gao xingjian

  • Dubito ergo sum?

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    Au cours de l’une de mes récentes lectures, j’ai repensé à des échanges qui avaient eu lieu ici en lien avec les concepts de « vérité » et de « réalité ».

    Dans un ouvrage de l’écrivain chinois Gao Xingjian, Prix Nobel de littérature en l’an 2000, il est écrit ceci que je vous soumets:

    La vérité n’existe que dans l’expérience et encore seulement dans l’expérience de chacun et même dans ce cas, dès qu’elle est rapportée, elle devient histoire. Il est impossible de démontrer la vérité des faits et il ne faut pas le faire.

    Il s’agit là d’un extrait de « La montagne de l’âme », paru en traduction française aux éditions de l’Aube en novembre 2000.

    Que le récit d’une expérience devienne une histoire invérifiable se conçoit. De là à en faire une généralité selon laquelle des faits seraient indémontrables, c’est privilégier le doute à la confiance.

    Rien n’indique du premier qu’il soit constructif ou créatif. La seconde, quant à elle, ne gage pas non plus de quoi que ce soit de meilleur. La « vérité » se nicherait-elle entre doute et confiance ou nulle part?