alexiévitch

  • Que veut Poutine, questionne un ixième ouvrage consacré au Président russe et paru en 2016. Et l’Occident, lui répond l’écho?

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    « Que veut Poutine? », interroge tel spécialiste dans un ouvrage paru en 2016, au sujet duquel il était interviewé sur le plateau d’une chaîne publique d’information.

    Or la question vaut aussi d'être posée à ces média eux-mêmes. Et tout autant à nos universités et à celles et ceux qui s’en réclament.

    On l’observe avec nombre d’entre les meilleurs qui nous récitent leur version de la Russie. A quelques bémols près, toutes se ressemblent.

    On aime la Russie mais pas celle de Poutine.

    Il existe, certes des variantes parmi lesquelles celle que j’avais relevée dans ma lettre ouverte à la Nobel de littérature 2015, Svetlana Alexievitch. Elle distinguait la Russie en pourcentage et accusait 86% de ses citoyens de « rire quand on mourait dans le Donbass ».

    Pour le seul fait de m’être élevée contre pareil mensonge et outrage, j’ai eu droit de cité dans l’ouvrage commis par l’Universitaire Cécile Vaissié qui m’a comparée à ces écrivains mineurs qui, sous Staline, dénonçaient les meilleurs.

    La critique littéraire Anne Pitteloud a dû mal lire lorsqu’elle a écrit de mes nouvelles que certaines d’entre elles lui rappelaient les vignettes de Daniil Harms, écrivain interdit sous Staline. 

    Ou comment être d’un côté et de l’autre, question pour un champion!

    Cela dit, notons aussi que la Nobel de littérature a été saluée par l’Université de Genève pour son «  courage »  et élevée au rang de Docteur Honoris Causa.

    Dans cette tribune, vous découvrirez le passé d’un Prix Nobel qui n’a rien à envier à celui tant de fois cité de Vladimir Poutine.

    Que l'Occident se présente encore comme garant de liberté d'expression et s'affiche en parangon de démocratie semble relever de plus en plus de la seule formulation.

     

  • Propagande, la belle affaire!

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    Organe de propagande, Sputnik, vous le savez, on vous l’a assez martelé pour que vous vous le mettiez en tête!

    Eh bien voici le compte rendu qu’il livre du procès qui a opposé une universitaire et son éditrice à six plaignants qui l’ont poursuivie pour diffamation.

    Comme j’étais de la partie -civile- je peux d’autant évaluer la validité et la fiabilité de l’article publié par cet « organe de propagande »  d’un pays présidé par un homme au sujet duquel la radio de mon pays s’interroge et interroge, Poutine est-il un dictateur? 

    A un organe qualifié de chaîne publique d’information, on peut faire confiance. Tout autant peut-on accorder tout crédit à nos universités, bien sûr.

    Outre Madame Vaissié qui s’en réclame et qui a publié cet ouvrage qui se prétend être une « enquête fouillée », l’Université de Genève a honoré Svetlana Alexievitch.

    Le titre de Docteur honoris causa duquel elle a été gratifiée a pourtant interpellé.

    D’aucuns, en effet, se sont interrogés sur les liens que sa bénéficiaire aurait eus avec l’institution académique genevoise pour être ainsi titularisée.

    Qu’à cela ne tienne, c’est le courage de Svetlana Alexievitch qui a été salué

    Lorsque j’ai été appelée à la barre pour m’exprimer, le 15 mars dernier, j’ai évoqué le passé soviétique de Madame Alexievitch.

    On aime tant à rappeler celui de kagébiste du président russe, dans la foulée, autant relever l’admiration que vouait la Nobel de littérature à Félix Dzerzhinski!

    Mais qui a lu cet article de 1977 qu’a commis Svetlana Alexievitch pour signifier toute l’admiration qu’elle portait au fondateur de la Tcheka, ancêtre du KGB devenu FSB?

    Lors du procès qui s’est tenu ces 14 et 15 mars derniers au Tribunal de Grande Instance de Paris, il a été dit de la France, qu’elle était « la plus grande démocratie du monde ».

    On lui souhaite de tout coeur de le rester.

     

  • Encore un expert et grand connaisseur de la Russie et de son Président, donc

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    Voici un article qui a le mérite d’être clair et net. Cependant, quand l’opinion se mue en propos péremptoire qui ne doit plus laisser place au doute, des preuves à l’appui sont souvent un atout.

    En l’occurrence, ici, l’auteur de ce sujet de blog publié sur le site de Mediapart affirme que le Président russe, en toute logique de cause à effet, n’a pu être qu’athée au regard de son passé soviétique et kagébiste. De fait et en conclusion de son propos, il décrète que Personne ne croira que l’ancien membre du parti communiste et toujours actuel agent du KGB croit en Dieu.

    Pour qui se soucie de vérité, au sujet de Vladimir Poutine, il est toujours important de rappeler la présence du KGB des fois qu’on l’oublierait...Même si, pour ce qui est de la lauréate 2015 du Prix Nobel de littérature, l’éloge plus qu’enthousiaste qu’elle adresse à Dzerzhinki, fondateur de la Tcheka, ancêtre du KGB, est savamment passé sous silence.

    Qu’à cela ne tienne, Poutine est définitivement kagébiste, Alexiévitch, résolument des nôtres.

    L’honorable Alma mater de la Cité dite de Calvin en sait quelque chose, qui, pour son courage, l’a gratifiée du titre de Docteure Honoris Causa.

    Pour en revenir à ce blogueur, qu'il publie ce qui lui chante et qui n’est pas de la responsabilité du site Mediapart mais, au moins, qu’il s’informe au préalable! Vladimir Poutine a été baptisé en secret, eh oui, il suffit de lire, par exemple, l’ouvrage qu’a consacré Frédéric Pons au Président de la Fédération de Russie pour l’apprendre ou cet article, tout à l’honneur d'Europe1.

    Il va de soi que si l’on préfère s’installer dans la tête de Vladimir Poutine avec celui qui s’y est mis et qui s’est, lui aussi épanché sur Mediapart, on risque fort de manquer quelques épisodes de sa biographie.

     

  • La Russie, invitée d’honneur du prochain Salon du livre de Paris

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    alexiévitch,prilepine,paris,salon du livre 2018

    capture d’écran Editions des Syrtes

    Il y a un an, jour pour jour, je publiais ici ce sujet

    Il y est question de Zahar Prilepine, écrivain reconnu autant en Russie qu’en Occident comme le confirme le site indiqué en référence dans ledit sujet.

    J’y évoque aussi son engagement actif en faveur du Donbass, condamné par une bonne partie d’intellectuels.

    Invitée d’honneur dans le cadre du Salon du livre qui se tiendra à Paris en mars prochain, la Russie y sera représentée par plusieurs de ses écrivains.

    Parmi les absents, relève TV5Monde, on comptera trois grands noms dont celui de la lauréate du Prix Nobel de littérature 2015, Svetlana Alexievitch.

    L’écrivain biélorusse, en effet, n’a pas souhaité se rendre à Paris.

    Soit. 

    Dommage de constater que le courage au nom duquel elle a été honorée par Genève, n’aura pas été celui d’échanger avec Zahar Prilépine à Paris.

     

  • Ces grands humanistes pourfendeurs de la Russie et de son président

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    Il aura suffi d’un documentaire consacré à Vladimir Poutine pour mettre autant de personnalités de tous horizons à cran au point de sortir l’artillerie lourde. On ne compte, en effet, plus le nombre d’articles qui dénoncent, ici, des soupçons d’assassinats, là, le système Poutine, à l’instar de la célèbre écrivain biélorusse nobélisée en 2015.

    Quand, comme elle et en son temps, on a su porter au pinacle le fondateur de la Tcheka devenu KGB et désormais FSB, ne serait-on pas bien inspiré de s’interroger sur soi-même plutôt que de pourfendre un homme dont tant d’experts se plaisent à rappeler le passé kagébiste?

    Que l’on tourne à ce point sa veste comme s’y emploie Svetlana Alexievtich la regarde. Mais dans ce cas, qu’elle nous explique le chemin qu’elle a parcouru pour arriver à une telle prise de conscience qu’elle lui permette, désormais, de s’afficher en défenderesse de droits humains dont Félix Dzerzhinski n’a pas vraiment fait grand cas...

    Que ressent-elle à se relire lui adresser un tel éloge? Est-elle allée se recueillir comme elle l’annonçait, sur la tombe de cet homme dont le charisme ne doit sans doute pas avoir été vécu de la même manière par tous?

    A poursuivre ainsi la diabolisation du président russe au nom de valeurs soi-disant humanistes, c’est l’humanité elle-même qui est mise en danger par autant de personnalités si bien inspirées qu’elle ne sont que de sinistres et fourbes va-t-en guerre.

     

  • 1977-2015

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    L'Union des Ecrivains, créée en 1932 en ex-URSS offrait de nombreux avantages à qui en était membre. Outre des conditions de vie facilitées avec possibles datchas accordées ou autres contributions financières substantielles, l'Union soutenait la publication d'oeuvres et de périodiques et organisait des rencontres et des séminaires.

    En 1977, l'ancienne membre de l'Union des Ecrivains et désormais lauréate du Prix Nobel de littérature, Svetlana Alexievitch, signait un article consacré à Félix Dzerzhinski, fondateur et directeur de la Tcheka, police qui deviendra plus tard le KGB.

    Le portrait que la lauréate biélorusse dresse de celui qui a été considéré comme un héros national dans le pays où elle vivait à l'époque et où elle vit à nouveau, n'est pas dénué d'émotion. Il se conclut ainsi: 

    Когда у меня вырастет сын, мы обязательно приедем на эту землю вместе, чтобы поклониться неумирающему духу того чье имя - Феликс Дзержинский- "меч и пламя" пролетарской революции.

    Quand mon fils sera grand, nous viendrons sans faute sur cette terre pour saluer l'esprit immortel du nom de Félix Dzerzhinski, "épée et flamme" de la révolution prolétarienne.

    A 29 ans, âge auquel Svetlana Alexievitch a écrit cet article, on est déjà en état de penser de manière critique.

    Or tandis que cette désormais intarissable critique du régime soviétique vouait son talent et sa plume à honorer l'un de ses plus puissants représentants, elle se situait bien loin du sort réservé à ses confrères dissidents.

    Près de quarante ans plus tard, conspuer un régime politique dont elle s'est davantage montrée suppôt et bénéficiaire que victime, vaut, en effet, son prix d'or suédois.

     

     

  • La Nobel récidive

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    Le 24 septembre dernier, Vladimir Poutine inaugurait la plus grande mosquée d'Europe.

    A Moscou, le président russe était aux côtés de ses homologues turc et kazakh ainsi que de Mahmoud Abbas et du grand mufti de Russie.

    Cet événement, largement médiatisé, a sans doute dû échapper à la vigilance de Svetlana Alexievitch, lauréate du prix Nobel de littérature 2015 qui décrète, dans La Vanguardia, que le président russe créerait, en Russie, un califat orthodoxe.

    Un Nobel est une référence. Discutée, certes mais qui fait autorité.

    Dans son interview à La Vanguardia, l'écrivain biélorusse évoque la dimension politique de son prix. Elle a raison car elle est bel et bien présente.

    Quelles que soient les opinions que défend Madame Alexievitch, rien ne lui interdit de s'informer avant de s'exprimer.

    En l'occurrence, Madame Alexievitch a manqué une nouvelle occasion de se taire.

    Et ce ne sont pas les commentaires déposés sous l'article ci-dessous qui le contrediront:

    http://oumma.com/221656/moscou-l-inauguration-de-plus-grande-mosquee-d-europe

     

     

  • Abus mensongers et criminels

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    Nouvelle référence pour l'Occident, la lauréate du prix Nobel de littérature, pas moins que les médias qui lui tendent leur micro, ne boudent leur plaisir de dire autant de bien de la Russie que de son Président.

    Voici que Svetlana Alexievitch met en garde contre le nationalisme russe, selon TV5Monde qui titre ainsi l'article paru sur son site ce 11 novembre 2015.

    Plus loin, l'écrivain de poursuivre: nous savons que tout nationalisme mène au fascisme. C'est le plus dangereux.

    Il faut lire de toute urgence l'ouvrage que Jean Geronimo a consacré à l'Ukraine et le recommander aux inconditionnels de Madame Alexievitch si tant est que leur curiosité les porte vers la lecture de cet essai.

    Précis, documenté et pointu, le livre de ce Docteur en économie qui enseigne à l'Université Pierre Mendès-France de Grenoble est à l'image de son sous-titre, une bombe géopolitique, au coeur de la Guerre tiède.

    Alors on comprendra ce que nationalisme et fascisme impliquent. Alors on saura qui est nationaliste et qui, fasciste.

    Il est grand temps que cesse cette désinformation organisée contre la Russie.

    Car ce n'est pas ce vaste pays qui aura à en pâtir mais bel et bien cet Occident qui abuse de la confiance de ses peuples.

    La guerre en Ukraine n'a-t-elle pas déjà fait assez de victimes?

    Le mensonge qui l'a permise, Jean Géronimo nous en fournit les preuves tout au long de son ouvrage paru en août 2015 aux éditions SIGEST.

     

  • Le néo-nazisme pour les nuls

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    On peut penser qu'ils ne savent pas.

    On peut les croire de bonne foi lorsque tous les médias occidentaux évoquent le sort de Nadia Savchenko et pourtant...

    Cette pilote ukrainienne dont l'arrestation en juillet 2014 a été très médiatisée était une volontaire du bataillon Aidar.

    Ce bataillon est connu pour son extrémisme, en témoigne la photo qui illustre ce sujet.

    Ce bataillon a été condamné par Amnesty International pour violations graves de droits humains.

    Pour rappel, le 17 juin 2014, deux journalistes russes ont été tués et Nadia Savchenko, inculpée pour avoir participé à leur assassinat.

    http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/06/18/temps-present-l-enfer-est-russe.html

    Et notre Occident si avide de défense de droits humains parvient à considérer cette volontaire du bataillon Aidar en victime.

    Il en a encore été question sur Arte, lors d'une récente émission à laquelle a été invitée la lauréate du Prix Nobel de littérature, Svetlana Alexievitch dont on a bien compris comment la lutte contre le mensonge était le fer de lance de son combat...

    http://www.arte.tv/guide/fr/resultats-de-recherche?keyword=Svetlana+Alexievitch

     

     

  • Une voix de Russie

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    C'est d'entente avec Arkadij Beinenson que je publie, ci-après, son texte.

                                                                          

    En Russie, la popularité rencontrée par la lettre ouverte qu'Hélène Richard-Favre a adressée à Svetlana Alexievitch, semble aussi avoir été due à ma participation en tant que traducteur et journaliste qui l'a publiée sur le site de Baltnews.ee

    http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/10/10/lettre-ouverte.html

     

    http://baltnews.ee/mir/20151012/1014162478.html

     

    La grande résonance que cette lettre ouverte a connue, également en dehors de la Russie, m’a décidé à écrire ce qui suit.

     

    A la lecture des commentaires déposés sous la lettre d’Hélène, je constate un certain manque de compréhension de ce qu’est la Russie contemporaine. De même, m’apparaît discutable, le jugement porté sur les événements qui se déroulent dans le pays et dans le monde entier par les Russes eux-mêmes.

     

    Ce manque de compréhension de la Russie contemporaine est dû à la présentation qu’en font les médias occidentaux. Les Russes y apparaissent comme très agressifs, adorant aveuglément Poutine, ne voulant rien savoir d’autres points de vue, nostalgiques des temps de Staline et voulant convaincre l’Ukraine et l’Occident. 

     

    Je tiens à souligner, ici, que je suis né dans une famille de dissidents moscovites qui écoutaient la « Voix de l’Amérique » et la radio « Svoboda (La Liberté) ». La majorité de ce que que beaucoup de gens n’ont su qu’après 1991, moi, j’en entendais parler à la maison en jouant dans notre cuisine.

     

    Et ce que j’entends maintenant me rappelle bien des choses entendues à la radio à la maison de mes parents. Cela veut-il dire que la Russie est en train de se construire une nouvelle Union Soviétique? Cela indique-t-il que l’Occident doit utiliser les mêmes expressions qu’autrefois?

     

    Non. Et cette lettre en est la meilleure preuve car je n’aurais jamais eu la possibilité de la publier du temps de l’époque soviétique.

     

    La Russie s’engage davantage dans l’arène géopolitique internationale que ces vingt dernières années. Mais cela signifie-t-il qu’on veut une autre guerre froide? Absolument pas. On veut que la Russie et son opinion soient prises en considération quand les pouvoirs internationaux prennent des décisions dans les domaines qui peuvent avoir des conséquences pour notre pays.

     

    Surtout, on veut être entendu dans le cadre des conflits du Proche-Orient et dans ceux de notre voisin ukrainien. Et on veut d’autant plus que notre opinion soit prise en considération que les soldats soviétiques ont sacrifié leur vie pour libérer l’Europe du fascisme pendant la seconde guerre mondiale.

     

    Oui, tous les habitants de l’ex-Union Soviétique (y compris les Ukrainiens, les Juifs et les Asiatiques) sont fiers de la victoire de l’Union Soviétique qui était dirigée par Staline en ces temps. Mais cela ne signifie absolument pas que les Russes souhaitent d’autres dictateurs et des répressions. En même temps, on ne veut pas être mis au même niveau que l’Allemagne fasciste.

     

    Oui, beaucoup de gens en Russie ont voté en faveur de la politique de Poutine mais ça ne veut pas dire qu’on en fait un dieu. Non, il y a plein de gens qui ne sont pas d’accord avec sa politique et qui exigent des changements. Mais des changements et non pas une révolution. Je vous assure qu’on a une bonne mémoire.

     

    On était très surpris que les participants du Maïdan nous aient reproché de ne pas avoir construit d’Etat européen durant ces vingt-trois dernières années. Mais ça ne peut pas se traduire par la joie ressentie à voir des gens mourir! 

     

    Beaucoup de Russes ont de la famille en Ukraine (moi personnellement je suis à moitié ukrainien) et on est très inquiets de ce qui se déroule dans le pays. 

     

    Oui, les hommes politiques russes utilisent un vocabulaire fort en parlant avec leurs collègues internationaux. Mais cela veut-il dire qu’on déteste l’Occident et notamment l’Europe? Pas du tout. On aime la culture classique de l’Europe et on n’oublie pas l’impact qu’elle a eu sur notre culture. Et on est toujours très heureux de voir des visiteurs européens dans notre pays.

     

    En conclusion, je voudrais dire et même souligner que les Russes sont terrorisés à la seule idée d’une guerre car chaque famille garde des souvenirs horribles de la seconde guerre mondiale. Et quoi qu’il se passe entre la Russie et les pays de l’Occident, on ne veut pas que les choses prennent une tournure que nos descendants aient à regretter.

     

    Arkadij Beinenson, journaliste russe

     

     

  • Guerre fratricide

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    La lettre ouverte adressée à Svetlana Alexievitch a été traduite en russe, introduite et publiée sur le site Baltnews.ee par le journaliste Arkadij Beinenson:

    http://baltnews.ee/mir/20151012/1014162478.html

    L'article a été relayé sur près de vingt sites, tant en Russie qu'en Ukraine et ailleurs.

    Les commentaires déposés, aussi bien ici, sous la version française de la lettre,

    http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/10/10/lettre-ouverte.html

    que sur l'ensemble des autres sites qui ont publié la version russe, témoignent de la sensibilité du sujet.

    C'est qu'une telle guerre fratricide est extrêmement dommageable.

    Quels que soient les camps qui s'opposent et se déchirent, les dégâts sont là, blessent et brisent des vies entières.

    Sauf cynisme avéré ou égarement momentané, qui s'en réjouirait?

    Puisse le calme revenir au plus tôt dans ce Donbass ensanglanté. 

    Puisse la diplomatie oeuvrer au mieux et réduire les armes au silence.

     

  • Dialogue Occident-Russie, le gâchis récompensé

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    Cette video dure 24 secondes.

    On y découvre toute l'estime que ce Président démocrate porte à son peuple:

    https://www.youtube.com/watch?v=ZYoOCz65KY8&app=desktop%20

    Madame Svetlana Alexiévitch, récemment nobélisée de littérature, a-t-elle seulement eu connaissance de ce qu'est la démocratie en Ukraine?

    Cette démocratie compte plus de 8'000 morts désormais.

    Cette démocratie a déjà jeté sur les routes plus d' 1 million de réfugiés.

    Et la terre qui les a accueillis, ces réfugiés, cette terre est celle de 86% de Russes que Madame Alexiévitch outrage.

    L'offense ne grandit ni n'honore qui la profère et le talent récompensé n'y change rien.

      

  • Lettre ouverte

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    A Madame Svetlana Alexievitch, 

    Dans ce Donbass que vous avez évoqué lors de votre conférence de presse, Lilia, 24 ans, a eu la jambe gauche arrachée alors qu'elle s'est jetée sur son fils de 11 mois pour le protéger.

    Tous deux se trouvaient dans un bus soudain frappé par une bombe, Lilia a eu le réflexe de sauver la vie de son enfant.

    Ce cas, comme tant d'autres qui ont brisé familles et foyers du Donbass, a été le fait d'un gouvernement que l'Occident soutient.

    Je vous invite à découvrir cet article d'un journaliste français qui se trouve à Donetsk: 

    http://dnipress.com/fr/posts/lilia-24-ans-une-jambe-arrachee-elle-sauve-son-petit-garcon/

    Des cas comme celui de Lilia sont loin d'être uniques, vous n'êtes pas sans l'ignorer, j'ose l'espérer.

    Il va de soi aussi que l'on est parfois obligé de procéder à des choix de sujet à traiter. Vous avez opéré les vôtres qui ont su trouver leur public et l'honneur qui vient de leur être rendu.

    Mais vous qui déclarez faire de la lutte contre le mensonge le fer de lance de votre combat, comment pouvez-vous estimer que la Russie en arrive à 86% à se réjouir quand des gens meurent dans le Donbass?

    Madame, avec pareils propos, vous êtes non seulement dans le mensonge mais dans l'outrage.

     

    Avec respect,

                                  Hélène Richard-Favre