17/12/2016

La Russie du poète, au-delà de celle de tant d’experts et grands spécialistes...

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                                    photo: http://www.lecourrierderussie.com/infographie/image-du-jo...

A suivre, si faire se peut, tout ce qui s’énonce sur Vladimir Poutine, il en ressort autant de curiosité, d’intérêt que de nausée ou d’indigestion.

Parce que parler d’un seul homme tandis qu’il préside un pays de plus de 146 millions d’habitants qui s’étale sur autrefois 11 fuseaux horaires désormais ramenés à 9, c’est passer à côté dudit pays, de son Histoire et de sa Culture.

C’est tout simplement évoquer la Russie avec un regard occidental tandis qu’elle ne s'y résume de loin pas. Et occulter ce qui la distingue, c’est passer à côté de ce qui la fonde. 

Alors, avant qu’il ne soit trop tard et au-delà des paroles d’experts et autres grands connaisseurs de la Russie, écoutons la voix du poète déjà mentionné ici, Alexandre Blok:

 

La Russie est un Sphynx, heureuse et attristée à la fois,

Et couverte de son sang noir

Elle regarde, regarde à toi

Avec haine et avec amour

(...)

Nous aimons tout - et l’ardeur des froides mathématiques,

Et l’inspiration des visions divines.

Nous comprenons tout - et la subtile raison gauloise

Et le sombre génie germain.

(...)

Venez à nous! Sortez des horreurs de la guerre

Pour tomber dans nos bras!

Tant qu’il est temps encore - remettez la vieille épée au fourreau,

Camarades, nous serons frères!

 

Mais si vous refusez, nous n’aurons rien à perdre.

(...)

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/03/10/entre-eements-...

 

 

18:16 Publié dans Culture, Histoire, Humanité, Poésie, Politique, Pouvoirs, Pratiques, Russie | Tags : russie, blok, poésie, culture, histoire | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

02/09/2016

Quand les Russes étaient en Californie...

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capture d’écran de l’article indiqué en lien au bas du sujet

Un pan d’Histoire de la Californie et de la Russie est évoqué dans un article du grand quotidien suisse Le Temps.

Suivi de trois questions, pour la deuxième, à peine orientée, la réponse qu'y apporte le Professeur Liebich est bienvenue.

On peut toujours s’interroger sur l’opportunité de tels rappels historiques tandis que le sujet traité concerne deux  grandes puissances dont les relations restent tendues.

N’est-il pas sans cesse martelé le désir d’hégémonie russe sur l’Occident sinon le reste du monde menacé d’être envahi sans la vigilances de nos édiles et autres élus ou relais médiatiques?

Se montrer critique n’équivaut pas à rejoindre le rang des complotistes de service. 

C’est demeurer conscient de forces à l’oeuvre pour orienter et influencer un public qui cherche ses repères dans la saga mondiale mondialisante.

L’Histoire est un passé construit et rapporté selon toutes sortes de critères et de références. En faire part à tel ou tel moment peut être ou ne pas être anodin.

A chacune et à chacun d’apprécier et de comparer les deux versions ci-dessous de la Californie russe:

https://www.letemps.ch/culture/2016/09/02/un-mariage-pres...

 

http://www.america-dreamz.com/info/empire_russe_californi...

 

 

07/06/2016

La vie, la langue, la culture

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Le 3 juin dernier, j’étais l’invitée de la librairie PAYOT Rive-Gauche à Genève pour présenter et débattre de mon ouvrage Eclipse d’un poète solidaire.

https://www.payot.ch/Detail/eclipse_dun_poete_solidaire-h...

A cette occasion, un bouquet de fleurs m’a été remis de la part d’un ingénieur français. Celui-ci, dans le cadre de sa profession, s’était rendu à Donetsk dans le Donbass, en 2015.

Sachant qu’il avait été invité à la présentation de mon livre, un député de la République de Donetsk avec lequel il est resté en relation, l’a chargé de me remercier de la mobilisation dont j’ai fait preuve en faveur d’une information autre que celle qui était majoritairement diffusée sur le Donbass.

Les fleurs qui m’ont été offertes, l’ont donc été de la part de cet élu.

Mon engagement dans le cadre de la guerre en Ukraine a toujours été accompagné du voeu de voir la diplomatie l’emporter sur les armes. Je m’en suis souvent ouverte dans mes diverses interventions dont la dernière encore, au Club suisse de la presse, le 2 mars 2016.

Ce soir, je suis invitée à m’exprimer sur Dostoïevski dans le cadre d’une soirée consacrée à l’épilepsie et l’expression artistique:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/06/04/ce-%C2%A0haut-...

Entre l’approche que j’ai livrée de Dominique de Villepin, mon engagement dans le cadre de la guerre en Ukraine et mes interventions sur Dostoïevski, le lien passe par la relation qu’entretiennent entre elles la vie, la culture et la langue.

 

24/04/2016

Résister

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Que d’aucuns n’aiment pas la Russie en général ou la Russie de Poutine, en particulier, soit. Et en ce sens, suivre tout ce qui s’énonce ici ou là sur ce pays sinon sur son président, on comprend que les affinités soient électives.

Mais est-ce bien nécessaire, pour autant, de s’employer de manière assidue et quasi systématique à disqualifier un pays et celui qui le gouverne?

S’il était encore besoin de le rappeler, je trouve semblable acharnement particulièrement regrettable et surtout dommageable pour tout le monde.

Nos pays partagent une Histoire! Complexe, certes, mais bien réelle. Or l’oublier et privilégier je ne sais trop quelle lutte menée au nom de toutes sortes de prétextes revient à se couper d’un héritage commun.

Si ce couple de Français a su le mettre à l’honneur par son geste envers le militaire russe sacrifié à Palmyre, c’est dire combien il reste vivace encore.*

Et cette femme et cet homme sont loin d’être des cas uniques, en France. Pas davantage ne le sont-ils dans d’autres pays occidentaux.

Il ne s’agit pas, ici, de glorifier ou de mettre quiconque au pilori.

Il est juste question de refuser cette entreprise de démolition à laquelle participent de manière active tant de personnalités issues de milieux politiques et médiatiques influents.

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/04/21/la-france-du-c...

 

12/03/2016

Valeurs et valeurs

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Les femmes -en photo ci-dessus- ne conduisent pas, la loi de leur pays le leur interdit. Peut-être est-ce préférable pour elles, pour tout passager qu'elles véhiculeraient et tout autre usager de la route.

Mais la question n'est pas là. 

Elle est de savoir en quoi un service public l'est. La manière dont la télévision suisse romande a rendu compte des différentes législations relatives aux droits des femmes a été abordée sur ce blog dans plusieurs précédents sujets dont une lettre transmise à la RTS:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2016/03/09/lettre-a-une-f...

S'il est important d'y revenir encore, c'est parce que ce soir du 8 mars dernier, l'usage du vocabulaire a été particulièrement choisi pour faire de la Russie, une fois n'est pas coutume, une championne.

Championne en matière de sexisme au travail, avec cette précision apportée par la journaliste selon laquelle, soi-disant qu'il faut les protéger.

Se fendre d'une interview de Vladimir Poutine comme s'y est prêté le présentateur vedette de la chaîne de télévision suisse romande pour en parler, le lendemain dans le journal Le Matin sert à quoi? A ajouter une personnalité à l'ensemble de celles qu'il aura pu rencontrer au cours de sa carrière?

A manifester son obstination personnelle? Sa patience qui l'aura fait attendre cinq ans pour interroger le président russe?

Qu'un journal comme Le Temps ne cesse de nous rappeler tout le bien qu'il en pense, soit!

Mais qu'un service public ne manque jamais une occasion d'égratigner l'image d'un pays avec lequel la Suisse partage une Histoire est significatif de choix de valeurs.

Leur prix n'est pas encore affiché. Puisse-t-il rester négociable, c'est tout le bien à souhaiter à la Suisse -et à l'Occident en général- faute de quoi, la voix du poète risque de se sourdre à nouveau...

https://my.mail.ru/mail/irenskop/video/2281/4504.html

 

 

10/03/2016

Entre éléments de langage et Histoire élémentaire

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Quelques éléments, non de langage comme le sont ceux qui inspirent tant de communicants.

Dans un précédent sujet publié sur ce blog, il a été question du Maréchal Joukov à propos duquel un article évoquait les hauts faits.

Dans ce même article était cité le célèbre poème écrit par Alexandre Blok, le 30 janvier 1918:

http://bibliotheque-russe-et-slave.com/Livres/Blok%20-%20...

On comprend d'autant cette référence au poète symboliste russe à la lecture de cet article du Figaro:

http://www.lefigaro.fr/histoire/monde/2013/09/18/26004-20...

Et pour qui souhaite entendre la version russe du poème de Blok, la voici tirée de célèbre film de Sergueï Gerassimov, U ozera / Au bord du lac

https://my.mail.ru/mail/irenskop/video/2281/4504.html

 

 

03/03/2016

Parler de la Russie et de Poutine à Auray...

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La scène se passe en France.

Plus précisément, en Bretagne, dans le Morbihan.

La France, on le sait, ne contrôle pas ses citoyens comme s'y emploient d'autres pays.

Nombre de reportages ou autres articles ont souvent évoqué le sort réservé à tel ou tel citoyen au comportement douteux dans un régime certifié non démocratique. 

Or voici que des élèves ont été auditionnés par la gendarmerie française sur l'enseignement que leur dispense un de leur professeur.

Non, il n'est soupçonné d'aucun crime ni d'aucun méfait quelconque. Il a juste parlé de la Russie et de Vladimir Poutine.

Eh oui, voilà un sujet bien dangereux à évoquer en classe, semble-t-il.

Donc on enquête.

A lire, ici:

http://breizatao.com/2016/03/02/auray-morbihan-des-eleves...

 

02/11/2015

Mise au point

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Qu’aimer la Russie, aujourd'hui, suscite la controverse est un euphémisme.

Lors de la récente interview qui m'a été demandée par la chaîne de télévision russe, LifeNews, la question m'a été posée de savoir si je subissais des pressions.

 

Sans hésiter, j'ai répondu par l’affirmative.

 

Dans cette Europe si démocratique, il semble bien, en effet, que toute voix qui refuse de diaboliser la Russie soit vouée à la moquerie, au mépris quand ce n’est pas à l’insulte.

 

Par mes études de russe, j'ai découvert l'ex-URSS au milieu et à la fin des années soixante-dix, par mon oeuvre littéraire traduite en russe et publiée à Moscou, c’est la Russie du milieu des années 2000 que j’ai retrouvée.

 

Jamais, je n'ai eu l'outrecuidance de me poser en spécialiste de la Russie ni d'un quelconque autre pays de ce monde. 

 

Si d'aucuns m'ont attribué cette compétence, c'est de leur propre chef.

 

Tout aussi bien m’a-t-on considérée comme naïve, ignare ou dans un autre registre, suppôt sinon agent du Kremlin.

 

Suissesse et Française d'origine, j'aime les valeurs qui m'ont été transmises.

 

Mais il me tient à coeur aussi, de partager avec mes compatriotes un regard sur la Russie qui soit moins orienté que celui qui domine la plupart de nos médias.

 

 

26/07/2015

La haine, politique de croissance?

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Les détracteurs de la Grèce y vont bon train pour juger un pays dont on se demande bien ce qu'ils en savent ou en ont compris.

Plusieurs sites se sont satisfaits de relayer le point de vue d'Edmond About, mishellène notoire et auteur d'un ouvrage intitulé La Grèce contemporaine. 

Paru en 1854, il sert de référence opportune à qui le veut bien pour montrer que la Grèce ne serait qu'un pays de profiteurs sinon de voleurs ou pis encore.

Boulevard Volaire, Le Monde, L'ObsRue89 en citent de larges extraits évidemment choisis. Car les passages décrivant le système mis en place par les puissances de l'époque pour profiter elles-mêmes des crédits alloués à la Grèce sont soigneusement omis par leurs émérites journalistes.

Le cadre ainsi posé, les commentateurs s'en donnent à coeur joie pour distiller leur venin et égrener leurs certitudes ainsi référencées.

En réaction à cette déferlante haineuse -qui ne date toutefois pas d'hier- Michel Bouillet avait publié, en 2012, un ouvrage intitulé Non! Les Grecs ne sont ni des voleurs ni des menteurs.

L'auteur y explique comment le levier de l'emprunt a toujours été utilisé pour infléchir la politique grecque à l'avantage des Puissances.

Le contribuable Bonnal de Boulevard Voltaire a dès lors et en effet de quoi s'inquiéter.

Car loin du romantisme de quelques philhellènes du XIXe siècle dont il conclut dans son article, qu'il coûte toujours cher au contribuable, les méthodes appliquées par leurs contemporains banquiers ont trouvé leurs émules aujourd'hui.

 

 

20/07/2015

"Pas de testicules, pas de cerveau"

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                                                        Massacre de Chio, 22 avril 1822 peint en 1824 par Eugène Delacroix

 

Tels sont les propos d'Olivier Delamarche au sujet de ce pauvre Tsipras.

http://www.agoravox.tv/actualites/europe/article/la-minute-d-olivier-delamarche-50525

Michel Onfray, lui, résume Tsipras, à de la com'.

Mieux, il parle de l'existence, en Grèce, d'un foyer fasciste et s'ébahit qu'en Europe, cela existe encore...

A se demander s'il a suivi l'actualité de l'Ukraine! Sait-il seulement qui a été élu Premier Ministre? 

A l'aune de telles appréciations diffusées sur un media de grande audience, on mesure son orientation et les limites de son horizon.

En 1832, la Grèce est transformée en royaume par les grandes puissances qui ont oeuvré à son indépendance.

C'est un roi bavarois qui est placé à la tête du pays à peine sorti de quatre siècles de tutelle ottomane.

Après le roi de Bavière, c'est un roi du Danemark qui lui succède.

Ensuite, quelques dictatures plus tard, la Grèce devient une démocratie.

Qui a une idée de ce que fut la guerre d'indépendance avec ses 200.000 morts?

Qui a une idée de ce que fut la guerre civile qui sévit juste après la deuxième guerre mondiale et qui fit 150.000 morts et une centaine de milliers de réfugiés?

Ceci n'est pas une excuse, diront en choeur les financiers et leurs alliés.

Non, c'est de l'Histoire.

 

Sujet paru en page 19 de l'édition papier de La Tribune de Genève du 23 juillet 2015 sous le titre "Grèce: le poids de l'histoire"

04/03/2014

Ukraine, Histoire et histoires


A lire tout ce qui s'écrit et se propose comme analyses ou autres solutions à envisager pour apaiser les tensions en Ukraine, force est de constater que la situation mobilise sensibilités et consciences de tous bords.

Tables rondes, débats et conférences s'organisent pour tenter de trouver du sens sinon de donner un sens aux événements qui secouent l'Ukraine.

Convoquer l'Histoire pour expliquer les liens complexes qui unissent ou divisent Russie et Ukraine, certes mais occulter le rôle de l'ensemble des forces actuelles en présence, non.

Les références au passé ont bon dos pour contribuer à faire l'impasse sur les enjeux géostratégiques qui mettent aux prises les grandes puissances.

A observer ce qui s'énonce dans les medias occidentaux, le rôle des Etats-Unis et de l’Union Européenne paraît bien moins souvent mis en cause que celui de la Russie.

Aussi est-il aisé de renvoyer sans cesse à l'Histoire pour y trouver même de quoi établir des parallèles entre certains dirigeants du passé russe avec ceux d'aujourd'hui.

Instrumentaliser l'Histoire est si aisé pour cet Occident incapable d’avouer son implication et sa responsabilité dans la crise ukrainienne actuelle.

Mais la Russie en a vu d’autres!

Et les gesticulations de Bruxelles, de Washington ou d’ailleurs sauront trouver, elles aussi, leur place dans l’Histoire.

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07/12/2011

Le brouhaha du monde

 

Autour de son vacarme, sa normalité, sans cesse recommencée.