20/03/2019

Bonne lecture!

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                                                                                        capture d’écran Slate.fr

Bien, alors pour l’équilibre des informations et autres compte-rendus, voici ce que Slate rapporte des audiences qui se sont tenues au TGI de Paris les 14 et 15 mars derniers.

C’est toujours intéressant de relever la manière avec laquelle on use de la langue.

Toutes et tous, nous opérons des choix linguistiques, la question n’est pas là mais justement, d’observer comment, selon le parti pris, certaines formulations sont privilégiées.

En l’occurrence, si vous comparez les intitulés et les compte-rendus des quatre médias qui ont été cités ici, à savoir Le Monde, Libération, Sputnik et Slate ci-dessus, vous aurez de quoi évaluer comment est rapporté un événement. 

Cela dit, je ne perds pas de vue le reste de l’actualité chargée et vous remercie d’avoir suivi cette affaire dont le délibéré sera rendu le 31 mai prochain.

 

19/03/2019

Propagande, la belle affaire!

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Organe de propagande, Sputnik, vous le savez, on vous l’a assez martelé pour que vous vous le mettiez en tête!

Eh bien voici le compte rendu qu’il livre du procès qui a opposé une universitaire et son éditrice à six plaignants qui l’ont poursuivie pour diffamation.

Comme j’étais de la partie -civile- je peux d’autant évaluer la validité et la fiabilité de l’article publié par cet « organe de propagande »  d’un pays présidé par un homme au sujet duquel la radio de mon pays s’interroge et interroge, Poutine est-il un dictateur? 

A un organe qualifié de chaîne publique d’information, on peut faire confiance. Tout autant peut-on accorder tout crédit à nos universités, bien sûr.

Outre Madame Vaissié qui s’en réclame et qui a publié cet ouvrage qui se prétend être une « enquête fouillée », l’Université de Genève a honoré Svetlana Alexievitch.

Le titre de Docteur honoris causa duquel elle a été gratifiée a pourtant interpellé.

D’aucuns, en effet, se sont interrogés sur les liens que sa bénéficiaire aurait eus avec l’institution académique genevoise pour être ainsi titularisée.

Qu’à cela ne tienne, c’est le courage de Svetlana Alexievitch qui a été salué

Lorsque j’ai été appelée à la barre pour m’exprimer, le 15 mars dernier, j’ai évoqué le passé soviétique de Madame Alexievitch.

On aime tant à rappeler celui de kagébiste du président russe, dans la foulée, autant relever l’admiration que vouait la Nobel de littérature à Félix Dzerzhinski!

Mais qui a lu cet article de 1977 qu’a commis Svetlana Alexievitch pour signifier toute l’admiration qu’elle portait au fondateur de la Tcheka, ancêtre du KGB devenu FSB?

Lors du procès qui s’est tenu ces 14 et 15 mars derniers au Tribunal de Grande Instance de Paris, il a été dit de la France, qu’elle était « la plus grande démocratie du monde ».

On lui souhaite de tout coeur de le rester.

 

17/03/2019

Complicité des uns, complicités des autres

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                                                                                capture d’écran franceinfo

 

A propos des actes de violence commis hier à Paris, le Premier Ministre français estime que ceux qui les « excusent » ou qui les « encouragent » s’en rendent « complices ». 

Il est toujours intéressant de constater comment les agressions commises par les uns ne seraient pas semblables à celles commises par les autres.

Et de fait, comment la complicité des uns ne serait pas celles des autres.

Avant-hier, je me suis entendue signifier par la défense des prévenues dans le cadre du procès qui m’a opposée à Cécile Vaissié et à son éditrice, que je « fréquentais »  des « mercenaires ».

Oui, tout simplement parce qu’on a constaté que, sur Facebook, je « taguais » le nom d’un volontaire  dans le Donbass.

Je tague, donc je fréquente.

Il va de soi que celui qui ne s’est jamais caché financer le bataillon Azov, n’est pas un « mercenaire ». Mieux ou pire, à choix, il n’a pas été précisé par la partie adverse que lui, je ne le « fréquentais » pas. 

Et pourtant, il a été, l’est-il encore, on ne peut pas le savoir, il a en tous les cas été résident genevois au bénéfice d’un forfait fiscal.

La « femme au foyer » que Madame Vaissié me déclare être dans son « enquête fouillée » qui est « installée au bord du Lac Léman » comme elle l’a dit à la barre, n’aurait pourtant pas eu des centaines de kilomètres à parcourir pour le « fréquenter ».

Non seulement je ne me suis jamais rendue dans le Donbass mais je suis marraine d’une association caritative en faveur des enfants de cette région du sud-est de l’Ukraine.

Alors oui, pour la complicité d’actes de violence mais pas selon des sélections obligées. 

 

15/03/2019

De Paris...

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                                                                      capture d’écran Le Monde

Comme vous le savez, un procès nous oppose, cinq plaignants et moi-même, à Cécile Vaissié et à son éditrice.

L’auteure de l’ouvrage intitulé « Les réseaux du Kremlin en France » est une universitaire dont la réputation est soulignée par ses soutiens.

Pour ce qui me concerne, il semble que mon parcours académique et professionnel ait échappé à l’oeil pourtant avisé de Madame Vaissié.

Qu’à cela ne tienne, ils sont connus de qui a pris le temps de s’y intéresser.

Le fait est que, selon elle, je serais « femme au foyer ». Avec tout le respect que je porte à celles qui le sont, je suis au regret de dire que tel n’est pas mon cas.

Inutile de dire que l’enquête menée par Madame Vaissié a exigé nombre de recherches. Je vous propose de découvrir cet article paru sur le site Les Crises..

Les audiences se poursuivent cet après-midi...

 

07/03/2019

Merci de faire tourner l’information, est-il enjoint sur le compte Twitter Les Petits Matins...

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                                                                                    capture d’écran Twitter

 

Comme il y a été fait allusion par deux commentateurs dans le précédent sujet de ce blog et comme il est recommandé de « faire tourner l’information » eh bien qu’elle tourne, l’information!

Et quelle est-elle, « l’information »?

Publiée par qui a enjoint à la « faire tourner », elle figure sur le compte Twitter de la maison d’édition « Les Petits Matins ».

Nous sommes six à avoir porté plainte pour diffamation et la maison d’édition s’estime victime d’une procédure qu’elle appelle procédure bâillon.

Pour en savoir davantage sur cette affaire, je vous propose de lire les différents articles parus sur le site Les Crises.