03/11/2017

L’esprit des Lumières et l’exercice de la Terreur

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Le 3 novembre 1793, Olympe de Gouges était décapitée.

Arrêtée par les Montagnards le 6 août 1793 pour ses prises de position, elle est exécutée à l'âge de quarante-cinq ans.

Les violentes inimitiés qui l’ont visée ne sont pas le seul fait des hommes alors qu’elle défendait des idées féministes.

Et de cela, Marie-Olympe de Gouges n'a jamais été dupe tant elle estimait que les femmes n'avaient de plus grandes ennemies qu’elles-mêmes.

Ainsi explique-t-elle comment tout avait été soumis à la cupidité et à l’ambition de ce sexe, autrefois méprisable et respecté, et depuis la révolution, respectable et méprisé.

A l’heure où tant de femmes sont appelées à balancer tel ou tel abuseur, harceleur sexuel ou violeur, ces mots résonnent d’un écho singulier.

Décapitée par l’ardeur républicaine d’autant d’esprits se réclamant des Lumières, c’est la Terreur qui a eu raison d'Olympe de Gouges.

13/04/2017

L’Occident joue avec le feu

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Lire, dans l’éditorial de La Tribune de Genève de ce 13 avril, que le meilleur moyen de réagir à l’attentat de Dortmund, était de maintenir le match à jouer pour, ainsi, se montrer plus fort que la terreur, selon le slogan hélas trop de fois entendu ces derniers mois, comme l’écrit Arnaud Dubuis, confirme, une fois encore la position de l’Occident.

Le prix à payer, dans nos villes, ajouté à celui, bien plus lourd qui pèse sur la Syrie, sur l’Irak, sur le Yemen et tant d’autres pays encore que des intérêts de puissants ont mis à feu et à sang, ne doit rien à celle qu’on ne cesse de viser, la Russie.

Qui a enflammé le Moyen-Orient? Qui, avant cela, a mis à sac tant d’autres pays pour y apporter la démocratie? La Russie? Bien sûr que non puisqu’elle-même est dans le collimateur de nos apôtres démocrates.

C’est pourtant bien la Russie qui, de longue date, appelle à une coalition internationale contre le terrorisme!

Il va de soi que lorsqu’en France, on a des Jack Lang et des Laurent Fabius qui s’expriment sur le Qatar et l’Arabie Saoudite, pour le premier, Al Nosra, pour le second on comprend ce qu’il en est.

Que notre Occident si soucieux de démocratie ait fait allégeance sinon alliance avec de telles mouvances, qu’il ait accepté de dépendre de telles puissances, c’est dire!

Et persister ainsi en s’acharnant à rendre une image dévoyée de la Russie pour en faire notre ennemie tandis qu’avec elle, on partage une Histoire et une culture, c’est tout simplement trahir.

Alors non, s’imaginer plus fort que la terreur, c’est, au contraire, se résoudre chaque fois un peu plus à cautionner les forces qui la mandatent.

 

08/03/2013

Décapitée

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Fille naturelle présumée de Jean-Jacques Lefranc de Pompignan, cette féministe avant l'heure aurait mérité plus d'honneurs que ceux qui lui furent réservés en son temps.

Née en 1748 à Montauban, femme de lettres et politicienne engagée, Marie-Olympe de Gouges a entre autre écrit sous forme de pamphlet et sur le modèle de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen,  la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne.

Elle y revendique différents droits pour la femme dont celui de divorcer et d'assister à des cérémonies publiques.

En dehors de cela, elle a aussi développé tout un programme de réformes sociales et sociétales en faveur des pauvres et des chômeurs et a lutté pour l'abolition de l'esclavage.

Olympe de Gouges à l’échafaud

Marie-Olympe de Gouges fut toutefois très vite mise à l'écart de la scène politique française.

Arrêtée par les Montagnards le 6 août 1793, elle fut exécutée le 3 novembre 1793 à l'âge de quarante-cinq ans.

Si ses prises de position lui valurent de violentes inimitiés, ce n'est pas du seul côté des hommes qu'elles sont à chercher. Car Marie-Olympe de Gouges n'a jamais douté que les femmes n'avaient de plus grandes ennemies qu’elles-mêmes. 

Ainsi explique-t-elle comment tout avait été soumis à la cupidité et à l’ambition de ce sexe, autrefois méprisable et respecté, et depuis la révolution, respectable et méprisé. 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Olympe_de_Gouges