droits

  • En ce 8 mars, risquer une question

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                                                                                             capture d’écran La Croix

    En ce jour dédié à la femme, aux femmes, à choix, toutes sortes de manières s’affichent de dire l’estime, l’amour ou autre considération qu’on leur porte.

    Alors que les différences de traitements réservés aux femmes et aux hommes occupent les milieux culturels, médiatiques et politiques, il n’est pas interdit de s’arrêter sur semblable mobilisation.

    Il apparaît en effet préjudiciable, autant pour les femmes que pour les hommes, de monter les unes et les uns ou l’inverse, les uns et les unes contre les autres.

    Définir des rôles telles que ceux d’agresseur et de victime, le premier aux hommes, le second aux femmes, équivaut à catégoriser et, de fait, à reproduire un schéma qui classe.

    Nombre de femmes ont été et sont estimées et reconnues.

    L’Histoire et l'actualité en témoignent. Et aussi bien révèlent-elles, cette Histoire et l’actualité, combien d’hommes ont été et sont déchus ou brisés.

    Violer est un crime. Et on sait qu’il concerne 685 femmes par jour! Mais réduire l’homme à sa dimension la plus primaire, est-ce vraiment raisonnable?

    Cette question, il me tient à coeur de la poser en ce 8 mars, merci à toutes et à tous de vos réactions.

     

  • Un véritable retour en arrière, déclare cette gynécologue et elle a raison d'alerter

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                                                                                         image @Wikipedia

    La femme, ses droits à l’égalité, son droit à parler de ses règles, à se promener comme elle l’entend partout et quand elle le veut, à porter le voile ou tout autre signe qui l’identifierait si elle le souhaite, combien de fois n’a-t-on lu, vu ou entendu ces messages?

    Pendant ce temps-là, en France, on apprend que le nombre de gynécologues par femmes diminue de manière drastique mais inquiétante tout autant.

    Il faut lire cet article pour mesurer l’état de la situationOn y verra, entre autre, comment s’est exercée l’influence de l’Union Européenne et sa volonté d’harmoniser les diplômes et comment, par la lutte de femmes, deux ministres de la santé ont révisé leur copie.

    Et puis, toujours pendant que ces femmes manifestent pour leurs droits à l’égalité salariale, pour leur droit à parler de leurs règles et à se promener comme elles l’entendent, à porter tel ou tel signe d’appartenance identitaire ou religieuse, ce site vous dira aussi ce qu’il en est en réalité:

    Chaque heure en France, près de 9 personnes sont violées, soit 206 viols par jour

    Alors oui, se battre pour ses droits est indispensable. Sauf que certains droits semblent mieux défendus que d’autres.

    Et si celui de la femme d’être suivie par une ou un gynécologue ne retient pas plus l’attention que cela, l’égalité salariale, les livres sur les règles, les balades là où on le souhaite et comme on l’entend, le signe d’appartenance religieuse lui seront-ils d’un grand secours? 

  • Où vont les femmes?

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                                                                   capture d’écran EnsembleàGauche

    Cinq femmes se font violemment tabasser dans la rue au petit matin et voici que désormais des élues de droite et de gauche «se déchirent sur les violences faites aux femmes » comme l'indique la Tribune de Genève.

    C’est dire si le sujet est récupéré au plan politique! Et pas que par les femmes, comme je l’ai mentionné ici, tant c’était à prévoir!

    A chaque drame, à chaque événement tragique qui survient ici ou là, le même scénario se répète parce qu’on préfère tout de suite accuser, juger et faire valoir les intérêts que l’on défend.

    Pour le reste et comme cela a été énoncé ici, une femme vit quelque expérience pénible avec deux hommes et voilà qu’elle en conclut que leur comportement déviant a un nom, le sexisme.

    Qu’il existe des obsédés sexuels est une réalité. Elle n’est pas, pour autant, à imputer à quelque sexisme que ce soit.

    A la déviance, à l’agressivité, à la violence, tout être humain est exposé. A force de traquer l’homme, à force de poser la femme en victime, on crée des statuts qui enferment les un(e)s et les autres.

    Revendiquer des droits, viser l’égalité salariale entre hommes et femmes et l’accès à tous les métiers, à toutes les professions ou autres fonctions est un combat socio-politique mené de longue date.

    Le fait est que certaines activités sur les chantiers, à la voirie, pour ne citer que celles-ci, ne semblent pas compter au nombre de celles qui seraient convoitées par les femmes. Pourquoi?

    La question est ouverte.

     

  • Les droits, l’espace et le temps d’un pouvoir?

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    J’entends ce qui s’énonce, ce qui se décide après débats dans le meilleur des cas. Mais ces paroles échouées au ban de sociétés qui les ignorent? Mais ces appels demeurés vains?

    Nos droits sont de précieux leviers pour qui a les moyens de les actionner. Nos lois, sans cesse recommencées, témoignent de la relativité d'un monde, toujours en mouvement.

    Héraclite, auquel une phrase est attribuée par Platon et dont on estime qu’elle ne serait qu’un résumé de sa pensée, aurait évoqué cet incessant changement duquel tout participe.

    Aussi bien le besoin de fixer anime-t-il qui souhaite agir sur l’espace et sur le temps. Dans ce sens, s’exerce le pouvoir qui limite, décide et tranche.

    A tous niveaux, la force s’applique et se confronte à ce qui la menace. A côté de cela, errent des vies sans plus de projets, sans plus aucun rêve, délestées de tout idéal et de toute foi.

    A ces êtres-là, plus aucun droit, plus aucune loi ne parlent. Vidée de toute projection, leur existence s’écoule dans l’infinité de l’espace et du temps.