30/11/2017

La liberté gravement menacée ou quand on accuse d’activisme pro-russe

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Ce 27 novembre, à Genève, s’est tenue une conférence au Club Suisse de la Presse (CSP) qui suscite une vive controverse.

Il a été reproché à son Directeur, en effet, d’avoir fait fi du courrier que lui a adressé la section suisse de Reporter Sans frontières, (RSF) membres du CSP pour le prier d’annuler ladite conférence.

Guy Mettan, qui dirige le CSP, se retrouve ainsi une fois de plus sous les feux de la critique pour ses liens avec la Russie.

On se rappelle comment le fait d’avoir été décoré de l’Ordre de l’Amitié avait été apprécié tant il va de soi que la Russie est un pays à peu près infréquentable, du moins celle appelée de Poutine. Parce qu’on nous précise bien, le plus souvent, que la Russie, on l’aime mais pas telle qu’elle est présidée.

Toujours est-il que l’on reste un peu perplexe face à pareille levée de boucliers contre un homme qui donne la parole à des personnalités au point de vue aussi discutable que tant d’autres qui sont débattus en démocraties, régimes politiques de pays dits garants de la liberté d’expression.

Qui oblige à être d’accord avec ce que dit Vanessa Beeley, pour ne citer que celle qui semble tant déranger RSF? Seul le débat contradictoire permet une approche aussi fine et nuancée que possible d’une situation!

De fait, c'est bien plutôt ce qui se passe sous nos latitudes où de tels a priori et partis pris abusifs veulent s’imposer, qui devrait inquiéter.

Quant à la Russie de Poutine, elle n’a besoin d'aucun soutien ni d’aucun porte-voix chez nous. Et encore moins de leçons à recevoir de la part d’autant de défenseurs de libertés qui s’empressent de mettre au pilori toute personne qui pense de manière autre que la leur.