24/04/2018

Tableau de nouvelle famille?

Capture d’écran 2018-04-24 à 15.51.40.png

On est loin du french bashing s’est-il dit sur franceinfo pour commenter la visite d’Etat d’Emmanuel Macron, invité de Donald Trump.

Mais les raisons de ce french bashing ont fait et semblent toujours faire la fierté de la France. Cela n’a, évidemment, pas été mentionné.

Pourtant, même celles et ceux qui n’ont pas forcément apprécié l’ensemble des actions de Dominique de Villepin lui restent reconnaissants du discours qu’il a tenu le 14 février 2003 à l’ONU pour signifier le refus de la France de s’engager dans une guerre contre Irak.

Or de ce french bashing qui ne relève plus, désormais, que d’un lointain passé au prétexte de cette soudaine nouvelle alliance entre les Etats-Unis et la France pour frapper un pays souverain, la Syrie, on se demande ce qu’en pensent Jacques Chirac et son ancien ministre des Affaires Etrangères.

Dominique de Villepin est souvent sollicité par les médias pour s’exprimer. Encore ici, pour commenter la visite d’Etat de la France aux Etats-Unis.

Serait-ce pour sa sympathie envers Emmanuel Macron ou pour ses propres qualités desquelles on se rappellerait soudain alors que nombre de médias l’avaient plutôt tenu à l’écart durant sa tentative de campagne pour la présidentielle française de 2012, allez savoir! 

Le fait est qu’en diplomate qu’il est, il trouve les mots pour commenter la position de cette France qui s’affiche avec les Etats-Unis et qui ne peut laisser indifférent.

23/04/2018

Tout est permis

Capture d’écran 2018-04-23 à 23.25.02.png

Au hasard d’un réseau social bien connu, je tombe sur un article faisant mention du fait que le Président français avait été tagué sur une rame de TER.

Pour en savoir davantage, je lance une recherche sur internet et trouve plusieurs autres médias parler de ce sujet.

A lire, et les articles et les commentaires qui les suivent, ce qui frappe est de constater l’absence totale de considération apportée à la fonction présidentielle. Tout autant, d’ailleurs, qu'à la religion dont l’un des symboles est mis en avant.

Il est écrit qu’une enquête a été ouverte, soit.

Mais au-delà de ce qu’elle révèlera ou non sur l’origine du tag, ce qui apparaît, dans cette affaire et dans son traitement médiatique, en dit déjà beaucoup. 

Qu’un Chef d’Etat soit détesté et conspué est une chose, que sa représentation soit dégradée, encore une mais que tout cela ne suscite guère d'émoi particulier, une autre qui indiquerait, soi-disant, la désacralisation du pouvoir.

Mais entre sacrer ou respecter par l’usage de moyens légaux de contestation, il y a une différence. Un tel tag en serait-il l’expression qui vandalise valeur marchande et symbolique?

 

20/04/2018

Imaginer Sisyphe heureux, c’est subvertir l'arbitraire

Capture d’écran 2018-04-20 à 15.35.49.png

Souvent, je me suis demandé comment, face à une souffrance, agissait l’empathie.

Il y a de très fortes chances qu’une fois ou l’autre, chacune et chacun d’entre nous ait été confronté à un mal vécu de l’intérieur ou partagé de l’extérieur s’il a touché un tiers.

De fait, chacune et chacun de nous aura sans doute connu l’empathie pour en avoir été gratifié ou l’avoir prodiguée.

Pourquoi évoquer, ici, cette problématique?

Parce que, nombre de sujets sensibles ont été traités sur ce blog et que, sauf à mener d’action dite engagée, celle qui se limite à commenter relève de l'opinion qualifiée de publique. 

Savoir quelle influence celle-ci est en mesure d’exercer face à un pouvoir qui dispose de moyens pour l’ignorer, laisse à penser qu’elle n’a de droit que d’exister.

Doit-on, pour autant, plonger dans le pessimisme et se détourner de situations face auxquelles se mobilisent nos sensibilités?

Telle apparaît la question à se poser au vu du crédit limité -quand il ne rejoint pas le mépris- apporté à celle ou à celui qui use de son droit d’expression face à une situation qui lui paraît devoir mobiliser l’attention.

Que ledit droit d'expression soit d’ordre légal, son destin semble, parfois, tracé d’avance.

Dans ce cas, lutter en faveur de causes qui exigent qu’on y revienne sans cesse alors que tout se met en place pour les rendre d’autant plus indéfendables, peut s’apparenter à la tâche qui fut imposée à Sisyphe.

Albert Camus a proposé de l’imaginer heureux. 

C’est là une attitude philosophique. Qu’on y souscrive ou pas, elle est une manière de résister et confirme, par là-même, sa force qui transcende l’arbitraire.

  

18/04/2018

La France...

Capture d’écran 2018-04-18 à 11.51.09.png

Après l’interview d’Emmanuel Macron qui a été menée par Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel, les critiques n’ont pas manqué et nombreuses sont celles qui ont visé les deux journalistes.

Or c’est négliger le fait qu’ils s'étaient entendus au préalable avec l’Elysée sur les modalités de la rencontre. De même, le Président de la République française, tout comme ses intervieweurs, se sont réjouis de mener le même exercice l’an prochain.

Alors, de qui se moque-t-on?

Certainement pas d’Emmanuel Macron qui n’a pas semblé bouder son plaisir à faire face aux deux journalistes. Aussi bien, ce à quoi on a eu droit, ce 15 avril au soir, est un moment médiatique particulièrement révélateur.

Partie de poker menteur ou simulacre de jeu de la vérité, le débat auquel le contribuable qui l’a financé a été convié a mis en scène des personnalités prêtes à en découdre.

Au point que toutes les trois se sont donné rendez-vous pour renouveler l’exercice sinon le spectacle. Il n’est toutefois pas certain que, l’an prochain, les conditions soient les mêmes.

D’abord parce que la France est en plein ébullition sociale, ensuite, parce que nous faire croire que l’attaque contre la Syrie était nécessaire pour, entre autre, ramener la Russie à la table des négociations est une vaste supercherie.

Déjà que les propos tenus par Emmanuel Macron sur l’influence qu’il aurait eue sur son homologue états-uniens ont été démentis par la Maison Blanche, ceux qu’il a ensuite confiés à l’épouse de Jean-Jacques Bourdin, la journaliste Anne Nivatl’ont tout autant été par le Kremlin.

A se demander si la France a vraiment besoin d'un Président qui se positionne en égal sinon en supérieur pour exister...

17/04/2018

Ce Kremlin qui fait tant parler de lui...

Kremlin_from_Bolshoy_kamenny_bridge.jpg

                                                                                           image Wikipedia

On le sent ému, Emmanuel Todd. Et il ne mâche pas ses mots. Pas davantage n’esquive-t-il les maux dont il rend compte.

Je vous propose donc de l’écouter parler ici. En quelque 27 minutes, il énonce toutes sortes de propos avec lesquels, évidemment, on est tout à fait en droit de ne pas être d’accord.

Mais au moins vaut-il la peine d’en prendre connaissance pour qui souhaite se faire une autre idée que celle qui domine la plus grande partie de nos médias.

Vous le savez, vous qui suivez ce blog, que souvent j’ai réagi aux jugements à l’emporte-pièce pour privilégier un autre regard, en l’occurrence sur la Russie.

Combien de fois n’ai-je rappelé que ce pays était en grande partie derrière son Président tandis que tant de nos journalistes se plaisent à mettre l’accent sur un pays qui serait homophobe et dirigé par un dictateur?

Combien de fois aussi, n’ai-je rappelé ce qui lie le Russe à sa terre et le rend, de fait aussi, patriote alors qu’on veut faire de lui un nationaliste?

Mais il va de soi que juger sans connaître est bien plus facile et cela aussi, Emmanuel Todd le déplore dans cet interview.

Beatrix, intervenante régulière de ce blog a indiqué en commentaire, le lien qui permet de lire l’échange qui s’est déroulé sur France Culture.

A saluer la station de radio qui a su donner la parole au chercheur français.

 

16/04/2018

Abuser la confiance du peuple, encore et encore

Capture d’écran 2018-04-16 à 14.34.27.png

Il valait la peine de suivre l’interview accordée par le Président de la République française, ce 15 avril au soir. Il a fait face aux journalistes Edwy Plenel et Jacques Bourdin.

En dépit de ce qu’on peut penser de ces deux hommes, sinon des trois, assister à ce qui s’est passé n’a pas manqué d’intérêt.

Jamais pareil événement n’a eu lieu avec aucun de ceux qui l'ont précédé à l'Elysée, Emmanuel Macron ne s’est pas privé de le souligner.

On passera les détails de la mise en scène, de son arrivée au Palais de Chaillot main dans la main avec son épouse. Les réponses qu’il a accordées à ses deux intervieweurs suffisent à alimenter la réflexion.

On y aura donc appris, entre autre, que grâce à la France, les Etats-Unis d’Amérique auraient été convaincus de ne pas se désengager de Syrie.

Il semble que le Président français soit le seul à le penser vu le démenti qui lui a été apporté par la Maison Blanche. Preuve en est l’article qui figure sur le site d’Europe1, le Journal du Dimanche (JDD).

Les mensonges qui s’ajoutent les uns aux autres ne semblent donc pas suffire. Pas davantage, l’abus de confiance ne paraît avoir atteint ses limites.

12/04/2018

Cet homme qui ne manque pas une occasion de s’exprimer sur la Syrie, qui l’écoute?

Capture d’écran 2018-04-12 à 16.20.36.png

Ce 12 avril au soir, France3 diffuse le portrait d’un homme qui ne manque pas une occasion de s’exprimer sur la Syrie lorsqu’on le sollicite.

Roland Dumas, en effet, ne renie pas une liberté de parole que peu de personnalités du monde politico-médiatique peuvent revendiquer tandis que toutes sortes de contraintes ou d’intérêts les en retiennent.

Qu’on pense ce que l’on veut de l’Ancien Ministre des Affaires Etrangères de François Mitterrand, il n’en demeure pas moins intéressant. Car à l’entendre parler de ce qui ce qui a préparé et surtout, voulu, la situation actuelle en Syrie, on ne peut que mieux réaliser à quel point la France s’est retrouvée pieds et poings liés à l’OTAN.

Plusieurs interviews lui ont été demandées, encore récemment, dans lesquelles il ne mâche pas ses mots. Toutes sont disponibles sur internet.

Roland Dumas y explique bien les pressions qui ont été exercées sur les différents présidents élus à la tête du pays. Il faut l’entendre évoquer Jacques Chirac, par exemple, qui a tenté de négocier un ralliement à l’OTAN en exigeant des conditions qui lui ont été refusées.

On comprend d’autant mieux la lutte à couteaux tirés engagée entre ses anciens ministres, Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin. Le premier, à peine élu Président a, comme on s’en rappelle, oeuvré au retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN.

Le second, au contraire, avait tout fait pour l’éviter. Il a échouéLa réalité de sa campagne présidentielle avortée l’a confirmé. Et comme il l’avait écrit aux membres de son parti République Solidaire, il a bel et bien dû être empêché.

 

08/04/2018

Un film, un livre, la prière en question

Capture d’écran 2018-04-08 à 16.15.44.png

En ces temps de troubles en tous genres, en ce dimanche de Pâques orthodoxes aussi, je vous propose de vous arrêter sur un sujet traité par un cinéaste qui se définit comme agnostique et un théologien philosophe.

Cédric Kahn, en effet, est le réalisateur du film La Prière, Bertrand Vergely, quant à lui, est l’auteur d’un ouvrage intitulé Prier, une philosophie.

Telerama a demandé au second de s’exprimer sur le film du premier, démarche, en soi, pas inintéressante quand bien même chacune de celles des protagonistes l’est en tant que telle.

S’il est, le plus souvent, délicat de parler de son rapport à la prière tant elle relève de l’intime -sauf à se muer en acte de revendication- s’interroger sur ce qu’elle implique de religieux ou de spirituel est une question qui vaut d’être posée.

L’accent, ici, est mis sur la vie spirituelle de laquelle Bertrand Vergely affirme qu’elle peut changer l’homme et la société.

Dans l’absolu, il n’a pas tort.

Mais pour quel résultat, social surtout, là, tout reste envisageable. 

07/04/2018

Un suicidaire, un véhicule et la foule

Capture d’écran 2018-04-07 à 23.23.19.png

Devons-nous nous habituer à ce que des malades mentaux foncent sur des personnes en pleine ville pour tuer?

Devons-nous faire nôtre, cette manière de régler ses comptes avec la vie, la sienne et celle d’autrui?

Les déséquilibré(e)s ne datent pas d’hier ni d’aujourd’hui. Comment se fait-il que, soudain, ils aient cette envie de prendre les villes et leurs habitants comme cibles de leur humeur?

D’accord, ne rejoignons pas les rangs des complotistes. Mais interrogeons-nous, tout simplement sur cette nouvelle façon de se suicider puisque tel serait le cas de l’homme qui a sévi à Münster, en Allemagne.

Le fait que quelques islamistes aient recours à cette manière de solder leur vie et celle du plus grand nombre possible d'autres, influencerait-il les personnes psychiquement fragiles?

On trouvera sans doute autant de réponses que de spécialistes pour nous en donner.

Non, décidément, si les fatalistes ou les cyniques s’en accommodent, pour d’autres, il reste difficile de s’habituer à ce genre de comportement. 

Pensée à tant familles de victimes et à leurs proches si brutalement plongés dans le deuil.

 

06/04/2018

La question des migrants au-delà des a priori

Capture d’écran 2018-04-06 à 13.33.15.png

Tout le monde a -ou croit avoir- un avis sur la question des migrants. Or dès que l’on se retrouve confronté de très près au sujet, il est fort probable que le regard se modifie. Et ce, dans un sens ou dans un autre.

Une sociologue française parle de ce qu’elle a vécu au pied de chez elle et explique comment elle a décidé de considérer l’ensemble de la situation qui la concernait à différents égards.

Dans un livre qui vient de paraître aux Editions du Seuil, elle évoque le squat d’un lycée désaffecté du XIXe arrondissement de Paris. Occupé par des migrants passés d’un peu plus d’une centaine à plus d’un milier en quelques mois, il a suscité toutes sortes de réactions, cela va sans dire.

L’auteure de l’ouvrage fait part d’un point de vue particulièrement original dès lors qu’il rassemble celui de l’habitante qu’elle est du quartier, de parent qu’elle est d’élève du collège voisin et de sociologue quelle est aussi des quartiers populaires.

Je vous invite à découvrir cet interview qui permet de sortir de certains a priori ou autres idées toutes faites et de mesurer à quel point, lorsqu’on est pris dans pareille réalité, rien n’est aussi simple que cela.

Isabelle Coutant fait part, en effet, d’un travail remarquable qui met en cause les approches intellectuelles déconnectées de ce qui se passe sur le terrain aussi bien que les récupérations ou autres instrumentatlisations d’autant de situations humaines.

Ce problème des migrants nous concerne toutes et tous, qu’on le veuille ou non.

Et ce n’est pas par des attitudes extrêmes qu’on le règlera au mieux. Mais qui a envie de se livrer à une véritable réflexion sur le sujet tandis qu’il radicalise de plus en plus les uns et les autres?

 

05/04/2018

Une mère

Capture d’écran 2018-04-05 à 16.49.21.png

Ce 4 avril, a été diffusée sur BFMTV, une interview de la mère du Colonel Arnaud Beltrame. Interrogée par Ruth Elkrief, elle énonce des propos qui sont à écouter avec la plus grande attention.

En effet, la manière avec laquelle Nicole Beltrame répond aux questions qui lui sont posées ne peut laisser indifférent. Et cela, pour autant de raisons que chacune et chacun aura de comparer sa version des faits à celle qu’elle en donne elle-même.

Non seulement elle livre une interprétation du geste de son fils autre que celle donnée par toutes sortes de personnes et de personnalités, mais encore, elle révèle un état psychologique qui semble laisser peu de commentateurs indifférents.

Cependant et plutôt que de juger comme s’y emploient sans vergogne certains d’entre eux, comprendre cette mère importe.

Car désormais que son fils est devenu une part de tant de monde et pas seulement en France mais bien au-delà et dans d’innombrables autres pays de la planète, ce que livre Nicole Beltrame est loin d’être anodin.

Aussi, son témoignage force-t-il la réflexion. Et même la journaliste Ruth Elkrief, pourtant rodée aux interviews, semble y être amenée. Ce qui, en soi, n’est déjà pas banal.

 

04/04/2018

Nous voici enfin avertis!

Capture d’écran 2018-04-04 à 18.12.27.png

 

Le Quai d’Orsay s’est mobilisé, en ce 4 avril, en faveur de la désinformation. Trois heures durant, il aura sensibilisé à la problématique des démocraties face aux manipulations de l’information.

Ouf, nous voici rassurés!

Et oui, on ne sait jamais, des fois que la France soit visée dans une affaire d’attaque chimique suspecte alors qu’elle n’y serait pour rien, vous réalisez ce qu’elle aurait à subir?

Le rejet de ses écrivains invités à un Salon du livre par le Président d’un pays qui aurait cautionné ces manipulations de l’information alors que la littérature est encore un bastion humaniste?

L’expulsion de ses diplomates par autant de pays qui auraient cautionné ces manipulations de l’information tandis que le sens de la négociation contribue à éviter les guerres?

Imaginez un peu, la France, démocratie avant l’heure, être ainsi accusée et victime de manipulations de l’information?

Il était grand temps que le sujet soit traité!

Tout de même, ce genre de manipulations de l’information relève de pratiques dignes de régimes dont on sait que leurs médias leur sont inféodés mais en France, voyons...

Merci de ce grand moment!

 

31/03/2018

Skripal, soudain les questions?

 

Capture d’écran 2018-03-31 à 15.12.26.png

Et voici que l’on se contorsionne pour dire quoi, au juste? Que la Russie ne serait peut-être pas si coupable que cela? Que le Royaume-Uni qui l’a accusée sans le moindre début de commencement de preuve, serait peut-être allé vite en besogne?

Doit-on en rire, se réjouir ou même, se féliciter que quelque esprit critique se réveille soudain et a posteriori? La sagesse proverbiale ne manque, certes, pas de termes pour dire les vertus du retard.

Cependant, à quoi joue-t-on là?

A plus ou moins grande échelle et dans autant de foyers de tensions, ce sont des vies qui sont en jeu et pas seulement celles de cet ex-agent double et de sa fille désormais en état, semble-t-il, de parler.

Des existences bousculées, aussi, celles d’autant de diplomates et des leurs, certainement ravis d’avoir dû plier bagage sur ordre. Ce genre d’aléas fait sans doute partie des fonctions qu’ils occupent. Ce n’est pas ce qui les rend, pour autant, sympathiques.

Mais viendra peut-être le temps où l’on réalisera l’erreur commise d’avoir malmené une Russie qui doit sans cesse endosser ce qu'on lui prête comme agressions et autres crimes tandis qu’elle a toujours prôné le dialogue avec ses partenaires.

Qui l’a souhaité, cependant?

 

30/03/2018

En ce vendredi saint

Capture d’écran 2018-03-30 à 10.41.51.png

                                                                                         capture d’écran youtube

Bien sûr que les religions ne sont plus en vogue sinon pour en afficher quelque signe dit ostentatoire et marquer, ainsi, son identité.

En nos contrées où le christianisme a, des siècles durant, été considéré comme religion d’Etat, leur calendrier en témoigne encore.

Aussi, nombre de congés sont-ils toujours liés aux fêtes chrétiennes, tels ceux de Noël et de Pâques, pour ne citer que les plus importants.

Mais qui sait ce qu’elles représentent, ces fêtes et ce qu’on y célèbre? Noël, pour nombre d’entre nous équivaut à ce que d’aucuns estiment être une course aux cadeaux, et Pâques, la course aux oeufs quand elle ne se réduit carrément pas au gavage de chocolat.

Non, il ne s’agit pas là, de prêcher de parole quelconque. Il est juste question de rappeler les racines chrétiennes de l’Europe, entre autre continent où elles demeurent vivaces en dépit de tout. 

Qu’on le veuille ou non, le christianisme fonde la culture occidentale. Qu’on le veuille ou non, le christianisme est une religion qui a nourri arts et littératureQu’on le veuille ou non, ce qui, pour certains ne serait que fables, a inspiré vocations et missions.

Avant de renier ce passé au nom de toutes sortes de bons ou de mauvais prétextes, en conserver l’essentiel et se rappeler ce qu’il a offert de grand plutôt que de sans cesse le ramener à autant de ses déviances, ne serait-ce pas une manière de résister à la sauvagerie et à la terreur?

Le débat reste ouvert vu la sensibilité du sujet et ce qu’on ne manque jamais de citer à charge de l’institution qui incarne le christianisme.

Il m’importait, toutefois, de rappeler qu’en ce vendredi saint, c’est le sacrifice du Christ qu’on célèbre. Mort sur la croix au milieu de bandits et de scélérats, il a été trahi, arrêté et condamné. 

 

28/03/2018

Qui agresse qui?

Capture d’écran 2018-03-28 à 12.18.14.png

Qui n’a entendu les revendications de nos pays occidentaux tant attachés à leurs droits dits humains?

Qui n’a assisté à telle ou telle manifestation en faveur de leur défense?

Qui n’a, en outre, lu, entendu ou vu autant de celles et ceux qui se mobilisent pour toutes sortes de causes s’en prendre à la Russie qui malmènerait les droits humains dont notre Occident ose encore se prétendre garant?

A longueur de colonnes de journaux, de magazines, à longueur d’émissions consacrées à telle ou telle défense de droits bafoués, est citée la Russie.

Mais qui égorge qui dans un pays qui déclare, par la voix d’un de ses ministres de l’époque, qu’une organisation terroriste accomplirait du bon boulot?

Qui agresse qui, de ses forces de l’ordre ou de ses femmes, dans un pays qui refuse qu’on stigmatise une communauté?

Autant de droits humains sacrifiés sur l’autel de la plus mauvaise foi qui soit signerait donc l’avenir de nos démocraties? Et à ce titre, justifierait qu’elles s’acharnement contre la Russie?

Lui préférer l’alliance avec autant de pays qui se moquent  sinon piétinent l’ensemble de nos valeurs, c’est cela que visent nos politiques si soucieuses du respect d’autrui?

Cet article, issu d’un site dit de propagande et qui, néanmoins, se réfère à un média digne de crédit, serait-il susceptible d’ouvrir les esprits?

 

24/03/2018

Le gendarme Arnaud Beltrame est mort pour la France

Capture d’écran 2018-03-24 à 10.59.40.png

                                                                                  capture d’écran, youtube

La France n’en est plus et de loin pas, à son premier attentat terroriste. Et que se passe-t-il à chaque fois ou presque? 

On apprend que le ou les personnes arrêtées quand elles ne sont pas tuées, étaient fichées S. On entend, ensuite, des proches exprimer leur surprise. Mais il était si gentil, effacé, discret, sans histoire.

Oui, sauf que ses histoires, elles étaient connues de certains services publics.

Bien sûr que la solution idéale n’existe pas, sinon, cela se saurait.

On a donc droit à des politiques mises en place et, après les morts que l’on compte, étranglés par les sanglots, on voit se multiplier les bougies et la Tour Eiffel s’allumer quand Madame la Maire de Paris le veut bien...

On a tué le Dieu des Chrétiens, dans nos sociétés occidentales On a déconsidéré l’Eglise qui témoignait de sa présence parmi nous, soit.

Et si l’on ne peut, certes nier, que l’Eglise est loin d’être parfaite quand tant de scandales l’ont éclaboussée, doit-on, pour autant, en faire un repère de malfamés? 

C’est un peu facile quand on sait que tout milieu, quel qu’il soit, comporte ses déviants et pis encore.

Alors, dans des pays vidés de toute spiritualité qu’incarnent à leur manière les Eglises, que reste-t-il sinon une panoplie de valeurs de qualité largement inégale et, pour certaines, dangereuses?

On le voit à ces parents qui pleurent leur enfant radicalisé.

On le voit à tant de jeunes désorientés.

On le voit à ces revendications qui se réclament de l’abolition de toute frontière entre réalité et fiction.

On le voit aux actes commis au nom d’un fanatisme islamiste qui trouve son terrain d’action dans nos sociétés.

Si l’avenir réside dans pareil mélange de fichés S et de gendarmes sacrifiés, nos pays vont encore en compter de nombreux.

Paix à cet homme à l’immense force morale qui a donné sa vie à la France.

 

23/03/2018

Trèbes, la France comme elle va

Trèbes%2C_église_et_son_reflet_dans_l%27Aude..JPG

Encore un gentil qui bascule dans la radicalisation. On connaît tellement le refrain qu’on n’est même plus surpris lorsqu’on entend les explications qui nous sont livrées de l’acte assassin qui a frappé l’Aude, ce jour.

Encore, aussi, un terroriste tué sur le coup. 

Quelle actualité pour la France! Entre un de ses anciens Présidents mis en garde à vue, la rue qui manifeste partout sur son territoire et la mort sanglante qui s’invite dans une de ses petites villes, voici de quoi occuper les esprits et mobiliser les coeurs.

On se resserre autour de Nicolas Sarkozy ou on prend définitivement ses distances, on soutient les mouvements de grève ou on les conspue, on pleure ou on se révolte face à la violence aveugle qui frappe à nouveau le pays.

En pensée avec les familles, les proches et toutes celles et ceux qui, du jour au lendemain, voient leur vie basculer.

 

21/03/2018

Emmanuel Macron à Vladimir Poutine, message et posture

macron%20à%20poutine[384].jpg

Inutile de rappeler combien chacune et chacun, le plus souvent, interprète une situation, un fait, un événement selon ses préférences, ses tendances ou autres références. C’est bien là ce qui permet le débat pour autant que celui-ci ne dégénère pas en pugilat.

En l’occurrence, il apparaît dans ce communiqué du Pôle presse de l’Elysée, que les voeux adressés à Vladimir Poutine par son homologue français ne se limitent pas à de simples félicitations.

Nombre d’allusions les émaillent de manière tendancieuse.

Par exemple, en quoi Emmanuel Macron est-il habilité à s’exprimer sur la modernisation politique, démocratique, économique et sociale du pays, en l’occurrence, celui de citoyennes et de citoyens russes et non de celles et ceux qui l’ont élu lui-même?

Pour le reste et en conclusion du message adressé au Président russe, le Président français rappelle la base clarifiée qui serait si souhaitable pour la coopération entre l’Europe et la Russie.

Il fallait tout de même y songer sinon oser. En d’autres termes, à la Russie l’opacité, à l’Europe -sinon à la France- la transparence? 

Au-delà du message d’Emmanuel Macron, c’est sa posture qui ouvre au débat.

 

18/03/2018

La narrative bien rodée de nos médias sur la Russie, démocratie en marche, bien sûr...

 

Capture d’écran 2018-03-18 à 11.37.41.png

                                                                    capture d’écran Huffpost

Toutes chaînes médiatiques confondues, la narrative sur la Russie bat son plein pour commenter l’élection présidentielle qui va porter au pouvoir Vladimir Poutine, sans surprise, comme aiment à le répéter nos journalistes de la manière la plus subtile qui soit.

Cependant voilà, la décision du Président français de ne pas avoir honoré de sa présence le Pavillon russe de Livre Paris a sans doute dessillé quelques regards.

Car aussi bien la France que la Russie sont des pays où la littérature occupe encore une place privilégiée dans les esprits et dans les coeurs.

Or l’avoir rendue tributaire de conflits qui n’impliquent pas même de manière directe les relations qu’entretiennent le pays à la tête duquel a été élu Emmanuel Macron et celui qui élira ce 18 mars son prochain président, est une erreur que nombre de personnalités ont su relever.

Par l’absence de toute considération portée à la délégation d’écrivains russes invités à venir parler de leur oeuvre en France, c’est l’humanisme qui paie le tribut le plus lourd à cette gouvernance si soucieuse de droits humains.

Et cela, nombre de celles et ceux qui, de Russie, projetaient le meilleur sur notre Occident si respectueux du droit de parole de chacune et de chacun, l’apprendront à leurs dépens.

Sauf, bien sûr, à estimer que le Président Macron a bien fait de considérer leur pays comme hostile et de le leur faire savoir de manière aussi manifeste.

 

17/03/2018

Les Scythes veillent, Monsieur le Président!

 

Capture d’écran 2018-03-17 à 12.11.00.png

                                                                                        capture d’écran: Le Monde

Plus un jour ne passe sans que la Russie n’ait à essuyer d’affront de la part de personnalités du monde médiatico-politique.

La décision du Président français d’annuler sa visite au Pavillon qui met la Russie à l’honneur dans le cadre de Livre Paris, nouvelle appellation du Salon du livre, signe sa politique. 

De quelle utilité lui auront été ses études et ses lectures si le Président français décide de prendre la littérature en otage de conflits politiques créés de toutes pièces entre quelques pays va-t-en guerre et la Russie?

Dire préférer rencontrer des écrivains russes dans le cadre de Livre Paris plutôt que dans celui du Pavillon qui leur a été dédié révèle un comportement particulièrement retors.

Il indique qu’en tant que Chef de l’Etat français, il rejette l’honneur rendu par son propre pays à un pays tiers au prétexte fallacieux que celui-ci serait responsable d’un empoisonnement qui a eu lieu au Royaume-Uni.

Au nom d’une solidarité avec un voisin va-t-en-guerre, il discrédite son propre pays dans l’initiative prise de mettre à l’honneur la littérature russe, le temps d’un événement populaire prisé du public..

Cette France qui a élu au sommet de son Etat un homme qui se rallie aussi vite aux positions prises par ses collègues belliqueux veut jouer un rôle au sein de l’Europe?

Lequel, au juste?

La France et ses Lettres, la France et son Histoire, la France et sa culture, ce sont elles que son récent élu Président entache tandis qu’il vient de trancher dans le vif de ses relations littéraires avec la Russie.

Mais elle s’en remettra, elle qui a connu tant d’autres affronts. Garde à nous autres, cependant, que le Scythe ne se réveille. A lire et à relire, Monsieur le Président Emmanuel Macron, ce poème d’Alexandre Blok...

 

16/03/2018

La Russie et son Président dont la RTS dresse le portrait, de mieux en mieux

 

Capture d’écran 2018-03-16 à 01.57.08.png

On peut ne pas aimer Vladimir Poutine, on peut en discuter comme cela ne manque pas de se faire dans le cadre de telle ou telle émission.

Mais lorsqu’il s’agit d’un téléjournal et de la mission confiée à ses collaborateurs de présenter un candidat à une élection présidentielle?

Même s’il s’agit d’un Président qui brigue un nouveau mandat, le téléspectateur est en droit d’attendre autre chose qu’une sélection aussi partiale d’images commentées, pour certaines, de la manière la plus méprisante pour un peuple entier.

Présenter Vladimir Poutine comme le boss du pays le plus alcoolisé du monde relèverait-il du code de déontologie journalistique?

Que sait de la Russie cette journaliste qui s’exprime, à partir de la 19ème minute de la video indiquée en lien ci-dessus?

Que sait cette journaliste de la Russie et de ses plus de 146 millions d’habitants issus de 170 groupes ethniques différents?

Que sait cette journaliste qui dresse le portrait de Vladimir Poutine en recourant à autant de raccourcis et de formules triées sur le volet sinon usées jusqu’à la corde?

Ah oui, à l’époque ça rigole avec Boris Elstine, nous rappelle-t-elle. Autant dire qu’elle sait de quoi elle parle tandis que tant de Russes luttaient pour trouver de quoi manger.

Alors quand on l’entend énoncer, à propos de Vladimir Poutine, que même ses voeux de Nouvel An donnent envie de se pendre, ce sont ces Russses qui se sont suicidés, faute d’avoir pu trouver comment faire vivre leur famille, qu’elle insulte.

Si informer consiste à dire de celui qui a redressé une Russie pillée et humiliée, que son côté mâle dominant plaît beaucoup dans un pays encore très homophobe, la RTS n’honore ni l’information ni la Suisse qui la finance.

 

15/03/2018

Royaume-Uni-France, politique assassine

Capture d’écran 2018-03-15 à 14.39.09.png

Inutile de dire que la situation entre le Royaume-Uni et la Russie ne peut être considérée à la légère. Et la multiplication des interprétations à lui donner n’est que le reflet du mystère qui entoure la tentative d’empoisonnement de Sergueï Skripal.

Comment, à partir d’absence de toute preuve avérée qui en rendrait la Russie responsable, en arrive-t-on à l’accuser? Autant de réponses à cette question y changeront quoi tandis que la volonté d’en découdre fait fi de toute autre volonté d’apaisement?

Et dire que nombre de nos personnalités politiques en Occident osent encore se prévaloir de morale...

Mais où est celle qui autorise à accuser à partir de seules suppositions? Et comment le Président français, qui a désormais affiché son soutien à Theresa May, peut-il encore être crédible tandis qu’il prend part à une telle mascarade? On le sait avoir été comédien et avoir même rencontré sa future épouse dans le cadre de cours de théâtre qu’elle dispensait, on le voit, ici en scène.

Que ces gens-là ne nous parlent plus d’éthique! Que ces êtres qui menacent les relations de leurs pays avec la Russie ne viennent plus s’afficher en défenseurs de leurs peuples quand ce sont eux qu’ils exposent!

Leur responsabilité est désormais en jeu. Car les appels à la raison, pas moins, les commentateurs avisés n’ont pas manqué de s’exprimer. Hier soir encore, sur France5, et après la diffusion du enième documentaire consacré à Vladimir Poutine, le débat a affiché des positions particulièrement dignes d’être entendues.

Pour qu’elles ne soient pas déjà à devoir être considérées comme vaines, que faire?

14/03/2018

A poursuivre ainsi la diabolisation de la Russie et de son Président, l’Occident court de gros risques

 

Quand on voudra enfin et bien admettre que tout système de valeurs, quelles qu’elles soient, engendre leurs dérives, leurs injustices et leurs secrets d’archives sinon d’alcôves, alors on sera en mesure de se mettre à la table de véritables négociations.

Cela doit peut-être être le cas au plus haut niveau des Etats et encore, à voir comment on exploite le moindre élément de fausse preuve pour lancer une attaque en règle contre un pays, on se dit qu’on est vraiment loin du compte.

Alors quand un intervenant de ce blog, aussi assidu que le sont ceux qui annoncent vouloir le quitter -pour mieux y revenir ensuite- donc quand un intervenant de ce blog se désole de la naïveté dont je ferais montre ici ou là et tandis que je réagis à ce qu’énoncent tant de nos médias, entre autre sur la Russie, c’est n’avoir rien compris au sens de mon engagement.

Car oui, il en est bel et bien question lorsqu’on s’exprime de manière publique et critique. Et cet engagement, pour qui a su le lire, relève de mon amour pour mes deux pays d’origine, la Suisse et la France et pour la Russie avec laquelle j’entretiens un lien de très longue date pour qui a eu la curiosité de se renseigner.

Ce souci que je manifeste en faveur d’une information moins orientée sur la Russie, je suis très loin d’être la seule à en faire part. Mais qui écoute autant de personnalités du monde académique, diplomatique, militaire -et médiatique aussi- qui rappellent le danger qu’il y a à stigmatiser ainsi ce pays? 

Pourtant, les avertissements ne manquent pas et même venant de la part de qui n’est pas forcément soutien inconditionnel de Vladimir Poutine. Il suffit, dans ce sens, d’être attentif à ce qu’en dit Vladimir Fédorovski qui sait de quoi il parle, lui qui a été très proche des milieux du Kremlin. Alors même si la parole d’autant de celles et de ceux qui sont si bien placés pour s’exprimer reste inaudible, que dire de ce qui se publie ici depuis tant d’années que je n’ai eu de cesse de prévenir du risque qu’il y avait à diaboliser la Russie!

Quant à l’attitude menaçante de ce journaliste à mon égard tandis que j’ai évoqué sa manière de considérer la fortune cachée du Président russe, elle n’est que le triste reflet d’une réalité médiatique qui ne sait plus argumenter mais relayer ce qui se doit de l’être. 

 

08/03/2018

La Journée dédiée aux femmes, n’est-ce pas aussi de penser à tous les nôtres?

Capture d’écran 2018-03-08 à 14.35.17.png

 

Il faut avoir du temps à consacrer à ses seuls droits pour ne pas se rappeler comment ceux de tant de personnes, hommes, femmes et enfants sont bafoués.

Il faut être doué d’une vision du monde singulière pour revendiquer l’égalité de traitement entre hommes et femmes et, dans le même temps, consommer le produit de travaux forcés qu’exécutent hommes, femmes et enfants.

Mais peut-être que, pour autant de défenseurs d’égalités, toute considération à apporter à la condition quotidienne d’une immense partie d’hommes, de femmes et d’enfants enchaînés à leur tâche pour le bien d’une infime partie de l’humanité, n’a rien à voir avec leurs revendications.

En ce 8 mars, Journée dédiée aux femmes parce qu’elles en auraient besoin au vu de tout ce qui les discriminerait dans nos sociétés occidentales, on est vraiment loin du compte ou alors à côté de la plaque.

A toutes celles et ceux qui se réjouissent de balancer les hommes qui auraient abusé, agressé ou harcelé, qu’il n’oublient surtout pas d’y ajouter autant de celles et ceux qui abusent, agressent ou harcèlent hommes, femmes et enfants au nom du seul profit.

La Journée des femmes, n’est-ce pas aussi de penser à tous les nôtres?

 

07/03/2018

Hommes, femmes, alcool et souffrance

Capture d’écran 2018-03-07 à 10.21.02.png

                                                                                               capture d’écran UNSW Sydney

Ce sujet, abordé de manière sensible, vaut qu’on s’y arrête.

Il évoque le traitement médiatique d’une star alcoolisée et déplore le regard porté par le journaliste sur la situation. Ce qui retient tout autant l’attention est la manière de distinguer la femme de l’homme face à l’alcool.

A lire le propos d’Olivier Emery, il apparaît que la souffrance des secondes serait plus importante que celle des premiers.

Cette conception discrimine les hommes. Elle balaie surtout le fait que s’adonner à la boisson, l’alcool, en l’occurrence, relève de problématiques personnelles qui ne rendent pas la souffrance des uns moindre par rapport à celle des autres.

En témoignent cette approche proposée par santé magazine.

En réalité et selon cet article, la véritable différence entre hommes et femmes, au regard de leur consommation d’alcool, relèverait du fait que la capacité de résistance des hommes serait supérieure à celle des femmes.

Pour le reste, rire d’une star qui titube, en concevoir un article de journal relève de préférences et de choix éditoriaux.

10:28 Publié dans Air du temps, Avaries, Etre, Humanité, Information, Medias, Pratiques, société | Tags : alcool, dépendance, hommes, femmes | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

05/03/2018

Désinvolture

 

Familiarité, désinvolture, serait-ce donc tendance dans les médias?

Lire dans un article de ce magazine plutôt tourné vers la culture, le terme de gueule pour évoquer la tête qu’aurait faite Alain Delon en remettant les Césars du meilleur film et de la meilleure mise en scène à Tonie Marshall pour Vénus Beauty Institut apporte quoi de plus?

Si Alain Delon est aussi, au passage, qualifié de macho tandis que Tonie Marshall s’est présentée, à la cérémonie des Césars 2018, comme l’une des porte-voix du mouvement #MaintenantOnAgit, est-ce cette qualité-là qui lui vaut d’avoir une gueule et non une tête, comme n’importe quel être humain?

Détail peut-être sinon que la carrière réalisée par Alain Delon, qu’on aime l’acteur ou pas, n’est pas des moindres et peut aussi lui valoir d’avoir une tête et non une gueule.

Quant à cette manière d’évoquer un pays en l’associant à son Président, elle s’observe de plus en plus dans les médias. Tout autant, celle de le priver ledit Président de son prénom.

Cette rhétorique dont usent tant de journalistes détourne l’information au profit du parti pris. Un pays ne se résume pas à celui qui le gouverne.

Sur des chaînes publiques, en l’occurrence, et qui ne manquent pas une occasion de rappeler la propagande à laquelle se livreraient des chaînes financées par des gouvernements, on pourrait peut-être trouver mieux ...

Mais c’est sans doute hors de portée pour qui n’a plus même conscience qu’il s’exprime dans le sens qui convient.

 

04/03/2018

L’actualité du jour et autres précisions et remerciements

 

En ce dimanche de votation en Suisse, d’élection en Italie, l’actualité nous retient.

Il m’importe, néanmoins, de préciser quelques points en relation avec le sujet que j’ai publié ce samedi 3 mars.

Sur ce blog, nombre d’échanges ont été animés et enrichissants. Des attaques, il y en a eu aussi, j’y ai répondu et fait face.

Arrive un moment, toutefois, où l’attention portée à l’autre et à ses appréciations, en l’occurrence celles de ce commentateur qui ne lâche rien car je lui en offre la possibilité tandis que je ne rejette pas ses propos, arrive un moment donc où s’impose la question de choix à opérer. 

Le bannir de ce blog est, certes, une possibilité. Et sans doute celle qui devrait être adoptée face à pareille insistance de sa part à nous expliquer qui je suis et pas, dans le collimateur du procureur spécial Robert Müller, ancien directeur du FBI - oui, rien que cela- et ce que je lui dois, lui devrai ou lui  devrais de ses interventions.

Car oui, si vous avez le courage de le lire parmi les désormais près de 100 commentaires déposés sous le sujet de ce 3 mars, vous aurez tout loisir de découvrir sa prose.

Encore une fois, merci à vous toutes et tous de votre amitié et de votre confiance.

Alors, si vous le souhaitez, n’hésitez pas à commenter l’actualité du jour sous ce sujet, ce sera la meilleure manière de continuer à faire vivre ce blog ...

  

21:31 Publié dans Air du temps, Humanité, Politique, Pouvoirs, société, Suisse | Tags : #nobillag, italie, élections | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

02/03/2018

Débat dans le débat et autres considérations existentielles

 

Puisqu’un débat dans le débat s’est immiscé dans le précédent sujet de ce blog en relation avec mes aptitudes linguistiques et l’usage inadéquat que je ferais de certains termes, entre autre celui de l’adjectif conséquent, j’ai appris que je serais sous l’influence d’un parisianisme. J'ignorais, tout de ce parisianisme, autant dire que me trouver sous son influence est une découverte.

Alors pour que tout soit bien clair, non, pour moi, cet adjectif n’est pas synonyme d’important comme d’aucuns le pensent.

Cela dit, si ce débat dans le débat a un intérêt, il est bien celui de montrer à quel point la langue reste ce joyau auquel nous tenons toutes et tous et, qu’en tant que linguiste, j’ai eu le grand bonheur de considérer dans ses très nombreuses dimensions. En voici une pour qui aurait la patience d’y jeter un oeil.

Sinon, pour qui est si sensible aux « fautes », je recommande la lecture de cet ouvrage d’Henri Frey dont voici le compte-rendu signé par Jean-Claude Chevalier que j’ai connu lorsque je travaillais à Paris dans le cadre de mes recherches en linguistique.

Je tiens, en outre, à remercier cet intervenant de mon blog qui a tenu à faire part de toute la considération qu’il portait à ma personne et à mes activités littéraires.

Qu’il se rassure, il n’est pas le premier à les viser, d’autres s’y sont attachés, telle cette auteure d’un livre paru en France qui a fait le tour de rédactions et autres sites de référence.

Autant pour moi, ainsi va la vie, il y a bien plus éprouvant que cela quand on apprend que l’on est considéré comme terroriste. Merci de lire cet article.

 

01/03/2018

A discuter

 

Détruire les images, les représentations et pas seulement celles qualifiées de saintes, constitue l’abécédaire de tout partisan, quel qu’il soit. Son but, dira-t-il, est d’opérer au nom de la vérité.

Laquelle sinon celle qu’on veut imposer tandis que domine une autre que l’on conteste?

Car de vérité, on n’a d’aperçu que celui que l’on produit d’un point de vue donné et, parfois, preuves à l’appui. C’est bien là tout l’enjeu de la médiatisation qui accompagne un événement.

Lorsqu’il s’agit de guerres, que chacun argue de ses raisons de tuer, on l’a malheureusement compris. Qu’il y ait abus, mensonges, exactions ou crimes d’un côté et/ou de l’autre de camps devenus ennemis apparaît, alors, avec force images dites de preuves.

On a souvent eu l’occasion de découvrir la valeur d’autant de démonstrations tant, une fois encore, les images sont là pour entraîner l’adhésion et, de fait, entrer en guerre les unes avec les autres.

Quant à ouvrir des négociations de paix au nom d’instances qui s’en réclament, encore faut-il que les forces en présence y trouvent leur compte. Juste ou injuste, une guerre n’est que désolation.

Apparemment pas pour tous, qu'on le veuille ou non.

 

27/02/2018

Y aurait-il une femme nue qui nous aurait échappé?

Capture d’écran 2018-02-27 à 15.22.17.png

 

Dans l’interview, sollicitée par Mireille Valette, de Sabine Tiguemounine, candidate qui se présente à l’élection parlementaire de Genève on lit, en réponse à une des questions qui lui sont posées, qu'on met une femme nue pour vendre un yaourt… 

Je n’ai, pour ma part, jamais rien vu de tel.

Par contre, on trouve toujours en rayon d’une grande surface de Genève, des yaourts Nestlé dont le couvercle du pot affiche des coupoles d’églises orthodoxes grecques privées de leur croix.

Au nom de quoi, au juste?

Le fait est qu’en lieu et place de femme nue dont la politicienne Sabine Tiguemounine prétend qu’il serait fait usage pour vendre des yaourts, c’est bien plutôt d’églises décapitées de leur croix auxquelles on a affaire.

Pour le reste, si le port d'un voile contribue à faire respecter la personne, soit. 

Nombre de femmes, toutefois, têtes non recouvertes de quelconque couvre-chef n’ont pas, pour autant, droit à moins de considération.

Le port du voile par cette écologiste déjà élue conseillère municipale est son choix.

Tout autant l’a-t-il été de son électorat et le sera-t-il peut-être encore, nonobstant le fait que comme mode d’expression et de respect du principe de laïcité, il y aurait de quoi s’interroger.

Mais comme cela ne semble apparemment pas avoir posé de problème majeur à Sabine Tiguemoumine, il ne reste qu’à lui rappeler, au moins cela, qu’à toute femme nue, Nestlé a préféré une église orthodoxe sans croix pour vendre son yaourt grec.

De même, nombre d’autres grandes marques ont su se passer de femme nue pour promouvoir leurs produits et, au contraire, les adapter à certaines préférences...