06/02/2016

Soumission?

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Décidément, certaines parties de l'anatomie masculine semblent prisées pour définir ce que serait un chef d'Etat.

On se rappelle le pas de testicules, pas de cerveau d'Oliver Delamarche à propos d'Alexis Tsipras:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/07/20/pas-de-testicu...

Voici que Michel Onfray évoque la testostérone du chef de guerre, hélas! -précise-t-il- argument électoral.

Dans un article paru sur le site du Point.fr, le philosophe dénonce l'attitude guerrière de l'Occident qui aurait tué des millions de musulmans et justifierait, selon lui, la réaction des concernés.

Or juste avant cela, le silence observé par notre élite journalistique et mondaine, intellectuelle et parisienne au sujet des agressions sexuelles de Cologne le fait estimer que nous vivrions déjà sous le régime de la soumission

En ceci, indique-t-il, il rejoindrait Michel Houellebecq.

Soit.

Mais à le lire, il semble difficile de saisir où se situe le philosophe.

Car la testostérone du chef de guerre, argument électoral, serait-elle une expression de ce régime de la soumission?

Etrange.

Mais apparemment à l'image d'autres contradictions, au regard du narcissisme égotiste et de l'hédonisme trivial dont il affuble l'occidental.

Doit-on le préciser, Michel Onfray ne s'y reconnaît pas. Non, il serait, lui, un homme d'éthique et de conviction:

http://www.lepoint.fr/chroniques/michel-onfray-houellebec...

 

20/09/2015

Onfray, Tsipras c'est "de la com"

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N'en déplaise à Michel Onfray que d'aucuns adulent alors qu'il s'exclamait au sujet de la présence, en Grèce, d'un foyer fasciste et s'ébahissait qu'en Europe, cela existe encore, tandis que la situation en Ukraine semble à l'évidence lui échapper, n'en déplaise donc au philosophe français, Syriza a remporté les élections législatives grecques.*

Alexis Tsipras, que le philosophe français résumait à  "de la com" a montré, au contraire, sa capacité à mobiliser contre le profit qu'aurait pu tirer le parti d'extrême droite, Aube dorée, de la crise migratoire qui frappe la Grèce.

Quant aux autres prophètes et augures en tous genres qui ont annoncé la division de Syriza et son affaiblissement, ils en seront pour leurs frais.

Reste désormais, à savoir si les pressions de l'euro-groupe ne vont pas se poursuivre et diriger le pays vers un grexit, cette fois effectif. 

Serait-ce bien, serait-ce pis, pour la Grèce, pour l'Union Européenne, les avis sont certainement encore partagés de part et d'autre.

Pour l'heure, saluons la victoire d'Alexis Tsipras et de Syriza.

* http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/07/20/pas-de-testicu...
 

Sujet paru comme Lettre du jour en page 13 de l'édition papier de La Tribune de Genève du 22 septembre 2015 sous le titre, Tsipras, ce n'est pas "de la com".

 

21:24 Publié dans Air du temps, Grèce, Humanité, Politique, Pouvoirs, Ukraine, Union Européenne | Tags : onfray, tsipras, grèce, ue, syriza | Lien permanent | Commentaires (45) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg