19/12/2014

"La Suisse par les Russes"... et par la Suisse

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Il n'est pas inintéressant de lire différents compte-rendus de l'exposition qui vient de s'ouvrir au Château de Penthes, La Suisse par les Russes, regards artistiques et historiques, 1814-2014.*

Le rappel du rôle déterminant joué par le Tsar Alexandre Ier pour garantir à la Suisse sa souveraineté est le plus souvent relevé par les journalistes, bien s'en faut.

La précision selon laquelle l'exposition a été entièrement prise en charge par la Russie, est elle aussi mentionnée dans la plupart des articles publiés dans les grands quotidiens genevois, Le Temps, La Tribune de Genève et Le Courrier.

Le fait que la Confédération Helvétique n'ait apporté aucun soutien quelconque à cet événement doit sans doute avoir des raisons que la raison ne connaît pas.

Cependant, les conclusions -citées ci-dessous- des articles de nos trois grands quotidiens, donnent quelques pistes sur la perception bien peu neutre de cette non entrée en matière de la Suisse dans le cadre d'une manifestation culturelle qui, pourtant, la met à l'honneur.

L’exposition (...) ne prend guère le risque de l’histoire récente. Célébrer des relations diplomatiques incite sans doute à l’être soi-même.  (Le Temps)

Une opération qui redore l’image de ce pays, malmenée par l’actualité internationale.

(La Tribune de Genève)

Le parcours se conclut sur les exilés de l’après-Révolution (...). Pour les exilés de Vladimir Poutine, par contre, il faudra attendre le ­tricentenaire.

(Le Courrier)

http://www.penthes.ch/portfolio/la-suisse-par-les-russes-...


16/08/2014

Suisse-Russie, l'insulte

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Le président du parlement suisse, Ruedi Lustenberger a décidé d'annuler la visite de son homologue russe, Sergueï Narychkine.

Prévue dans le cadre du bicentenaire des relations diplomatiques entre la Russie et la Suisse, cette rencontre entre les deux présidents des parlements russe et suisse n'aura donc pas lieu.

C'est rendre un bien piètre hommage à la mémoire qui lie la Suisse à la Russie.

Le tsar Alexandre Ier fut l'un des garants de la souveraineté de la Suisse lors de la signature du Traité de Vienne en 1815.

Or cette garantie de souveraineté a été assortie d'une condition, la neutralité de la Suisse.

Dans ce sens, le refus opposé à la visite de Sergueï Narychkine par Ruedi Lustenberger est une insulte à l'Histoire.