21/10/2018

Jamal Khashoggi... l’humanisme en cause

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Se projeter dans un monde le plus juste possible relève, pour certains, de l’utopie. Sans être forcément cyniques, ils affichent tout simplement leurs désillusions.

Soit.

Restent, néanmoins, celles et ceux qui n’entendent pas céder à la fatalité ni renoncer à se mobiliser en faveur de telle ou telle cause qui leur tient à coeur. Nombreuses sont les personnes à agir dans ce sens et c’est aussi bien ainsi.

Que les idéaux des un(e)s et des autres divergent, rien de plus normal et la démocratie est là pour les voir coexister dans le débat et le dialogue dit « respectueux ». Ce qu’il en advient est une autre affaire et pourtant aussi réelle que l’est la sincérité de l’engagement de chacune et de chacun.

Lorsqu’on apprend comment un journaliste a été torturé, qu’on lit les sévices qui lui ont été infligés, force est de constater que selon les parties concernées par ces horreurs, les réactions diffèrent. C’est là qu’intervient cette « autre affaire » mentionnée plus haut.

Cette « autre affaire » se résume aux intérêts que des puissances ont à monter un fait en épingle ou à le minimiser. Et pour cela, les médias sont aux premiers rangs de ces caisses de résonance qu’elles offrent à un événement sitôt que celui-ci doit à tout prix être mis en avant.

Sur les réseaux sociaux, des réactions illustrent combien la différence de traitement médiatico-politique vaut pour tel ou tel fait à porter à la plus grande indignation de toutes et tous. Mais que valent ces points de vue quand on sait que, quoi qu’il en soit, les plus déterminés avanceront, armes en tous genres en mains pour imposer leur loi?

A part cela, ne l’oublions pas, nous serions en démocratie. Où fleurit la liberté de se taire autant que possible sur tout ce qui ne doit pas venir en perturber le cours. 

 

16/08/2016

Une journaliste arrêtée en démocratie...

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Burkini par ci, burqa par là, l’actualité se poursuit avec son lot d’informations passées sous silence, c’est selon.

Il faut dire que ce qui semble plus que tout passionner les foules se déroule en bord de mer ou en vue de prochains scrutins.

En Ukraine, pendant ce temps-là, mieux vaut ne pas s’opposer à la Voix de son Maître.

Et comme ledit Maître a conquis le pouvoir au nom de la démocratie, largement soutenu par l’Occident des droits humains, autant ne pas être trop bavard sur ce qui se passe dans ce pays où règne enfin la liberté d’expression.

L’info a été relayée sur quelques sites en russe et en anglais, on la trouve ci-après en français:

http://alawata-rebellion.blogspot.ch

Pour avoir osé dénoncer les crimes commis par des néo-nazis ukrainiens, cette femme publiciste, journaliste et écrivain a été arrêtée.

Il faut dire, aussi, qu’elle défend le statut officiel de la langue russe en Ukraine et s’est montrée favorable au retour de la Crimée à la Russie.

Dans cette démocratie que serait devenue l’Ukraine grâce au Maïdan, cette manière de penser ne semble donc pas recommandable.

 

17/02/2015

La démocratie des uns et des autres

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Le 2 février dernier, ici-même, j'évoquais les états d'âme de Barak Obama auquel le grand quotidien français Le Figaro avait ouvert ses colonnes.

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/02/02/washington-etr...

En parallèle, j'indiquais le lien à une video montrant le journaliste ukrainien, Rouslan Kotsaba, s'adresser à ses compatriotes et expliquer son refus de s'engager dans une guerre fratricide.

Cet homme, pour avoir osé s'en prendre au nouveau pouvoir démocratique de Kiev, a été arrêté.

Accusé de haute trahison, il a été jeté en prison:

https://www.youtube.com/watch?v=IfFeqzJ6iXg

Il encourt une peine qui pourrait aller jusqu'à vingt-deux ans de réclusion.

Le grief sinon le crime reproché à Rouslan Kostaba réside dans le fait d'avoir parlé de guerre fratricide et d'avoir nié toute invasion russe.