25/06/2018

A votre bon coeur, citoyennes et citoyens!

Migration, Aquarius, identitaires

                                                                                                capture d’écran Google images

Comme vous l’aurez sans doute toutes et tous constaté, l’indignation s’exprime d’un peu partout face au sort qui est réservé aux migrants.

Nul doute que personne d’entre nous ne souhaiterait se retrouver noyé au fond de quelque mer ou océan que ce soit tandis qu’elle ou il aurait tenté sa chance pour fuir détresse ou terreur.

Dans ce sens, nombre d’entre nous se sentent concerné(e)s et touché(e)s par autant de tragiques destins de celles et de ceux qu’on appelle migrant(e)s.

Mais en jouer et mobiliser la corde sensible de tant de citoyennes et de citoyens qui savent ce que misères et persécutions signifient?

Mais appeler à se montrer plus que solidaire, accueillant et convoquer autant d’âmes à atténuer les affres que subissent les rescapé(e)s de la noyade presque programmée tandis que des embarcations dites de fortune ne garantissent aucune traversée maritime sans risque?

Mais pointer du doigt la dureté de celles et de ceux qui, alors qu’ils ont offert leurs rives et leurs terres à tant de femmes, d’enfants et d’hommes, se voient encore jugés?

Voici le regard d’un journaliste qui n’est pas de celles et de ceux qui affichent sans vergogne leur identitarisme. Pas davantage n’appartient-il au camp de douteux complotistes. Et encore  moins ne passe-t-il pour propagateur de fake news ou autres intoxes.

Renaud Girard nous rappelle le prix à payer pour risquer sa vie sur l’eau.

Lequel d’autant de ces femmes et de ces hommes, accompagnés d’enfants, a-t-il les moyens de se rendre dans ce paradis rêvé que serait l’Occident? 3’000 euros à verser pour y accéder n’est pas à la hauteur de toutes les bourses.

Alors?

Aux plus pauvres de ces personnes qui, elles, jamais n’auront l’occasion de se lancer à l’assaut de terres prometteuses, laquelle, lequel de tant de ces gouvernant(e)s et de leur relais, y songe encore?