20/04/2018

Imaginer Sisyphe heureux, c’est subvertir l'arbitraire

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Souvent, je me suis demandé comment, face à une souffrance, agissait l’empathie.

Il y a de très fortes chances qu’une fois ou l’autre, chacune et chacun d’entre nous ait été confronté à un mal vécu de l’intérieur ou partagé de l’extérieur s’il a touché un tiers.

De fait, chacune et chacun de nous aura sans doute connu l’empathie pour en avoir été gratifié ou l’avoir prodiguée.

Pourquoi évoquer, ici, cette problématique?

Parce que, nombre de sujets sensibles ont été traités sur ce blog et que, sauf à mener d’action dite engagée, celle qui se limite à commenter relève de l'opinion qualifiée de publique. 

Savoir quelle influence celle-ci est en mesure d’exercer face à un pouvoir qui dispose de moyens pour l’ignorer, laisse à penser qu’elle n’a de droit que d’exister.

Doit-on, pour autant, plonger dans le pessimisme et se détourner de situations face auxquelles se mobilisent nos sensibilités?

Telle apparaît la question à se poser au vu du crédit limité -quand il ne rejoint pas le mépris- apporté à celle ou à celui qui use de son droit d’expression face à une situation qui lui paraît devoir mobiliser l’attention.

Que ledit droit d'expression soit d’ordre légal, son destin semble, parfois, tracé d’avance.

Dans ce cas, lutter en faveur de causes qui exigent qu’on y revienne sans cesse alors que tout se met en place pour les rendre d’autant plus indéfendables, peut s’apparenter à la tâche qui fut imposée à Sisyphe.

Albert Camus a proposé de l’imaginer heureux. 

C’est là une attitude philosophique. Qu’on y souscrive ou pas, elle est une manière de résister et confirme, par là-même, sa force qui transcende l’arbitraire.

  

20/06/2016

20 juin, Journée mondiale des réfugiés

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Des gens qui regardent vers l’Europe écrit l’auteur de cet article paru ce jour sur le site de Telerama:

http://www.telerama.fr/monde/journee-mondiale-des-refugie...

Ces gens qui regardent vers l’Europe sont fort diversement perçus par les gens qui vivent dans cette même Europe.

Le rappeler est un euphémisme et pourtant...

Entre humanisme et cynisme, d’autres manières de considérer le réfugié existent!

La question est de savoir quelle portée elles ont face aux enjeux qui semblent radicaliser les positions des uns et des autres.

Toute vision simpliste du réfugié ne peut que crisper les positions et nuire à une approche réelle de sa situation.

Nombre de personnes se mobilisent pour éviter les stigmatisations en tous genres.

Et l’accueil que réservent bien des Européens aux réfugiés n’est plus à démontrer.

Puisse l’Europe parvenir à trouver la mesure, c’est ce qu’on ne peut que lui souhaiter.