23/04/2016

Hurler avec les loups

 

hurlensemble.jpg

 

Il n’y a rien d’interdit à déplorer que le regard de nombre de médias occidentaux se porte de manière orientée sur la Russie et son président.

Il est bien plutôt navrant de constater les clivages que certains journalistes cultivent à souhait au nom d’intérêts précis.

Car s’en prendre à une personnalité au nom de valeurs qu’elle ne respecterait pas ne relève pas toujours des meilleures intentions. 

Ainsi, n’est-ce pas forcément en faveur de telle ou telle politique menée que réagir s’impose. Mais tout simplement contre le parti pris inavoué qui se drape d'humanisme ou autres droits humains à rappeler.

Un exemple éloquent à cet égard apparaît dans le cadre de la procédure de destitution entamée contre Dilma Rousseff en 2015.

Sans considérer l’encore actuelle présidente du Brésil comme innocente ou blanche colombe, il vaut toutefois la peine de s’arrêter sur l’intérêt qu’ont certains à l’attaquer:

http://www.itele.fr/monde/video/dilma-rousseff-une-destit...

Dans ce sens, réaliser que toute lutte menée contre une personnalité en vue ne s’inspire pas toujours de valeurs dignes de ce nom, rendrait certains moins prompts à hurler avec les loups.

  

23/12/2014

Poursuivi par Interpol et pressenti pour lutter contre la corruption

democratie.jpg

On a pu lire, ici ou là, certains commentateurs occidentaux comparer la guerre en Ukraine à celle qui a opposé la Géorgie à la Russie en 2008.

Outre le fait qu''il n'y avait rien de comparable entre ces deux situations, relevons que désormais, Tbilissi réagit à la nomination par Kiev de l'un de ses anciens ministres.

Il se trouve, en effet, qu'Irakli Garibachvili, Premier Ministre géorgien, déplore le fait que l'ancien ministre de la Justice de son pays, poursuivi par Interpol pour, entre autre, abus de pouvoir et mauvais traitements infligés à des centaines de milliers de prisonniers, que cet ancien ministre de la Justice, donc, ait été naturalisé ukrainien pour accéder à un poste au nouveau gouvernement démocratique d'Ukraine.

Le premier ministre géorgien, en effet, se demande comment il pourra expliquer à son peuple qu'un ancien ministre de la Justice, principal représentant d'un gouvernement criminel qui a condamné 300.000 personnes, soit désormais candidat au poste de président du Conseil ukrainien pour la lutter contre la corruption.

Tant de personnalités politiques et médiatiques se sont félicitées de l'avènement de la démocratie en Ukraine qu'elles parviendront sans doute à expliquer à qui voudra bien les croire, que la justice des uns n'a absolument rien à voir avec celle des autres.

 

http://fr.ria.ru/presse_russe/20141223/203291708.html