05/11/2018

Un suicide remet toujours en cause

Capture d’écran 2018-11-05 à 12.57.58.png

Nombreux sont les ouvrages qui traitent et ont traité de morale, voire de démoralisation. Mais on a beau discourir ou écrire sur le sujet, la démoralisation citoyenne est bel et bien une réalité.

Elle s’observe partout où l’engagement est déçu. 

Que cela soit au niveau personnel, intime, social ou collectif, lorsque l’amertume se cristallise sans plus aucun recours possible à l’espoir, l’irréversibilité de l’acte scelle un destin.

Lire cette information fait mal: un gendarme de la Garde républicaine s'est suicidé lundi 5 novembre dans les jardins de Matignon, avec son arme de service,

Alors, bien sûr, on va enquêter, fouiller sa vie, chercher ce qui a pu entraîner la mort de cet homme. Et après? Qu’il ait été sujet ou non à quelque problème d’ordre psychique ne l’a pas empêché de servir!

L’Etat, certes, n’est pas responsable de tous les troubles des citoyennes et des citoyens.

Mais lorsque l’on s’engage au  non de valeurs auxquelles on croit et que lesdites valeurs sont bafouées, à qui la faute? Au citoyen qui a osé accorder sa confiance? A l’Etat qui a trahi?

Chaque suicide remet en cause. Paix à cet homme et pensées à ses proches et à sa famille.

24/03/2018

Le gendarme Arnaud Beltrame est mort pour la France

Capture d’écran 2018-03-24 à 10.59.40.png

                                                                                  capture d’écran, youtube

La France n’en est plus et de loin pas, à son premier attentat terroriste. Et que se passe-t-il à chaque fois ou presque? 

On apprend que le ou les personnes arrêtées quand elles ne sont pas tuées, étaient fichées S. On entend, ensuite, des proches exprimer leur surprise. Mais il était si gentil, effacé, discret, sans histoire.

Oui, sauf que ses histoires, elles étaient connues de certains services publics.

Bien sûr que la solution idéale n’existe pas, sinon, cela se saurait.

On a donc droit à des politiques mises en place et, après les morts que l’on compte, étranglés par les sanglots, on voit se multiplier les bougies et la Tour Eiffel s’allumer quand Madame la Maire de Paris le veut bien...

On a tué le Dieu des Chrétiens, dans nos sociétés occidentales On a déconsidéré l’Eglise qui témoignait de sa présence parmi nous, soit.

Et si l’on ne peut, certes nier, que l’Eglise est loin d’être parfaite quand tant de scandales l’ont éclaboussée, doit-on, pour autant, en faire un repère de malfamés? 

C’est un peu facile quand on sait que tout milieu, quel qu’il soit, comporte ses déviants et pis encore.

Alors, dans des pays vidés de toute spiritualité qu’incarnent à leur manière les Eglises, que reste-t-il sinon une panoplie de valeurs de qualité largement inégale et, pour certaines, dangereuses?

On le voit à ces parents qui pleurent leur enfant radicalisé.

On le voit à tant de jeunes désorientés.

On le voit à ces revendications qui se réclament de l’abolition de toute frontière entre réalité et fiction.

On le voit aux actes commis au nom d’un fanatisme islamiste qui trouve son terrain d’action dans nos sociétés.

Si l’avenir réside dans pareil mélange de fichés S et de gendarmes sacrifiés, nos pays vont encore en compter de nombreux.

Paix à cet homme à l’immense force morale qui a donné sa vie à la France.