14/06/2018

Pédophilie, témoignage

 

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Exposer au public ce que vit un pédophile, Franceinfo s’y est employé. Un homme explique ses pulsions et comment il les sent de manière continue. On apprend qu’il a retrouvé travail et famille et qu’il respecte son suivi socio-judiciaire.

Très bien.

Dans ce paragraphe  ci-après de l’article que je vous invite à lire dans sa totalité, l’homme explique comment il vit ses pulsions et le démontre même en direct à l’équipe de journalistes qui l’interroge.

"Tout en vous parlant, je regarde autour pour voir si personne ne peut me perturber." Quelques minutes plus tard, un couple accompagné d’un petit garçon d’une dizaine d’années traverse la place du palais de justice de Nice (Alpes-Martimes) où il nous a donné rendez-vous. Stéphane interrompt la conversation. Il tire une paire de lunettes de sa chemisette. Grand et mince, il se voûte légèrement pour regarder. "Non, ça va, il est gros, je suis rassuré." Lui préfère les jeunes garçons sveltes et musclés. La scène se répétera plusieurs fois durant la conversation. "C'est pire qu’une drogue, souffle-t-il. Quand je me vois de l’extérieur, je me trouve dégueulasse. Un gros porc qui a touché des enfants."

Dire le dégoût que l’on se porte à soi-même est une chose. Une autre, de le vivre au quotidien. Car là, on se retrouve face à une fatalité. Tout autant, mesure-t-on les limites des réponses qui lui sont apportées.

Alors? 

Si l’on exclut les solutions les plus radicales, ne reste qu'aux victimes à prendre sur elles les dégâts... ce qui semble être le cas pour ce qui concerne cet homme prénommé Stéphane de manière fictive.

 

27/08/2011

Violence. Encore.

 

A lire ici et là au fil des blogs ou autres réseaux sociaux ce qui s'écrit sur la violence, on mesure la difficulté qu'il y a à cerner et à percevoir au mieux ce phénomène.

Admettre que son traitement reste complexe, éviterait autant de polémiques que de vains débats.

Mais l'humilité à observer face à l'irruption de forces obscures observées chez soi ou chez l'autre, relève sans doute de l'utopie.

Il n'y a pourtant pas lieu ici de faire une quelconque apologie de la violence. Mais d'exorter celles et ceux qui savent tout de la manière de la traiter, à modérer leur empressement à dire ce qui doit être réalisé et pas même ce qui devrait l'être.

Oser espérer un peu plus d'honnêteté dans la considération de ce fait, serait la première attitude à observer. Car nul n'est à l'abri de la violence. Ni de celle subie, ni de celle causée.

Le reconnaître n'est pas y concéder ni y complaire. C'est accepter que son traitement relève davantage de l'approximation que de la panacée.

11:28 Publié dans Discours, Sécurité, société | Tags : violence, solutions, traitements, justice, sécurité, pulsions, forces. | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | | Pin it! | | |  del.icio.us | Digg! Digg