28/10/2018

Au-delà du jugement

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Dans le précédent sujet de ce blog, il a été question d’une femme de laquelle j’ai eu envie de partager l’histoire qui m’en a été rapportée et qui s’est déroulée durant la deuxième guerre mondiale en France occupée.

Je tiens à revenir sur ce qu’implique le terme de contemplation. Car il ne relève d’aucun registre d'ordre moral duquel se réclament nombre de religions sinon d’idéologies.

La contemplation est un état de l’esprit qui va au-delà du jugement.

Or nombre de religions énoncent des sentences. Parce que ces religions se sont institutionnalisées et que leurs autorités ont été investies pour décréter ce qui était bien et ce qui était mal.

Pareil comportement relève de la morale et n’a rien à faire avec la spiritualité, étrangère à telle ou telle catégorisation.

C’est pourquoi, n’importe quel athée ou non croyant est tout autant susceptible d’inclination contemplative qu'un pratiquant d’une religion quelconque peut l’être ou pas.

Raison pour laquelle, il est important de ne pas réduire la contemplation à une confession quelconque, même si, dans le cas que j’ai évoqué de cette femme, sa foi était manifeste.

Merci à chacune et à chacun de réagir à ce sujet sensible s’il en est.

  

15:00 Publié dans Etre, Humanité, Pratiques, Religions | Tags : contemplation, esprit, morale | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg

20/05/2018

Morale et politique, plongée en eaux troubles

 

Et si l’on admettait, une fois pour toutes, que la vie politique de nos cités, de nos pays dits démocratiques, évolue en eaux troubles? 

En l’occurrence, sitôt qu’une personnalité est visée pour tel ou tel comportement, voici que volent à son secours autant de pourfendeurs de ses rivales pour tenter de justifier des agissements peu conformes à une déontologie de référence.

On en arrive, parfois, à se demander laquelle.

Tant d’exemples existent de levées de bouclier en faveur de telle ou telle valeur bafouée alors qu’elles le sont sans doute souvent par nos élu(e)s de tous bords qu’il serait bienvenu de définir des critères fiables qui permettent au bon peuple qui accorde sa confiance de s’y retrouver.

Sans quoi, le fossé déjà profond qui existe entre élu(e)s et électorat risque de se creuser de manière irréversible. Pour éviter la désertion des urnes, il serait dès lors grand temps de savoir si la politique a vraiment encore à voir avec la morale ou pas.

Cela a été énoncé à plusieurs reprises ici et sur ce blog.

17/05/2018

Privé, public, arrangements et morale

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Il a très souvent été question, sur ce blog, de la manière avec laquelle l’information était traitée par les médias dits mainstream.

De nombreux cas ont été cités où la rhétorique venait au secours de journalistes si soucieux d’informer. Une table ronde avait été organisée, d’ailleurs, autour de ce thème de la désinformation.

Admettre partis pris et arrangements avec la vérité des uns contre celle de autres serait sans doute plus juste que de faire croire au bon peuple que la morale serait le souci premier d’autant de journalistes ou de politicien(ne)s.

A cet égard, l’exemple de cet élu pris dans le collimateur médiatico-politique genevois est assez éloquent en la matière.

Si la démocratie consiste en luttes permanentes à mener pour faire valoir ses intérêts, dans ce cas, d’accord et à chacun(e) de mener son combat.

Mais venir nous parler de morale, de vérité ou autre conscience à éveiller, non, tout de même, n’abusons pas le public qui, d’ailleurs, ne se mobilise plus tant que cela pour élire qui le gouvernerait ou suivre qui l'informerait...

Or justement, laisser une société se détourner de la vie politique et médiatique au prétexte qu’elles seraient toutes pourries, tel est bien là le premier dommage à déplorer.

 

22/06/2017

La charia et la morale, selon ce député

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Avec tout le respect qu’impose le parcours de cet élu de la 6e circonscription des Français de l’étranger à laquelle j’appartiens, il n’est pas interdit de rester plus que perplexe quant à l’usage qu’il fait du vocabulaire.

A la question de Jean-Jacques Bourdin, de savoir ce qu’il pense de l’affaire Ferrand, Joachim Son-Forget se fend d’une réponse entre éléments de langage et évocation de débat philosophique un peu complexe.

Et le voici qui ose, il fallait tout de même y songer, le voici donc qui lance qu’on ne doit pas avoir un retour de la morale car c’est le début de la charia.

Même si le député s'excuse d’utiliser un peu des grands mots, il a tout de même estimé qu’ils avaient leur place dans le sujet.

Or quand on songe aux victimes de la charia, on se dit que cet élu serait bien inspiré de réviser son lexique à défaut de ses connaissances en la matière.

Car non seulement il s’agit là d’une erreur d’appréciation de sa part mais aussi sinon surtout d’une évidente faute de goût envers toutes celles et ceux qui ont subi la charia.