censure

  • Superbe ouvrage de Vanessa Schneider

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    Dans la déferlante actuelle qui vise l’écrivain Gabriel Matzneff suite à l'ouvrage signé Vanessa Springora, je songe, ici, à une autre Vanessa, Vanessa Schneider, auteure de « Tu t’appelais Maria Schneider ».

    Vous vous rappelez sans doute cette actrice, rendue célèbre par son rôle dans « Le Dernier Tango à Paris ». C’est d’elle et de sa relation à elle que parle sa cousine Vanessa Schneider dans son ouvrage.

    Si vous ne l’avez pas lu, je ne saurais que chaudement vous en recommander la lecture.

    Il s’agit là d’une évocation aussi fine que sensible et très émouvante de la jeune actrice et de la famille de l’auteure aussi.

    Par exemple, on apprend comment Marlon Brando, après le tournage du film et sa sortie en salle, n’a cessé de rester en relation avec sa partenaire.

    On y découvre, aussi et surtout, la triste descente vers la drogue de Maria Schneider et comment l’entourage familial a été présent à sa manière.

    Mais ce livre de Vanessa Schneider ne semble pas avoir amené à interdire l’exploitation du film de Bernardo Bertolucci tout comme il a été décidé, après la parution de l’ouvrage de Vanesa Springora de retirer de la vente des livres de Gabriel Matzneff.

    Apparemment, Vanessa Springora a réussi à surmonter cette relation à laquelle elle reconnaît avoir consenti et c’est tant mieux pour elle!

    Apparemment, Maria Schenider ne s’est jamais remise de la scène que lui a imposée le réalisateur du film « Le dernier tango à Paris ». Cette scène, c’est elle qui a rendu le film aussi célèbre. 

    Cette scène, c’est elle qui a détruit la vie de Maria Schneider.

    Cinéma, bien sûr et scène simulée! Cependant, si l’on en arrive à interdire la vente de livres, autant poursuivre cette voie et interdire toute oeuvre incitant à la violence.

    Et là, alors, on sera dans ce monde refaçonné par autant de vertueux personnages qui décident de ce qui doit et ne doit pas être rendu accessible au public tandis que d’autres poursuivent en toute impunité leurs pratiques pédo-criminelles.

     

  • Dialogue et censure

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    Quelle mouche a donc piqué nos apologistes de la liberté d'expression?

    Quel est ce soudain alignement sur des méthodes si éloignées des valeurs démocratiques qu'ils ne cessent de défendre?

    Ne se hâtent-ils pas de les rappeler à qui les transgresserait?

    Or les voici soudain livrés à des pratiques qu'ils ne cessent de fustiger partout où ils le peuvent...

    Ne revendiquent-ils donc pas leur application tandis que d'autres les bafoueraient sans vergogne?

    Tant de questions pour sans doute aucune réponse.

    Dans ce cas, voici ce que Youtube a estimé devoir censurer:

    http://rutube.ru/video/1125b9f4c48d403f2a4bc126484cf6db/

  • Articles, vers une suppression des commentaires?

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    Dans son article* paru sur le site Slate.fr, Eric Leser évoque un sentiment "anti commentaire" qui se développerait sur différents sites.

    A l'appui de son propos, le journaliste se réfère à différentes sources et prises de position.

    Si certaines ne sont pas forcément à remettre en cause, demeure la question de savoir si la suppression des commentaires serait à recommander.

    Car le radicalisme de la solution -déjà adoptée par certains sites pour réagir aux désagréments de commentaires-  prête à discussion.

    Rien n'indique, en effet, que la qualité des échanges citoyens y gagnera. 

    Certes, le phénomène des commentaires discourtois, hors contexte ou agressifs témoigne de réalités avec lesquelles compter.

    Mais de la modération à la suppression pour tous il y a une marge.

    Et cette marge franchie, c'est l'ensemble des échanges citoyens qui est visé.

    Et sanctionné.


    http://www.slate.fr/story/88227/commentaires-articles-ruinent-medias
     


    A lire aussi: http://www.slate.fr/lien/69227/commentaires-opinion-internautes