04/07/2017

Première, deuxième et...troisième guerre mondiale?

Capture d’écran 2017-07-04 à 14.37.27.png

Comment se situer dans un contexte mondial qui n’a pas vraiment de quoi rassurer, la question ne se pose pas pour toutes et tous.

Tout cela peut paraître normal, au regard de la diversité de la nature humaine. Certes mais au-delà de tels constats, matière à réflexion il y a.

Car sans verser dans le catastrophisme, certains signes ne trompent pas qui sont relevés par tel ou tel observateur. Voici, en l’occurrence, le regard que porte le Général Jean-Bernard Pinatel sur l’hypothèse d’une troisième guerre mondiale.

Comme évoquée sur le précédent sujet de ce blog, la désinformation à la faveur de laquelle, on ne s’en rappelle que trop bien, la guerre en Irak a pu être menée, est relevée par le Général de brigade français.

Etre conscient de ce fait est une chose mais quand on sait comment celles et ceux qui tentent de dénoncer des abus sont aimablement priés de se taire, au  mieux, discrédités, on a de quoi rester perplexe et c’est peu dire.

A Versailles, ce 3 juillet, le Président français a tenu un discours de plus d’une heure et s’est à plusieurs reprises référé à l’amour partagé de la France.

Puisse ce sentiment invoqué unir non pas contre un ennemi façonné selon certains arrangements ou autres intérêts mais bel et bien au nom du respect des peuples et de leur souveraineté!

03/07/2017

La France à Versailles, pendant ce temps-là, en Syrie

 

Capture d’écran 2017-07-03 à 16.25.46.png

Tandis que le Président de la République française vient de s’exprimer à Versailles et annoncer, entre autre, qu’il y reviendrait tous les ans devant le Congrès, ne pas perdre de vue ce qui se passe en Syrie importe.

Car c’était une évidence à prévoir alors que le même Président recevait, dans ce même Versailles, son homologue russe et que tous deux avaient discuté de l’avenir de ce pays mutilé par tant d’années de guerre.

Sous l'apparente ouverture quant au maintien au pouvoir du Président Bachar el-Assad, demeurait, en veille, l’avertissement selon lequel, en cas de recours à l’arme chimique, la France riposterait.

Or voici qu’on apprend ce qui se trame peu avant la tenue de prochaines négociations sur la Syrie qui auront lieu les 4 et 5 juillet à Astana.

Tenir des discours où les jugements n’épargnent pas les gouvernements et les présidences qui ont précédé l’avènement de la France mise en marche sinon au pas et rappeler à la souveraineté des peuples ne doit pas en concerner que quelques uns bien choisis.

Quant à la dignité, souvent rappelée aussi par Emmanuel Macron devant le Congrès, il serait bon qu’il ne la bafoue pas lui-même par trop de postures.

Aussi, sur la Syrie, pour ne parler que d’elle, puisse-t-il ne pas se laisser abuser par autant d’actes susceptibles de se commettre sous de faux drapeaux.

C’est là tout ce que nous souhaitons pour la France qu’il préside mais aussi sinon surtout pour la Syrie déjà bien trop meurtrie.

  

28/06/2017

CNN et la Russie, tout une histoire ...

Capture d’écran 2017-06-28 à 13.09.21.png

On le sait, la désinformation ne concerne que les médias russes ou disons, pour laisser une chance à nos zélés lanceurs d’alerte, que les médias russes doivent être considérés avec circonspection tant ils relaieraient de propagande.

Soit et autant pour eux!

Mais que penser, alors, de ce qui se passe sur CNN? Voici qui ne va pas vraiment dans le sens du poil d’autant de nos compatriotes toujours au fait de qui informe et qui, moins sinon pas.

L’affaire citée ici n’a pas de quoi réjouir.

On peut, certes, arguer du fait que le procédé de la caméra cachée est indigne. Il l’est, dans ce cas, pour tout le monde et même pour nos médias qui ne semblent pas bouder leur besoin d’y recourir néanmoins.

Alors, de bonne guerre ou pas, la désinformation a de beaux jours devant elle.

Pendant ce temps-là, des pays sont victimes, eux, de mauvaises guerres mais que valent les souffrances de leurs populations quand on nous dit en boucle qu’on va à leur secours pour leur porter la démocratie?

 

 

27/01/2017

Quand un Occident bienveillant s’inquiète du sort des femmes... russes

 

Décidément, la Russie passionne! Et pas que pour son Histoire, sa culture et son président, non, on s’inquiète, désormais, du sort réservé à ses femmes.

Oui, mes compatriotes, entre autre deux personnalités connues du monde des Lettres et du journalisme alertent sur le fait que la femme russe risque de voir sa condition dégradée sinon pis encore.

Aïe, selon l’ONG citée par l’un de ces soucieux protecteurs des droits des femmes russes, je le cite, une Russe meurt toutes les 63 minutes à la suite de violences domestiques et plus de 650 000 femmes sont battues par leur maris ou compagnons.

Il va de soi que tout cela ne peut laisser insensible et que la violence faite aux femmes, où qu’elle s’exerce, est une plaie. Ce sujet a été évoqué ici-même:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/01/08/de-cologne-au-...

Mais récupérer cette thématique pour, une fois de plus, dire tout le bien que l’on pense de la Russie, de son Président et de son entourage, ne convaincra que qui le veut bien.

Cependant, si les références de ces Messieurs sont, pour l’un d’eux sinon les deux, Le Monde, on conçoit leur souci et leur indignation. 

Alors, pour qui souhaiterait un éclairage autre sur ce qu’il en est de ce projet de loi, voici celui d’une femme, Française et juriste qui vit en Russie:

http://russiepolitics.blogspot.ch/2017/01/non-la-russie-n...

 

29/12/2016

La Russie n’est pas l’ennemie que trop d’intérêts en jeu nous présentent

Capture d’écran 2016-12-29 à 17.36.03.png

capture d’écran de: http://www.actifsmalouins.fr/avenir-lie-peuple-russe/

 

Alors que tant de fois nous sommes exhortés au respect d’autres cultures, l’impression que toutes ne retiennent pas la même attention a souvent motivé nombre de sujets publiés sur ce blog.

Pour qui le suit, il est sans doute devenu évident que celle que j’ai tant de fois souhaité voir prise en considération, je veux parler de la culture russe, y tient une place non négligeable. 

Nul n’est obligé d’en partager le goût mais au moins la prise en compte dans l’intérêt général de l’entente entre les peuples.

Sans quoi et à cautionner d’une quelconque manière autant d’attitudes et de propos hostiles envers un pays qu’on résume à quelques images caricaturales, abusives ou mensongères, on court le risque d’encourager une entreprise de destruction susceptible, à terme, de devenir massive.

Jamais, il n’a été question, ici, de porter la Russie aux nues mais de refuser l’absence de nuance et le jugement hâtif qui la réduisent à quantité négligeable.

Car tandis qu’il est souvent rappelé sinon prêché urbi et orbi qu’échanges et dialogues sont à privilégier, on cherche trop souvent où le seraient ceux menés avec la Russie.

Mais  si la volonté d’en découdre avec elle est ce que cet Occident suffisant et arrogant privilégie, dans ce cas, le monde a du souci à se faire.

Loin de moi de présager du pire, comment donc?

Mais réagir à ce jeu d’intérêts qui trouve appui sur une division à entretenir entre des peuples qui n’aspirent qu’à voir leur destin se poursuivre loin d’autant de cynisme, tel est ce qui motive autant de prises de position ici.

  

28/12/2016

Désinformation: les experts européens (sur)veillent.

Capture d’écran 2016-12-28 à 18.45.02.png

capture d’écran: http://www.asatours.com.au/the-red-heart-of-russia/

Qu’un journal suive une ligne russophobe lui appartient et nombreux sont les médias à s’aligner sur une certaine vision de la Russie qui énonce jour après jour ou peu s’en faut, tout le bien qu'elle en pense.

Certains journalistes, il est vrai, tentent encore de distinguer le pays de son président, comme si sa grande popularité n’indiquait strictement rien, pis, une seule manipulation de l’opinion sinon des sondages..

Car à lire ce que publie aujourd’hui Le Temps, grand quotidien suisse autrefois appelé de référence, on comprend tout ce qu’inspire ce pays et ses plus de 146 millions d’habitants, peut-être perçus par nos bien-pensants comme d’innocentes victimes d’un régime souvent comparé à une dictature ou à ce qui s’y apparente.

Va pour autant de citoyens de ce vaste espace qui s’étale sur neuf fuseaux horaires mais voici que pour nous autres, Occidentaux, plane la menace. Preuve en sont les moyens mis par Le Temps pour nous alerter!

Dans son édition de ce 28 décembre, une pleine page de sa rubrique Temps fort donne le ton. Son titre: Désinformation, l’offensive russe est sans ambages.

Ainsi, après l’Ukraine qui aurait été la cible de campagnes de désinformations pilotées par le Kremlin, c’est au tour des Etats européens d’êtres visés.

Telle une arme (...) au coeur de la nouvelle doctrine militaire russe, elle mobilise les experts européens de la sécurité qui tirent la sonnette d’alarme.

Ouf, nous voici sauvés.

On a échappé au péril rouge, on ne va tout de même pas tomber comme des mouches intoxiquées par le Kremlin!

A ses agents et autres trolls de bien se tenir!

 

 

18/12/2016

Mensonges et propagande, armes de guerre multilatérales

Capture d’écran 2016-12-18 à 12.08.21.png

capture d’écran:http://www.lepoint.fr/politique/quand-poutine-mettait-nic...

Pour qui aura suivi les diverses émissions et autres documentaires consacrés au Président de la Fédération de Russie, un épisode aura peut-être retenu leur attention parce qu’il a été relayé par certains non sans plaisir.

Il s’agit d’un échange entre Nicolas Sarkozy et Vladimir Poutine dont il a été donné une version contestable et contestée.

Le Point publie, en effet, un article qui dément ce qui a été décrété par un de ces spécialistes aussi expert et habile que celui qui n’hésite pas à se substituer au Président russe en se plaçant directement dans sa tête.*

http://www.lepoint.fr/monde/sarkozy-poutine-jean-david-le...

On sait que la guerre engendre mensonges et propagande, cela a été dit et rappelé dans nombre de ces émissions. La preuve en est donnée là comme elle a pu l’être à de nombreuses reprises.

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/01/27/bhl-bis.html

 

29/04/2016

Ces mots qui tuent

 

w.png

http://www.geopolintel.fr/article1008.html

 

Lors de la table ronde sur la désinformation qui s’était tenue au Club suisse de la presse, le 2 mars dernier*, il avait été question de ce qu’on appelle éléments de langage.

Voici un article, ci-après, que je prie chacune et chacun de lire avec la plus grande attention tant il montre comment se fabrique la réalité que l’on souhaite transmettre à un public grâce à cesdits éléments de langage

Quand on énonce, ici, que l’information est orientée, les réactions sont diverses. Rien de plus normal si et quand on a fait le choix d’une ligne à suivre que l’on n’est pas forcément enclin à remettre en cause.

Dans ce sens, nul(le) n’est obligé(e) d’adhérer aux propos tenus sur ce blog. Mais contester que l’information se fabrique selon certains intérêts et non selon la réalité de faits reste discutable.

Dès lors, quand un autre point de vue est livré, ici ou ailleurs, qui entre en contradiction partielle ou totale avec celui que la majorité de nos médias relaie, lui refuser tout crédit relève d’appréciations ou de choix personnels à défaut de quête d’objectivité.

C’est pourquoi, s’intéresser à des sources divergentes maintient l’esprit en alerte et favorise la nuance et la réflexion.

La version originale de l’approche proposée ci-après a été publiée en anglais sur le site indiqué au bas de l’article dont voici la traduction en français:

http://lavoixdelalibye.com/2016/04/28/comment-le-discours...

 

* http://livestream.com/GvaPressClub/desinformation2016 

 

 

18/04/2016

Quand parler de désinformation (dés)informe

9782200601362-001-X.jpeg?itok=HClwoHys

A suivre cet interview de l'auteur d'un ouvrage sur la désinformation, la question se pose de savoir jusqu'où on peut évoquer un sujet sans prendre parti.

A plusieurs reprises, François-Bernard Huyghe accompagne son propos de petites remarques ou autres gestes et expressions du visage qui témoignent de prises de position:

https://youtu.be/mFj0FXpDoq

Sauf à idéaliser la démarche intellectuelle, rien n'oblige ni n'interdit qu'elle s'ancre dans un terreau éthique, idéologique, économique ou politique quelconque.

Dans ce cas, elle est dite située ou orientée et appelle à être contredite ou contestée. 

Cependant, tout se passe comme si nombre d'intellectuels ou autres savants et spécialistes, forts de leur excellence, s'estimaient en droit de porter tel ou tel jugement sur des faits. 

A défaut d'avouer d'où il parle, il est attendu d'un expert qu'il respecte une distance pour s'exprimer plutôt que de ponctuer son analyse de considérations d'ordre personnel.

Sans quoi, même à parler de désinformation, il s'expose à faire partie du sujet.

 

02/02/2016

D'aveugle et sourd à lanceur d'alerte

odessza_meszarlas.jpg

Et voici que L'Obs, pas vraiment connu ni reconnu pour la considération qu'il porte au président russe -sinon à la Russie elle-même- voici donc que ce media joue les révélateurs sinon les lanceurs d'alerte.

Alors que nombre de voix s'étaient élevées dès 2013 contre la désinformation caractérisée qui visait la situation en Ukraine, une valeureuse journaliste vient nous apprendre que le gouvernement ukrainien serait composé de néo-nazis.

Sacrée découverte que relaie là cet Obs soudain miraculé de la cécité médiatique occidentale qui a permis l'embrasement de l'Ukraine.

Quelle que soit la raison de pareil revirement, elle est évidemment à saluer. Sauf que plus de 9.000 morts plus tard et un pays exsangue, on aurait pu espérer mieux.

Mais L'Obs intitule sans problème Ne ratez pas: "Ukraine, les masques de la révolution":

http://teleobs.nouvelobs.com/la-selection-teleobs/2016012...