23/02/2019

Comment la RTS informe du 5e anniversaire de la destitution du Président Viktor Ianoukovitch

Capture d’écran 2019-02-23 à 12.21.34.png

Hier 22 février, dans le cadre de son journal télévisé de 19:30, la RTS a rappelé les cinq ans, jour pour jour, du coup d’Etat qui a causé le départ du Président ukrainien Victor Ianoukovitch.

Il est certain que les termes de « coup d’Etat » n’ont pas été prononcés par les journalistes de la chaîne publique suisse. Ils n’en sont pas moins ceux de nombreuses personnalités de tous bords qui ont contesté la position imposée par l’Occident.

Car pour cette partie du monde, bien sûr, le Président déchu Victor Ianoukovitch l’a été selon les règles les plus démocratiques qui soient.

Tant est si bien que désormais, on parle du désenchantement qui habite nombre de celles et de ceux qui l’avaient conçu comme bouffée d’oxygène et d’espoir.

Dans ce même téléjournal du 19:30 de la RTS, il a aussi été fait mention de rues qui étaient rebaptisées car les Ukrainiens voulaient se démarquer du passé partagé avec leur « grand voisin », russe, faut-le préciser.

Mais de quelles rues voulait parlait le journaliste, cela, les téléspectatrices et les téléspectateurs de la RTS n’auront pas pu l'apprendre.

Je les invite, dès lors et qui le souhaite, à lire ce sujet que j’avais précisément consacré à ce changement de nom de rues avec, en référence, le regard édifiant que porte un historien polonais. 

Les signes néo-nazis, que tous les Ukrainiens ne partagent pas, je tiens à le souligner, s’affichent néanmoins sans honte, à Kiev. Preuve en a été donnée ici à de multiples reprises et tout récemment encore.  

Ne pas s’habituer à ce qu’informer, pour une chaîne publique, revienne à passer comme chat sur braises sur ce qui gênerait sa bonne parole, c’est exercer son sens critique et citoyen.

 

19/02/2019

La France s’émeut de l’antisémitisme et soutient un pays où s’activent les néo-nazis

Capture d’écran 2019-02-19 à 23.23.17.png

Un homme, identifié comme ayant évolué dans la mouvance salafiste en 2014 et filmé à visage découvert en train de proférer des propos de haine antisémite à l’égard d’Alain Finkielkraut, émeut à juste titre la France et la mobilise.

Or pendant ce temps-là, à Kiev où se sont précipités nombre d’élu(e)s de l’Hexagone et l’incontournable BHL, à Kiev donc, une immense croix gammée est apparue sur l’escalier d'un centre commercial.

A quoi riment marches et mobilisations contre l’antisémitisme quand on soutient un pays qui n’a jamais caché ses liens au fascisme?

Quel média autorisé par le gouvernement a alerté sur l’activisme néo-nazi ukrainien?

Et comment le philosophe aux chemises immaculées, fervent défenseur du Maïdan, peut-il ignorer cette réalité?

Les images dont l’une illustre ce sujet, sont du journal Times of Israël.

Avant qu’il ne les publie, elles figuraient sur d’autres sites pro-russes comme on dit.

Quel crédit y aurait-il été apporté? Aurait-on parlé de complotisme? De propagande du Kremlin? 

Merci au Time of Israël d’avoir affiché cette réalité qui a, entre autre, été évoquée ici.

 

10/07/2016

OTAN, Bandera et langue de bois

fzer-620x330.jpg

                          http://www.lecourrierderussie.com/dossiers/euromaidan-dos...

Tandis que l’OTAN renforce ses troupes à l’Est de l’Europe, Kiev donne le nom de Stephan Bandera à une avenue autrefois appelée avenue de Moscou.

A lire la manière dont nombre de médias occidentaux rendent compte de ces deux faits, il apparaît que la langue de bois oeuvre à merveille.

Ainsi, pour autant les commentateurs du sommet de l’OTAN à Varsovie que pour ceux qui expliquent qui était Bandera, découvre-t-on une narrative bien rodée.

Tout cela n’est pas nouveau, certes.

Mais s’habituer à ce constat, c’est se rendre complice de duplicité.

Dans une interview, Tadeusz Isakowicz-Zaleski, historien, écrivain et publiciste polonais, livre un point de vue qui doit être entendu. 

Parce que les mémoires existent, parce que le destin de chacune et de chacun de nous est concerné:

https://www.youtube.com/watch?v=TtBzonLgywY&index=1&a...