06/04/2015

"Posez vos questions si vous en avez..."

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Mais comment survivent ces femmes dont l'une raconte qu'elle a perdu son fils et que sa maison a été détruite par les forces démocratiques de Kiev, soutenues par nos gouvernements tout aussi démocratiques?

Et ce n'est pas avec les retraites non versées depuis des mois et des mois qu'elles parviendront à surmonter la misère dans laquelle la guerre les a plongées.

Avoir travaillé toute sa vie pour se voir interdire de toucher sa pension et de parler sa langue ne semble pas ébranler l'OSCE dont certains observateurs ont pourtant bien entendu les témoignages de femmes ukrainiennes.

On s'effondrait à moins, ici.

A voir, ici, cette visite de l'OSCE à Ouglegorsk:

https://www.youtube.com/watch?v=YaSAZLQYEcI&feature=s...

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21/01/2015

La Russie n'a jamais été l'ennemie de l'Europe

 

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Comme l'interview dont j'ai indiqué le lien dans mon précédent sujet de blog a été publiée en russe, en voici la version française. 

Quatre questions m'ont été posées par le journaliste Arkadij Beinenson.


- Vous participez à des groupes de discussion de soutien au Donbass. Quelle est votre motivation?

Plusieurs raisons expliquent mon engagement face à la situation en Ukraine.

Tout d’abord, en tant qu’écrivain et slaviste, il m’est impossible de demeurer insensible à ce qui concerne la Russie.


Ensuite, en tant que Suissesse, sachant que mon pays a présidé l’OSCE durant toute cette année 2014, il m’était à nouveau impossible de ne pas suivre avec la plus grande attention les événements qui se sont déroulés en Ukraine. 

 

Enfin, vous savez qu’en cette année 2014, la Suisse et la Russie ont célébré le bicentenaire de leurs relations diplomatiques. Pour toutes ces raisons, j’avais de quoi ne pas me détourner de ce qui se passe en Ukraine.

 

Comme vous l’avez constaté, j’ai en effet suivi les publications de différents groupes de soutien au Donbass car j’ai estimé indispensable de m’informer autrement qu’à travers le seul biais des médias occidentaux.

 

Et puis, aussi, j’ai compris le sens du combat mené par ceux que l’Occident a appelés « pro-russes » ou « séparatistes ».

 

Ici, en Occident, les enjeux de cette lutte n’ont pas toujours été bien expliqués, c’est pourquoi j’ai eu à coeur de transmettre à mes compatriotes un autre point de vue que celui qui domine la plupart des médias.

 

 

-Estimez-vous objective, la manière dont les médias européens rendent compte de la situation dans le Donbass? 

 

Rares sont les média occidentaux qui présentent la situation en Ukraine de manière objective. Il en existe, toutefois, qui osent se démarquer du regard porté par la majorité des journalistes ou autres chroniqueurs.

 

Ainsi trouve-t-on des sites d’information où s’expriment des spécialistes de questions liées à l’économie, à la finance ou à la géopolitique. De nombreuses personnes s’y réfèrent, qui comprennent que la manière dont la plupart des médias rendent compte de la situation est le plus souvent orientée. Dans ce sens, il est piquant de relever que la Russie est sans cesse accusée de livrer sa « propagande » tandis que l’Occident détiendrait à lui seul, la vérité de l’information.

 

Ce sont ces préjugés que je tente de combattre. Encore une fois, je ne suis ni politicienne ni journaliste. Je suis juste animée par le refus de diaboliser la Russie comme s’y emploient trop de commentateurs.

 

En effet, la perception de la Russie par l’Occident se limite très et trop souvent à des clichés, des approximations ou alors à des analyses qui visent à démontrer qu’elle est aux mains d’une clique d’oligarques inféodés à leur président tout puissant. Ainsi ne parle-t-on plus que de « la Russie de Poutine » alors que l’on sait qu’elle est celle de bien d’autres personnalités dont celle de l’ancien et dernier président de l’URSS, Mikhaïl Gorbachev. Je l’ai rappelé dans un de mes derniers sujets de blog qui a aussi été publié comme courrier par « La Tribune de Genève » et par « Le Temps ».

 

Cela dit, des débats contradictoires sont tout de même organisés par les médias et permettent des échanges de points de vue. 

 

- A votre avis, quelle serait la « recette » à envisager pour résoudre la crise ukrainienne?

 

Pour ma part, je ne puis plus qu’espérer que la diplomatie vienne au secours d’une situation qui ne peut plus durer tant la souffrance et la violence y sont dévastatrices.

 

Là encore, je me suis exprimée et mes propos ont été relayés par « La Tribune de Genève » 

 

 

- Des divers points de vue émis sur le déclenchement de la crise en Ukraine, lequel vous    paraît déterminant?

 

Ce qui apparaît comme principal facteur ayant déclenché cette crise, est la pression exercée sur le Président Viktor Ianoukovich pour qu’il signe un accord avec Bruxelles. 

 

Suite au refus qu’il y a opposé, de violentes manifestations se sont déroulées à Kiev, sur le Maïdan.

 

Les interprétations de ces troubles meurtriers ont été controversées. En effet, les lectures des uns et des autres sur la destitution du Président Viktor Ianoukovich ont divergé et c’est de cela que j’ai voulu rendre compte sur mon blog.

 

Il me tient à coeur, en effet, de refuser le seul angle de vue de l’auto-proclamée, « communauté internationale » qui n’a de cesse de charger la Russie et de la rendre responsable de tous les tragiques événements qui se sont déroulés par la suite en Ukraine.

 

Cette attitude de la part de l’Occident n’échappe toutefois pas à nombre d’observateurs et c’est tant mieux. Cependant, ceux-ci sont souvent et aussitôt vus comme victimes naïves de la « propagande » russe. Tout est bon pour stigmatiser la Russie. 

 

Cela est parfaitement regrettable et n’apporte rien qui vaille tandis que tant d’appels au dialogue avec la Russie ont en même temps été lancés.

 

L’un d’eux date d’il y a plus d’un an et concerne la Syrie. L’autre a été émis cette année dans le cadre de la crise ukrainienne.

 

Puissent ces appels être entendus car la Russie n’a jamais été l’ennemie de l’Europe. Cette vision-là est insensée et mérite qu’on la combatte avant qu’il ne soit trop tard si ce ne l’est déjà. 


http://baltnews.ee/authors/20150117/1013517554.html


 
 

06/12/2014

Appel à la diplomatie

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Face à une salle plus que comble d'Uni-Dufour à Genève, Korine Amacher a évoqué, ce jeudi 4 décembre dernier, les liens entre Ukraine et Russie sur un plan historique, elle a bien tenu à le préciser dans son introduction.

L'éclairage brillant que la conférencière a apporté à plus de dix siècles de relations complexes entre ces deux pays, a permis d'en mesurer la profondeur.

S'il est certes utile d'en avoir connaissance et conscience, s'y limiter, toutefois, reste insuffisant pour saisir ce qui se déroule en ce moment en Ukraine.

Car même si l'héritage historique demeure présent en toile de fond, son instrumentalisation n'en est pas moins présente elle aussi.

Dans ce sens, l'influence manifeste des Etats-Unis et de son acolyte d'Union Européenne n'est plus à démontrer.

Par la mise en avant de valeurs démocratiques, c'est bien l'enjeu énergétique qui les préoccupe avant tout.

Exploiter des divisions intérieures pour exploiter la terre qui en est le théâtre, c'est cautionner une guerre qui ravage les mémoires et charge d'autant l'Histoire.

Puisse la diplomatie venir au chevet d'une Ukraine dévastée par la violence, l'exil et la mort.

Sujet publié en page 11 de l'édition papier de "La Tribune de Genève"du 9 décembre 2014 sous le titre "Puisse la diplomatie..."


04/12/2014

Guerre ou Paix

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On lit, ici et là, des pronostics sinon des analyses relatives à la situation en Ukraine et aux tensions qu'elles génère entre l'Occident et la Russie.

A observer certains chantres en tous genres se lancer dans des prédictions qui ne reposent le plus souvent que sur des évaluations sans autre fondement que quelque approximation ou référence à L'Histoire, il semblerait judicieux de ne pas se substituer à qui décide de l'opportunité d'interventions militaires ou non.

Ainsi, ce besoin de peindre le diable sur la muraille et d'annoncer une 3e guerre mondiale n'a pour effet que de créer un climat anxiogène et de bloquer tout autre approche réflexive et constructive.

La situation actuelle en Ukraine est extrêmement préoccupante mais elle l'est de longue date!

Avoir considéré les événements qui se sont déroulés l'hiver dernier sur le Maïdan de Kiev comme force de renouveau sinon de libération aurait dû susciter l'inquiétude plutôt que la liesse relayée par tant de médias.

Mais non,  l'Occident s'est réjoui. A l'unisson ou presque, il a salué l'avènement futur de la démocratie. Le résultat est éloquent...

Plus de 4.000 morts et près d'un million de réfugiés sans compter les blessés et autres victimes d'une guerre livrée au sein d'un pays désormais déchiré et exsangue.

L'Occident a beau jeu de charger la Russie. Qui a-t-elle attaqué?


http://french.ruvr.ru/news/2014_12_04/Poutine-prononce-un...

 
 

14/10/2014

OSCE visé par des tirs

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                                                      chef reliquaire de saint Candide


Au début du mois d'octobre, Vladimir Poutine avait téléphoné à Didier Burkhalter pour aborder différents sujets relatifs à la situation en Ukraine.

La RTS avait alors interviewé le Président suisse suite à cet entretien avec le Président russe.*

Entre autres sujets abordés, il avait été question de renforcer la mission de l'OSCE dont la Suisse a cette année la présidence.

Or voici qu'on apprend que des tirs ont visé les observateurs de l'OSCE dépêchés sur le lieu du crash de l'avion de la Malaysian Airlines survenu le 17 juillet dernier.

Comme il fallait s'y attendre, les compte-rendus de ces attaques divergent.

De là à dénoncer la propagande des uns pour adhérer à celle des autres, il n'y a qu'un pas que d'aucuns n'hésitent pas à franchir.

En mémoire des victimes, souhaitons qu'un jour enfin, la vérité puisse être établie.

Si l'espérer c'est être candide, osons l'être!


http://fr.ria.ru/world/20141014/202701606.html
 
http://www.lematin.ch/monde/neerlandais-reviennent-site-c...
 
http://www.rts.ch/info/suisse/6201131-l-osce-veut-elargir...


 

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04/10/2014

Genève, ses résidents, ses institutions

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Genève vient de célébrer 150 ans de tradition humanitaire avec la fondation du CICR en 1863 et la première convention de Genève en 1864.

Ne serait-elle pas bien inspirée, dès lors, de s'interroger sur l'opportunité d'avoir sur son sol un résident qui ne se cache pas de financer des milices privées dans l'est de l'Ukraine?

De nombreux sujets de ce blog ont été consacrés aux activités hautement philanthropiques de ce bénéficiaire de forfait fiscal.*

L'attention des Autorités Genevoises a aussi été sollicitée par une lettre ouverte. Aucune réaction, aucune réponse n'ont suivi.

Pendant ce temps-là, souffrances, exils et morts ont continué de ravager l'est de l'Ukraine.

C'est pour lutter et oeuvrer contre tant de maux que Laurent Dupasquier, ce délégué suisse du CICR a décidé de s'engager.

Sa vie s'est arrêtée à Donetsk sous les coups d'un obus.

Hommage lui soit rendu ici.


http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/06/15/ce-genevois-qu...


 

02/10/2014

Un temps fort du journalisme

 

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Darius Rochebin a pris l'initiative d'interroger Sergueï Naryshkine, Président de la Douma russe.

Présent à Genève pour participer à l'assemblée parlementaire de l'OSCE qui se tient ce vendredi 3 octobre, ce haut représentant de l'Etat russe a ainsi pu s'exprimer en réponse aux questions que lui a posées le présentateur et journaliste vedette du 19:30 de la RTS.

La qualité et l'importance de cet entretien sont à relever.

Dans un contexte international lourd qui ne cesse de stigmatiser la Russie, la parole que Darius Rochebin a décidé d'accorder à Sergeï Naryshkine est à considérer.

Ces 17 minutes 57 secondes d'interview s'interrompent de manière soudaine mais n'en constituent pas moins un temps fort du journalisme.

http://www.rts.ch/video/info/journal-continu/6192377-entr...
 
 

07/09/2014

Suisse-Ukraine, le titre et les cendres

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L'article date du 5 mars 2014.

Son intitulé est en allemand, il émane du très sélect hebdomadaire suisse Handelszeitung.

De référence internationale, tant dans les milieux économiques que dans ceux de la finance, quand ce journal titre: 

Schweizer Oligarch wird Gouverneur in der Ukraine,* 

on est en droit de s'interroger.

D'abord sur l'image donnée de ce Suisse, ensuite de celle de la Suisse et de sa manière d'appliquer le concept de neutralité. 

Plus personne n'ignore, désormais, comment cet oligarque suisse* entend régler le sort de la population du Donbass dans l'est de l'Ukraine.

Et qui n'en aurait encore aucune idée, voici de quoi lui en donner:  http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/08/30/l-ennemi-a-aba...

A l'heure où la Suisse ne semble pas avoir épuisé l'ensemble des atouts qui la caractérisent, à l'heure où la Suisse préside l'OSCE, à l'heure où la Suisse célèbre le bicentenaire de ses relations diplomatiques avec la Russie, comment intègre-t-elle à son image, celle de ce Suisse qui gouverne en Ukraine?

http://www.handelszeitung.ch/politik/schweizer-oligarch-w...


01/09/2014

За что? Pourquoi?

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Le 19:30 de la Radio Télévision Suisse romande de ce 1er septembre montre la rentrée des classes dans l'Est de l'Ukraine.*

Après divers témoignages recueillis, l'un d'eux évoque les tirs qui durent depuis le 7 août.

La personne qui en parle, pleure. Il s'agit d'une femme russophone.

Ses propos sont traduits par l'interprète du reportage. Mais lorsque cette femme, après avoir dit qu'on tirait, qu'on tuait, demande "за что" "pourquoi", l'interprète reste silencieuse.

Détail? Non.

Car ce "pourquoi" est LA question qui hante les habitants de cette région.

Je le sais de diverses de personnes qui ont des parents encore sur place ou qui se sont rendues dans cette province gouvernée par un résident genevois**

Tel est bien le drame qui se joue là-bas. Les habitants ne comprennent rien de ce qui leur arrive. Leur seule force, disent-ils, est qu'ils ont été habitués à vivre dans la pauvreté.

Pour qui a cru au Maïdan, la réalité est là. Plus crue encore tandis que les obus démocratiques de Kiev brûlent les terres et déciment les familles.

 

http://www.rts.ch/video/info/journal-19h30/6108842-ukrain...

 
** http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/08/30/l-ennemi-a-aba...

03/08/2014

"Cher collègue"...

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Un obus tiré depuis l'Ukraine a explosé non loin des observateurs de l'OSCE déployés le long de la frontière russo-ukrainienne.*

A quand une prochaine interview du Président de la Suisse  - qui elle-même préside l'OSCE-  avec une nouvelle série de questions de la Radio-Télévion-Suisse relatives à diverses personnalités politiques qui inclue, cette fois, le "Cher collègue" ukrainien de notre président?

"Cher collègue", on s'en souvient, est la manière avec laquelle Didier Burkhalter s'était adressé à Vladimir Poutine lorsque celui-ci l'avait invité au Kremlin en mai dernier.

Au "Cher collègue" Petro Porochenko, le Président de la Suisse rappellerait-il que "l'avenir n'est pas dans la violence" **, comme il le déclare au journaliste qui l'interroge au sujet de Vladimir Poutine?

On l'espère et on ose ne pas en douter. 


http://fr.ria.ru/world/20140803/202019825.html

** http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/08/01/monsieur-le-pr...


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03/06/2014

Lettre ouverte aux Autorités Genevoises

                                                                                                                 

                                                                                                           Genève, le 3 juin 2014

 

Dans son édition de ce week-end où Genève commémorait son entrée dans la Confédération Helvétique, La Tribune de Genève accordait une pleine page au portrait d'un oligarque ukrainien, Igor Kolomoisky.

L’homme n’est pas un inconnu pour tous.

Sans doute doit-il l’être encore pour que la rédaction du grand quotidien genevois ait choisi de lui ouvrir ses colonnes.

En effet, l’article qui lui est consacré révèle les valeurs de cet homme qui ne se cache pas de financer les actions de l'armée ukrainienne. Normal, l'ennemi, c'est l'autre, celui qui veut détruire l'Ukraine. Au hasard, le président russe Vladimir Poutine, bien sûr.

Lui, Igor Kolomoisky, est au bénéfice d’un forfait fiscal et réside entre autre à Genève. Car outre le fait qu’il dispose de trois passeports qui lui permettent ainsi de voyager facilement dans l’Union Européenne, il a été nommé gouverneur de la région de Dniepropetrovsk.

Dans l’Est de l’Ukraine, depuis l’élection du nouveau président le 25 mai dernier, l’armée que finance ce « résident genevois » a tiré sur son peuple.

Mesdames, Messieurs, vous qui avez Genève à cœur, ne pensez-vous pas qu’il serait judicieux de s’interroger sur l’image que renvoie de notre ville, de notre canton et de notre pays, la présence sur son sol de ce financier des basses oeuvres?

Avec respect et considération,

 

                                                                                                          Hélène Richard-Favre

 

Sujet paru dans l'édition des 7-8-9 juin 2014 de La Tribune de Genève. Conformément à la déontologie, la rédaction se réserve le droit de choisir les titres et de réduire les lettres. Ce qui a été le cas pour ma lettre qui a été publiée avec, comme titre, L'oligarque aux trois passeports et a été réduite.                                                                                                               

01/06/2014

Ce "Genevois" qui finance l'armée ukrainienne

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Dans son édition papier de ce week-end festif où Genève commémore son entrée dans la Confédération Helvétique, La Tribune de Genève accorde -entre autres articles- une pleine page au portrait d'un oligarque ukrainien.

L’homme n’est pas un inconnu pour tous.

Sans doute doit-il l’être de lectrices et de lecteurs du quotidien genevois pour que sa rédaction estime bon de le leur faire découvrir.

L'homme soutient les actions de l'armée ukrainienne et ne s'en cache pas. Normal, l'ennemi, c'est l'autre, celui qui veut détruire l'Ukraine. Au hasard, le président russe, bien sûr.

Lui, Igor Kolomoisky, est au bénéfice d’un forfait fiscal, réside entre autre à Genève. Car il précise qu’il dispose de trois passeports qui lui permettent ainsi de voyager facilement dans l’Union Européenne.*

Que pense de ce citoyen "genevois", le Président de la Suisse et par ailleurs de l'OSCE, Didier Burkhalter?


http://www.dailymotion.com/video/x1wo7qc_kolomoisky-un-ba...

 * http://www.tdg.ch/economie/entreprises/L-oligarque--genev...

 

06/05/2014

Lettre ouverte au Président Didier BURKHALTER

                                                                                                         

                                                                                                           Genève, le 6 mai 2014

Monsieur le Président,


Ce mercredi 7 mai, à la demande qui vous a été adressée par la Russie, vous  serez à Moscou.

C’est en tant que président en exercice de l’OSCE que vous rencontrerez le chef du Kremlin, Vladimir Poutine

Les attentes sont nombreuses, qui pèsent sur l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe que préside cette année la Suisse.

En tant que pays neutre, qui plus est dans le cadre du bicentenaire des relations diplomatiques que commémorent cette année la Suisse et la Russie, difficile de ne pas espérer de la présidence suisse de l’OSCE, qu’elle intervienne au mieux dans le cadre de la crise ukrainienne.

Monsieur le Président, Odessa a été frappée, marquée pour toujours par  cette nuit où des membres du parti « Pravy Sektor » ont massacré des citoyens qui ont eu le malheur de ne pas penser comme eux, si tant est que ces factions néo-nazies aient une pensée digne de ce nom.

Car pour agir comme les militants d’extrême droite s’y sont employés en cette nuit tragique qui a ensanglanté et durablement déchiré Odessa, poser la question n’est pas un euphémisme.

Des images de ce qui s’est passé dans la maison des syndicats ont été publiées qui témoignent du calvaire qu’ont enduré les victimes. Présentées d’abord comme « personnes » par bien des medias occidentaux, elles ont été identifiées ensuite comme « pro-Russes ».

Monsieur le Président, votre présence ce 7 mai en Russie est un signe fort.


Avec respect et considération,

 

                                                                             

                                                                                                    Hélène Richard-Favre

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27/04/2014

Ici, on pend

 

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Une horreur après l'autre semble désormais constituer le menu de l'information qui se déroule dans le cadre de la crise ukrainienne.

L'Occident y jouant le plus souvent le rôle de sauveur ou de justicier, il va de soi que les jeux sont faits.

Les cerveaux sont bien préparés à la rhétorique de la plupart des medias et en mesure d'accueillir les sempiternels et mêmes clichés pour qualifier le président russe.

Combien de fois, en effet, ne l’a-t-on évoqué sous les traits d’un dictateur pour aller jusqu'à le comparer à Hitler?

Comme insulte à la mémoire du peuple qui a versé sans compter son sang pour vaincre le nazisme, on ne peut mieux.

La video d'une pendaison,  postée par ANNA en avant-dernier commentaire à mon précédent sujet de blog*, illustre le cynisme de la mise en scène des amis de Bruxelles et de Washington.

Ames sensibles s'abstenir, aurait-on envie de prévenir. Et cependant, il serait bon que l’on réalise enfin qui est qui, avant que l’erreur sur la personne ne devienne irréparable.

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/04/24/j-accuse.html 


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19/03/2014

Didier Burkhalter, à vous!


Cette année 2014 marque les 200 ans de relations diplomatiques entre la Suisse et la Russie, j'ai déjà évoqué cet anniversaire ici:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2014/03/09/il-faut-poursu...

A cet égard et compte tenu des tensions qui animent et enveniment les relations entre la Russie et l'Occident, bien des regards se tournent vers Didier Burkhalter.

Président de la Confédération Helvétique pour cette année, tandis que la Suisse préside l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), un très beau rôle attend le Conseiller Fédéral.

En sa qualité de Chef du Département fédéral des Affaires Etrangères et en tant que Président d'un pays nommé à la tête de l'OSCE, Didier Burkhalter se situe face à un enjeu majeur.

Nul doute qu'il sait évaluer le défi face auquel il se trouve.

Ne reste, dès lors, qu'à souhaiter voir honoré par son action, tout citoyen suisse ou du monde, concerné par la crise en Ukraine.

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09/03/2014

"Il faut poursuivre le dialogue avec la Russie"


Nommé par le tsar Alexandre Ier, Jean Capodistria devient le premier ambassadeur de l'Empire russe en Suisse.

Et c'est en 1814 que s'ouvre à Berne, la première ambassade de Russie en Suisse.

Un an plus tard, lors du Congrès de Vienne, l'Empire russe devient l'un des garant de la neutralité suisse.

Cette année 2014 marque donc les 200 ans de relations diplomatiques entre la Russie et la Suisse.

Clin d'oeil de l'Histoire ou non, c'est la Suisse qui se retrouve cette année à la tête de l'Organisation pour la Coopération et la Sécurité en Europe (OSCE).

Nul doute qu'il incombe à la Confédération Helvétique de trouver la juste mesure et la meilleure place à tenir dans ce cadre diplomatique si particulier!

La Suisse d'après le 9 février vient de voir mises à l'épreuve ses relations à l'Union Européenne.

De la même manière, la Russie vit la crise ukrainienne au gré d'actions diverses menées par cette même Union Européenne jamais à cours de pressions ni de menaces.

Comparaison n'est pas raison, dit-on?

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Tim Guldimann lors de sa visite en Crimée

11:15 Publié dans Air du temps, Culture, Destins, Politique, Politique suisse, Pouvoirs | Tags : russie, crimée, osce, suisse | Lien permanent | Commentaires (24) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg