07/09/2018

Ce peuple que l’on n’hésite pas à qualifier de petit

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A pleureurs reprises, il a été question du « petit peuple » dans le cadre de l’interview d'un Professeur invité à commenter les événements qui se sont déroulés il y a peu à Chemnitz.

Le journaliste qui l’interviewait, Darius Rochebin pour ne pas le nommer, évoque ce « petit peuple » que reprend alors le Professeur en estimant ce mot  le plus important.

Et le voici qui nous explique la fonction sociale occupée par tel agent de la Stasi à Buchenwald, telle autre encore, assistante sociale et de dire que ce système (nazi) ne pouvait exister que par le « petit peuple».

Mais que veut dire « petit peuple »? Pour l'interviewé sinon pour son intervieweur, on comprend qu’il désigne des personnes simples, de classes dites populaires.

Or à considérer ce que ce Professeur appelle traditions dans cette partie de l’Allemagne en question, la luthérienne, la communiste et la nazie, serait-il encore à démontrer qu’elles ont rassemblé autant d’élites que de ce qui constitue le « petit peuple »?

La culture n’était pas en reste non plus ni chez les nazis, ni chez les communistes ou les luthériens.

Cette manière de faire endosser des courants idéologiques ou religieux à des classes sociales, en l’occurrence, le communisme, le nazisme et le luthéranisme au « petit peuple »  est plutôt réductrice, voire particulièrement orientée.

Sans compter le mépris affiché pour ce « petit peuple » tout juste bon à exécuter ce qu’on lui demande sans le moindre esprit critique.

Pour le reste, pas un mot de tant de ces personnes, issues du « petit peuple » ou pas, qui n’avaient d’autre choix que celui de se plier au régime sinon d’être envoyées purger une peine quelque part dans un camp. 

Mais l’essentiel semble être de désigner qui a fait quel mal et qui est dans le droit et bon chemin. Ainsi se diffuse ce qui s’appelle information.

 

10/07/2016

OTAN, Bandera et langue de bois

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                          http://www.lecourrierderussie.com/dossiers/euromaidan-dos...

Tandis que l’OTAN renforce ses troupes à l’Est de l’Europe, Kiev donne le nom de Stephan Bandera à une avenue autrefois appelée avenue de Moscou.

A lire la manière dont nombre de médias occidentaux rendent compte de ces deux faits, il apparaît que la langue de bois oeuvre à merveille.

Ainsi, pour autant les commentateurs du sommet de l’OTAN à Varsovie que pour ceux qui expliquent qui était Bandera, découvre-t-on une narrative bien rodée.

Tout cela n’est pas nouveau, certes.

Mais s’habituer à ce constat, c’est se rendre complice de duplicité.

Dans une interview, Tadeusz Isakowicz-Zaleski, historien, écrivain et publiciste polonais, livre un point de vue qui doit être entendu. 

Parce que les mémoires existent, parce que le destin de chacune et de chacun de nous est concerné:

https://www.youtube.com/watch?v=TtBzonLgywY&index=1&a...

 

14/05/2016

Ce 14 mai à Genève...

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                                                                             Photo: E. Dutson

 

Le 9 mai dernier, des millions de personnes en Russie mais aussi dans d’autres pays du monde ont défilé, des portraits de leurs ancêtres en mains.

L’an dernier, lors du 70e anniversaire de la victoire sur le nazisme, nombre de personnalités politiques occidentales n’ont pas jugé opportun d’honorer l’invitation qui leur avait été adressée de commémorer l’événement.

Cela n’avait, bien sûr, pas empêché le cortège de défiler, comme chaque année depuis 2012 en mémoire de toutes celles et ceux qui sont tombés lors de la grande guerre patriotiqueвеликая отечественная война, comme l’appellent les Russes.

Cette année, pour la première fois à Genève, a défilé le Régiment immortel, en russe, Бессмертный полк.

Honneur à autant de vies sacrifiées pour sauver l’Europe du nazisme.

27/01/2016

BHL bis?

 

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Se mettre dans la tête de quelqu'un relève, a priori, davantage de la tentative que de la certitude d'y réussir.

On peut s'y risquer pour diverses raisons, Michel Eltchaninoff, l'auteur d'un ouvrage intitulé Dans la tête de Vladimir Poutine, avait sans doute les siennes.

Paru en février de l'an dernier, cet opus a eu l'heur de plaire à qui de droit. L'écho médiatique qu'il a reçu a permis ainsi de diffuser l'image du président russe qu'un certain Occident aime à entretenir.

Et en Michel Eltchaninoff, autant dire qu'on détient l'homme de la situation.

Apprécier ou ne pas apprécier Vladimir Poutine est une chose, discuter sa politique, une autre. Mais énoncer une somme de contre-vérités pour discréditer un homme est un procédé dont on se demande bien ce qu'il a à voir avec la philosophie, discipline dont se réclame celui qui a risqué ce Dans la tête de Vladimir Poutine.

Invité de Mediapart, Michel Eltchaninoff excelle en magicien-contorsionniste-illusioniste. Au cours d'un débat qu'il mène avec Juliette Cadiot, historienne, il parvient, en effet, à nous présenter un Vladimir Poutine metteur en scène de son absence aux cérémonies d'Auschwitz et brandir à l'appui de sa thèse, la sémantique. Oui, Monsieur le philosophe, journaliste et essayiste français nous explique l'usage que fait du terme fasciste, le chef du Kremlin, balayant sans vergogne l'impact qu'implique cet adjectif dans la mémoire collective russe. 

Par un tour de passe-passe magistral et pour d'autant mieux passer sous silence -sinon nier- l'existence de néo-nazis installés au pouvoir à Kiev, Monsieur Eltchaninoff mène une attaque en règle contre le président d'un peuple qui a sacrifié par millions ses citoyens pour sauver l'Europe du nazisme. 

On n'est plus dans la désinformation, avec ce journaliste, philosophe, essayiste. On est dans la plus pure révision de l'Histoire et sa totale falsification.

https://www.youtube.com/watch?v=iIZACZ7S71M

 

09/05/2015

Moscou, hommage

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L'absence de la plus grande partie des chefs d'Etats occidentaux à la cérémonie de commémoration des 70 ans de la victoire de l'Armée rouge sur le nazisme à Moscou a été voulue.

Elle a aussi été remarquée.

Même celui que l'Occident tient en si grande estime, le dernier président de l'ex-URSS Mikhaïl Gorbachev, a fustigé le comportement des leaders de l'auto-proclamée communauté internationale.

Pour qui ne l'aurait oublié, Vladimir Poutine, invité le 6 juin 2014 au D-Day célébré en mémoire des 70 ans du débarquement à Ouistreham, y a été présent. 

La réciprocité ne lui a pas été rendue en ce 9 mai 2015 à Moscou.

Il a su, néanmoins, remercier les peuples de Grande-Bretagne, de France et des Etats-Unis pour leur contribution à la victoire

Il a aussi insisté sur le fait que l'Armée rouge, au terme d'un assaut dévastateur sur Berlin, a mis un point final à la guerre contre l'Allemagne hitlérienne.

Ce rappel, bien des commentateurs et autres (re)visiteurs de l'Histoire semblent avoir de plus en plus de peine à s'en accommoder quand ils ne l'omettent tout simplement pas. 

24/11/2014

ONU: a voté

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Dans le cadre de son émission Pardonnez-moi de ce 23 novembre, Darius Rochebin a invité Christine Ockrent pour son dernier ouvrage, Les Oligarques, le système Poutine et Myret Zaki pour sa nomination à la tête de la rédaction du magazine Bilan.

On y a entendu parler de la Russie qui, selon Christine Ockrent a annexé la Crimée par la force.

Celle qu'on a surnommée la reine Christine ne s'est sans doute pas rendue sur place pour observer les effets de cette force.

En voici quelques échos ici:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/07/27/он-не-сможет-i...

Cela dit, que chacune et chacun ait la parole sur une chaîne publique relève de la démocratie et bien s'en faut.

Dans ce sens et au cas où elle aurait échappé à la RTS, à moins que je n'en ai manqué sa diffusion, voici une information qui mériterait toute son attention.

Le 21 novembre dernier à l'ONU, un texte condamnant la glorification du nazisme et du néo-nazisme a été soumis au vote.

Les résultats sont sans appel.*

115 pays du monde ont approuvé ce texte et parmi eux, la Russie.

3 pays ont rejeté ce texte dont les Etats-Unis, le Canada et l'Ukraine.

55 pays se sont abstenus, parmi eux, les pays de l'Union Européenne.

*  http://www.un.org/en/ga/third/69/docs/voting_sheets/L56.R...