berlin

  • 9 novembre 1989, un mur et une réunion

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    Et voici un nouvel anniversaire de la chute du mur de Berlin. Rappelez-vous, il y a cinq ans, on célébrait en grandes pompes les 25 ans de cet événement.

    J’y avais consacré ce sujet de blog.

    A le lire, on peut toujours se demander ce qui a changé. Sur le temps long, 5 ans ne sont pas grand chose. Et même un peu plus de 70 ans de communisme, sont une paille face à l’Histoire.

    Sauf que cette paille a compté et pas que peu compté.

    Alors oui, pour nombre d’entre nous, le 9 novembre 1989 a été un moment unique, chargé d’espoirs désormais un peu douchés comme tant de reportages et autres documentaires diffusés par nos médias nous le font comprendre.

    Attribuer les responsabilités à tel fait ou à telle personne est un sport qui se pratique, au mieux par les analystes, au pire, par les moralistes et les censeurs qui distribuent les bons et les mauvais points.

    Alors, au-delà d’autant de discours, écoutons-le encore et encore...

     

  • Histoire, mémoire et passions

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    Sur Facebook, les commentaires qui ont suivi le précédent sujet de ce blog que j’y ai partagé révèlent combien reste sensible la manière de commémorer la victoire sur le nazisme.

    Si les uns se rappellent les sacrifices consentis à cette issue, les autres veulent mettre l’accent sur autant d’exactions commises et qui seraient, selon eux, gommées lors des célébrations du 9 mai.

    Même si, le plus souvent, les positions des uns ou des autres sont à peu près impossibles à réconcilier tant elles s’opposent, il importe de ne pas se couper de tout débat.

    Or voici bien un moment de l’Histoire qui alimente autant de polémiques que de véritables empoignades. Les raisons sont diverses mais avant tout profondément affectives et émotionnelles. 

    Je tiens à attirer votre attention sur cet article qui m’a été envoyé par une personne que je remercie vivement.

    La dernière vidéo est à découvrir absolument. On se trouve à Berlin, il y a 74 ans, donc il n’y a malgré tout pas si longtemps que cela...

  • Nouvel An à Berlin, une zone pour femmes...

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    Lors de ce Nouvel An à Berlin, il s’agirait de réserver une zone spéciale aux femmes pour parer comme possible aux scènes d’agressions sexuelles qui avaient entaché le Nouvel An 2016 à Cologne mais en même temps, justifier ce dispositif dans le cadre des suites de l’affaire Weinstein.

    Cela signifierait, en somme, qu’on reconnaît le comportement à risque de personnes invitées à se joindre à la fête mais qu’on a de quoi y faire face par des espaces réservés à leurs potentielles victimes.

    Il est certain que nombre de femmes apprécieront de se savoir moins exposées si elles ont connaissance de ce lieu qui leur est dédié. Mais tout cela laisse malgré tout bien perplexe.

    D’abord parce que des cas à la Weinstein n’ont rien à voir avec ce qui s’est passé lors du Nouvel An 2016.

    Ensuite, parce qu'à lutter contre le sexisme, à revendiquer l'égalitarisme et à prôner le multi-culturalisme, on est en train de tout mélanger et de contribuer à brouiller les pistes et les repères.  

     

  • 9 novembre 1989-9 novembre 2014

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    Dans le cadre des célébrations qui entourent la chute du mur de Berlin, il y a vint-cinq ans, comment ne pas se rappeler l'événement majeur que ce 9 novembre 1989 a représenté?

    Que chacune et chacun ait vécu ce moment historique à sa manière, rien de plus normal.

    Que les conséquences géopolitiques que cette chute a entraînées créent des divergences de points de vue, rien de plus normal encore.

    Preuve en est l'organisation de ce colloque intitulé:

    25 ans après la chute du mur de Berlin-nouvelles crises, nouveaux doutes, nouveaux murs.

    Mikhaïl Gorbachev a été invité à y prendre part et a exprimé son intention d'y rencontrer Angela Merkel.

    Cela dit, l'ancien et dernier président de l'ex-URSS ne demeure pas moins déterminé à soutenir l'actuel président de la Fédération de Russie.

    S'en étonnera qui veut.

    Mais il n'y a rien de surprenant à une telle prise de position sinon pour un certain Occident pétri de ses seuls et propres critères d'analyse.

    Que cette Russie sans cesse présentée par nombre de férus commentateurs comme celle de Poutine s'avère soudain aussêtre celle de Gorbachev est à inscrire dans les mémoires.

    L'état du  monde actuel et les tensions multiples qui le fragilisent le valent bien.

    http://www.rts.ch/info/monde/6282112-gorbatchev-veut-defendre-la-position-de-poutine-aupres-de-merkel.html

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/11/06/97001-20141106FILWWW00154-ukraine-gorbatchev-defend-poutine.php

    Sujet publié en page 23 de l'édition papier de "La Tribune de Genève" du 17 novembre 2014 

    Sujet également publié en page 13 par "Le Temps" du 13 novembre 2014 sous le titre "Vingt-cinq ans après"

  • Ukraine, l'information violée

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    Les medias occidentaux distillent leurs informations quotidiennes sur la situation en Ukraine. *

    On compte les morts, on brandit les droits humains et on accuse.

    Inutile de dire qui, bien entendu.

    L'Union Européenne, on le sait, n'est là que pour le bien des peuples.

    La Suisse qui a voté le 9 février le sait et l'apprend chaque jour aussi.

    Soit.

    Mais en Ukraine, que fait l'Union Européenne?

    Elle cherche la paix? Elle vole au secours d'un pays qui n'attend qu'elle pour (re)vivre? 

    9_DV1657341.jpg

    http://french.ruvr.ru/2014_02_19/Ukraine-Berlin-chef-des-operations-sanglantes-0394/


    * Voir mon précédent sujet réactualisé par de nombreux articles postés en commentaires:

    http://voix.blog.tdg.ch/archive/2013/12/17/temp-b16032c7502d3770332869d44002b62a-251052.html

     

     




  • Berlin-Paris

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    Berlin-Paris

    Version qui m'a été transmise d'une autre histoire de l'Histoire. (Auteur inconnu.)

     

    -----  La scène se passe dans  les jardins du Château Bellevue, à Berlin. Angela von Mercklemburg et  Nicolas de Neuilly se sont discrètement éclipsés de la réception  offerte par le roi de Prusse. On entend, au loin, les accents du  quatuor de Joseph Haydn.

     

    Nicolas:  Madame,  l'heure est grave : alors que Berlin danse

    Athènes  est en émoi et Lisbonne est en transe.

    Voyez la  verte Erin, voyez l'Estrémadoure

    Entendez les Romains : ils appellent au secours!

    Ils scrutent l'horizon et implorent les dieux.

    Tous les coffres sont vides et les peuples anxieux

    Attendent de vous, madame, le  geste généreux!

    De leur accablement ils m'ont fait  l'interprète:

    Leur destin est scellé, à moins qu'on ne leur prête

    Cet argent des Allemands sur lesquels vous régnez.

    Cette cause est bien rude mais  laissez-moi plaider...

     

    Angela: Taisez-vous Nicolas!  Je crois qu'il y a méprise

    Folle étais-je de croire à une douce surprise

    En vous suivant ici seule et sans équipage

    Je m'attendais, c'est sûr, à bien d'autres hommages !

    Mais je dois déchanter et comme c'est  humiliant

    De n'être courtisée que pour son seul argent!

     

    Nicolas: Madame, les temps sont durs et votre cœur est grand

    Vos attraits sont  troublants mais il n'est point décent

    D'entrer en  badinage quand notre maison brûle!

    Le monde nous regarde, craignons le ridicule!

    Notre Europe est malade et vous seule pouvez

    La soigner, la guérir et, qui sait ? La sauver!

    Nous sommes aujourd'hui tout au  bord de l'abîme

    Vous n'y êtes pour rien mais soyez  magnanime!

    Les Grecs ont trop triché ? Alors la belle affaire!

    Qu'on les châtie un peu mais votre main de  fer

    Est cruelle aux Hellènes et nous frappe d'effroi!

     

    Angela: J'entends partout  gronder, en Saxe, Bade ou Bavière

    L'ouvrier mécontent,  le patron en colère.

    Ma richesse est la leur, ils ont  bien travaillé.

    L'or du Rhin, c'est leur sueur et leur habileté.

    Et vous me demandez, avec fougue et passion

    De jeter cette fortune au pied du Parthénon?

    Ce serait trop facile et ma réponse est non!

     

    Nicolas: On ne se grandit pas  en affamant la Grèce

    En oubliant Platon, Sophocle et  Périclès!

    Nos anciens nous regardent, et nous font le grief

    D'être des épiciers et non pas de vrais chefs!

    Helmut Kohl est furieux et Giscard désespère.

    Un seul geste suffit et demain à Bruxelles

    Desserrez, je vous prie, le nœud de  l'escarcelle!

     

    Angela: Brisons là, je vous  prie, la nuit est encore belle

    Votre éloquence est  grande et mon âme chancelle...

    Mais si je disais oui à  toutes vos demandes

    Je comblerais la femme, et  trahirais l'Allemande !

     

    (Ils s'éloignent, chacun  de leur côté)