18/04/2016

Quand parler de désinformation (dés)informe

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A suivre cet interview de l'auteur d'un ouvrage sur la désinformation, la question se pose de savoir jusqu'où on peut évoquer un sujet sans prendre parti.

A plusieurs reprises, François-Bernard Huyghe accompagne son propos de petites remarques ou autres gestes et expressions du visage qui témoignent de prises de position:

https://youtu.be/mFj0FXpDoq

Sauf à idéaliser la démarche intellectuelle, rien n'oblige ni n'interdit qu'elle s'ancre dans un terreau éthique, idéologique, économique ou politique quelconque.

Dans ce cas, elle est dite située ou orientée et appelle à être contredite ou contestée. 

Cependant, tout se passe comme si nombre d'intellectuels ou autres savants et spécialistes, forts de leur excellence, s'estimaient en droit de porter tel ou tel jugement sur des faits. 

A défaut d'avouer d'où il parle, il est attendu d'un expert qu'il respecte une distance pour s'exprimer plutôt que de ponctuer son analyse de considérations d'ordre personnel.

Sans quoi, même à parler de désinformation, il s'expose à faire partie du sujet.