11/10/2017

Imaginaires et révolutions

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On a souvent distingué la littérature de la politique en disant de la seconde qu’elle était dans l’action, au contraire de la première.

A tort ou à raison, attribuer à l’une et à l’autre ses caractéristiques propres se défend. Il n’en demeure pas moins vrai d’écrits, qu’ils ont pu agir de manière indéniable dans un cadre socio-politique donné.

Il n’est que de songer, par exemple, à l’ascendant exercé, pour la France, par Jean-Jacques Rousseau, pour la Russie, par Nicolaï Tchernychevski.

On sait le rôle déterminant qu’a exercé sur Lénine l’ouvrage écrit en prison par Nicolaï Tchernychevski, Que faire?

Et pour la France, même si d’aucuns privilégient une certaine réserve à l’égard de Jean-Jacques Rousseau, son influence est admise et reconnue.

Reste alors à discuter la part à accorder au livre, à son auteur et à qui l’a instauré en référence. C’est là tout un autre débat mais qui ne doit pas exclure l’interaction entre l’écrit et l’esprit qui le reçoit.