12/02/2016

De "fables" et autres "fadaises"

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On lit, on entend certains s'élever contre tels ou tels récits qui ne seraient que bobards ou autre opium à endormir les peuples.

S'emparer de la langue pour mener un combat ou rassembler ne peut s'imaginer, toutefois, sans éléments qui emportent l'adhésion.

Imaginer qu'elle soit totale est utopique, bien sûr mais une majorité à convaincre est toujours visée sans quoi, on prêcherait dans le désert.

Prêcher, terme qui renvoie à un cadre religieux mais dont l'usage l'a débordé. Car les convictions ne lui sont pas à lui seul limitées.

Ce qui indique combien la figure de qui prêche est reconnue dans d'autres contextes.

Dans ce sens, il serait judicieux de s'interroger sur la valeur que d'aucuns apportent sans hésiter à certaines prises de position pour en attaquer d'autres.

Affirmer de l'existence de Dieu, par exemple, qu'elle serait une fiction relève du même imaginaire que celui qui soutient le contraire.

Dans ce cas, considérer l'athée comme un croyant serait plus conforme et respectueux du mystère encore jamais élucidé de l'existence ou non de Dieu.