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  • Un crime, selon certaines réactions...

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    L’intense battage médiatique qui entoure le témoignage de la jeune actrice française qui avait, comme on dit, fait son « coming out » en révélant son amour pour la réalisatrice Céline Sciamma, semble mettre sans dessus dessous le milieu du cinéma.

    D'un cas d’abus sexuel sur la mineure qu’elle a été et qu’elle dénonce maintenant qu’elle est devenue célèbre, il est fait sans la moindre hésitation, un « crime ».

    Mais quels sont les termes que l’on réservera au viol et à autant de violences perpétrées qui entraînent la mort?

    Comment désignera-t-on les vies détruites d’enfants enrôlées comme esclaves sexuelles?

    Après la partage du sujet que j’ai consacré aux révélations de l’actrice Adèle Haenel sur un réseau social bien connu, des commentaires évoquaient, eux aussi, en termes de « crime » les attouchements dénoncés.

    De grâce, appelons des gestes tels que ceux supposés être attribués au réalisateur qui aurait abusé d’Adèle Haenel de leur vrai nom!

    Et rendons la justice là où elle s’exerce et non auprès de Mediapart! 

     

  • Surveiller les unes et les uns mais pas les autres...

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    Jusqu’au 25 novembre prochain, le peuple suisse est appelé à se prononcer sur différents objets de vote. L’un d’eux consiste à modifier la loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales, (LGPA) aussi connue simplement comme « base légale pour la surveillance des assurés ».

    Le journal en ligne Le Matin de ce 6 novembre publiait un article intéressant sur le sujet.

    Il évoque, entre autre, le rapport à géométrie très variable que certaines factions politiques entretiennent avec ce qui est considéré relever de la sphère privée.

    La manière avec laquelle les unes et les autres défendent leur position sans trop se préoccuper de cohérence au regard de ce que signifie cette « sphère privée », y est soulignée à juste titre.

    Il est bon de relever, en effet, la contradiction qui anime les défenseurs de cette « sphère privée ». Car celle-ci ne semble concerner, pour eux, que les avoirs bancaires mais pas le capital santé.

    L’article évoque le montant des pertes enregistrées suite aux abus commis envers le fisc et envers les assurances sociales. 

    Si, selon l’adage bien connu, comparaison n'est pas raison, cela n’implique pas pour autant de la cohérence d’un raisonnement, qu’elle soit défaillante.

     

  • Après les porcs, les démons...

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    Après les Weinstein et autres supposés harceleurs ou violeurs, tels ce célèbre islamologue, pour l’heure encore maintenu en prison, voici que des humanitaires sont, eux aussi concernés.

    A vrai dire, les agissements de certains d’entre eux étaient sus mais le plus souvent tus.

    Quelque chose est sérieusement en train de changer dans le regard porté sur les relations entre hommes et femmes.

    On peut, bien sûr estimer cela positif au regard des souffrances infligées par toutes sortes d’abus des premiers sur les secondes.

    Dans ce sens, surtout, ne regrettons pas qu’enfin soit reconnu le mal imposé par autant d’agressions.

    Ce qui laisse malgré tout un peu perplexe est la manière avec laquelle tant de comportements masculins sont soudain exposés au public.

    Car les effets produits par de telles mises en avant médiatiques sont loin d’être anecdotiques tant les dégâts causés à la personne, à ses proches et, en l’occurrence, aux ONG sont conséquents.

    A se demander quel sera le bénéfice pour les unes et pour les autres, à poursuivre ainsi cette traque médiatique de l’homme...

     

     

  • Abusée, suicidée, la jeune fille et la mort

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    L’expression de ce visage reste difficile à oublier.

    Il s’agissait d’une adolescente qu’on avait incitée à porter plainte contre son abuseur. Ami de la famille, comme cela peut souvent arriver, l'homme avait entretenu une relation intime avec la jeune-fille. Sans le moindre avenir puisque les règles d’usage, dans les milieux respectables, veulent qu’on privilégie la famille et sa réputation avant toute autre inclination.

    Combien sont-elles, qui ont idéalisé l’homme qui se présentait à elles comme, peut-être même protecteur, allez savoir ce que dicte un désir à satisfaire ...

    Or livrer un homme à la justice ne va pas de soi. Car pour peu que le sentiment s’en soit mêlé, ce qui se conçoit tout à fait, celle qui aura rompu le secret s’estimera fautive. Aussi bien assiste-t-on au renversement de la peine qui visera celle qui la porte et non plus celui qui l’a infligée.

    Le processus de culpabilisation est parfois si bien rôdé que pour s’y soustraire, ne s’offrent alors plus que les solutions radicales. En l’occurrence, ladite jeune fille n’a pas supporté de mettre face aux juges l’homme et sans doute avec lui, l’ensemble des valeurs qu’il incarnait.

    Lorsque l'obstacle s'avère soudain insurmontable, il vainc toute forme de résistance qui lui aura été opposée et la mort seule apparaît en état d'apaiser la blessure.

    La jeune fille a donc mis fin à ses jours.

     

  • Enfances

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    Autour de la mi-novembre, tous les ménages de Suisse ont dû découvrir dans leur boîte aux lettres un envoi assez étonnant.

    Il s'agissait d'un carton avec, écrit au feutre, un message, «Conservez ce carton précieusement. C’est le seul matelas.Pour vous et votre petite sœur»

     

    Ce carton, c'est Terre des hommes qui l'a envoyé. Pour sensibiliser à la traite et à l'abus de millions d’enfants.

    L'impact de cette communication, Terre des hommes a prévu qu'il serait un succès en Suisse.

    On le souhaite.

     

  • Intimités

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    Abusées, violentées, dévastées, l'intérêt qu'elles suscitent prouverait-il leur valeur?