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  • Poursuivi par Interpol et pressenti pour lutter contre la corruption

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    On a pu lire, ici ou là, certains commentateurs occidentaux comparer la guerre en Ukraine à celle qui a opposé la Géorgie à la Russie en 2008.

    Outre le fait qu''il n'y avait rien de comparable entre ces deux situations, relevons que désormais, Tbilissi réagit à la nomination par Kiev de l'un de ses anciens ministres.

    Il se trouve, en effet, qu'Irakli Garibachvili, Premier Ministre géorgien, déplore le fait que l'ancien ministre de la Justice de son pays, poursuivi par Interpol pour, entre autre, abus de pouvoir et mauvais traitements infligés à des centaines de milliers de prisonniers, que cet ancien ministre de la Justice, donc, ait été naturalisé ukrainien pour accéder à un poste au nouveau gouvernement démocratique d'Ukraine.

    Le premier ministre géorgien, en effet, se demande comment il pourra expliquer à son peuple qu'un ancien ministre de la Justice, principal représentant d'un gouvernement criminel qui a condamné 300.000 personnes, soit désormais candidat au poste de président du Conseil ukrainien pour la lutter contre la corruption.

    Tant de personnalités politiques et médiatiques se sont félicitées de l'avènement de la démocratie en Ukraine qu'elles parviendront sans doute à expliquer à qui voudra bien les croire, que la justice des uns n'a absolument rien à voir avec celle des autres.

     

    http://fr.ria.ru/presse_russe/20141223/203291708.html

     

  • "Dans le pays de Vladimir Poutine"

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                                                                http://www.interpol.int/fr/Internet


    Ce matin, sur Espace 2, chaîne radiophonique publique suisse, il est fait mention de l'arrestation demandée par la Russie à Interpol, du milliardaire russe Sergueï Pougatchev.

    Le journaliste énonce la peine encourue par l'oligarque, soit dix ans de prison.

    Or, plutôt que de rester dans le contexte juridique, le journaliste pense utile de recourir à la rhétorique et de préciser que la peine s'appliquera au pays de Vladimir Poutine.

    Certes, Espace 2 n'en est pas à son premier coup d'essai pour user d'un lexique choisi. 

    Lors du massacre de la maison des syndicats à Odessa qui a vu périr des dénommés pro-Russes dans d'indicibles souffrances, cette chaîne de la RTS évoquait le mort de 38 personnes, sans, bien sûr, mentionner de quelles personnes il s'agissait ni, surtout, les circonstances dans lesquelles lesdites personnes avaient péri.

    Pour rappel:

    http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/05/03/rts-ukraine-la-rhetorique-a-l-oeuvre.html

    User de rhétorique pour informer répond à quelle déontologie?