11/11/2018

Merci!

 

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Le 17 novembre à la Bibliothèque Majakovskaja de Saint Pétersbourg et le 19 novembre dans la grande librairie Biblioglobus de Moscou, je présenterai mon cinquième ouvrage traduit en russe.

Le choix de l’édition bilingue revient à la maison qui me publie depuis 2004, soit depuis 14 ans déjà. Les autres éditeurs, suisse, italien et géorgien ont suivi ce modèle comme vous le constaterez ici.

Le lien que j’entretiens avec la Russie date de mon adolescence et c’est pour étudier le russe que je me suis inscrite à la Faculté des Lettres de Genève.

Mais c’est au début des années 2000, alors que je menais des recherches en linguistique russe, que l’occasion m’a été donnée de rencontrer la première traductrice de mon premier recueil de nouvelles..

En tant que linguiste, j’ai travaillé, entre autre, sur l’analyse de discours politiques.

Cette formation, ajoutée à celle qui m’a permis de séjourner en ex-URSS et plus tard en tant qu’écrivain, en Fédération de Russie, ce sont elles qui inspirent les réactions que je partage avec vous sur ce blog.

Aucun activisme politique n’est à y chercher, pas davantage de relations quelconques avec le Kremlin et ce qu’on lui attribue d’agences de propagande à distiller.

Les points de vue que je livre, je vous les soumets car il me tient à coeur de ne pas laisser passer tout et n’importe quoi sur un pays que j’aime, on l’a bien compris.

Merci à vous toutes et tous de suivre et d’animer ce blog de vos commentaires qui, sans cesse, me donnent l’occasion d’affiner encore, les points de vue que j’y publie.

 

19/03/2018

J’ai mal à mes valeurs

Depuis le temps que je m’exprime, ici, sur la Russie, depuis le temps que dure cette mauvaise propagande que nos médias mainstream ne cessent de diffuser sans la moindre idée de sa nocivité, j’ai mal à mes valeurs.

Née dans un pays dit démocratique, reconnu dans le monde entier pour sa neutralité, sa tradition d’accueil, du moins est-ce là encore ce qui domine d’elle comme perception hormis l’image qui lui est tout autant collée de coffre-fort ou autre refuge douteux, la Suisse reste mon pays d’origine, tout comme l’est la France. 

C’est pour leur être profondément attachée que je réagis lorsque tant de leurs médias évoquent la Russie et imposent leur vision orientée quand elle n’est carrément pas malveillante et mensongère.

Tant de fois, ici, ai-je tenté de donner un autre éclairage sur ce pays que j’aime pour ce qu’il est et combien de fois n’ai-je pas été traitée de suppôt du Kremlin ou autre fanatique poutinienne?

Est-il donc impossible et impensable de parler de la Russie sans qu’elle ne soit immédiatement assimilée à son pouvoir politique? 

Doit-on réduire au silence toute personne qui veut apporter autre chose que des considérations réductrices et révélatrices avant tout d’ignorance et d’inculture?

J’ai mal à mes valeurs, oui, quand j’observe la condescendance avec laquelle on traite nombre de personnalités reconnues, aimablement invitées à donner leur point de vue sur la Russie pour aussitôt l'oublier et marteler celui qui doit dominer.

Je ne suis ni journaliste, ni politicienne. Jamais non plus, je ne me suis posée en experte de la Russie. J’ai assez parlé de ce qui me lie à la Russie et dont il a été rendu compte dans le seul journal suisse qui a eu la curiosité de s’informer avant de juger.

Alors si ce combat mené contre autant de préjugés émis envers la Russie a encore une chance, puisse-t-il être mené! 

Merci à toutes celles et à tous ceux qui s’y associent sans pour autant verser dans l’exaltation mais au moins pour éviter le pire, nous couper de ce pays qui a tant à nous apprendre, par son Histoire, par sa culture et par la dignité qu’il oppose à tant de misérables préjugés émis d’un Occident qu’il ose encore aimer.

 

04/12/2017

#Balancetonposte?

 

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Les diverses conventions relatives à l’usage d’une langue sont le fait d'instances légitimées à les établir. Mais à l’observation, il apparaît que toutes sortes d’intérêts président à la manière dont on use d’un idiome quand on ne lui en substitue carrément pas un autre.

Au nom de la communication, tout est bon ou presque pour faire passer le message que l’on souhaite voir s’imprimer dans les esprits. Aussi bien et quand rien ne semble devoir barrer la route à qui veut atteindre son but, tout est bon. Agir sur la langue est une façon d’y parvenir. 

Les exemples sont nombreux qui indiquent comment telle ou telle conception sémantique d’un terme est modifiée au profit de telle autre qu’on impose.

Il en avait été fait mention, ici, à propos de la race.

Il en a aussi été question au sujet de l’information que d’aucuns s’estiment livrer quand d’autres, au contraire, ne s’adonneraient qu’à de la propagande. Tel avait été, d’ailleurs, le propos de mon intervention lors de la table ronde tenue au Club suisse de la presse l’an dernier.

Or quand cette propagande qui ne s’avoue pas avance masquée sous les atours qui siéent à l’information, elle pervertit la confiance qu’elle sollicite.

Alors, si le public auquel elle s’adresse réagit, le résultat se connaît. En l’occurrence, celui du récent sondage en faveur de l’initiative suisse pour supprimer la redevance publique aux chaînes de radio et de télévision paraît le confirmer.

 

30/11/2017

La liberté gravement menacée ou quand on accuse d’activisme pro-russe

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Ce 27 novembre, à Genève, s’est tenue une conférence au Club Suisse de la Presse (CSP) qui suscite une vive controverse.

Il a été reproché à son Directeur, en effet, d’avoir fait fi du courrier que lui a adressé la section suisse de Reporter Sans frontières, (RSF) membres du CSP pour le prier d’annuler ladite conférence.

Guy Mettan, qui dirige le CSP, se retrouve ainsi une fois de plus sous les feux de la critique pour ses liens avec la Russie.

On se rappelle comment le fait d’avoir été décoré de l’Ordre de l’Amitié avait été apprécié tant il va de soi que la Russie est un pays à peu près infréquentable, du moins celle appelée de Poutine. Parce qu’on nous précise bien, le plus souvent, que la Russie, on l’aime mais pas telle qu’elle est présidée.

Toujours est-il que l’on reste un peu perplexe face à pareille levée de boucliers contre un homme qui donne la parole à des personnalités au point de vue aussi discutable que tant d’autres qui sont débattus en démocraties, régimes politiques de pays dits garants de la liberté d’expression.

Qui oblige à être d’accord avec ce que dit Vanessa Beeley, pour ne citer que celle qui semble tant déranger RSF? Seul le débat contradictoire permet une approche aussi fine et nuancée que possible d’une situation!

De fait, c'est bien plutôt ce qui se passe sous nos latitudes où de tels a priori et partis pris abusifs veulent s’imposer, qui devrait inquiéter.

Quant à la Russie de Poutine, elle n’a besoin d'aucun soutien ni d’aucun porte-voix chez nous. Et encore moins de leçons à recevoir de la part d’autant de défenseurs de libertés qui s’empressent de mettre au pilori toute personne qui pense de manière autre que la leur.

 

04/01/2017

Quand ARTE met au point...

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capture d’écran de: http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/sommes-nous-vul...

On se demande à quoi servent ces débats organisés par autant de médias soucieux, bien sûr, de donner la parole à autant de personnalités d’avis et d’horizons divers sinon pour sauver la face et couper autant que possible la parole à qui la leur ferait perdre, ladite face.

En l’occurrence, ce 3 janvier au soir, ARTE avait réuni dans le cadre de son émission 28 minutes, trois invités pour discuter de la cyber-guerre russe:

http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/sommes-nous-vul...

Quand vous voyez Marie Mendras, à la minute 17,55, demander la parole pour recadrer le débat et dire qu' on ne peut pas laisser dire, ici, sur un bon plateau de télévision en France, dans une démocratie, que nous faisons de la propagande russophobe alors que le régime russe n’est pas une démocratie, contrôle ses médias, etc.etc pour, enfin, cerise sur le gâteau, s’insurger contre le mensonge on comprend que se risquer à appeler cette énième spécialiste de la Russie à un peu plus d’objectivé serait sans doute mal reçu sinon carrément malvenu.

Il faut dire que sur ARTE dont BHL est le président du conseil de surveillance depuis plus de 23 ans, on a toutes les chances d’être à cet endroit où selon lui, tous les soirs, on fabrique de l'Europe, on façonne et invente de la culture européenne vivante:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/12/17/bhl-le-protect...

 

18/03/2016

Que veulent nos chaînes publiques d'information?

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Pour parodier le titre de l'ouvrage d'un récent invité d'une chaîne de service public qui s'interroge sur ce Que veut Poutine?, la question vaut aussi d'être posée à ces médias eux-mêmes.

Que l'Occident se présente -encore- comme garant de liberté d'expression et s'affiche en parangon de démocratie semble relever de plus en plus de la seule formulation.

Car si la presse dite libre est en droit de distiller sa propagande, il n'en va pas de même d'un service dit public.

Or pas un jour ne passe sans que l'information de service public ne se fasse l'écho de personnalités sélectionnées pour distiller la parole qui convient.

Cette tendance entache non seulement la réputation des chaînes publiques d'information mais salit sinon trahit la confiance que lui accorde, encore, la société qui contribue à les financer.

 

15/03/2016

Syrie, la décision de Vladimir Poutine commentée ici et là

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Pour faire plaisir à d'aucuns, voici un peu de cette propagande dont la Russie aurait le secret.

Dans l'article indiqué en lien ci-dessous, chacune et chacun aura tout loisir, ainsi, de découvrir comment diverses rédactions occidentales réagissent à l'annonce du retrait partiel des troupes russes de Syrie.

On sait tout le bien que nombre de perroquets occidentaux pensent de la Russie.

Il existe, néanmoins aussi quelques esprits plus subtils qui savent dépasser la condescendance sinon le mépris affiché pour le président russe et le pourcentage de citoyens qui lui est favorable.

A lire, ci-après:

https://fr.sputniknews.com/international/2016031510233803...

 

01/03/2016

Info Spoutnik

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On sait la propension qu'ont -encore- certains à considérer ce blog comme officine de quelque obscur pouvoir ou autre institution russe.

Dans ce cas, leur apporter un peu de grain à moudre leur permettra, peut-être, de redire toute l'estime qu'ils portent à certains sites d'information russes.

http://fr.sputniknews.com/international/20160301/10230202...

Car doit-on le rappeler, en Occident, on a le privilège de disposer de médias qui livrent de véritables informations. 

Sauf qu'à retrouver en boucle les mêmes propos de perroquets, on a le choix.

Soit on les répercute comme nombre d'experts et autres grands connaisseurs de la Russie, soit on les discute au risque d'être taxé de "pro-Russe".

Le fait est que celles et ceux qui s'estiment au top de l'info quand d'autres ne seraient, selon eux, que victimes de propagande, n'échappe pas au regard amusé de certains internautes russes.

Bon, on dira qu'il s'agit de trolls financés pour veiller. En Occident, en aurait-on besoin que cela se saurait. Au nom de la transparence, voyons!

 

22/01/2016

L'info en pays neutre et démocratique

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Et puisque nos médias se soucient tant de nous rappeler les droits humains, le sort d'enfants ou autres victimes de guerres, pour rappel, ce sujet écrit il y a un an, à quelques jours près:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/01/28/poroshenko-et-...

Cette manière du journaliste de stigmatiser le président russe dans la séquence indiquée en début de sujet, illustrerait-elle une information distincte de celle délivrée par d'autres pays accusés de s'adonner à de la propagande?

Car la propagande dont nos valeureux commentateurs et autres spécialistes du genre créditent, entre autre la Russie, vaudrait bien qu'ils s'interrogent sur celle qui ne dit pas son nom.

S'exprimer en termes convenables n'a jamais impliqué que la réalité à laquelle renvoient lesdits termes corresponde au sens convenu par l'usage de la langue.

En pays dit neutre et démocratique, s'inquiéter d'objectivé ne semble pas être prioritaire.

 

 

20/02/2015

Grandeur et misère de la propagande occidentale

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On l'a bien compris, la Russie fait de la propagande quand l'Occident informe.

On le lit et l'entend à longueur de reportages, d'articles et autres interviews de russophiles avérés.

Pas plus tard que ce 12 février, le grand quotidien suisse, Le Temps, publie un article démontrant par A+B combien la chaîne de télévision russe, Pervyj Kanal oriente ses téléspectateurs.

Outre les poncifs habituels, surtout les comparaisons constantes avec l'ex-URSS, tout y est pour indiquer comment l'information se livre en Russie. Autant dire que nous devrions, nous autres citoyens suisses et occidentaux, nous réjouir de bénéficier de véritables informations, fiables et objectives.

Qui ose encore y croire?

Depuis des mois que la situation en Ukraine s'est aggravée, depuis des mois que des vies d'enfants, de civils ont été détruites, lesquels de nos médias en ont rendu compte? Souvent, ici, ce silence médiatique assourdissant a été relevé.

Face à un tel cynisme qui consiste à nier l'évidence de la situation catastrophique dans laquelle le gouvernement actuel a plongé l'Ukraine, on ne peut, ici, que dénoncer une pure manipulation de l'opinion publique.

Voici ce que pense une juriste ukrainienne de la situation dans son pays. A préciser que cette femme n'a jamais soutenu le président déchu, Viktor Ianoukovich:

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=D7rFIM6pW0o