13/11/2013

Pierre Maudet ordonne, Me Robert Assaël recourt

 

Alors que la brillante élection de Pierre MAUDET  au Conseil d'Etat n'a échappé à personne, la lecture d'un article paru en page 23 de La Tribune de Genève de ce jour ne manque pas d'intérêt 

On y apprend, en effet, l'histoire de cet homme dont les intérêts sont défendus par Me Robert ASSAEL. L'homme, condamné en juillet dernier, devait purger sa peine dans un pénitencier dès février 2014. Ainsi l'avait ordonné le SAPEM, le Service d'application des peines et mesures, le 27 septembre dernier.

Mais voici que quelques jours plus tard, le client de l'avocat genevois est arrêté chez lui, le soir, sous les yeux de son épouse et de son enfant.

Les faits reprochés à l'homme désormais incarcéré à Champ-Dollon, datent d'il y a seize ou dix-sept ans et sont toujours contestés. Cela peut se concevoir quand on apprend que la femme qu'il aurait violée est devenue la marraine de son fils et lui, son témoin de mariage...

Mais Pierre MAUDET a choisi la manière forte et Me Robert ASSAEL recourt contre l'arrestation ordonnée par le magistrat genevois.

La démarche est inédite de l'aveu même de l'avocat: C’est la première fois de ma carrière que je me trouve face à une décision orale d’incarcération, précise-t-il.

Quelle qu'ait été la motivation de Pierre MAUDET, elle n'a sans doute pu échapper au contexte du moment.

On se rappelle combien, en septembre dernier, le meurtre d’Adeline a ébranlé la République et Canton de Genève et bien au-delà.

Que l'action menée par Pierre MAUDET ait été liée à l'émotion, à la réflexion ou aux deux, est une des probabilités pour expliquer ce procédé.

Cependant, il interpelle. 

Car comme le mentionne Me Robert ASSAEL, d'après lui,  Pierre MAUDET n'aurait pas respecté le Code de procédure de la Constitution fédérale. La campagne électorale ne justifie pas tout, ajoute-t-il.

A la justice de trancher, certes mais à chacune et à chacun aussi de s'interroger sur le sens de telles décisions orales d'incarcération.