07/01/2016

Polémique dérisoire

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Cette dame lui réclamait la somme dérisoire de 2600 francs alors qu'il était en proie à tant de douleur et de désespoir. C'en était trop, le ton est monté et les insultes ont fusé de part et d'autres. Il voulait que cela cesse, explique Me Bonnant dont les propos sont repris par Fati Mansour, journaliste:

http://www.letemps.ch/suisse/2016/01/05/dominique-warluze...

Le fait est que pour une personne au revenu modeste, 2600 francs ne représentent pas une somme dérisoire.

L'emploi de ces termes est plus que regrettable de la part de l'ami et défenseur de Me Warluzel alors que déjà s'engouffrent dans la brèche ainsi ouverte, celles et ceux qui aiment à cultiver une vision du monde clivant milieux favorisés et non.

L'avocat genevois, actuellement en détention préventive, n'avait pas besoin de cela alors que la richesse ni la pauvreté n'ont quoi que ce soit à voir dans cette affaire.

Ce d'autant qu'à lire la suite des déclarations de Me Bonnant, Me Warluzel aurait été surpris de voir la police débarquer dans sa chambre d'hôtel. Parce qu'après le coup de feu, il avait chargé une autre employée de rattraper la gouvernante et de lui donner la somme réclamée.

Cela se conçoit et surtout démontre combien l'avocat genevois vivait enfermé dans sa souffrance.

Quoi que l'on pense de cet homme, de son train de vie et de sa célébrité, il mérite autant de respect que n'importe quel être malade.

 

16:07 Publié dans Air du temps, Avaries, Destins, Genève, Politique, Pratiques | Tags : genève, warluzel, bonnant | Lien permanent | Commentaires (39) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

17/05/2011

Me Bonnant et le sens de l'ordre

 

Courrier que j'ai adressé à la "Tribune de Genève" qui l'a publié en page 15 de son édition de ce jour.

Le titre est celui de la Rédaction.

Après le « désordre public » évoqué par Me Marc Bonnant dans une interview accordée le 12 mai dernier au quotidien « 24 heures »  et qu’il attribue au fait que Bertrand Cantat se produise sur scène, voici maintenant qu’on lit dans « Le Matin Dimanche» du 15 mai, qu’il y ajoute le « goût » comme « faute».

Saluer le talent oratoire du Maître qui  propage de telles expressions dans la Cité, non. Car il serait bon de ne pas se laisser emporter par l’assaut en règle mené contre un homme et ceux qui tentent de le rester encore avec tout ce que cela implique d’imperfection(s).

Que des opinions s’expriment, rien de plus normal. Mais stigmatiser un homme à perpétuité comme s’y  emploient certains me paraît regrettable. Car il serait bon aussi de garder à l’esprit que l’occasion est unique, de méditer une situation jusque là inédite.

Si d’aventure celles et ceux qui se présentent en justiciers, trouvaient en eux la force d’écouter d’autres avis que le leur pour nuancer leur position, l’« ordre public » et le  « bon goût » en seraient honorés.

13:21 Publié dans Culture, Genève, Justice, société | Tags : bonnant, cantat, genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg