cinéma

  • La vague #Metoo

    Imprimer Pin it!

    Pas un jour ne passe ou peu s’en faut que tel ou tel compte se règle, surtout entre femmes et hommes.

    Vous ne les aurez sans doute pas manquées, tant elles ont été médiatisées, les accusations portées par l’actrice Adèle Haenel contre le réalisateur avec lequel elle a tourné à l’âge de 12 ans.

    Aujourd’hui trentenaire, elle balance. Au prétexte que, plus tôt, sa voix n’aurait pas porté.

    Soit.

    Le cinéaste concerné a rétorqué et apporté sa version des faits. Et « le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire pour agression sexuelle sur mineure » .

    L’homme se défend, on le conçoit. Il admet des gestes déplacés, reconnaît l’effroi aussi dans lequel il s’est retrouvé précipité alors qu’il réalisait la portée de ses actes, bref, il s’explique.

    Parole contre parole, une fois encore.

    Le fait est que lorsqu’on apprend que la jeune femme a attendu de jouir d’une certaine notoriété pour balancer, on est en droit de s’interroger.

    Mais surtout, de déplorer ce climat qui divise tant les femmes et les hommes. Bien sûr que la violence sexuelle existe, bien sûr que l’abus sexuel existe, le nier serait très malvenu. 

    Mais reconnaître que désormais, la chasse à l’homme paraît ouverte doit aussi être pris en compte.  L’homme n’est pas un prédateur pour la femme. 

    Et la femme ne retire strictement aucun avantage à se poser en victime.

     

  • Marie Laforêt

    Imprimer Pin it!

    Marie Laforêt, morte le jour des morts...

    Marie Laforêt, ce sont autant de chansons et de films qui ont accompagné des générations.

    Marie Laforêt, c’est une vie comme de nombreuses autres, sujette à controverses.

    De Marie Laforêt, je conserve en mémoire une de ses chansons en particulier.

    Et puis, ces occasions de rencontres furtives à Genève où nous évoquions la mémoire d’une personne chère que nous connaissions toutes les deux.

    Marie Laforêt, à écouter ici pour ses chansons les plus célèbres.  

  • Depardieu fête ses 70 ans, portrait et controverses

    Imprimer Pin it!

    Gérard_Depardieu_Cannes_2010.jpg

                                                                                                Photo @Wikipedia

    Quand un article présente un acteur de cinéma comme ici, Gérard Depardieu, difficile de s’y retrouver tant l’homme a mélangé le genres et tant l’auteur de l’article en rend compte.

    Que l’on aime ou pas ce « montre sacré » peut être un sujet de discussion. Que l’on salue son talent, un autre. Que l’on juge son comportement, encore un autre.

    Cependant, comme l’homme réunit toutes sortes de dimensions, dans ce cas, prendre l’ensemble paraît s’imposer.

    L’artiste se comporte de manière variable eu regard de la morale. La bousculer est une de ses revendication, la respecter, une autre.

    Aussi bien, certains d’entre eux s’engagent-ils dans la défense de causes, médiatisées souvent quand d’autres s’investissent de façon moins tapageuse ou demeurent carrément étrangers à toute forme de soutien ou aide quelconque à apporter.

    Et cela vaut pour autant de personnes anonymes que de personnalités en vue.

     

  • Persécution d’un cinéaste russe?

    Imprimer Pin it!

     

    IMG_0334.JPG

    Fidèle lectrice des publications de Pascal Gavillet, il le sait, je souhaite réagir à cet encart qui annonce son article.

    Car, je le précise, les termes qui encadrent la photo ci-dessus, ne sont pas repris dans les propos qu’il publie dans l’édition de La Tribune de Genève de ce 5 décembre. 

    Il y est question de Kirill Serebrennikov, aux prises avec la justice russe et de son film Leto (L’été), acclamé à Cannes cette année.

    Nul n’ignore que le talent n’a rien à voir avec le comportement. Les exemples sont nombreux de personnalités d’exception dans leur domaine qui, par ailleurs, ne sont pas pour autant des modèles du genre.

    Il ne s’agit donc pas, ici, d’entrer en matière sur les qualités cinématographiques reconnues à Kirill Serebrennikov et à son film.

    Non, il m’importe d’attirer l’attention sur ce qui est relaté dans cet articleKarine Bechet-Golovko, qui le signe, est une juriste française qui vit à Moscou. C’est elle, aussi, que j’ai citée lorsqu’il a été question de cet autre cinéaste en faveur duquel se mobilise l’Occident.

    Le point de vue émis par Karine lui appartient, certes. Il n’en demeure pas moins intéressant de le découvrir. 

    Car à le lire, il y a de quoi méditer sur l’usage fait de deniers publics par Kirill Serebrennikov et de matériel explosif par Oleg Sentsov.

    Si cela ne gêne pas cet Occident pourtant si sourcilleux de questions d’ordre moral, soit! 

      

  • Ce cinéaste ukrainien dont le sort émeut

    Imprimer Pin it!

    sentsov,le monde,cinéma

                                                                                           capture d’écran Russiepolitics                           

    Donc, vous l’aurez bien compris, le cinéaste Oleg Sentsov est accusé de terrorisme par Moscou.

    On se mobilise, personnalités du monde du cinéma, médias évidemment et autres élus jusqu’au Président de la République française en personne.

    Or que sait-on au juste de cet homme? Ce que nos journalistes, témoins interrogés à l’appui, veulent bien nous en dire. 

    Mais à lire ce sujet consacré au cinéaste, sujet écrit le 27 juin dernier, force est de constater que l’acte terroriste dont il est accusé, il le préparait bel et bien.

    Alors? L’auteure de cet article serait-elle une affabulatrice? Mieux, un troll du Kremlin comme toute personne qui écrit sur la Russie de manière autre que celle qui doit être?

    A vous de voir et de vérifier l’authenticité de la video indiquée par cette juriste et blogueuse. Mais le témoignage qu’on y découvre a sans doute dû échapper à nos compatriotes si soucieux du sort de ce cinéaste.

    Après tout, on ne peut pas avoir connaissance de toutes les informations. Et puis, on sait que certaines sont aussi vite diffusées qu’elles sont reçues dans les agences de presse. Et rappeler le plus souvent possible combien la Russie de Poutine emprisonne, malmène jusqu’à ce que mort s’en suive devient presque la norme.

    On l’a vu avec l’affaire Magnitsky et le film qui en rend compte mais qui n’a pas eu l’heur de plaire à Bruxelles qui en a tout simplement interdit son visionnement. Cela a été évoqué ici, dans le dernier paragraphe de ce sujet.

    S’agissant d'Oleg Sentsov, le talent qu’on lui prête devrait-il l’épargner d’avoir reçu des explosifs comme en témoigne le militaire ukrainien dans le cadre d'une conférence organisée par l’OSCE?

    Il déclare avoir lui-même fourni au cinéaste de quoi préparer un acte terroriste en Crimée et demande aux services spéciaux ukrainiens de trouver qui a trahi Sentsov.

    Autant d’éléments qui laissent à penser que si Oleg Sentsov avait mis son projet à exécution et n’avait pas été livré par quelque traître que ce soit, des vies y auraient passé.

    Périr dans un attentat fomenté par un cinéaste, l’une ou l’un des signataires de la tribune parue dans Le Monde, se le souhaiterait-il?

     

  • Un titre, des vies

    Imprimer Pin it!

     

    Une journée particulière est le titre français d’un film d’Ettore ScolaIl est aussi celui d’un ouvrage d’Anne-Dauphine Julliand.

    Dans le premier, il est question de la rencontre de deux êtres le jour de la visite rendue par Adolph Hitler à Benito Mussolini à Rome, le 8 mai 1938.

    Dans le second, il est fait référence au 29 février, jour de naissance d’une enfant atteinte de maladie génétique orpheline de laquelle elle succombera moins de quatre ans plus tard.

    Un même titre pour deux histoires qui n’ont donc rien à voir l’une avec l’autre.

    Dans le film d’Ettore Scola, c’est la condition des homosexuels et des femmes sous le fascisme que l’on découvre quand dans le livre d’Anne-Dauphine Julliand, c’est le cours irréversible de la maladie qui fauche la vie de sa fille.

    Aussi, ces deux histoires, racontées dans une référence temporelle bien définie, la débordent-elles de toutes parts.

    Un même titre pour dire la fatalité, un même titre pour masquer l’ampleur de sa perception.