15/05/2011

Désordre public selon Me Bonnant

La conception que l’on se fait de la société appartient à chacun mais le détournement de sens d’expressions communes de la langue relève de la provocation. Ainsi ce « désordre public » évoqué par Me Marc Bonnant dans l’interview qu’il a donnée à 24 heures et qu’il attribue au fait que Cantat se produise sur scène, me paraît malheureux tant il entache le sens de « public ».

Saluer le talent oratoire du Maître qui  propage de telles expressions dans la Cité, non. Car il serait bon de ne pas se laisser emporter par l’assaut en règle mené contre une décision qui honore ceux qui l’ont prise, d‘inclure Bertrand Cantat à un spectacle..

A chacun son droit, son autorité, ses compétences et son pouvoir. Qu’il s’agisse de ceux du chanteur, du metteur en scène, du directeur de la Comédie ou de la ville et de l’Etat de Genève qui contribuent largement à  financer l’institution.

Que des opinions s’expriment, rien de plus normal. Mais il le serait aussi de garder à l’esprit que l’occasion est unique, de méditer une situation jusque là inédite. Stigmatiser un homme à perpétuité comme s’y  emploie certains dont Me Bonnant me paraît regrettable. Si d’aventure ces justiciers trouvaient en eux la force d’écouter d’autres avis que le leur pour nuancer leur position, l’« ordre public » en sortirait premier bénéficiaire.

12:01 Ecrit par Hélène Richard-Favre dans GenèveLien permanentCommentaires (5)Trackbacks (0) |Envoyer cette note | Tags : débatsdroitsordre et désordre publics del.icio.us |Digg! Digg Facebook

12:00 Publié dans Culture, Genève, société | Tags : marc bonnant, bertrand cantat, comédie, genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

14/05/2011

Cantat en débat

Un débat s'ouvre au sujet de la participation de Bertrand Cantat au spectacle programmé par Hervé Loichemol à la Comédie de Genève en septembre prochain, c'est bien.

Cet artiste a des droits qu'on peut l'aider à défendre. Beaucoup s'y emploient tandis que d'autres pesistent à les  lui contester.

Que d'aucuns s'expriment avec sévérité, tel Me Marc Bonnant ou que d'autres, tel le Professeur d'éthique Denis Muller, avec objectivité, c'est leur droit aussi. Que des propos choquent, émeuvent ou irritent, c'est le droit de chacun aussi de le dire, de l'écrire et de le dénoncer. Mais dans le respect de la déontologie.

Ainsi et dans l'intérêt de la cause défendue, apparaîtrait-il judicieux d'éviter toute interprétation liée à des croyances ou autres pratiques religieuses supposées sinon attribuées à tel ou tel interlocuteur auquel on s'adresse. La liberté d'opinion existe, c'est elle qui anime le débat, composons avec elle dans les règles de l'art. Ce sera tout bénéfice pour les protagonistes de l'affaire qui occupe nos esprits.

 

12:13 Ecrit par Hélène Richard-Favre dans GenèveLien permanentCommentaires (101)Trackbacks (0) |Envoyer cette note | Tags : protestantismedébat del.icio.usDigg! Digg Facebook