04/07/2018

Aides sociales et désinformation

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Qu’on aime ou pas un pays, une personne est un choix. Mais qu’on discrédite pour d’autant afficher son sentiment, un autre qui, lui, relève de la plus mauvaise foi.

Il semblerait, néanmoins, que les fake news ne soient réservées qu'à certains médias que l’on vise, évidemment, à disqualifier au profit d’autres qui n’auraient à leur service que la vertu même et la sincérité.

Foin d’hypocrisie combien de fois observée et démontrée ici et cependant bien établie, force est de le constater.

Il suffit de se rappeler comment, dans le courant de cette émission dont j’ai indiqué le lien dans l’avant-dernier sujet de ce blog, il a été énoncé que d’assurances sociales, en Russie, il n’y en avait pas.

J’ai réagi à ces allégations, vous l’avez constaté.

Voici, parmi d’autres preuves qui infirment les propos tenus et diffusés par Franceinfo, ce lien à un site officiel de la République française.

Autant dire qu’au mieux, la rédaction de cette chaîne d’information n’en avait pas connaissance. Et pourtant, le débat qui réunissait autant de personnes compétentes, n’en comptait-il aucune susceptible de faire mention de ce site?

Critiquer la qualité d'aides sociales est une opinion que chacune et chacun est libre d’émettre.

Mais nier leur existence, c’est abuser un public  qui fait -encore- confiance à ce que lui rapportent ses médias de référence.

 

03/07/2018

Merci, Monsieur!

 

Un journaliste vient de m’offrir sur un plateau d’argent ce qui manquait à ma réflexion sinon aux conclusions à devoir malheureusement tirer de certaines postures médiatiques.

Ce journaliste, comme divers(es) de ses consoeurs et confrères, je l’ai porté en estime. Nous avons eu, en son temps, des échanges par messagerie privée qui m’ont laissé le sentiment de partage d’opinions possible, entre autre, sur la Russie.

Force m’a été de constater que non. Et tout cela est parfaitement regrettable. Pourquoi? Tout simplement parce que le monde n’a pas besoin de conflits d’opinion irréductibles. Ou alors, peut-être que si, pour autant de celles et de ceux qui visent à y occuper une place dominante.

Que les un(e)s et les autres émettent tel ou tel avis sur un sujet, rien que de très normal. Mais que, lorsqu’on cherche le débat, on se le voie refusé au nom de prétextes aussi fallacieux que mensongers, là, c’est une toute autre problématique qui se dessine.

Comme je l’ai souvent indiqué ici, lorsque j’ai réagi à tel ou tel documentaire ou reportage relatifs à ce qui se serait passé ici ou là, j’en ai informé les personnes concernées. Aussi, ai-je rencontré, parfois, l’opportunité d’échanges constructifs avec autant de protagonistes d’avis différent sinon opposé au mien.

Dans le cas d’école auquel m’a, au contraire, soumise ce journaliste, j’ai dû me rendre à l’évidence selon laquelle, faute d’arguments à opposer à une prise de position, on juge et on condamne celle ou celui qui la soutient. 

S’agissant de la Russie et de ce que j’en ai écrit ou dit, j’ai eu droit à à peu près toute la panoplie du style, agent du Kremlin, propagandiste et autre troll financé pour répandre la bonne parole. Tout cela m’a plutôt amusée et je m’en suis souvent expliquée ici-même et dans le cadre d’interviews comme celle-ci, par exemple.

Jamais, par contre, n’avais-je eu droit à cette remarque selon laquelle je serais liée de sorte à être interdite de parler de la Russie telle qu’elle serait. Que je serais, dès lors, réduite à la vendre tel le paradis sur Terre.

Que cela soit désormais bien clair si besoin était de le redire, personne ne me finance, personne ne me tient par tel ou tel droit que j’aurais à respecter, personne ne me dicte la parole d’Evangile que j’aurais à diffuser ici et ailleurs.

Le fait de l'avoir à maintes reprises énoncé et encore maintenant, ne m’empêchera sans doute pas d’avoir à le rappeler encore et encore.

Car l’astreinte à respecter par nombre de celles et de ceux qui, à l’inverse de moi, ne sont pas libres de leur parole m’y obligera tandis que leur impuissance à porter la contradiction les contraint à l’attaque et à la condamnation à l'aveugle.

Car il va de soi que ces âmes vertueuses ignorent tout de ce que j’ai vécu et vis chaque fois que je me trouve en Russie. Pas davantage non plus ne savent-elles avec qui je parle, où je me rends en dehors des lieux où je suis invitée à présenter mes livres et ce que j’apprends d’autant de celles et de ceux que je côtoie.

Et ce sont ces êtres de tous bords et de tous milieux que je remercie du fond du coeur de ce qu’ils m’offrent de connaissance intime de leur pays, la Russie.

 

05/04/2017

Présidentielle française, le débat des onze, une première pour quelles conséquences?

 

Soirée aussi singulière qu’inédite, hier, sur BFMTV tandis que les onze candidats en lice pour la présidentielle française ont été invités à répondre aux questions de deux journalistes et, à l’occasion, de débattre ensemble.

L’exercice, faut-il le rappeler, était une première, jamais aucun débat de ce genre n’ayant été organisés jusque là.

Réussi ou non, il a eu lieu.

Au temps, désormais, d’en mesurer son impact, le recul paraissant indispensable pour en parler.

Mais comme l’époque que l’on traverse semble se caractériser par l’immédiateté et la réactivité à tout prix, nul doute que d’aucuns se seront déjà fait leur opinion.

On parle, néanmoins beaucoup, d’électorat volatil. Rien n’indique donc que ce qui aura pu paraître certain hier le soit encore le 23 avril déjà et au moins.

Car d’ici-là, la batterie de sondages, à laquelle s’ajoute, désormais, la prise en compte des algorithmes, aura eu le temps de distiller ses scores et ses pronostics avec, bien sûr, le rappel devenu passage obligé qu’il ne s’agit là que de projections, les derniers flops des prédictions annoncées pour le résultat du Brexit et celui de l’élection présidentielle états-uniennes ayant servi de leçon.

Quoi qu’il en soit, l’apport de ceux que l’on qualifie avec un mépris affiché de petits candidats aura été avéré, même s’il a suscité la controverse.

 

26/01/2017

Haute tenue

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                                                                                      capture d’écran: France2

Débat de haute tenue, ce 25 janvier au soir entre les deux finalistes de la primaire de la gauche. A l’inverse de ce qui avait été annoncé ici ou là, le cadre qui a réuni Manuel Valls et Benoît Hamon n’a de loin pas ressemblé à un ring.

On a eu droit à un échange de points de vue, à des visions parfois divergentes, parfois convergentes et surtout, à du respect mutuel de la part des deux candidats.

On a compris, aussi, que l’avenir de leur parti était en jeu. Même si Manuel Valls l’a plus clairement fait ressentir, Benoît Hamon ne l’a pas perdu de vue.

Ensuite, sur le plateau de France2, Julian Bugier a eu beau enfoncer le clou face aux représentants des deux candidats de la primaire, aucun ne s’est laissé entraîner là où le journaliste l’aurait souhaité.

Dans un cas, c’était pour savoir si Manuel Valls vaincu se rallierait à Benoît Hamon, dans l’autre, si Benoìt Hamon devancé par le mutant s’effacerait en sa faveur. Aucune de ces deux questions n’aura reçu de réponse et c’est très bien ainsi.

Fort à propos, il a été rappelé qu’il appartenait aux électeurs de décider de l’avenir de ce second tour de la primaire et de ses suites pour la présidentielle plutôt que d’en anticiper les résultats par de pures projections.

* http://voix.blog.tdg.ch/archive/2017/01/17/quelle-france-...

 

13/04/2016

Pouvoir de nos démocraties

 

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On peut fonder des empires glorieux sur le crime, et de nobles religions sur l'imposture.

(...)

Les brigands seuls sont convaincus -de quoi?- qu'il leur faut réussir. Aussi, ils réussissent.

                                                                          Charles Baudelaire, Mon coeur mis à nu

Publié à titre posthume en 1887, ce livre inachevé a été assimilé à des brouillons, voire à un journal intime, ce qui reste discutable.

Alors que notre monde se bat en quête de sens, la réflexion du poète interroge.

On sait la propension qu'ont certains individus à rejeter toute forme de pouvoir religieux ou politique au prétexte qu'ils seraient tous pourris.

Le sont-ils ou pas, le fait est qu'ils sont là. 

Fondés sur des valeurs et des principes à défendre, tous clament leur légitimité. Et pour qui la menacerait, le recours à la force devient leur justification.

Dans nos démocraties, on dit le débat privilégié.

Il l'est sans doute encore pour la forme. Mais un pouvoir qui se veut tel, jusqu'où peut-il privilégier l'échange? 

 

13:43 Publié dans Air du temps, Avaries, Culture, Humanité, Politique, Pouvoirs, Religions, société | Tags : pouvoir, démocratie, débat | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

03/05/2012

Hollande bâilleur. De fonds?

 

Un peu partout dans les medias, dans les tweets et sur Facebook, après le débat qui vient d'opposer Nicolas Sarkozy à François Hollande, on donne le président sortant perdant. Certains observateurs l'ont trouvé sur la défensive. Campé sur son bilan certes contesté sinon contestable.

Il a beaucoup été question de chiffres dans ce débat. Corrects ou non, de part et d'autre des deux camps, on s'est parfois contenté d'approximations.

On a découvert un François Hollande agressif qui a très souvent coupé la parole à son rival.

Lorsque Nicolas Sarkozy a abordé le sujet DSK, le candidat socialiste a attaqué mais a aussi mal menti. Son visage s'est empourpré.

Sinon, François Hollande a bâillé.

Fait assez inédit sinon jamais vu dans ce genre de débat.

Candidat du changement, là, en tout cas, il l'est.