24/09/2014

L'ordinaire torpillé

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Viols, tortures, abus en tous genres, exécutions, la terreur s'empare de vies ordinaires et les propulse dans l'horreur.

Hier, on a entendu le président français déclarer qu'il ne cèderait pas au chantage des ravisseurs d'Hervé Gourdel. 

On pense, bien sûr, à l'otage et à ses proches, on pense aux enjeux de la situation, on pense ou on ne pense pas, on explique comme on veut ou comme on peut la violence qui brise la vie.

Certes, nul n'a vocation à porter le poids de la misère du monde et encore moins à la régler.

Et cependant, c'est bel et bien le comportement face au mal qui est sans cesse mis en question lorsqu'il frappe.

Entre indifférence, cynisme, réalisme, pragmatisme, compassion, prière ou révolte, toutes les attitudes restent possibles sinon permises.

A chacune et à chacun de se situer selon sa conscience, sa sensibilité, sa personnalité.

Une victime, deux victimes, mille ou cent mille victimes, leur nombre ne modifie la souffrance d'aucune d'elles.


Sujet publié en page 19 de l'édition papier de "La Tribune de Genève" du 27-28 septembre 2014 


12:45 Publié dans Avaries, Destins, Discours, France, Politique, Pouvoirs, Pratiques, Religions | Tags : violence, gourdel, france, otage | Lien permanent | Commentaires (34) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg