20/04/2018

Imaginer Sisyphe heureux, c’est subvertir l'arbitraire

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Souvent, je me suis demandé comment, face à une souffrance, agissait l’empathie.

Il y a de très fortes chances qu’une fois ou l’autre, chacune et chacun d’entre nous ait été confronté à un mal vécu de l’intérieur ou partagé de l’extérieur s’il a touché un tiers.

De fait, chacune et chacun de nous aura sans doute connu l’empathie pour en avoir été gratifié ou l’avoir prodiguée.

Pourquoi évoquer, ici, cette problématique?

Parce que, nombre de sujets sensibles ont été traités sur ce blog et que, sauf à mener d’action dite engagée, celle qui se limite à commenter relève de l'opinion qualifiée de publique. 

Savoir quelle influence celle-ci est en mesure d’exercer face à un pouvoir qui dispose de moyens pour l’ignorer, laisse à penser qu’elle n’a de droit que d’exister.

Doit-on, pour autant, plonger dans le pessimisme et se détourner de situations face auxquelles se mobilisent nos sensibilités?

Telle apparaît la question à se poser au vu du crédit limité -quand il ne rejoint pas le mépris- apporté à celle ou à celui qui use de son droit d’expression face à une situation qui lui paraît devoir mobiliser l’attention.

Que ledit droit d'expression soit d’ordre légal, son destin semble, parfois, tracé d’avance.

Dans ce cas, lutter en faveur de causes qui exigent qu’on y revienne sans cesse alors que tout se met en place pour les rendre d’autant plus indéfendables, peut s’apparenter à la tâche qui fut imposée à Sisyphe.

Albert Camus a proposé de l’imaginer heureux. 

C’est là une attitude philosophique. Qu’on y souscrive ou pas, elle est une manière de résister et confirme, par là-même, sa force qui transcende l’arbitraire.

  

31/12/2017

2017-2018

 

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A vous toutes et tous, où que vous vous trouviez, je vous souhaite une belle et heureuse année 2018!

Le monde dans lequel nous évoluons est ce qu’il est, nous le partageons et y portons le regard que sa contemplation nous inspire.

Si d’aucuns y exercent leur pouvoir et se livrent à autant de jeux de force et de puissance, d’autres se battent avec leurs rêves, leurs espoirs et tout ce qui est en leur possession pour ne pas avoir à subir mais réagir et créer.

Nous suivons les uns et les autres l’actualité, tentons d’y mêler notre approche et de nos points de vue mutuels, surgissent accords ou confrontations, conflits d’opinions ou d’intérêts.

Avec quel succès quand on sait le milliards de vies que compte la planète, l’important est ailleurs. Il réside, à mon sens, dans ce combat que chacune et chacun de nous mène chaque jour pour donner du sens à ce qui l’entoure.

Foin de poncifs, merci à vous toutes et tous qui suivez ce blog et meilleurs voeux à chacune et à chacun!

21:53 Publié dans Air du temps, Destins, Etre, Humanité, société | Tags : nouvel an, 2017, 2018, actualité | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

05/12/2015

Nous autres citoyens lambda

 

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A lire tout ce qui circule comme information ici et là, on ne peut que se rendre à l'évidence du besoin qui l'emporte de donner du sens, quitte à ce qu'il soit aussitôt contredit.

D'une complexité rare, l'actualité qui domine la plus grande partie de nos médias depuis quelques semaines, ne peut qu'inviter à la réserve alors que nombre d'internautes y vont de leur point de vue, preuves soi-disant à l'appui.

Mais lequel d'entre nous saurait affirmer que les intentions de tel ou tel pays, de tel ou tel dirigeant iraient dans tel sens alors que tant d'inconnues demeurent pour le commun des mortels que nous sommes, nous autres citoyens lambda?

Face à tant de postures prises pour énoncer des certitudes aussi vite démenties le lendemain par d'autres qui ne valent souvent guère mieux, un peu de recul semble nécessaire.

Ainsi et contrairement à ce que d'aucuns auront pu penser de ce blog, il n'a pas pour mission d'alimenter ni de privilégier une quelconque approche politique.

Il y est question de réagir à ce qui s'énonce comme information.

Or quand elles semblent aller dans tous les sens, privilégier la réflexion d'ordre général paraît opportun.