toutes celles et ceux qui ont subi la charia.

 

21/06/2017

Terrorisme et mimétisme, questions

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                                                                                                      capture d’écran RTS

Effets collatéraux ou pas d’une émission de la RTS sur le terrorisme, depuis sa diffusion, une alerte à la bombe a été signalée à Genève, qui a bloqué la gare Cornavin, une crise de panique s’est emparée d’un homme qui a hurlé Allahu Akbar dans le métro à Lausanne et un personnage clé du djihadisme a été arrêté à Meyrin, dans le canton de Genève encore.

Bien sûr qu’on peut voir à cette série d’événements que pures coïncidences.

Il n’en demeure pas moins vrai qu’à force de répéter en boucle qu’on va continuer de sortir en terrasse et qu’on n’a pas peur, autant d’actes perpétrés ici et là et de manière récurrente ne peuvent laisser indifférent.

Qui plus est, la médiatisation recherchée par les terroristes ne reste, elle non plus, pas sans effets.

Le cas de ce jeune homme, évoqué ici-même, qui a volontairement foncé avec sa voiture sur un rival pour le tuer, témoigne d’une méthode qui commence à se faire connaître.

Pour le reste, nous expliquer que l’on meurt davantage de tel ou tel problème que du terrorisme est tout simplement nier l’idéologie qui le sous-tend. C’est relativiser et mettre au même niveau ce qui est impossible à comparer sinon par le résultat, la mort.

C’est, de fait, annuler toute distinction entre des maux et leurs raisons d’être.

 

20/06/2017

Alain Duhamel, sévère sur l’abstention

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                                                                                                 capture d’écran Twitter

Qu’un éminent journaliste commente l’abstention comme s’y est employé Alain Duhamel sur LCI laisse perplexe.

Et encore, le terme est choisi, il n’est pas poli.

Car Alain Duhamel a, jusque là, le plus souvent su proposer des analyses de haut niveau. Partagées ou non, elles n’étaient pas le fait d’un incompétent quelconque.

C’est pourquoi l’expression de pareil point de vue sur l’abstention interpelle. Car on n’est pas dans le questionnement, on est dans l’affirmation.

On n’est pas en quête d’explications, on est dans l’assertion catégorique.

A définir ainsi l’abstention, Alain Duhamel se pose en juge et censeur d’un peuple tout entier.

Est-ce vraiment là la tâche d’un éditorialiste? 

La question reste ouverte. 

19/06/2017

Londres une fois encore visée par la terreur, une méthode récurrente

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La méthode semble désormais devenue tristement récurrente. Un véhicule fonce sur des passants pour les tuer.

En cette nuit du 18 au 19 juin, c’est un groupe de fidèles musulmans qui a été visé.

Les interprétations et les réactions à de tels actes ne manquent pas, la question du sens à leur donner  animent débats et polémiques.

En commentaire à cet article, il est question de guerre que des armées régulières ne se livreraient plus, remplacées qu’elles seraient, désormais, par des civils.

Quoi qu’il en soit et quelles que soient les forces qui agissent, la manière semble s’installer.

Aurait-elle, même, fait des émules dans ce règlement de compte personnelPoser la question n’est pas y répondre.

C’est interroger l’impact d’une méthode.

 

13/06/2017

Les obligations présidentielles ont un coût, la planète l’a bien compris

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On a vu notre Président glisser son bulletin de vote dans l'urne au Touquet. On a aussi vu passer l’information selon laquelle Emmanuel Macron se serait déplacé en Falcon et en hélicoptère pour accomplir son devoir et voter.

Evidemment, ce choix a une raison qui a été relayée par L’Obs selon cet article. Et bien sûr qu’au point où en sont certain(e)s, relever ce détail de l’Histoire demeure anecdotique.

Et pourtant, ajouté à de nombreux autres, il ne fait que confirmer le décalage qui existe entre tant de discours politiques et des réalités qui n’échappent qu’à qui le veut bien.

Rien de très nouveau à cela, on le sait.

Il n’en demeure pas moins vrai qu’à se poser en donneur de leçon envers son homologue états-uniens, le président français a de quoi, lui aussi, méditer sur les contraintes auxquelles ses obligations et autres engagements de fonction l’astreignent.

Dans ce cas et si vraiment on veut sauver la planète, on donne l’exemple ou au moins, on évite d’inutiles opérations de com en anglais sur Twitter.

 

 

05/06/2017

Terrorisme, la prédiction de l’archevêque de Mossoul

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Dépecer le Proche-Orient comme s’y emploie de longue date ce qu’il est convenu d’appeler la communauté internationale ne peut rester sans conséquences.

Quel que soit le créateur de cette force terroriste appelée DAESH, DAECH ou ETAT ISLAMIQUE, elle agit.

Ses opérations, elle les revendique.

Et nos dirigeants se confondent en condoléances aux victimes et en -nouvelles- mesures de sécurité à prendre ou autres états d’urgence à instaurer.

Pendant ce temps-là, des citoyennes et des citoyens sont interrogés par autant de journalistes mandatés pour recueillir leurs témoignages et leur réactions tandis qu’ils ont ou non assisté à telle ou telle explosion ou à tel ou tel  massacre.

La vie continue, entend-on souvent, c’est le meilleur moyen de montrer aux terroristes qu’on n’a pas peur.

Bien sûr! Et il ne fait aucun doute que les concernés vont tenir compte de tels propos.

S’il n’y a pas de fatalité, comme l’estiment d’aucuns, alors on ne pourra jamais s’habituer au terrorisme.

Et c’est aussi bien ainsi.

Quant à cette prédiction, elle semble de plus en plus se confirmer...

 

04/06/2017

Londres, Turin, la terreur dans les villes

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                                                                                  capture d’écran Ouest-France

Sur un nombre conséquent de sites où a été publiée l’information selon laquelle une camionnette venait de faucher des piétons sur le London Bridge, il a été question d’incident majeur.

Puis, tandis que s’y ajoutaient des coups de couteaux, des blessés et bientôt d’autres actes du même ordre, est apparu le terme d’attentat. Mais pas sur tous les sites qui tentent, peut-être encore, de relativiser.

Pendant ce temps-là, à Turin, on apprend qu’un mouvement de foule a fait des centaines de blessés suite à une fausse alerte.

Entre réalité et mauvaise fiction, deux villes sont touchées, Londres, pour la deuxième fois.

C’est vrai, on a appris que l’on devait vivre avec cela. Que l’on devait continuer de sortir en terrasse.

En l’occurrence, se promener sur un pont ou regarder un match sur une place aménagée en fan zone.

Il y a deux ans à quelques jours près, voici ce qu’on lisait des actes terroristes qui allaient se multiplier...

 

27/05/2017

Colombey-les-deux-Eglises, la tombe du Général de Gaulle outragée, sa croix brisée

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Toute tombe vandalisée est une offense.

Et quand il s’agit de celle d’une personnalité dont tant de Françaises et de Français revendiquent l’héritage, le message qui leur est adressé est d’autant plus ciblé.

Ce samedi 27 mai, la tombe du Général de Gaulle a été profanée. La croix qui surplombait la pierre tombale a été brisée.

A l’évidence, le symbole est choisi, le geste tout autant.

Au-delà des déclarations qui condamneront cet acte qu’on qualifiera de toutes sortes de manières, que se passera-t-il?

Durant la campagne présidentielle qui a porté au pouvoir Emmanuel Macron, le nom du Général de Gaulle a été évoqué un nombre incalculable de fois.

Tout aussi nombreuses ont été les visites au cimetière où il ne repose plus en paix.

La moralisation de la vie politique à laquelle aspire le nouveau Président de la République aurait eu de quoi s’étendre à la vie civile!

Mais cela n’a sans doute pas dû sembler prioritaire aux yeux du nouvel élu. Dans ce cas, la France a encore de sombres jours devant elle.

 

Images et points de vue, reflets d’un monde

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Le sommet de l’OTAN, qui s’est tenu à Bruxelles ce 25 mai, renvoie différents échos.

On a pu assister, par reflets médiatiques interposés, à la leçon donnée par Donald Trump aux représentant(e)s des membres de cette Organisation.

La séquence a été commentée sinon appréciée par autant d’analystes.

D’autres images ont aussi été diffusées comme celles, par exemple, qui met en évidence la place prise par le premier mari ou compagnon, l’appellation varie, du premier ministre du Luxembourg.

Libération la commente non sans préciser la dimension historique de l’événement.

Si l’Occident se félicite de cette reconnaissance de l’homosexualité, d’autres pays de ses amis ne sauraient en dire autant. Mais qu’à cela ne tienne, l’amitié entre les peuples vaut sans doute qu’on ne s’y attarde pas trop.

Cela dit et s’agissant de juteux contrats dont il a aussi été beaucoup question après le passage de Donald Trump en Arabie Saoudite, cet article vaut qu’on s’y arrête.

S’il n’y est pas question du traitement infligé aux homosexuels, il y est en tous les cas fait mention d’un point de vue qui ne manque pas d’intérêt.

Quoi qu’il en soit, chercher l’erreur ou la logique de ce monde peut encore occuper qui le veut ou le vaut bien.

24/05/2017

France, nouvelle polémique, nouvel innocent visé

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Le gouvernement exemplaire souhaité par le nouveau Président de la République française semble ne pas échapper à quelques tourments.

Après l’affaire -ou la non-affaire- Bayrou, mis en examen pour diffamation, voici que Richard Ferrand serait visé par une tout autant non affaire possible selon le regard qu’on y porte.

C’est le Canard Enchaîné qui révèle ce qui est considéré par certains marcheurs comme boule puante. 

L’expression avait déjà été utilisée, on s’en souvient, par François Fillon tandis que commençaient les pressions exercées sur sa candidature à la présidentielle.

Si le concerné et récemment nommé ministre de la Cohésion des territoires ne voit rien d’illégal à ce qui serait susceptible de mettre en cause sa nomination au sein du gouvernement, il risque de n’être qu’au début de ses peines.

L’info fait le tour des rédactions, le concerné en serait meurtri, l’homme étant d’une probité exceptionnelle.

Encore un innocent, victime de vindicte ou autre règlements de compte? 

21/05/2017

De la verticalité

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Dire qu’Emmanuel Macron bouscule les codes est (presque) devenu un euphémisme. Dire qu’il a bousculé le champ politique, tout autant.

Se prononcer à cet égard n’est pas le propos ici.

Non, il s’agirait plutôt d’exprimer quelque perplexité quant à certains propos tenus sur le nouveau Président français.

Dans cet article ,en effet, Stéphane Benoît-Godet fait mention, entre autre, de la verticalité de la classe politique à laquelle Emmanuel Macron opposerait désormais l’approche collaborative.

Or si l’on se réfère à ce qu’a déclaré Emmanuel Macron lui-même, il dit croire en la verticalité du pouvoir politique. 

Certes, Stéphane Benoît-Godet, sur le site du journal Le Temps, parle de la verticalité de la classe politique quand le Président, pour sa part, évoque la verticalité du pouvoir politique.

La nuance se trouve sans doute dans le détail qui fait que la formulation de l’homme en marche est plus claire que celle du journaliste.

Car la verticalité du pouvoir et la loyauté à lui devoir de la part des hauts fonctionnaires sont bel et bien au programme de Monsieur le Président.

 

 

19/05/2017

Un Président et des citoyens aux aguets

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                                                                                   capture d’écran LaMinute.info

On l’a compris, les premiers jours du nouveau gouvernement français sont commentés sinon passés à la loupe d’autant d’observateurs.

Certains découvrent ou font mine de réaliser ce que d’autres avaient anticipé de l’élection d’Emmanuel Macron à la fonction suprême.

Aussi, au-delà des remarques relatives aux membres du nouveau gouvernement et au peu d’estime que certains d’entre eux vouaient, alors, à l’ancien candidat en marche, trouve-t-on des considérations sur le mode de gouvernance du fraîchement investi Président.

En effet, à plusieurs reprises peut-on voir apparaître, sur les réseaux sociaux, les termes de dictateur et de dictature. Certes, l’abus de langage est souvent présent dans telle ou telle appréciation et on a pu le constater ici-même avec l’intitulé de cette émission, même formulé sous forme de question.

De là à dire qu’Emmanuel Macron serait en train de rejoindre un panthéon d’autant de ses homologues considérés tels pour en dire tout le bien possible, il y a un pas qui commence à être franchi.

Qui plus est, à lire ce sondage, le Président de tous les Français serait déjà en passe d’avoir remporté un nouveau record, celui du plus faible état de grâce obtenu après son entrée en fonction.

 

13/05/2017

France, entre démocratie et simulacre

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En cette veille de la passation de pouvoir entre François Hollande et Emmanuel Macron, un tour d’horizon de ce qui se publie sur les sites des médias officiels et sur les réseaux sociaux indique la tendance.

Nombre de polémiques plus ou moins vite éteintes -selon les arrangements qui auront été possibles ou le seront- se le disputent avec montées au créneau en faveur de celle qui, dès demain, deviendra l’officielle Première Dame de France tandis que son statut est passé au crible.

Articles, documents, interviews lui sont consacrés, plus ou moins complaisants selon les sources citées sans omettre les fakes non plus tandis que la France devrait être gouvernée, a priori, par le Président élu.

Après avoir bénéficié du soutien d’autant de médias, après avoir bénéficié d’une rivale au second tour de la présidentielle facile à abattre dès lors que le plus redoutable concurrent avait été fauché en plein vol par des tirs en rafale, Emmanuel Macron devra continuer d'assumer, pour reprendre un terme fréquent dans ses  interviews.

Alors de son couple, de sa femme, de sa grande famille ou pas, la France qui vit sous le seuil de pauvreté, la France qui chôme, la France qui souffre, en a-t-elle vraiment le souci?

Nombre de reportages ont été tournés qui ont montré ce qu’endurent tant de citoyennes et de citoyens de l’Hexagone. On ose espérer que le Président s’en rappellera et ne représentera pas que ses seuls puissants soutiens.

Parce que cette France à la peine a une histoire et que cette histoire plonge ses racines dans celle du pays que ce jeune Président ne peut négliger.

Puisse-t-il l’honorer, puissent les médias qui ont si bien su accompagner sa marche vers le pouvoir s’en rappeler tout autant.

Alors la France sera une vraie démocratie et non son simulacre.

 

11/05/2017

France, ces bienheureux Républicains en marche et leurs précieux relais

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Lorsqu'on estime de certaines personnes qu'elles sont le jouet d’intérêts ou de puissances qui s’en servent, on parle souvent d'idiots utiles. Ainsi en irait-il d’autant de relais à dénigrer.

Une certaine France semble s’ébahir de l’ascension fulgurante du candidat qui s’est mis en marche l’an dernier pour briguer le poste de Président de la République.

Elu comme on le sait, par 20 millions 700'000 électeurs sur les 47 millions 400'000 qu’en compte la France, son score n’est, certes, pas le plus bas obtenu par un Président de la Ve République mais reste inférieur à la barre des 50 % de l’électorat.

Pas de quoi pavoiser, donc, pour le vainqueur de ce second tour de la présidentielle française alors qu'on ne cesse de s’émerveiller et de voir en lui telle ou telle grande figure de l’Histoire si ce n’est, aussi, quelque autre encore en vie, tel Barack Obama.

Mais enfin, la France compterait-elle donc autant de ces idiots utiles sincèrement convaincus que tout a pu être ainsi mis en place, du maillage territorial d’En Marche à la désignation de plus de 400 députés en passant par la cérémonie du dimanche 7 mai sur l’Esplanade du Louvre?

Tout de même, un tel raz-de-marée ne s’improvise pas! Il nécessite des années de préparation, des moyens en tous genres, des réseaux à tisser, des esprits à préparer!

Alors, que cette France qui marche avec se future majorité parlementaire, selon les derniers sondages, se réjouisse et n’omette pas de remercier ses multiples relais, aussi précieux que sont utiles autant d’autres qualifiés d’idiots.

 

10/05/2017

Combien seront encore Charlie? La férocité en marche

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Rien ne semble jamais avoir offusqué, des publications de l'hebdomadaire dont tant se sont réclamés tandis qu’ils s’affichaient être Charlie. Dans ce cas, celle de ce jour ne devrait pas déroger à la règle mais allez savoir...

Il y a, toutefois, plus important que cela. Il y a l’effet Macron sur le paysage politique de l’Hexagone. La mise en marche du désormais Président élu de tous les Français -sinon par tous- a vu tomber des têtes de premier rang, les unes après les autres.

Il y a eu celles de la Primaire de la droite et du centre, s’en est suivie celle de l’encore quelques jours chef de l’Etat, puis celles de la Primaire du Parti Socialiste, enfin, celles des deux tours de l’élection présidentielle.

Or voici que Manuel Valls, après avoir trahi sa parole donnée de voter pour son rival Hamon et lui préférer son ancien Ministre Macron, se voit désormais rejeté par lui. Humilié, il l’est encore par la procédure d’exclusion du PS qu’a engagée contre lui Jean-Christophe Cambadélis.

N’importe quelle chute de n’importe qui n’est jamais réjouissante sauf pour qui a l’âme vengeresse ou sans état particulier. Mais ce qui frappe la classe politique française dans son ensemble, si elle peut réjouir ou laisser de marbre, est loin d’être à minimiser.

L’effet Macron est bien réel.

Et si les têtes tombent ou se perdent sur son passage, c’est peut-être que le contexte s’y prête. Car on le sait, la France est dans une situation qui a permis l’affrontement Macron-Le Pen. Or de ces deux, le danger a été perçu chez la seconde. Et c’est grâce à elle que le premier a pu passer.

Alors si le miracle tel qu’illustré par Charlie reste caricatural, la férocité en marche risque de rendre certains lendemains de la veille moins ... pyramidaux.

 

14:54 Publié dans Air du temps, Avaries, France, Politique, Pouvoirs, Pratiques, société | Tags : charlie hebdo, macron, elysée | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

08/05/2017

Autres temps... souvenirs

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Une affaire avait fait grand bruit en son temps, elle avait inspiré un film.

Sorti en 1971, il avait été signé par André Cayatte et affichait, dans le rôle principal, Annie Girardot.

Mourir d’aimer s’était inspiré d’une histoire vraie, celle d’une professeur et de son élève. Entre eux deux s’était nouée une relation d’amour, elle, était âgée de 32 ans, lui, de 17.

La suite, on s’en rappelle, avait été tragique. Condamnée à douze mois de prison et cinq cents francs d’amende pour détournement de mineur, Gabrielle Russier aurait pu être amnistiée mais le Parquet avait fait appel.

Lors de la parution d’un ouvrage de souvenirs consacrés à cette affaire, le journal Le Monde y revenait dans un article, le 17 juillet 2006.

La France, qui vient d’élire son Président, sait aussi où et comment il a connu son épouse. L’histoire a été amplement racontée et, contrairement à celle qui a valu à Gabrielle Russier prison et suicide, celle d’Emmanuel et de Brigitte Macron a été perçue comme romantique et plus encore.

Dans une interview, un psychiatre italien estime que si l’idylle entre Brigitte encore Auzière à l’époque et Emmanuel Macron avait eu lieu en milieu ouvrier, elle aurait eu d’autres conséquences, plus proches de celles qui ont frappé la prof et son élève à Marseille, il y aura bientôt quarante ans.

On ne peut que se réjouir pour le nouveau couple présidentiel qu’il ait échappé à pareille justice. On ne peut, néanmoins pas oublier comment Georges Pompidou avait commenté la fin tragique de ce qui s’est appelé l’affaire Russier.

 

07/05/2017

La France ...

 

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Il y a juste un an, le 7 mai 2016, je publiais un sujet en relation avec ce que d’aucuns évoquaient à demi-mots ou de manière plus affirmée.

Le titre, même mis entre guillemets avait suscité diverses réactions pour contredire ce constat établi par certains observateurs.

Deux semaines plus tard, je revenais sur le sujet avec une autre approche qui, elle, évoquait un pays en état de pré-guerre civile.

En ce dimanche 7 mai où, dès 20 heures, le nom de celle ou de celui qui présidera la France sera connu, analyses et autres projections fleuriront un peu partout et il s’en trouvera sans doute à annoncer des lendemains de couleurs variées.

Puisse la France trouver cette force de résilience dont on parle souvent à propos de personnes mises à l’épreuve!

Tel est bien le cas de ce pays squatté par autant de puissances qui semblent avoir décidé de longue date de son destin.

Certes, des millions d’électrices et d’électeurs se seront prononcé(e)s, ce jour, en déposant ou pas un bulletin de vote dans l’urne.

Ce qui sera fait de leur choix reste encore en attente. Et c’est ce qui déterminera le sort de la France.

Alors, qu’elle soit en état de pré-guerre civile ou de guerre civile à venir, souhaitons-lui avant tout de surmonter le heurt des forces politiques si opposées qui l’habitent et l’animent.

 

 

05/05/2017

A voir et à revoir!

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Dans ce paysage politique français actuel que toutes sortes d’adjectifs qualifient, L’Emission Politique de France 2, ce 4 mai au soir, a été comme une bouffée d’air à respirer à pleins poumons.

Plusieurs personnalités d’horizons divers s’y sont exprimées avec, pour la plupart d’entre elles, des positions personnelles marquées et argumentées.

Après le pugilat télévisé du 3 mai appelé grand débat, il était bienfaisant et bienvenu d’assister à des échanges de qualité.

C’est cette France-là qui porte encore l’espoir.

C’est de cette France-là qu’on souhaiterait le rayonnement. Or c’est à celle qui a placé l’un en face de l’autre deux présidentiables batailleurs que le monde entier a eu droit.

Que celles et ceux qui sont près à consacrer le temps nécessaire au suivi de ce rendez-vous politique proposé par France 2 le découvrent ici s'ils n’en ont eu l’occasion ce 4 mai! 

Il en ressort de nombreuses pistes de réflexion.

Cette France qui sait analyser, qui sait s’exprimer de manière sensible sur elle-même et sur l’état du monde, c’est elle qui laisse encore espérer du pays qu’il ne se consume pas en batailles meurtrières.

 

03/05/2017

A quelques heures du grand débat de ce 3 mai au soir

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Face au choix qui s’impose aux Françaises et aux Français, une des questions qui divise encore et encore est celle de l’abstention et/ou du vote blanc.

Les deux diffèrent, il en a été question ici.

Si pour nombre d’entre nous, voter Marine Le Pen reste difficile sinon impossible, se reporter sur Emmanuel Macron pour ne pas se défausser ou partir à la pêche ce 7 mai prochain, reste tout aussi difficile sinon impossible.

Alors?

Attende le grand débat de soir pour se décider? Suivre ce qui s’énonce par les un(e)s et les autres, tant dans les médias que sur les réseaux sociaux? Discuter, interroger, trancher si l’on y parvient?

Un argument en faveur de la décision à prendre de ne pas s’abstenir ni de voter blanc est celui de l’importance à accorder à ce qui tient le plus à coeur de voir se réaliser.

Cette stratégie est louable pour autant que la confiance à accorder à une candidate ou un autre soit concevable. Or les zones d’ombre demeurent de part et d’autre de ce qui s’offre à l’électrice et à l’électeur.

On le sait, dans le cadre de cette campagne présidentielle française, la Russie et ses sites d’information sont souvent visés.

Or cette interview publiée, précisément sur l’un de ces médias tant discutés sinon conspués mérite réflexion.

 

30/04/2017

A 7 jours du second tour de la présidentielle française, entre questions et espoirs

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En France, une tradition veut que littérature et politique aient souvent partie liée sinon rivalisent par rapport à un engagement personnel. Au point que certains ont avoué avoir hésité à choisir entre les deux. Tel a été le cas, pour ne citer que lui, de François Mitterrand.

Pour le reste, nombre de personnalités politiques ont été reconnues pour leur talent littéraire, le Général de Gaulle en fut mais de manière très diverse, en témoignent ces références.

Une autre personnalité du monde politique, autrefois diplomate et désormais avocat d’affaires, Dominique de Villepin pour ne pas le nommer a, pour sa part, non pas hésité entre les deux mais peut-être voulu pratiquer les deux avec le succès mitigé sinon l'insuccès qu’on lui sait.

Or le voici qui s’affiche en soutien d’Emmanuel Macron qui rappelle souvent tout ce qu’il doit à la littérature. En témoigne cette séquence télévisuelle intégrée dans un article qui ne manque pas d’intérêt.

Il y est en effet question de comparer les programmes culturels des deux candidats en lice pour présider la France.

Il apparaît néanmoins qu’elles ne semblent pas constituer de priorité ni pour l’une ni pour l’autre.

Aussi, ne reste-t-il plus qu’à espérer que dans cette bipolarisation assez radicale de la vie politique française, l’humanisme ne passe à la trappe. 

 

26/04/2017

S’il vous plaît, dessine-moi un espoir...

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Qu’on le veuille ou non, ce qui se passe en France avec le résultat du premier tour de l’élection présidentielle, reflète une situation dont les contours se dessinaient de longue date.

Les candidatures de Marine Le Pen et d’Emmanuel Macron pour briguer l’Elysée confirment ce qui se jouait en coulisses tandis que, sur scène, évoluaient encore tant bien que mal les incarnations de valeurs plus classiques de gauche et de droite.

Est-ce à dire qu’elles auraient vécu, la question se pose plus que jamais.

Que deviendront, en effet, luttes ouvrières et autres combats sociaux quand Marine Le Pen semble se poser en défenderesse d’autant de défavorisés et d’oubliés de la société?

Le nationalisme, avec elle, se voudrait protectionniste sinon patriote, garant de droits sociaux quand le globalisme mondialiste de son rival, au contraire, prône l’ouverture, voire le progrès pour tous.

Ces deux visions de la France opposent mais divisent surtout les Françaises et les Français qui n’ont pu encore s’y résoudre. Or elles sont désormais bien là.

Refuser le fatalisme d'un binarisme qui se substitue, en apparence du moins, au bipartisme qui a longtemps dominé le paysage politique français, c’est encourager l’espoir d’un avenir moins radical.

 

En Marche ou rien? Certains rechignent et affichent leur préférence

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Certain(e)s sortent de l’ombre et affichent clairement la couleur.

La coordinatrice de la campagne de François Fillon, Françoise Hostalier, appelle à voter Marine Le Pen. C’est, entre autre, ce qui a motivé la lettre ouverte du Président de la Région Provence-Côte d’Azur, Christian Estrosi.

En demandant l’exclusion du parti de tout membre qui ne soutient pas ouvertement Emmanuel Macron, il affiche son sens de la démocratie.

Il rejoint, en ce sens mais inverse, ce qui attend les personnalités politiques qui rejoindront le mouvement mis en marche par l’Ancien Ministre des Finances.

En effet, ce 25 avril au soir, sur France 2, interrogé par David Pujadas, Emmanuel Macron a clairement dit que celles et ceux qui souhaiteraient avoir l’investiture En Marche, devraient renoncer à leur appartenance politique.

Autant dire que la manière de Monsieur Estrosi, dont la rencontre avec le candidat En Marche avait déjà laissé quelques souvenirs discutés sinon discutables, avait peut-être été anticipée en cas de défaite de François Fillon au premier tour de la présidentielle. 

La politique politicienne reprend toutes ses couleurs, pendant ce temps-là, la France médite sinon se déchire sur l’avenir qui lui est proposé depuis le 23 avril au soir...

23/04/2017

France, tout commence

 

Ce soir, la France a voté.

Elle a choisi deux candidats qui n’ont, ni l’un, ni l’autre, quoi que ce soit à proposer qui vaille.

Le premier a été d’accord avec beaucoup de monde, la seconde, avec très peu.

Ce soir, c’est l’échec des deux principales formations politiques françaises.

La victoire d’Emmanuel Macron signe la défaite des idées.

L’arrivée en seconde position de Marine Le Pen affiche le rejet de l’autre.

J’ai aimé suivre cette campagne et la suivrai encore.

Mais les candidat(e)s que j’ai estimé(e)s ont été battu(e)s

Une pensée à elle et eux et à tous leurs soutiens.

 

France, une campagne entre ferveur et dégoût

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On peut dire ce qu’on veut, on peut comprendre le dégoût qui s’est emparé de nombre de citoyennes et de citoyens, le fait est que cette campagne présidentielle française a passionné.

Revenir sur les primaires de la droite et du centre et du PS pour en contester la légitimité se conçoit. Mais l’exercice est vain dès lors qu’il semble désormais installé dans le paysage politique de l’Hexagone.

Evoquer les affaires qui ont visé François Fillon et Marine Le Pen suscite toujours autant d’entrain que d’indifférence.

Car à observer la ferveur qui entoure le candidat du parti Les Républicains et la détermination avec laquelle d’aucuns voteront la candidate du Front National, l’ombre jetée sur eux reste relative.

Que François Fillon soit susceptible de gagner l’élection présidentielle n’est dès lors pas exclu, tout autant ne l’est-il pas pour Marine Le Pen non plus.

Quid de Jean-Luc Mélenchon qui a rassemblé mais menacé une France qui ne souhaite pas le voir accéder, même au premier tour tandis qu’un très grand nombre de médias y propulsent vainqueur, Emmanuel Macron?

A l’heure qu’il est, le suspense reste encore entier, je me réjouis d’être Française, comptant autant de proches dans un camp ou un autre.

 

22/04/2017

Présidentielle française, J-1, entre choix et abstention

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Vous l’avez peut-être appris, vous ne l’aimez peut-être pas, Alain Delon votera François Fillon.

Dans une lettre ouverte qu’il a transmise au journal Le Figaro, l’acteur revendique son choix.

Paris-Match s’en fait le relai, tout comme BFMTV.

Certes, diront certains, Alain Delon n’est pas une référence. Bien sûr que non ou si, quelle importance? Ce qui en a une, par contre, est l’engagement.

Quelles que soient les convictions des uns et des autres, ce qu’on a pu observer, au cours de cette campagne présidentielle française, est la ferveur manifestée par certains, venue heurter l’indifférence sinon le dégoût d’autres.

Ecouter chacune et chacun s’exprimer sur la ou le candidat(e) de son choix est toujours enrichissant. Saisir le sens de ses motivations  -quand elles existent- forcent le respect.

La démocratie vit d’autant de débats, d’oppositions et de combats. Les mener honore, pour autant qu’ils ne dégénèrent pas en attaques personnelles et en insultes.

Ce qui a visé François Fillon a été commenté ici. Sans prendre forcément parti, on peut pointer le deux poids deux mesures qui alimente la chronique de certains médias.

On peut aussi décider de choisir un candidat selon l’aptitude qu’on lui reconnaît à présider au destin de son pays. Ce dimanche 23 avril au soir, la France saura déjà au moins la ou lequel de deux d’entre eux y sera appelé(e)

 

21/04/2017

La France en campagne est en deuil

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Ce 20 avril, tandis que les onze candidats à l’élection présidentielle française sont invités, sur le plateau de France2, à quinze minutes pour convaincre, un policier est tué sur l’avenue des Champs-Elysées à Paris.

On parle d’attentat, très vite, on apprend que Daesch le revendique.

La France en campagne a fort à faire et tous ses présidentiables redoublent de mots pour couvrir les maux.

Durant son quinquennat, François Hollande aura peut-être atteint un autre triste record, celui du nombre d’hommages funèbres prononcés.

Il aura, en même temps, apporté aux Français le mariage pour tous. Et sinon, il se sera révélé chef de guerre au Mali. 

A part cela, bien sûr, d’autres mesures auront été prises par son gouvernement dont certaines au gré du 49,3Selon Le Monde, le recours à cet article de loi et son alinéa aurait été fréquent sous la Ve République. 

Soit.

Cela n’empêche que le passage en force de la loi travail El Khomri a marqué les esprits sans tous les retourner sinon dans des sens très variés.

Un sondage, encore un dont il est rappelé ou non qu’il le reste, place Marine Le Pen et Emmanuel Macron en tête du premier tour de la présidentielle.

Si la France se retrouve face à cette alternative, elle risque bien de connaître encore nombre de beaux jours au sens de la formule en usage, bien sûr. 

Certes, François Fillon prône des mesures peu populaires, certes, il a quelques affaires en cours qui le discréditent mais en quoi serait-il pis que les autres pour la France, d’aucuns argumenteront, bien sûr.

Et Jean-Luc Mélenchon, serait-il un vrai danger pour la France? La question reste ouverte comme tant d’autres encore.

La France, pour l’heure est en campagne mais en deuil, tout autant. Honneur à ses forces de l'ordre, condoléances aux proches et à la famille de la victime des Champs-Elysées.

 

20/04/2017

A J-3, la France oscille entre indécision, passion et désillusion

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A J-3 du premier tour de l’élection présidentielle française, les pronostics se multiplient. C’est que nombre d’inconnues sont aussi réelles que l’est le taux record d’abstention.

A ce propos, les avis sont tranchés.

D’aucuns comprennent et argumentent l'abstention que d’autres jugent et condamnent. Ne pas aller voter pour toutes sortes de raisons devrait, selon certains, être pris en considération quand pour d’autres, au contraire, cela équivaut à ne pas user d’un droit acquis.

Attention, il est important -et cela a été souvent rappelé- de ne pas confondre le vote blanc et l’abstention. Le premier implique la participation au scrutin tandis que la seconde signifie son rejet.

Nos démocraties sont loin d’être des modèles ou des exemples parfaits, loin ou peu s’en faut et cela a souvent été rappelé ici. C’est pourquoi s’y exprimer peut certes, parfois, paraître vain. 

Mais s’abstenir?

Pour d’aucuns, c’est se rendre complice de ce qu’en même temps on rejette. Dans ce cas, soutenir la ou le candidat(e) de son choix, la France la ou le vaudra aussi bien que toute absence de considération à apporter aux scrutins des 23 avril et 7 mai prochains.

 

19/04/2017

Gay Russia porte plainte.

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On sait la propension qu’affiche nombre de nos élites médiatiques et politiques à fustiger le non respect de droits humains. On le constate à tous moments. Tout autant remarque-t-on la manière dont lesdits droits à défendre sont triés sur le volet.

Aussi, voici qui ne semble pas encore avoir mobilisé rédactions et officines de communication tandis que l’on découvrait, il y a peu, comment étaient réprimés les homosexuels en Tchétchénie.

En effet, souvenez-vous, il en avait été question ici-même. France2 y avait consacré le temps d’un reportage quand Le Courrier Internatinal, pour sa part, précisait encore comment Novaja Gazeta - ce media russe qui délivrait l’information- avait été traité en Tchétchénie.

Or voici que l’on apprend par Karine Bechet-Golovko que Gay Russia a porté plainte. On trouve l’information également sur la page Facebook de l’association.

Inutile de dire que cela ne semble pas avoir retenu davantage que cela nos rédactions. Aucune trace à cette heure, de cette information.

Madame Salerno, élue genevoise qui brigue le poste de Conseillère d’Etat appréciera, elle qui s’est tant mobilisée pour la cause LGBT.

Pour le reste, à chacune et à chacun d’en tirer ses conclusions. Le fait est que parler d’information en pareil cas dénoncé par les gays russes eux-mêmes, en dit déjà assez pour avoir de quoi méditer... pour qui le veut bien, évidemment!