21/12/2011

UraMin, Areva et les barbouzes

 

Et voici maintenant la Suisse et ses "barbouzes" contre lesquels porte plainte Anne Lauvergeon.

Suite au rachat d’UraMin par Areva, le mari de l’ex-patronne du groupe nucléaire aurait été surveillé en 2011. Le couple a saisi le procureur de Paris.

L’affaire, révélée ce matin par le Canard enchaîné, repose sur un rapport estampillé «strictement confidentiel», daté du 26 septembre 2011 et rédigé par une agence de police privée domiciliée en Suisse. Ce document, désormais entre les mains de la justice, relate l’achat en 2007, par Areva, d’UraMin, une société minière d’uranium en Namibie. Cette affaire, conclue pour 1,8 milliard d’euros, a donné lieu à polémique sur les conditions d’achat et la valeur réelle de la société.

Mais là n’est pas l’essentiel. Le rapport atteste que l’officine helvétique n’a pas seulement réécrit l’histoire d’UraMin. Les barbouzes ont surtout minutieusement exploré la vie privée d’Olivier Fric, l’époux d’Anne Lauvergeon. Son parcours universitaire, son casier judiciaire, ses voyages en Suisse sont ainsi répertoriés. Ses séjours dans différents hôtels ont également été recensés avant que les policiers privés expliquent qu’ils ont pu examiner ses comptes bancaires.

Chou blanc. Enfin, écrit le Canard enchaîné, à la page 19 du rapport, il est écrit qu’une «analyse des communications» d’Olivier Fric a été effectuée«de février à juin 2011». Et le rapport de mentionner une longue liste de numéros de téléphone contactés durant cette période par l’époux d’Anne Lauvergeon. Bref, l’officine a «écouté» le mari d’«Atomic Anne» ou s’est procuré ses listings téléphoniques. Des opérations illégales.

Mais les barbouzes ne se sont pas contentés d’espionner Olivier Fric. La suite sur http://www.liberation.fr/c/01012378887-c