08/01/2013

Liberté de désinformer

 

En Mordovie, région de la Russie, qui sait pourquoi Gérard Depardieu s'y est rendu?

Thierry de Cabarrus, chroniqueur politique au NouvelObs a la réponse. 

Selon lui, l'acteur français se croyait persécuté par les autorités françaises et Vladimir Poutine n'a d'autre but que de l'instrumentaliser.

Poutine l'envoie à 640 km de Moscou, dans la capitale de la petite république de Mordovie, qui n'est pas particulièrement touristique.

En fait, je pense (et j'espère) qu'il l'ignorait bel et bien quand il est monté dans l'avion pour Saransk, mais cette région conquise par Ivan le Terrible au XVIe siècle possède un camp de prisonniers dans lequel se trouve l'une des deux chanteuses membres du groupe Pussy Riot. (...) en devenant le voisin de la chanteuse contestataire aujourd'hui prisonnière, il cautionne, qu'il le veuille ou non, cette décision digne d'une dictature.

N'en déplaise à Monsieur de Cabarrus, en se rendant en Mordovie, Gérard Depardieu allait rejoindre son ami de longue date, le directeur des Archives du cinéma.

Or il se trouve que cet ami, directeur des Archives du cinéma s'appelle Nicolaï Borodatchev, qu'il est originaire de Mordovie et qu'il s'y trouvait pour fêter Noël orthodoxe qui se célèbre le 7 janvier.

En toute logique, c'est donc là, chez lui à Saransk que Nicolaï Borodatchev a invité son ami Gérard Depardieu.

Voilà ce que Monsieur de Cabarrus ignore ou tait. 

Quant à savoir qui a instrumentalisé qui, la question vaut pour les Pussy Riot. On ne peut faire l'impasse d'un tel soutien mondial apporté à trois illustres inconnues du milieu punk russe. Car oui, personne ne les connaissait avant que toutes les fées du showbiz et des medias réunis ne se penchent sur leur sort. 

Mais là encore, Monsieur de Cabarrus a la réponse: Poutine, le dictateur qui invente mille façons de demeurer au pouvoir, qui enferme les jeunes filles  dans des geôles malgré la désapprobation mondiale, qui soutient Bachar El Assad, le monstre sanguinaire de la Syrie, utilise Gérard Depardieu comme un vulgaire pantin.

La liberté d'expression équivaut-elle à s'ériger en juge et à désinformer dans le seul but de dresser le procès en règle du président d'un pays étranger?

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/754521-depardieu...

 

00:47 Publié dans Culture, Politique, Politique française, Pouvoirs | Tags : depardieu, poutine, de carrabus, mordovie | Lien permanent | Commentaires (30) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg