21/04/2017

La France en campagne est en deuil

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Ce 20 avril, tandis que les onze candidats à l’élection présidentielle française sont invités, sur le plateau de France2, à quinze minutes pour convaincre, un policier est tué sur l’avenue des Champs-Elysées à Paris.

On parle d’attentat, très vite, on apprend que Daesch le revendique.

La France en campagne a fort à faire et tous ses présidentiables redoublent de mots pour couvrir les maux.

Durant son quinquennat, François Hollande aura peut-être atteint un autre triste record, celui du nombre d’hommages funèbres prononcés.

Il aura, en même temps, apporté aux Français le mariage pour tous. Et sinon, il se sera révélé chef de guerre au Mali. 

A part cela, bien sûr, d’autres mesures auront été prises par son gouvernement dont certaines au gré du 49,3Selon Le Monde, le recours à cet article de loi et son alinéa aurait été fréquent sous la Ve République. 

Soit.

Cela n’empêche que le passage en force de la loi travail El Khomri a marqué les esprits sans tous les retourner sinon dans des sens très variés.

Un sondage, encore un dont il est rappelé ou non qu’il le reste, place Marine Le Pen et Emmanuel Macron en tête du premier tour de la présidentielle.

Si la France se retrouve face à cette alternative, elle risque bien de connaître encore nombre de beaux jours au sens de la formule en usage, bien sûr. 

Certes, François Fillon prône des mesures peu populaires, certes, il a quelques affaires en cours qui le discréditent mais en quoi serait-il pis que les autres pour la France, d’aucuns argumenteront, bien sûr.

Et Jean-Luc Mélenchon, serait-il un vrai danger pour la France? La question reste ouverte comme tant d’autres encore.

La France, pour l’heure est en campagne mais en deuil, tout autant. Honneur à ses forces de l'ordre, condoléances aux proches et à la famille de la victime des Champs-Elysées.

 

13/04/2017

L’Occident joue avec le feu

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Lire, dans l’éditorial de La Tribune de Genève de ce 13 avril, que le meilleur moyen de réagir à l’attentat de Dortmund, était de maintenir le match à jouer pour, ainsi, se montrer plus fort que la terreur, selon le slogan hélas trop de fois entendu ces derniers mois, comme l’écrit Arnaud Dubuis, confirme, une fois encore la position de l’Occident.

Le prix à payer, dans nos villes, ajouté à celui, bien plus lourd qui pèse sur la Syrie, sur l’Irak, sur le Yemen et tant d’autres pays encore que des intérêts de puissants ont mis à feu et à sang, ne doit rien à celle qu’on ne cesse de viser, la Russie.

Qui a enflammé le Moyen-Orient? Qui, avant cela, a mis à sac tant d’autres pays pour y apporter la démocratie? La Russie? Bien sûr que non puisqu’elle-même est dans le collimateur de nos apôtres démocrates.

C’est pourtant bien la Russie qui, de longue date, appelle à une coalition internationale contre le terrorisme!

Il va de soi que lorsqu’en France, on a des Jack Lang et des Laurent Fabius qui s’expriment sur le Qatar et l’Arabie Saoudite, pour le premier, Al Nosra, pour le second on comprend ce qu’il en est.

Que notre Occident si soucieux de démocratie ait fait allégeance sinon alliance avec de telles mouvances, qu’il ait accepté de dépendre de telles puissances, c’est dire!

Et persister ainsi en s’acharnant à rendre une image dévoyée de la Russie pour en faire notre ennemie tandis qu’avec elle, on partage une Histoire et une culture, c’est tout simplement trahir.

Alors non, s’imaginer plus fort que la terreur, c’est, au contraire, se résoudre chaque fois un peu plus à cautionner les forces qui la mandatent.

 

29/08/2015

"Le Temps" édition en ligne de ce 29 août, à Michel Danthe, journaliste

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Monsieur Michel Danthe cite mon sujet de blog:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/08/23/legion-d-honne...

dans un article mis en ligne sur le site du grand quotidien suisse "Le Temps" de ce 29  août 2015.

Sa lecture particulièrement orientée et tendancieuse de mes propos m'a obligée à y réagir. Ainsi lui ai-je écrit ce qui suit:

Monsieur,

Je vous remercie de me citer. La moindre des politesses eût été de m'en informer comme je m'y emploie moi-même lorsque je cite les propos d'une personnalité quelconque.

Quant à votre lecture de mon sujet, elle découle d'une grille qui vous arrange.

La nuance que j'apporte vous échappe à l'évidence mais lorsque l'on veut faire dire à autrui ce qu'il n'a pas dit, les moyens justifient la fin.

Bien à vous,

Hélène Richard-Favre

 

Monsieur Danthe m'a alors répondu qu'il ne voyait pas "ce que la politesse viendrait faire là-dedans".

Outre une nouvelle incompréhension de sa part des démarches que je poursuis pour tout sujet qui évoque une personnalité que j'estime légitime d'informer des propos que je tiens sur elle, il ajoute ses propres déductions.

Le voici donc qui m'écrit que je prendrais peut-être "peur" de mes "propres idées" et de "l'écho qu'elles peuvent légitimement susciter dès lors elles sortent (sic! Je cite) du cercle sans doute plus confidentiel qui est le sien habituellement"

Et comme il ajoute que "c'est avec plaisir que je lirai sous votre plume l'explication de la nuance qui m'aurait échappé", je la lui ai indiquée. La voici:

Merci de votre réponse rapide, Monsieur.

Quand j’évoque la règle de politesse, je ne songe à rien d’autre qu’au fait que si je parle d’une personne, je l’en informe car j’estime juste de procéder ainsi.

Je ne vois donc en rien de quoi je devrais « prendre peur ». Je constate par contre fort bien que vous déformez le sens de mon propos. Car le fait d’avoir exposé une difficulté à "adhérer à ce qui a été raconté » n’a strictement rien à voir avec une perception complotiste de l’événement dont il est question.

Si vous n’établissez aucune nuance entre une difficulté à adhérer à un récit et son rejet pur et simple en tant qu’il serait « complotiste », j’en suis navrée pour vos compétences linguistiques.

Car si vous aviez lu mon sujet comme il se doit, vous auriez compris que cette difficulté que j’expose est conséquente à l’embrouillamini des versions livrées par les médias. Elle ne tombe dès lors pas d’un ciel duquel pleuvraient les complots comme vous voulez le laisser entendre au public qui vous lira.

Quant à votre manière de faire se rejoindre mon sujet et les commentaires qui le suivent, elle démontre bien dans quel esprit particulièrement orienté vous l’avez lu. 

Détourner son sens vous décrédibilise vous et ne saurait, dès lors, vous honorer.

Bien à vous,

Hélène Richard-Favre