12/10/2013

Silence, on viole.

 

On viole un  peu partout, c'est bien connu.

On viole des hommes*, on viole des femmes, des enfants, des lois et quand il le faut, on tue.

Le rappeler tient du truisme.

Et pourtant, s'habituer à lire, à entendre ou à voir l'horreur, ne s'explique que par le cynisme.

Ou l'indifférence.  

Traité par autant d'idéologies que de morales ou de religions, le mal sert ou entretient les intérêts des unes et des autres.

De là à rejeter sans exception tout système de valeurs ou à les renvoyer dos à dos, tel semble être le jeu d'autant de désabusés que de stratèges.

Certes, le mal est aussi universel que le bien.

Est-ce une raison suffisante sinon nécessaire pour s'y accoutumer?

Si le miracle ne s'offre pas forcément en partage pour éradiquer à jamais un mal, des moyens de le combattre existent.

S'en emparer, c'est lutter contre l'état de fait, c'est refuser la caution du silence.

 

http://www.dailymotion.com/video/xxq7cw_viols-d-enfants-par-des-membres-de-l-onu_news


http://voix.blog.tdg.ch/archive/2012/12/29/viol-arme-de-destruction-massive-au-kivu.html